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in 2010 with funding from
Universityof Ottawa
http://www.archive.org/details/grandtraitdins1843berl
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(public)
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SCnOlNENBERGER.
Editeur (te Musique. IhiiilVDiirt /'(iissoiuliére.N"2ti.
■ Le u lires, elle '^ Jdiiissi'U et /Jcuie truitiiii e/i Jui/ ims pur G.Os
Jliluii,elu'\.l Â'ieeoriie irutiiiu e/i /tutieiipur M.iz/.iicaKi-
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AIT 70
DE L' I.\STRlMEXTATIOi\.
INTRODUCTION.
\ auruiie époque de l'histoire de la nnisi(ine on tfa parle autant qu'on le lait aujourd'hui de rinstr'umentntion. X-^tm-
son en est^sans doute, dans le dé\-eloppement tout moderne de cette branche de l'art, et peut être aussi dans la nmllitude de critiques,
d'opinions,de doctrines diverses, de jugements, de raisonnements et de de'raisonnements parles ou écrits, dont les plus minces produc-
tions des moindres compositeurs sont le prétexte.
Un scnililc adacluT à présent beaucoup de prix à cet art diustrnmenterqu'onignoi-HitaucoiiinienceineutduMÔc!fden]iei;etdon(jl)a(i((
,ms,i><',{U('i)ui)dcgciis,(juipassaienl pour de vrais amis de la musique, voulurent eiiiptcher Icssur. On s>ITorce,a cette heure,de mettre olis-
l.irlc. au progrès musical sur daulres points. Il en fut toujours ainsi, il irv a Anw Ja rien (^ui doive *;iirprciKlrf. On na d .ilmiil mhiIu s.nlt -
«Il musique que d.iiis Vs lissiN dltnrinonies co«.S'jH«rt///c.s.- ehtrcnulkrs de quelqws dissonnanccs par suspensions cl quand MoKi-
(cNcrdc (iiili de leur adjoiiulic larcdid de Scplièmc sur la dominante sans pre'par.ilidii le liianu- d lis imcdiMs de loiile
cspèfc li< lui manquèrent pas. IMais celte Septicmv une Ibis admise, maigre (oui, avec les dissonn.'nues par suspension, yii
en \iiil |iaiuii ceux fpii s'appelaient sa>an(s a mépriser loule composition dont rh.unionii' eul e'ié simple, douce,( laiie.snno-
rc, naturelle; il l'allail absolumenl, pour pl.iiiv 'i ceux là, qu'elle fui ci iMee d'accords de seconde majiure ou mineuce , de
sepliènn^, de neuvièmes, de quinte e( quarte, enqdo^c's sans nison ni inlenlion quelcon(|ues, a moins qu'on ne suppose ,i fe sl\le
harmonique celltsd'èlre aussi sou\cnl que possible désagréable Ci l'oreille. Ces musiciens avaient pris du foui pour les a<coids
dissonants, comme certains animaux en onl pour le sel, poui- 1. s plantes pi<|uan(es, les arbusles épineux C'elail l'c^a^èralicindela ri'.K lion.
La niel(i<lie nivislail pas au nulieu de loiues ces belles couibinaisons^quand elle apj)arMl,on cria à- 1 abaissement, à la ruine de Tari, ii
l'oubli des règles consacrées, &c. &c; tout était perdu évidemment. La mélodie s''installa cependant.; la reaction melodiqiie, à son tour, ne
se fit pas attendre. 11 y eut des mélodistes l'ynatiques,à qui tout morceau de musique à plus de trois parties était insupportable. Quelques luis
voulaient que, dans le plus grand nombre de cas, le chant fut accompagne d une basse seulement, en laissant à l auditeur le plaisir
de deviner les notes complémentaiies des arvords. D^nutres allèrent plus loin, ils ne voulurent pas du tout d'accompagnement.pre-
tendant que 1 harmonie était une invention barbare .
Le tour des modulations arriva. ^A Te'poque où l'usage était de ne moduler que dans les tons relatifs, le premier qui s'avisa de passer
dans une tonalité étrangère fut conspué; il devait s'y attendre.Ouel que fut Teffel de cette nouvelle modulation, les maitres la blâmèrent sé-
vèrement. Le novateur avait beau dire-, i.<. Ecoutez-la hien^ vouez comme elle est doucement amenee^hten mol ivee.,udroiteme)it
i liécàce</msiut et précède^ comme elle resonne délicieusementl— lié NE S'AtilT PAS DE CELA, lui i-epondah - on, cette mo-
( dulatinn est prn/iihée^donc il ne faut pas la faire ! i. mais comme au contraire il ne .s'ajf/V que de cela., en tout et p.iri<Mil,les mo-
dulations non relatives ne (ardèrent pas à paraître dans la grande musique, et a y donner lieu à des impressions aussi heureuses qu'inat^'.
tendues. Presque aussitôt naquit un nouveau genre de pedantisme; on vit des gens qui se croyaient deshonores de moduler a la dominan-
te, et qui folâtraient agréablement, dans le moindre Bondo^dn ton (fit naturel à celui de /« dièze majeur.
Le temps a remis peu a peu chaque cliose à sa place.
On a distingué l'abus de l'usage, la vanité réactionnaire de la sottise et de l'entêtement, et on est assez généralement dispose à ac-
corder aujourd^hHi,en ce qui concerne 1 harmonie,la mélodie et les modulations, que ce qui produit un bon effet est bofH, que ce qui en
produit un mauvais est »i«Mi'rtis,et que l'autorité de cent vieillards, eussent-ils cent vingt ans chacun, ne nous ferait pas trouver
laid ce qui est beau, ni beau ce qui est laid.
Quant à l'instrumentation, à Texpression e( au rlivlbiiic, c'est une autre affaire. Leur tour d'être aperçus, repousses, admis, enchaînes,
délivres et exai;érés, uVlant venu que beauroup plus tard, ils ne peuvent doue encore avoir atteint le point ou parvinrent avant eux les
autres braiirhes de l'art, Disons seulement que I instrumentation marche la premiere^elle enest a rexagera(ion.
Il faut beaucoup de temps pom* découvrir les raéditerrannees musicales, et plus encore pour apprendre à y naviguer.
CHAPITRE I?
loiit foiiiv .'■"ii(ir<' mi-i (Il <»iiNrf |i,ii- l<- (Jiiiii|>().silcur p>t un iiistiiiiiicnt tic nuisi<|iic . |)c 1,\ |,i »li\iM,,ii >ui\,uili <lrj,
■ lU il <li^|i(i-r ,i< liicllcmcnl
Mise.s (11 ^ll)^;llioll |i,ir ik's Ai<'li('(j
I (■( (;<.ii(irl,fissi's.
EN INSTRUMENTS Â. CORDES.
l'illCt'cS -, /.(S Hil
A clavier ! Lr Piann:
A .ni.li.-s
I Clitviiirld'
fl ,V,n»(„/,„cs .
Cors df lliissfl, Chiiinfllcx-hdsiics, .Vn.cn/i/ioHi'.s.
EJI INSTRUMENTS A VENT.
EN INSTRUMENTS A PERCUSSION.
S.in.^ ,iiullc> '^ /.fs Fhlli-s (j},ni<lr]< fl j.rlitra. '■ '
A Cl.aicr J l.'ih-fiw .
f Oji/ii(7ci(fcs, /yoml/mrfoii.s, llnss-liilti .
A enil)(5urlHir(i't'(cn bois ^ l.r ffnssoii ^{kssp. Le Snpcnt .
Les voioc tr/ioninies-, ih- fvtnitifs^ tVenj'mits et de Custrats . " •
U'uMcUnori(.ilhc ef .iimnri.blc. i YS^i^'l:''^!- l'"'vHn^^- "'''T*' '? /^" V''' '''"'"■'■^-
Il f II' (ilockfns'fitcl , l nm-momm a clnvin; /es (.iiithfK^
D'une sonorité' indclorniin^iljk" et protlui.siiiU t ics 7,im//i.ii7s, Gvuxties-ùnasfx, Iniihduvn dr
seulement iles-bruils (ti^crsenienl eiiraett'rise's . > -Bfisque, Cymbales, Triangles, .Tnmt(ims,Piii:Chmiis.
l.^'mploi (if (fi divers ple.mens sonores et leur application soit à colorer la mélodie,! liarmouie et le rhvthme,soit a produire des
impressions siii generis (inotivees ou non par une intention expressive,) inde'pendantes de tout concours des trois autres grandes pnissau-
c's musicales, constitue l art de l instrumentât ion.
Considère sous son aspect poëtique,cet art sYnseigne aussi peu cpie celui de trouver de lieaux (•lijnts,de belles successions d accords et
des tonnes rhythraiqiies originales et puissantes. On apprend ce nui convient aux divers instruiueuis,ce <\m pour eux est praticable ou non, ai -
-I' ou diliicile, sourd ou sonore; on peut dire aussi, que tel ou tel instrument est plus propre que leLautre à rendre certains effets a expri-
niir certains sentiments^quant a leurs associations par groupes, par petits orchestres et par grandes masses, quant à I art de les unir, de
les meler,de façon a modifier le son des uns par cehii des autres, en faisant résulter de lensemble un son particulier, (jue ne produirait an
cuii deux isolement, ni réuni aux instruments de son espèce, on ne peut que signaler les résultats obtenus par les maitres,en indiquant leui's
]irocedes;resulMls q\ii sans doute,seront encore modifies de mille manières en l)ien ou en mal parles compositeurs qui voudionl les reprodiiii.
L'objet de cet ouvrage est donc d abord, 1 indication de Retendue et de certaines parties essentielles du mécanisme des instnnnciils,puis
lefiide fort négligée jusqu'à présent, de la nature du timhre^dn caractère particulier et des facultés e.Tpi'easives.dc chacun d'eux, et eii-
(iii celle des meilleurs procèdes connus pourles grouper convenablement. Tenter de s''avancer au delà, ce serait vouloir mettre le pied sur le
(fiinaine de 1 inspiration, ou le génie seul peut faire des decoiivertes,parce qu'il n'est donne qu'a lui de le parcourir.
CHAPITRE 2"^;
TmT/irME\TS A ARCHET.
I<E VIOI.ON.
Les quatre cordes du Violon sont ordinairement accordées par quintes comme; il suit:
1"" Corde.
y" Corde
3"" Corde
-zn
-rr
•i'"' Corde -^
La corde haute, /p J/t, s'appelle aussi du nom de e/irtH/c/'p/Zi», généralement adii
s. '.l'Hi
Ces cord<'s,lors((m' Ifs dnii^ts de lu main ^aiidif n'Vn modifieTil |)as le son m rnccoiin is>at]| |)liis on moins la portion (juc I ni. lut nul i ii
viliralion,s''a|i|)clIfnt cordes n viifi-. On iiidiciiie Ifs notes qui doivent être faites à vide par nn u plare au dessns d'elles.
(jiieliiiiPS grands virtuoses et conipositenrs nVinl pas eru devoir s'asti'eindre a cette manière d accorder le
Violon. rii,:,Mniui,ponr donner pins d'éclat à t'instrimienl haussait toutes les cordes d'un demi ton,
"el,lratisf>nsai)t en conséquence la partie re'cilante, il jouait en Ré nahirel i[uand Torcheslre était en Mi /irmol^fu La mtliin-l quand
rorclieslre e'tait en Si hétuol-, &c, conservant ainsi la plupart de ses cordes à t»iV/e,dont la sonoi-ite est plus lirande (pie celles sur les-
(pielles les doiirts Sont appnvés,dans des tons ou elles n^auraient pu figurer avec Taccord ordinaire.
T)e Beriot hausse souvent (fun ton /c Sol seulement dans ses concertos. ;■
Baillot, au contraire,l,,iiNsail quehpiel'ois A' Sol d'un demi Ion pour des effets doM\ et ;,'raves . ■ ^ - ■.
Winier a même emplo>é.,au lieu dit Sol.,/c />< naturel, dans la même intention.
Eu ei;ard au point d''haliilete ou sont aujourd''hui par-
venus nos jeunes violonistes, voici retendue qu'on peut don-
ner au Violon dans un or<heslre hien compose:
L.'s i,M-ands virtuoses portent encore de (inelques notes au delà Tétendue du \iolon dans le haut, et on peut,mème à Ton iiestre,ol,-
tenir une lie.iiicoiip plus jj;rande acuité au nioKn des sons hatrnonitfiies dont nous parlerons tout à 1 heure.
Les (rilli's sont pralicahles sur tous les def;rés de cette vaste éijielle <le trois octaves et demie;, mais il faut redouter l'ex-
trême dilficidté de ceux (pron placerait sur les trois dernières notes surai^ties Ln^ Si. l'f , je crois même qu'a forchestre il
serait prudent de ne pas les employer.
il faut éviter aussi autant que possihie II' liillc mineur sur la i'corde,du So/ au La heniol. txzMPLc . ^ ^ — — - ]\
\j —
^ il est dur et d\in effet peu agreahle. . ^ ■
Les iiccor(/s de deux, trois et quatre notes qu''on peut frap})P7- on arpèfH-r sur le Violon sont exti'emement nomhreuv, et
les effets qu'ils produisent assez différents entre eu\.
Les accords de deu\ notes, résultant di' ce qu''on appelle la (/oM/</c-corf/<>, conviennent anv dessins mélodiques, au\ phrases
soutenues dans le forte ou dans le p/fiwo, comme aux accompagnements de toutes formes et au ti-emolo.
Les accords de trois et quatre notes au contraire, produisent un assez mauvais effet lorsqu'on les frappe piano;, ils ne parais-
sent riches et énergiques que dans la forcer farchet peut seulement alors attaquer les cordes avec assez d''ensenilile pour les hien
faire vihrer simultanément.
11 ne faut pas ouMier que, sur ces trois ou quatre notes, deux au plus peuvent être sotileiuics, l'archet étant ohlige d'ahandoniier
les autres aussitôt après les avoir attaquées. Il est donc inutile dans un motivement modère ou lent, d'écrire ainsi;
Ou
J*- Les deux notes supérieures sont seules susceptil)les d\ine tenue, et il vaut mieux,en ce cas, indiquer le passage de cette manière:
On
Tous les accords contenus entre le Sol et le Ré graves sont évidemment impossibles, puisqu'il n'y a qifune seule corde ( le
ï^ol ) pour faire entendre les deux notes. Lorsqu'on a l)esoin d'une harmonie dans ce point extrême de 1 échelle on ne 1 obtient
à l'orchestre qu'en divisant les Violons;on indique cette division par le mot italien .
, . . . \ / j EXEMPLE ,
(//ii/.s/,ou les mots fran(;ais divises ou « ^/c7<£r, écrits au dessus du passage. \
s.il'.tfi.
«»^^
f^
1
JjCs Violons se séparent alors pour exeruler les uns la partie liaiite.,les antres la partie basse. A partir du Jii' ( 3- corde ) tous li
iiitervaUes de seconde, de tierce, de quarte, de ipiiiite., de sivte,, de seplieme,d octave, sont praticables ils deviennent seulement de plu
III |)|us difficiles, au fur et à mesure qu'on s>leve sur les <leux cordes hautes.
plus ililTicile.
plus iiiriiciip
l'itrilc. puis dilTirilc. racilc. »
"^* l^-l- plusailTicile. -#> p^^i,^_ plusailTIclle.
On emploie quelquefois / unisson en double-corde, mais, bien qu'on puisse le faire sur l)eaucoup d'autres notes, on à raison de
se borner aux trois suivantes: lîe^ La^Mi\ parce que celles là seules offrent, avec la facilite nécessaire à la bonne exécution, une
variété de timbre et une force de sonorité qui résultent de ce que lune des deux cordes est à vide.
^
i
D.ins les autres unis
..,„. |i j j, \ U[m 11 -
rr
a pas de corde a vide,leur exécution devient assez difficile et,par suite, leur parfaite justesse très rare .
'L'ne corde basse peut croiser une corde supérieure à vide, en lui donnant
un mouvement ascendant pendant que la corde à vide reste comme pédale: «x.
0 « « 0 0
1) A,.. 1, s ml. ,v;,l|,s
^p3 <: ^ -
On voit que le Re, ici, demeure a vide pendant que la gamme ascendante s'exécute toujours sur la i- ( orde
Les intervalles de neuvième et de dixième sont faisables mais beaucoup moins
aises que les precedents^il vaut mieux ne les ecrire,pour lorcliestre,que si la corde
inférieure est a vide, ils ne présentent alors aucun danger.
EXEMPLE ,
t
"3t — zx — — r
T T
0 0
:f— Il ! Il V.H,sinl,,,:.ll
On doit eviler,comuie excessivement difficiles, pour ne pas dire impossibles,
les sauts en double-corde qui exigent un énorme déplacement de la main. exemple.
I.P^
^m
:^4
■r
Kii {;»'npral,ori iih doit errire des sauts pareils qup si les deux notes supérieures -fl — , — i — -'j—'^ \ \ f—f _,.
[i]i|);irlieiirient a un arcord de quatre notes qui pourrait être frappe intégralement: r j. _ _ ^
(!eri est f'aisa])le parce qu'on pourrait frapper a la fois les quatre ijdtes :
■S:
--ii -a
^^ê=-iF
ItariN 1 e\iMiple suivant, toutefois, les quatre notes ne pourraient être frappées simultanément qu''avpr assez de difficulir,
( ccllis du dernier ii'inrd seules exceptées ) et le saut du grave à l'aigu n'en est pas moins aise^Ies deux notes inférieures eiani
prises a vû/e^H les deux autres avec le 1'- et le ."-doigt.
30 110 — \- t 0 \ -_Lo»ojL_i I # «--4 I p-^-iif I ri
Parmi les accords de trois et surtout de quatre notes les meilleurs et les plus sonores sont toujours ceux qui contiennent le
plus de cordes a vide. Je crois même que si Ion ne peut avoir aucune de ces cordes, pour l'accord de quatre notes, il vaut inieuv
se contenter de 1 accord de trois notes .
Viiiri les jilus usités, les plus sonores et les moins difficiles: '■"
11 vaut mieux pour tous les accords marques du signe -(p- se contenter de trois notes et supprimer le son grave .
:£ .^
2 2 ^ ,2 W^
'^!r^^f^±tt: A 4*-?Tg.r* ^^^--J!!.
J'^rfffrrrrfffffffmmff' ,
Tous ces accords enchaînes de cette maiiiey'e ne sont pas difficiles. '
Ils peuvent s'exécuter en arpèges, c'est- a-dire en faisant entendre leurs notes successivement, et il en resuite souvent des
effets très heureux dans le pianissimo surtout .
'^;
r
11 y a ce|)eiiflaTii ilfs dessins stniLlaLlcs uiix precpclpnts dont les quatre notes ue pourraient, sans une evli'èine diniciilte, rwr
iMppees a la (ois et qui sont très exécutables eu arpèges, an moiien du premier et du second doigts passant de la i- corde à la
I- pour produire la note ^rave et la note aiguë.
EXEMPLE .
En supprimant la note haute ou la noie grave des eveniples précédents on obtient autant d'accords de trois notes; il faut j
ajouter encore ceux qui re'sulienl des notes diverses produites par la chanterelle au dessus des deux cordes du milieu à vn/e
ou par la chanterelle^ et le La au dessus du Ke à vide seulement.
X ±kî?z
TÎ-iffffm##w.
s""!! s''agit de frapper un accord isole, en Re mineur ou majeur, il ne faut pas employer la disposition de. la lettre A tro|
difficile quand elle tfest pas amenée, il vaut beaucoup mieux prendre la if: *^
suivante, très aisée et plus sonore,par Teffet des deux cordes à vide. /Il
On peut voir par les exemples précédents que tous les accords de trois notes sont possibles sur le Violoii,si Ton a soin,daiK
ceux qui tfoffrent point de corde à vide, d'écarter assez les parties pour qu'il existe entre elles un intervalle de (juinic ci
de siœte. La sixte peut se trouver en haut ou en bas, ou des deux côtés à la fois: , ' ■ ;
ShI,- ^j
Certains accords de trois notes étant praticables de deux manières il vaut toujours mieux choisir celle qui présente une corde à vie
EXEMPLE .
BON.
EXEMPLES
MEILLEURS.
=^
VF
Ou peut faire les doubles (cilles, en tierces, à partir du premier Si bémol bas.
EXEMPLE .
4 " '^ fi
"W
\Iais,comme il, sont dune exécution plus difficile que les trilles - simples, et que le même effet s''oblient encore plus iielle-
inent au moyen de deux parties de Molnn, il est mieux en gênerai, de s^en al)stenir « /orchestre .
Le //vwo/o, simple o!i double, des Violons en masse, produit plusieurs excellents effets;, il exprime le trouble,I'igilalioii,la ter-
reur, dans les nuances (/ii piano-, d» mezzo forte et <{u fortissimo., c^naud on le place sur une ou deux des trois cordes SoL
ne. Art, et qu'on ne le fait pas s'élever beaucoup au dessus du Si hémol du médium.
Pi
mf^ ff
S.9fl'>
■*■'-;••.
4-
Il a quelque flidSP (f<irii!;((u, d<' vi(iliii( , dm-. Ir ^o/'//.s.si"//io, sur li' iiiidiurii de lu cluiiilfrellr e( de lu 'J- corde
EXEMPLE .
Il devient aerieii.,aiifreliqne,aii ffiiitrairP,si on lemijliiie » plusieurs parties el pianissimo sur les notes aiguës de la cliaiiterelle..
I— Viidims.
2'^ Violons.
3— Violons,
ou Altos.
ffest ici le cas de dii'e que Tusage, est de diviser à Torchestre les Violons en deux l)andes, mais qifil n""}' a aucune raison de
ne |i;is les subdiviser en deux ou en trois parties, selon le but que le compositeur se propose. Quelquefois même on peut avec
succès porter le nonibi'e des parties de Violons jusqu""» huit, soit qn""!! s"' agisse d''iso!er de la grande masse huit \iolons seuls
(jouant a huit parties,) soil qu''on divise la totalité des premiers et des seconds \ioions en quatre petites masses égales.
,1e reviens au trémolo. L"" important, pour que son elTet existe complètement, c'est que le mouvement de 1 archet soit assez ra-
pide pour produire un ve'ritable tremblement ou fre'missement. Il faut donc que le compositeur l'écrive avec précision, en te-
nant compte de la nature du mouvement établi dans le morceau ou le trémolo se trouve; car les exécutants, heureux d éviter
mi mode d'exécution qui les fatigue ne man<jueraient pas de profiter de foule la latitude qui leur serait laissée a cet égard.
Ainsi dans le niouveraeul AU- assai si Ton écrit pour un trémolo fi^ (" 2. Il 4"' pi'O'J'ii''''
il n''j a rien a dire, le tremblement existera; mais si on se contente d'indiquer aussi par doubles croches le trémolo d'un Adagio,
les exécutants ne feront que des doubles croches rigoureusement, et il en resultera,au lieu d'un Iremilemeni, un effet d'une lour-
deur et dune platitude detestables.il faut écrire en ce cas: yt.r' — ^ Il et même quelquefois, si le mouvement est encore plus lent
(pie rAdaçfio:
Le trémolo du bas et du médium de la troisième et de la quatrième corde, est bien plus caractérise dans le Jo7'tissim,o^
si 1 archet attaque les cordes près du chevalet. Dans les grands orchestres et lorsque les exécutants veulent se donner la peine
de le bien rendre, il produit alors un bruit assez semblable a celui dune rapide et puissante cascade. Il faut indiquer le mode
d'exécution par ces mots: près du chevalet.
Une magnifique application de cette espèce de trémolo a ete faite dans la sceue de roracle,au premier acte de l'Alceste de Gluck
L'effet du tremblement des 2'- Violons et Altos est là encore redouble par la progression grandiose et menaçante des Basses,le coup
frappe de temps en temps par les premiers Violons, les entrées successives des instruments à vent, et enfin par le sublime Récitatif i\w
ce bouillonnement dorchestre accompagne. Je ne connais rien en ce genre,de plus dramatique ni de plus terrible.
Seulement, l'idée du trémolo près du chevalet^ n'ayant point ete exprimée par liluck dans sa partition, ne saurait lui être attribuée.
L honneur en revient entièrement à M- Habeneck,qai,en dirigeant au Conservatoire les études de celte étonnante scene,exigea des \ lolons
ce mode énergique d exécution, dont l'avantage, eu pareil cas est incontestable.
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On fait quelquefois usai;e avec snrres pour certains acrompai^nements dramatiques
d un caractère très agite, du t}'emo/o />7"i.se, tantôt sur une corde:
EXEMPLE .
tantôt sur deux cordes
EXEMPLE .
II y a enfin une dernière espèce de trémolo qu'on tfemploie jamais aujourd''hui, mais dont Gluck a tire un parti admirable
dans ses récitatifs, je l'appellerai trémolo ondule. Il consiste dans l'émission peu rapide de notes liées entre elles sur le
même son et sans que l'archet quille la corde. ~.
Pour ces accompaj^nemenls non mt'su>'eshsi exécutants ne peuyent pas se rencontrer exactement dans le nomlire de notes
qu'ils font entendre a chaque mesure;, les uns eu font plus les autres moins, et il resuite de ces différences une sorte de fluctua-
lion, d'inde'cision dans 1 orchestre, parfaitement propres a rendre 1 inquiétude et
Tauxie'le' de certaines scènes. Gluck l'écrivait ainsi
Les coiipx fl''arc/iets sont d^ine grande importance et influent singulièrement sur la sonorité et l'expression des traits et
des mélodies. Il faut donc les indiquer avec soin, selon la nature de 1 idée qu'il s'agit de rendre, avec les signes suivants:
Pour le ftétaeh)'.
^'- C LL^ r ^^\j\^^^ ummles ITusoL
Pour le Lié de 2 en 2
Pour le staccato ou détaché léger, simple ou double, qui s'exécute pendant la durée d'une seule longueur d'archet, au
moyen d'une succession de petits coups qui le font avancer le moins possible:
Allegro .
Andaiito ,
Pour le yratid détache porté, (jui a pour but de donner a la corde autant de
sonorité' que possible, en lui permettant de vibrer seule après que 1 archet l'a fortement
attaquée, et qui convient surtout aux morceaux d'un caractère fier, grandiose et
d'un mouvement modère : . . '
Les notes repercutées deux, trois et quatre fois(sel(jn
la rapidité du mouvement ) donnent plus de force et d'agi-
talion an son des A'iolons et conviennent a beaucoup d'ef-
fets d orchestre,, dans toutes les nuances .
Mod'.
ahréviati'on.
m^
f:epeiidaiil dans une phrase d'un mouvement large et d'un caractère vigoureux, les simples notes en grand ditache,
sont d un bii-n meilleur iffil. quand on ne veut pas employer un vrai tremohi sur chaijue note. F.l le passage suivant:
I,:ilgo.
i,(M'a, o'n égard a la lenteur du mouvement, dune sonorité iuenmpa- _/Jj;
l'ahlement plus noble et pins forte que celui- ri
Largo .
©âfi^^pl
Les roninosilenrs lieraient par trop minutieux., je crois, dintliquer les mouvements «le larcliet dans leurs partitions, en
mettant des sirnes pour Tirer et Pousser.^ ainsi que cela se pratique dans les études et concertos de violon; mais il t'st bon
(luand un passade exi^e impérieusement la lég-èrelé, lextreme énergie ou l ampleur du son, de désigner le mode déxéculion
par ces mots: » A la minte de larcliet. » ou nAvec'Je <flIo)i de larchet, » ou encore » Toute la lonifueur de larcliet sur
chaque note. » Les mots ^' Sur le chevalet^ n et Sur la touche » indiquant .la place plus ou moins rapprochée du chevalet
sur la quelle larchet doit iillaquer les cordes, sont dans le même cas. Les sons ii/etairK|ues un peu âpres, que tire rarcliel
quand' on le rapproche du clie\alet, dllfèrent beaucoup des sons doux, effacés, qui naissent quand on le promène sur la touche.
Dans un morceau symphonit|ue ou I horrible se mêle au grotesque, on a employé le bois des archets pour frapper sur
les cordes. Lusase de ce moyen bizarre doit être fort rar<' et parfaitement motive; il n'a d ailleurs de résultats sensibles f|ue
dans un grand orchestre. La multitude d archets tombant alors précipitamment sur les cordes, produit une sorte de pcliile-
ment qu'on remarcpierait a peine si les Violons étaient peu nombreux, tant est faible et courte la sonorité obtenue en pareil cas.
Les Sons harmoniques sont ceux qui naissent f|iiand on effleure les cordes avec les doigts d»' la main gauelic,
de maniJrc à les diviser dans leur longeur, sans ([ue la pression des doigts soit assez forte pour les mettre en contact
avec la touche, comme pour les sons ordinaires.
Ils ont un caractère singulier de douceur mystérieuse, et 1 extrême acuité de ([Uelf|U('S uns donne au \i(il()n, dans le
haut, une étendue immense. Ils sont naturels ou artificiels. Les sons harmoniques naturels se font entendre si on effleure
certains points des cordes à vide. Voilà ceux qui naissent le plus sûrement et avec la meilleur sonorité sur chacjue corde.
Les notes noires représentent les sons réels Harmoniques, les blanches indiquent les notes effleurei's sur la corde a viilt-
Chanterelle
^--i\" Corde
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3 -'' Corde
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( ; Les sons harnionit|ues artificids s'obtiennent très distinctement sur toute l'étendue de la gamme, au moyen ilu pr
mier doist qui, fortement ajipuyé sur la corde pendant (jue les autres doigts léffleurrni, sert de sillet mobile.
Voici le tableau des' iiilervalles elTIeurés et du son rét 1 qu'ils produisent.
L'octave effleurée donne
son unisson .
EXEMPLE .
La quinte ellleurée
donne son
octave haute .
EXEMPLE .
4 Doi£l efTlculiml la cord
f^
Aver les iiilerviilles chroniatiquos .
On ne se sert guère de ce doigte que
our la i' tJordi^ a cause île son incoiii-
à=^=JUMÀ
Ce doigte est plus facile que b
, u 4 0 r . g d\ précédent et moins qii<> le siii>ant.
L;i «jUiirlc elUcuree donne sa clou/icnie haiik
Ce doipli' rsl le [>lus facile et c'esl celui (|ir'on doit préférer pour lorcliestre, (|ii,ind il ne s'aïrit p,is ilolitenir en son
r«'el la (Inuziéine dune corde à vidi', car d.ins ce cas le doigté par quinte est préfèrahle. Ainsi pour faire enicndre i-
solément un contre Si:
il vaut mieux employer cette position
à cause du mi à \ide dont la
fjuinte (si) ellleurée fait enl<'ndre son octa^e supéri<'ure, et (|ui est plus sonore (|u''iiiie corde sur la (|U(t!c il faïuhail ap -
1 f
pnytr li' premier doi^t; comme par Exemple: /L i qui donne égalemeni j) ~ m
Les doigtés, de la tierce majeure, et de l,i tierce mineure ellleurées, sont très peu usités; les sons li.irmoniquis
sortant ainsi beaucoup moins bien. i ■• , /
La liorce majonre, elTleu-
rée* donne sa double octave
siiiK'rieiire. exemple.
La tierce iniiieuve don-
ne sa dix- septième majeure
supérieure . exemple.
La Sixte majeure effleurée donne sa douzième
supérieure, (,'e doigte est moins usité que celui de la
ipiarle, il est néanmoins assez lion (>t souvent utile.
Je le répète, les positions de quarte et de (juinle effleurées son! de beaucoup les plus a\, mt accuses .
Quelques virtuoses font entendre des double cordes en sons liarmoriic|ues, mais cet effet est si difficile a obtenir el,
par conséquent , si dangereux qu'on ne saurait engager les auteurs à le jamais écrire.
Les sons liarmoni((ues de la 4'.""^ corde ont quelque chose du timbre Je la Flîile; ils son! preféral)l<s pour eliantei-
une mélodie lente. Ce sont eux que Paganini employait avec un si prodigieux succès dans la prière de Moïse . Les sons des
autres cordes acquièrent d autant plus de finesse et de ténuité qu'ils sont plus aigus; ce caract<>re même et b'ui' timbre cris-
tallin les rendent propres aux accords que j'ap|>ellerai Féeriques, c'est-à-dire à ces effets dliarmonie qui font naitre de
brillantes rêveries et emportent limagination vers les plus gracieuses fictions du monde poèticpie el surnaturel, lîien <|u'ils
soient aujourdluii devenus familiers a nos jeunes Violonistes,il ne faut pas les employei- dans un mouvement vil ou du moins
il faut se garder de leur donner des successions de notes rapiiles, si Ion veut être certain de leur bonne exécution.
Il est loisil)le au compositeur de les écrire à deux, à trois, et même à quatre parties, selon le nombre des parties <le
violons. L effet «le pareils accords soutenus est fort reiiiarqu.d)le, s'il est motivé par b" sujet dn moree.iii el bien fondu a\ec
le reste de lorcliestration. .Te les ai employés pour la première fois, a trois parties, dans bi' scherzo d'une sjmpbonifi au di^ssiis
dune fjiialrieiiie partie de Violon non harmonique qui IriUe conliniK'lIemenl la note la moins aiguë. La finesse excessive des
•sons harmoniques est encore .lugmenlée dans ce passage, par 1 emploi des sourdines, et, ainsi .d faiblis, ils sortent dans les
haiiliur- peidu<-s d( léflielle musicale, ou II serait à peine possible dalteindre avec les sons ordinaires.
.Te crois qu'il ne l.iiil pas néili:;<'ren ('erivanl de semblables accords de sons liarm(ini<|ues de désigner en noies i\v
forme el de gross<ur ilirii'rintes, placéi'S les unes aiidissus des autres, ((( note du ddiijl ffJ'lniriUlt lu cardr el celle du son
rri'l (quand nu ellhiiK' une (cii de à \idi) el la iiole du (loiijt fl(jj)i/y«', celh' du doijit fffli'nritnt la rorde < I celle du son
l'i'rl. dans les autres cas. Il i <\ dune né'cessaire qiiil<|iiel<iis demployei' ensemble trois signes pour un son iini<|ue sans celle
precaulioii, lexf'eiilioo poiiriall dcMoii un :;àehis ine\l rirable ou laulenr lui même aiiiail de la peine à se riconniit re.
^
JUiMEOrtJlLlETn: Au
FLITRS.
N"2:
'l i
Les sourdines sont de petiles m.icliines en l)ois <]iron place sur le chevalet des instriiuienls a cordes pour an.iililii
leur sonorile,et (jni leur dniiiienl en même tiinp* un accent triste, niysléiieux et doux, ilonl i.ipplualinn esl rri'(|\ii innii iil lieu-
reuse d/in> tous les "enres de musi(|ue. On se serl en iénéral des sourdines pour les morceaux lents principalcnieni; elles iir
fonl p.is moins Imn loule fois, quand le sujel du morceau lindi<|ue, pour les dessins rapides el légers, ou ]iour des aecom|iagne-
menls dun rhylluue précipité. ClucV la l)ien prou\é dans son sublime monologue del.AlcesIe Ilalieiiiie Chl lui j)ftr/r(.
Lurage est,(iu,md on les emploie, de les faire prendre par toute la niasse des instruments à cordes-, il est pourtant cerlainis
circonslances, plus fréquentes fpron ne croit, ou les sourdines mises à une seule partie (aux premiers Violons par ex-
emple, ) coloreront 1 Instrumentation dune façon particulière, par le mélange des sons clairs el des sons voiles. Tl en
est d autres aussi ou le caractère de la mélodie est assez dissemUlalile de celui des accompa^inemenls pour qu'on doi\e
en tenir compte dans lemploi de la sourdine.
■^ Le compositeur en introduisant lusage des sourdines au milieu dun morceau (ce qu'il indique par ces mots: Cotisor-
diflil ne doit pas oublier de donner aux éxécutans le temps de les prendre et de les placer-; il aura soin en consé(iuence
de menag-er dans les parties <le violon un silence équivalant à peu jirès à la <Iurée de driiv nicsiu es à <|iiatre \i-m\tf,(modfriiloj
Un silence aussi long- n'est pas nécessaire quand les mots sema sordini in(ii<(iuiil qu il liuil lis enlever, ce mouvement
pouvant s'opérer en beaucoup moins de temps. Le passage subit des sons ainsi allallilis dune masse de Violons aux sons
clairs, naturels, f sans sourdines ) est quelquefois d'un effet prodiirieux.
ROVKOH JULIETTE.
]: v^Diusr
Aiid- nnn molli
C.n ,,i„l,ni.
\*.' 4
ALCESTK 1 ÎALIE>.\h: .[ O lA (.k . )
./' ' ' ' P
Le PizziralofPinc/' ) est «■iic(irc, pour les instruments ;< arcliel, *l un us;i^c oénér;<l. Les sons obtenus en |tincanl les
cordes uroduisenl des .iceomjvTgneinenls aimés des elianteurs, dont ils ne couvrent p.is l,i \oix:, ils li^incnl tiis bien ,ius-
si c<ininie elTels SYni|ili<ini«iues, in«"^nie dans les élans \i^()in-eux de lorchestre, soit dans la totalité des instruments a cor-
des, soit dans une partie, ou deux parties seulement.
Aoici un Exemple cliarmant de l'emploi du Pizzicato tians les seconds ^ iolons. Altos ef liasses pendant cpie |,.s 1, Vio-
lons jouent avec Tarcliet. Ces sonorités conlrastantcs se marient , d.ins ce passag^e, duU façon vraiment iner\eillciise avec
les soupirs m( lodif(ucs de la Clarinette dont ils augmentent lexpression.
FLUi'E.
CLAIi.En Slt>
COKS en MiIj.
Mi on emploie le pi/zicato tliiiis un forte il devienl nécessaire tie ne l'écrire en gênerai ni (roj» liaiif ni (ro|) li.i
les noies de l'extrême ai^u elant prèles et sèches, celles du bas trop sourdes .Ain.si dans un tuKi vi^dureux des iiisln
-nienls à »eii(, il résultera uij eilet très sensible d'un pizzicato comme celui-ci, donne à tous les instruments a eordis.
VIOLONS UNIS.
ALTOS F.T liASSES.
Les accords pinces à dfu\, (rois et quatre notes, sont également utiles dans le l'orlissiniO; le doi^t uni((iic, dont lis vio_
-lnni>(es se servent parcourt alors si rapidement les cordes quelles seitiMcnt adaijuées toutes à la l'ois et (ilncnt pres<pie siiiiuL
_(anemcnt. Les dessins d'accompaiinement en pizzicato pinuo sont toujours d'un eit'et -racieux,ils reposent iaudil.ur et donnent,
•piand on n'en abuse pas, de la variété a l'aspect de l'orchestre. On obtiendra plus tard, sans doute, dn piz/i(.i/o des dléts bien
plus originaux et plus piquants <ju'on ne (ait aujouid'lnii. Les \iolonisfes ne considérant pas le |)i//.i<a(o < (.ninu une partie
intégrante de l'art du Violon Tout à peine étudie. Ils ne se sont encore à celle heure, a|)pli<|U('s a |(ineer (|u'a\ei le poiiec et
l'index, d'où il résulte qu'ils ne peuxeni làire ni traits ni arpèges plus rapides que les diuibles cioelies d'une mesure à quali'c
temps, dans un mouvement tiès modéré. Aulieu que si, déposant leur archet, ils se servaient du pouce vi dv Irois doigts, la
main droite étant soutenue par le petil doigt appuyé sur le corps An violon, connue on l'ail pour pincer l.i guitare, ils obtieii.
-draieni bien vile l.i làcililé d'exécuter en |iineaiil des passages tels que les suivants, impossibles aujourd'hui.
(Le
iliilfr.
.li.iiH-,
lies inaiiiu.nl les doiçls rfe Ij ^
P ,lAisi,e le ,>„uee. )
AH'.'
. ' ' . ft ft n
2;*
Le martellement doublf it triple tlts notes supérieures, clans les deux derniers exemples »le\ienl extrêmement tacil<> par
1 emploi successif de linilex et du troisième doi^t sur la même corde.
Les petites notes liées ne sont pas impraticabks noa plus dans le Pizzicato. La phrase sui>ante du Scherzo de la sym-
phonie en ut mineur di' Beellioven,, <nii en contient, e^l toujours fort bien exécutée.
Air:
Quelques uns de nos jetines violonistes ont appris de Pasanini les gammes descendantes pincées rapidemenl., en arra-
chant les coudes avec les doigts de la main gauche posée sur le manche, et les traits pinces (toujours de la main sauclie )
avec des mélanges de coups d archets ou même servant d'accompagnement à un chant joué par l'archet. Ces divers procédés
deviemlront sans doute avec le temps familiers à tous les éxécutans, il sera possible alors den tirer parti en composition.
Les Violons exécutent aujourd hui avec làrchet à peu près tout ce qile l'on veut. Ils jouent à l'extrême aigu pres(|ue
aussi aisément que dans le médium; les traits les plus rapides, les dessins les plus bizarres ne h's arréleni pas. Dans un
orchestre où ils sont en nombre suffisant, ce que lun deux manque est fait -par les autres et, en somme, )c résultai ob-
tenu, sans que les fautes soient apparentes, est la phrase écrite par l'auteur. Dans le cas cependant ()u la rapidité, la com-
plication et [élévation dun trait le rendraient trop dangereux, ou seulement pour obtenir dans son exécution plus d'assurance
et de netteté, il faut h- morceler, c'est-à-dire, en divisant la masse des Violons, donner un fragment du trait aux mis el un
fragment aux autres. De cette façon le trait de chaque paftie est semé de petits silences que l'amlileur ne remarque |ias,
qui permettent, pour ainsi dire, aux Violonistes de respirer el leur donnent le temps de bien prendre hs positions diUieiles
et par suite l.iplomb nécessaire pour attaquer les cordes vigoureusement.
Air.'Assai cou fiioro.
/! > . . ■' I u 1 iT II L^ .^_ ^ I ■ u 1 1,-" „ ^ L r r ii'^fM'fTf f I f — rit I r Tu
itr: VIOLONS
Ici la division devenait inutile, le trait ne présentant aucune diUiciiltci U\ morcellemenl eut donc, sans compensation.
r>i)
Si Ion veul lliire éxf'cuti'r un tr;iil pareil a celui-ci ou plus: ilifficilo encore à toute la masse îles Violons, il vaut touioiii's
mieux, comme ilans lexemple précéilenl, (!i\ is<r les ]iremiers \iolons en 1. el secoiuis el les ileiivièmes également, en f.ii-
sant JouMer à ceux-ci les deux parties tles premiers ^ iolons, f|ue de laisser tous les 1'.' violons piuer un fragment el
tous les sec(Uids un autre; car léloiruement des deux |30/nfs (le dé\)iirt des sons, romprait lunilé du trait el rendi'ait les
■SuUires des fragments trop apparentes. Au lieu que la même di\ision s'operaiil des deux cotes chez les deux masses des
Violons, et sur les deux éxéculans (pii lisent ensemhli' sur le même pupilre,run jouant la première partie et laulre la seconde, il
s'en suit nue les parties liiviseiis sont si près lune de l'aulie (p-nl est inipo>sil>le de s'appercevoir du morcellemeiil du
Irait, et (jue I auditeur doit croire rpi'il est éxéculé intégralement par tous les violons. On écrit dcmc ainsi:
IV* VIOLONS
2"""" VIOLONS
SV f
Ce procédé du reste est a|)plical)le a toutes l<'s parties de l'orclieslre cpii otlVent entre-elles des analogies di" tim-
bre ou de lé:;éreté, et on doit en user toutes les fois qu'une phrase est trop difficile pour pouvoir être hien eveculee
par un seul instrument ou un seul groupe.
Je crois qu'on pourrait, à lorchestre, tirer plus de paiti qu'on ne la fail jusqu'ici des phrases sur la 4. corde et,
pour certaines mélodies, des notes haules de la 3."" Quand on veut user ainsi dune corde spécialeil faut indi(|uer avec
précision jusfju'où elle doit être employée exclusi\ement, sans (|Uoi les exécutants ne man(|ueraient pas di' céder a I lia-
hlludi' el a la facilité qui résulte du passage dune corde à 1 autre pour jouer la pjuase comme a lordinaire.
4'" Cnrde T 1 V (
EtPPg^gS^^^pl
Il arrive assez souvent, pour donnera un Irait une grande énergie, (|u on double à loclave intérieure les premiers
\ iolons par les seconds; mais, si le Irait n'est pas écrit excessivement haut, il vaut beaucoup mieux les doubler a lu-
nisson. L effe^ est aloi-s Imcomparablement plus fort et plus beau. Le foudroyant éclat <le la péroraison du premier
morceau de la Symphonie en t,7 mineur de Beelhoven est du a un unisson d(* Violons. Il arrive même en pareille
occasion que si, les Violons étant unis de la sorte, on veut en augUK'nter encore la force <'n leur adjoignant les
.illos a loctave audessous, ce redoublement inférieur trop faible, en i-aison de- la dispro|)ortion de la paiMie supérieu-
re, produit un bfiurdonnement inutile, dont la vibialion des notes aiguës des Violons est plutôt obscurcie <|u'aiignien -
tée. Il est prefer,ib!e, si la pirlie dallo ne peut être dessinée dune manière saillante, tie |em|)loyer alors a grossir
le son des Violoncelles, en ajant soin de les mettre ensemble (aut.int «pu- lelendiie au grave de linstriimiut le permet)
a lunisson et non à loctave. Cesl ce (|u''a f.iit lieethoven dans le passage suivant; ^
%
31
X'.Mj
SYMPHONIE Ey n MiyElH
{ IIKKTHUX fc'.N.)
Au? cdii brio.
CLARINKTTr-.S
EN SI t)
(.OliS r..\ Ml \>
■n;()Mi'F,'rn:s
•I..N 11.
TlMIiALKS.
F.N IT.
VTOLONI K.Ll.r, .
Les Viohms sonl plus brillants pt jdiiPiit plus aisemciU dans les tons qui leur laissent Tiisage des cordes à vide. Le
ton d'cr. seiileraenl semble faire exception à cette re^lp pour sa sonorité, iiiii est moindre évidemment que celle des tons de
LA et de iMi, bien qn'il garde quatre notes a ride, tandis (|iron n'en conserve que trois en L.\ et deux seulement en Ml.
On peut, je crois caractériser ainsi le timbre des diters tons, pour le violon, en indi(|iiant les plus ou moins grandes faci-
lite' d'exécution.
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FAt Moins il,lTi( il. . »''>'ê"l'"'"'"""7
^n.isif. .1,
SOLI» In,|..ali,al,l.. \ i
SOLI; Faille.
*s.,n,„i-,,lM,u. I,
SOLl Tns (lilTirile
^lisiinru... i
■l'ifs HilTIrll
|.„s,,ne ' lusli,
- imi.raliial.l.-. V„>.is ni.l.le.
IVl-s soMi-a ,
IlisI,
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LA» ln,,.,ali.'al.l.-. j |
SI >
Oirr.iii..
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Fa.il.- .
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SS..ml.r<.,s..,n,l,
/mais „.,l,l,..
/.;,,„, sin,s,n,„.,l.n,.
■■¥
Lrs l'usfriimfnls à r/»v/;f/, don! la riiiniun lornic «e (iii'on ;i|i|i<llc assez inipropicnicnl le r|«a/«07',, sonl l.i h.ihc, Icli un ni
<inisli(ii(il' tic (oui oirliesde. Aiiix se li-ouve dévolue l.i plus j:randc puissante expressive, el lUie iii<()nles(iil)le vaiicl»' <lr limhres.
Les Violons surlout peuvent se preler à une foule de nuances en apparence inc<nicilial)lcs . TIs on! (en masse ) la lorce,la Icpiele.,
la ^race, les accclils sonil)rcs cl jojeux, la revciic cl la passion. Il ne s'aril <|ue de savoir les faire parler. On n'es! pis (ilili;;c
d'ailleurs de calculer pour eux, comme pour les insirumenis à v<'nl, l.i dun'c d'uiK' tr>iui\t\f leur men.i^ir de (eiiips . ii leiiip''
des silences^ (in c-sl liicii sur <|iic |;i rcspiralion ne leur mani|uera pas. Les violdns sont des scrvileiiis li<lèlcs,iiilclli^cns,ac(ilscl inl.iliralil' s
Les mélodies lendies cl lenics, conlices tiiip souvciil aujourd'hui .à (les rnsirumerils ,\ miiI, ne sonl poml.inl jam.iis mieux reii-
diK s (|ue p.ir une m.issc di' violons. Hien n'égale la douceur pt'néiranle d'une xinrl.iinc de ciianlerellcs mises en \iliralioii par \iii^(
an licl> liicn éveicés. (l'est l'i la vraie \oix féminine de roielieslre,Mii\ p.issionnec cl cliasle en même (em|>s,decliiian(c c( doU(e,<jiii pN ii
ri il crie el se liiiieiile, nu clianli i| pi ii' il rè\e, nu éel.ile en accents jiiMiix,< (iiimie nulle .iiilre ne le pourrail faire. Un imperce|i(iMe
iiinUM Mieiil du lu is.im senlimciil iii.ipi i i ii de celui i|ui répiome, cjiii ne produir.iil rien d'.ipp.neiil dans réxéciilion (l'un seul \iiilon,
niiilliplié p,.f le id.ie d.-s imi^soiis. iliiiine des iiu.inees iiia;;iiirii|ues,(rirr-('sislililesél,ins.(le-. acci ii- i|i;i |iir,ilr(iil |ii^i|ii .m Imid du i neur.
f,. L' ALTO. ;^ .
CHAPITRE 3V
Les quatre cordes de l'Alto sont arrorde'es ordiiiairenioiU en quintes coninie celles du Violon cl A la quinte an
dessous d'elles.— • ■._;•.'■ .... ...
EXEMPLE .
Son e'tendne ordinaire est de trois ofta»es an moins.
EXEMPLE .
Avec les intervalles
chroniatiqnes.
Il sVcrit sur la clef d'Ut (S— ligne), ol sur la clef de Sol (piand il s'étend beancoiip à l'aign.
Ce <|ue nous avons dit an cliapiiro 2^ relativement aux trilles., coups d'ircliets, accords pla(|U('s ou .npé-és, sons
iiarnionifiuis elc. est de tout point ap|)lical)l(' àlAllo, en le considi'ianl conune un violon pins ^r,i\e dune (|iiinl('.
De tous li-s instruments de I orcliestre, celui- dont les excellentes f|ualil('s ont été le plus longtemps méconnues, c'est
l'Alto. Il est aussi ai;ile tjue le Violon, le son de ces cordes graves a un mordant particulier, ses notes aiguës brillent par
leur accent trislemeni p.issionné, et son timbre en général, dune méLmcolie profonde, diffère de celui des autres instru-
ments à arcliel. lia été long.tems inoccupé cependant, ou appliqué à lenqtloi obscur autant fjuinulile, le plus souvent, de dou-
bl<'r à loctave supéiieure la partie de Basse. Il y a plusieurs causes à I injuste servage de ce noble insliumenl. D abord la
plupart des M.iilres tU\ siJcIe dernier, dessinant rarement quatre parties réelles, ne savaient en eonsétiuence que faire de lui;
et (Miand ils ne trouvaient pas tout de suite à lui donner cjuelques notes de remplissage dans les accords, ils se halai<iil tl e-
crire le fatal col i{((,«i.so,avec tant d inattention quelquefois, qu'il en résultait un redoublement a loctave des Casses, inronci -
liable, soit avec I harmonie, soit avec la mélodie, soit avec toutes les deux ensend)|e. Ensuite il él.iil mallieureusenient im|)os-
sible décrire alors pour les Altos des choses saillantes exigeant un talent ordinaire d'éxéculion. Les Jou<'urs de Vi()}(^, (an-
cien nom delAlto) étaient toujours pris dans les rebuts des Violonistes. Quand un musicien se trouvait inca|ta<)le de remplir (un-
ven.iblement une place de Violon, il se mettait à I Alto. Dou il résultait f|ue les Violistes ne savaient jouer m du \ lolon ni de I
Viole. Je dois même avouer que de notie tenqis, ce préjuge contre la parti(,' dAlto n'est pas entièrement détruit, et c|u''il y
encore, dans les meilleurs orchestres, des Joueurs diAlto qui ne possèdent pas mieux l'art delAIto que celui du Violon. 3].ii
on sent <le jour en jour davantage linconvenient qui résulte de celte (olér.mce à leur ('gard, et peu à peu I Alto comme le
autres instruments ne sera plus confié qu'a des mains h.d)iles. Son timbre attire et captive tellement I .illenlion qu'il n'est
pas nécessaire den avoir dans les orchestres un nombre tout à fait égal à celui des seconds violons, et les cjualiles expres-
sives de ce timbre sont si saillantes (|ue, dans les très rares occassions ou les anciens compositeurs le mirent en évidence.
il n'a jam.ais manqué de répondre à leur attente. On sait limpression profonde qu'il produit toujours dans le morceau
ilphigenie en Tatiride^ ou Oreste abjmé de fatigue, haletant, dévoré de remords, s'assoupit en répétant: Le calme ren-
tre diins mon cœur! pendant qu<' li)rcliestre, sourdeiiienl agili-, fiil enl<ndre des sang lois, «les plaintes convulsivs, domi-
nés incessament par l'affreux et obstiné grondement des Altos. Bien que, dans celle in(jualifiabl<- inspiration, il n'y ail pas
une note de la voix ni des instruments dont linlention ne soit sublime, il faut pourtant nconnailre «pie la fiscmation exer-
cée p.ir elle sur les audlleurs, «pie l,i sensation d horreur «jui fiil les yeux «le «piil<|ues uns s'(nivrir |)lns gr.mds <n s'em-
pliss.int «le larmes, sont dues pricipalement à la partie- dAlto, au lindu-e de sa 3'"" corde,a son rhvtlim»' s)ncoj)é el à lélr.inge et lel
d'unisscjn i «-sullanl «le sa syncope «lu La bi iis(|uemen( coupée pai' le milieu par un aulreXadns basses marquant un rhjtiuiie différent .
s, ()'.i<> -. ^ . ■ <ï, ; f.
••' ^ ■
IPHlliKSlE EN TAIHIDH. (GLUCK.
Andantft .
W. 7.
^
^•
.*^,.
Dans l'ouverture dlijhigenie en AuU<ie, Glucl a su les employer encore à tenir seul? la jiartie »^rave de lii;unionie,non pour v
produire celle fois un ellel résultant de la Spécialité de leui- timbre, mais pour accompagner aussi doucement (|ue possil)l<'
Je chant des premiers Violons et rendre plus tei'riMe ratta<|ue des Tîasses rentrant au forte après un assez rrand noml>re
de pauses. Sacchini a fait aussi jouer la partie irrave aux allos seuls dans lair d Œdipe.tc Voti'e cour devint mon azijh':>:i s, tn^
se proposer pour but, toute fois, de préparer une explosion. Au contraire, cette ihsirunienlalion ddiiiie ici a la |ilirasr de cliani
qu'elle accompagne une fraiclieur et un calme délicieux. Les chants des allos sur les cordes hautes font merveille dans les
scènes d'un caractère relisrieux et antique. S])onlini, le premier eut litlée de leur confier la mélodie en t|uel(|ues endroits de
ses admirables priJ'res de la Vestale. Méliul séduil par la sympathie qui existe entre le son des allos et le caractère rêveur
de la poésie Ossianique, voulut s'en servir constamment et à l'exclusion entière des Violons, dans son opéra d'î'</i«J II en
r^ésulla, disent les critiques du temps, une insupportable monotonie qui nuisit au succès de louvra^^e Ce fut a ce sujet que
Grétry s'écria: Je donnerHis un lovis jjoi/r entendre une clianlcrelle! Ce timbre, si précieux qu.tnd il est bien employé
et habilement mis en opposition avec les timbres des Violons e( des aulres instruments, doit effecti\ement lasser très vile;, il
est trop peu varié et trop empreint de tristesse pour (|U il en puisse être autrement . On divise souvent aujouid'iiul les al-
tos en premiers et seconds^ dans les orchestres comme celui*de lopér;»,, où ils sont en nombre à peu près suffisanl,, il n'y
a pas dinconvenieni a écrire ainsi^ dans tous les autres ou Ion compte à pein<' qualie ou cin(| allos, cette di\ision ne peut
que nuire beaucoup à un groupe ^instrumental déjà si faible en lui même el f(ue les autres groupes tendenl sans cesse à
e'craser. Il faut dire encore que la plus part des altos dont on se s<rt aujourd liui dans nos orchestres français n'ont |»as
la dimension voulue,; ils n'ont ni la jrandeui-, ni conséquemmeni la force de son des \éiilables Violes, ce soni presque des
\iolons monlés avefc des cordes d'allos Les directeurs de musique devraient proscrire absolument l'usage de ces ins-
Irumenls bâtards, «loni h^ peu lie sonoritc' d<'colore une des parties les plus inléi «ssanles de rorcliesln^ en lui olani
beaucoup dénergie, surtout dans les sons giMM's.
Quand les Vidloneelles clianlenl,il es! <|U<l(|ue bils exeellenl de les d(iid)ler à liinisson p,ir les Mios. Le son des
Violoneell.s a(i|(iirrl .ilms br Miieoup di- rnndiiii' l'I <!<■ |mr<>lé, sans cesser dêlre piédomin.inl . I'.\i niplc : le 'l'Iiènie
de ladagu) de li Syniplioiiie en Vt iiiiiieiii- d< lieel li(i\eii.
J
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.^ sIMPHoyiE Ey UT MISEin . ( liKKTHuVKN. j
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N': 8:
Aiidanto con moto. * »2
MOl.ONCF.LI.E.
C'^ BASSE .
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A,.,.„. /
CHAPITRE 41'
LA VIOLE D'^AMOUR.
Cp» instrument est un peu plus grand que lalto. Il est pre#*|ue partout tombe en flésuétude et sans 31. Crli.in
le seul artiste <|ui en joue It Paris, il ne nous serait connu que Je nom.
Il a se^î cordes en boyeau dont les trois plus graves sont, comme iut et le sol de lallo, reeou- ^^ r".i„
vertes dup fil dargent. Au dessous du manche et passant sous le chevalet se trousent sept autres
cordes de métal accordées à I unisson des preniières pour vibrer avec elles Syruyathicjuenieiif.Kt
donner en conséquence a I instrument une seconde resonnanee pleine de (iouceur et de myslere.
On laccordait autrefois de plusieurs manières fort bizarres. M'. Trlian + adopté 1 accord suivant
en tierces et quartes, comme le plus simple et le plus rationnel.
3
EXE1IPI.E
L e'tendue de la viole damour est de trois octaves et demie, au moins. On 1 écrit., comme lalto., sur deux clefs
EXEMPLE ,
Chrnm:*ti<|u
On voit que, par îa disposition de ses coides, la viole damour est essentiellement propre aux accords de trois ou
quatre notes et plus, arpégés ou frappés ou soutenus et surtout aux mélodies en double corde" Seulement il est évident
que, dans la disposition des harmonies qu'on écrit pour elle, il faut suivre un système différent de celui employé pour
les violons, altos et violoncelles, accordés par quintes, et «)u'on doit se garder d'écarter les notes des accords au delà
dune tierce et dune quarte en général, à moins qu'on ail pour corde inférieure une corde a vide.
Ainsi le la de la seconde octave donne toute latitude an
Re aigu d'étendre sa gamme audessns de lui; exemple.
=P — ^ — ti L ^ p ^t=zt=^
-M:
F»
Il est inutile, je pense, de désigner les accords de tierce mineure et de seconde
comme impra ■
ticables au grave, puisque les sons qui les composent se trouvent tous les deux forcément sur la corde Re.Eny re-
flechissanl un instant on trouvera des impossibilités analogues sur la corde gravi' de tous les instruments à archet.
Les sons harmoniques sont dun admirable effet sur la viole d'amour;, ils s'obtiennent absolument par le même
procédé que ceux du Violon et de lalto; seub'menl la disposition en accord parfait de ses septs cordes à vide donne
toutes facilites à la Viole d Amour pour produire assez rapidement les arpèges de son accorddeifc )Hf(jet/r a l oc-
tave et à la douhle octave supérieures, ceux de l'accord de La Wiajpwr a la dnuiihne supérieure, et ceux de 1 accord
de ¥a dieze majeur a la dÎT-septieme supérieure ,
EXEMPLE .
l-'.n emciir.inl
1.. Orl»,-,
F.n .ir;.,ii.,.,i
u^^M^mm 'W'^'P^^^W^
10 ■ ' '
On voil par ce? exempl.s f|uc,si l'<m se proposait d'uliliser ces cliarniants arpè-es il<s VioUs .l'amour, lestons <lc
Ré, lie Sol, (le La, de Fa dieze ou tie Si naturel, sont ceux f|ui permellraienl de les placer le plus sou\enl. Comme ces
trois accords ne suffiraient pas sans doute pour accompagner sans interruption un cliant un peu niodnl.'- il n'y aurait au-
cune raison pour ne p,,s avoir une partie des Violes d'amour accordées dune autre manière; en Vt par evemple, ou en
Re ftemof, selon les accords dont le compositeur aurait besoin pour son morceau. Le charme exirenie de ces hurma-
niqnes en: arpégées sur les cordes a \ide mérite l.ien qu'on prenne tous les moyens possibles pour en tirer parti.
La viole d amour à un timbre faible et doux; elle a (|uelfiue chose de Séril])hique qui tient )\ la fois .le ùillo el des
sons harmoniques du violon. Elle convient surtout au style lié, au mélodies rêveuse?, à l'expression des sent imenis ext a -
tupies et religieux. 31'. Meyerbeer l'a placée avec bonheur dans la romance de llaoul au 1? acte des lluruenols.
*-^i? ^ ^
LES HlaiEyOTS. ( MKYEKliEEH.)
A miaule.
N"9.
VIOLE D A MOT H
-?'î
VIOLONCELLE
b^
<^.
^
^^
Récit.
Ah quel spec
taele en clian .
iM.iis c'est la un elle! de solo; quel ne sérail |).is dans un and.uile relui dune niasse de Vidlesrl iniiotir clianlaiil trni' !>< Il(
pnerc a plusieurs pailjis, ou accompagnant de leurs liarmonies soutenues un eliani <iailos.ou de \ inloiK cilis. ou de cor an::lai-
,ou de cor, ou de Mule <lans le médium, mêlé à des arpèges de harpes!!! Ilseiail vraimenl bien dommage de l.iisser se prnlr»
ce précieux iiisirumeni, dont tcjus les \ iolonislis pourraienl jouei- apris (|Uih|Ues semaines d'i'(u<les.
:"W'
41
CHAPITRE 5.
LE VIOLONCELLE.
%
Ses quatre corclcs soni .iccordées en quinte et précisément à loctiive basse des qiialre —y' "" "' ~ #
cordes de 1 Allô . exemple. 4^ ,,i . _ _ tX
Son élendiie peut être, même !i
l' 1 . I . ■ I .il EXEMPLE
lorchestre, de trois octaves et-«eniie. ) _^
^ ' A>rc les mlirv;ill<s Cliionutiquf
Les grands virtuoses montent encore plus liaul, mai*, en général, ces notes suraigues, (|ui n'ont de charme (juc
dans la conclusion des phrases lentes,, ne s'emploient gueres en sons naturels; on les prend ordinairemeni en sons har-
moniques (|ui sortent plus aisément et dont le linihre est beaucou|) meilleur. * .
Il n'est pas inutile, avant daller plus loin, <le prévenir le lecteur du double sens donne a la clef de sol dans Ta
musique de violoncelle. Quand on lécril dès le début d un morceau, ou immédiatement après la clef de fa, elle présente
aux yeux loctaie haute ilrs sons réels. ■' ■ -:■ ■ -n
EXEMPLE .
Ou bien .
Elle n'a toute sa valeur que si on la fait succèd«'r à la clef dut ( 4"'.""^ ligne; ) alors seuli'nienl elle rejirésenle les
sons réels et non point b'ur octave Supériein-e.
EXEMPLE .
Cel usage, f|ue rien ne justifie,, ,imèni' des erreurs dliulant plus fié<|uenles <pie certains VioioTieellisles ne s'y ( onlornicnl
p.is el conservent à la clef de sol sa véri(.d)le acceplion Pour é'\iler toute fiusse interprétation nous ne I enipldii'rons ici
qu'api'es la clef dut et !ors(|ue relie-ci nous enirainerail Iroji ,ui dessus des portées, l.( clef de sol alois ri'|iresenler a
toujours des sons réels couuiu- d.ms le dernier exemple.
Ce f|ue nous avons dit pour les ({(nihlea cordes, les arpè::es, les trilles, les coups «rareliel du violon est enlier'c-
menl applicable .lu violoncelle. Il ne faut jamais jierdre de vue seulement que ses cord<'s, é(anl plus longues <|ue celles
du violon, éxigeiil im l'carleinent des doigts <ie la main gauche plus considérabli', d'où il suit <piT- les passages de dl\ièni<s
en double corde, praticables sur Iv violon et l'allo ne le sont pas sur le violoncelle,, el <|u'il ne fuil fr,ip|)(i- isolément
une dixième (|Ue si la noie inferieui-e esl sur une corde a vide.
EXEMPLE
Les ilixieines siiiv.iiites %-., i .
SfTaienl iiniiossililes . ~ 1 " 1"
i'2 ,. ■
Le Moloiiiellc (il e^inil a l,i iir.ivile «!<■ ion tiiiilne et à la Grosseur ilc ifs corili» ne sauiart ' a\(Jir non plus I «'xlrcnii
a^ilili' ilii \iolon et de l'allo.
(Jiiant aux .'■oii> liarmonicjiies nadiiels <•( ai-tiliVicLs tloiif on fait un fri'(|ii('nt u.-ia^c sur le violoncelle dans le solo, on
les olilient par le même proe<'de (jue ceux du \i(doi) e( de Pal/o^J.a liMUueui' des eoi'des «le I ius(riiiuen( rend nu nie les
noies liarmoni(|Ues iia(Uiel!es sur- aiguës (jui naisseni piès du elievajel Ijeaneoup [dus (à(i!es e( plus Ixlles (|ue e» lies du \ioi(iri.
Voici le (ableaLi de celles (jui sorleni le mieux sur cliacjue coi-dc.
l'.' CiiHDF, .
" 0 0 0
l)..i?ls pITUimml la n.r.lr l, vi,l,..
2""(:0KDK.
fepJiaJFtf
D,>ills rrn,.„l..nl la
3:-
Sons r.eU harun.n,.,
0 «^^^ rro r.fl 0 i 0 0 0 0
--- ■ ■Dc.ijls rrrleiiianl la c.ra,- .
La iiieiiletn-e ni.iniere (Polilenir les nofes liarnioni(^ues
aifilîeielles es! «'elle <jui eonsisie a ellleurei- la ((Uarle 1
pend.int <|iu' le prennei- doiïl (ju le |>ciuee appvi/('-s foiL i
_Mien( le sillél l'aeliee midiile. /
4"" CORDK
EXEMPLE .
^^^-j^hm^mM
.S„n.s ■e.ls l,a,„,„ni,|uos
n.iijls eirieu
IM M
■ani la ci
rde .
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^•^^ \ J. .. J
F=^
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E=,H — i—
-»^-
1
1
— H
Ce doi^le est inenie a peu près le seul pi'alieahle sur le xiol(jncelle. on ne pourrait iiuère emplojei- la position de Ja ijiiiiili'
ejjlfurri' rjiie dans la p.ulie supérieure des eordes.j parce (jue les .
distances et lis piop(;rlions de\enaii( l)eaueou|> plus petites <jue «(ans ï ^ o.
le ^ra\e et 1 extension de la main gauche moindi-e é^alempnt.,elles i ly j "T ,1 fln
lermeltcnt alors d'eriJeurer la (luinfe a\ee le (luafi-ieme doi;;t nen. / exemple.
permelleni alors u ellJeurer la (|Uinle a\ee le (juali'ieme ooi^l p
-dant <|ue le pouce sert «le sillel.
( Le si^iie 6 iiidiijue ([u'il liiul pla<er le pouce transversalement sur les cordes. )
(launne en «ions
(inniioniquci naturels
et nrtifiriols.
!*V
45
n> lin
m iiii>-
Les hiiniKinies de soik»; li;irmoiii((ii(s de liolonccllcs M-niiciK s.iils iloiilc tl un rli.irm.iiil cllif'l .1 I orclu^lir il,i
morceau <loux et lent- cepeiulaiil il cil [iliis ;iisc, et par rouiecjuent moins dangereux d'obtenir le même r(siill;i( ,
-yen de violons diiises jouant dans le haut de la olianlerelle aWec fies soîirflines. Ces deux timbres se l'esNcmlili ni a le!
noin( qu'il est pres(|ue impossible de dislinpiier i un de Paii/ie. .^,
1— VIOLONCKLLF.S.
EXEMPLE PU sons
harmoniques .
Monie passage reproduit
exacleinenl et plus aise -
ment en sons ordinaires
de Violons.
2,^s
gn^s
VlOLONtELLFS.
VIOLONCELLES.
1— MOLON'S.
3 — * VIOLONS .
PP C
t'ii donne ordinairement aux \iolon(elles, à Poieliestre la parlie de eonlic- basse, (jii'ils doublent alors à I of(a\e Mipe-
-rieuie on a I uni^roii, mais dans luie llnile d'oecasions il es( bon de les en séji.irer^ soif <ju on leur donne a chanlei- , .
dans les cordes hautes, une mélodie ou iti\ dessin mélot(i«|Ue, soil, (|ue pour profiler de la sonorifé parliculièie d'une corde
.1 \ide ou produire un elTet d'harmonie s|)écial, on les écrive rr/f r/esson.i des contre basses, soit enfin (|U on «Icssine leur
parlie a |ieu près connue celle des contre basses mais eu lui «lonuani des noies rapides (jue celles-ci exeeuler.iiinil mal.
EXEMPLE
Ail? non troppo
VIOLONCELLES. -^ — JMa::^='
CONIIIKIUSSES.
Ici la pallie «les Moloneelles, |)lus ai:il('e.plus Iroublée dans son moinenieiil., I.iil ee|i(nd,inl eiil<'ndie a |ieu pies les
mêmes noies <(ue celle lifs contre- basses doiil elle suil |)res(jue parloiil le de>>iii.
Dans I exemple siii\anl, au conlrail'<'., les violoncelles se sépareni tout à fait des (oiilre basses, l'I se plaeeni an
dessous d'elles |iour oblenir le fonl'lil Icriible de la seconde mineure au ^ra\e e( eu même lemps la luiic \ibia-
lioii de / Ti/^ (|ualiieMie corde a \ide du \ ioloiicelle, pendant <(ue les eonire -basses l'onl :;riiii(i' eonire roela\c liaiile
de <el ni, le >/ naliirel i|U elles preniienl a\ec liircc sur leur première <'orde.
ii
Cr.AHliNK'IIFS
CdliS En Ml
COKSEn RK
ronsEnLAllHi.ui
roiîS En LT
MOLONCI' II.F.S
%
Au '
Il lie ImuI jamais, sans mie Ires honiie raison, c est à dire sans être sur de jiiodirire ainsi un vlTil saillant s('_
_|iiicr (ont a l\i( les violoiicelies des contre-basses; ni même Jes écrire, connue l'ont l'ail (jiiticjiics aiidirrs, a \,i (liiiiM(
oc(a\e an dessus d'elles. Ces procèdes ont pour résultat d'affaiblir beaucoup l,i sonorile des noies (ninla rmnl a les de
r hai-nionie . La partie de Basse ainsi abandonnée des violoncelles devient sourde, rude, d'nnf lourdeur <\li-enic el mal
li('e avec les parties supérieures dont Pextrènie gravité du son des contre-basses tient celles ci trop éloignées
Onand on \eii( produire une harmonie très douce d'instruments à cordes, il est sou\en( bien, an conliaire. tie (l()ln^ç^■'
l,( Basse aux violoncelles en supprimant les contre-basses^ c'est ce (ju'a fait Weber dans raccompagnenunl de rAiidanl-j.'
de Tàir sublime d Agathe au second acte du Freyschiitz. Il faut même remarf|uer dans cet exemple «pie les Allos scuMonI d'à,-
-bord enlemlie la l)a>se sous une harmonie de violons à quatre parties^ les »io!oncelles ne \iejinenl (1111111 peu plus lard
doubl.'i- les allos. ÎN? 11 .
- MK FREYSCHVTZ (webER) _ -■
Andante. _ Adajjio.
Récit.
Les violonicllcs unis iiii noiiiliic de liiiil ou dix, sont (■»sciiti(llcinen( cliaufcursj Jeur tinilirc sur les ilcux curdcs .^iij)(>_
.riuui-cs, es( ini des ldll^ expressifs de l'orclieslre. l'iieii n'est plus volupUieusenienl niélimeolicjue et plus propre ,i liieii reri_
_di-e les (Iièincs tendres et langoureux qu'une masse de Woloneelles jouant à l'unisson sur la cItanfei'fUr.
Ils sont evicllents aussi pour les chants d'un earaetere relipeux c'est alors au conipositeui-, a choisir le,-, coido sur
les(|u'eiles la phrase sera execule'e. Les deux inférieures Vut et Je so/, surtout dans les Ions <fui peniieKciil de les cmiiInMr
soineiit à vîf/e sont d'une sonorité onctueuse et grave parfaitement convenable en pareil casj mais leui- rra\ile ni( iiii' m-
|ierin(( :;uère de leur doiuiei"(pie des basses plus ou moins mélodiques, les véritables dessins cliiUilanLs tit vaiil f Iti j . ^( i\rs
pour les rordcs sup<Tieui'es. ^Veber, dans l'ouverture d'()lteron,a fut avec un rare bonheur chanter lès violoncelles dans le haut
pendant (pie deux clarinettes en Z« a l^unisson font entendre au dessous deux leurs notes graves . C'est neuf et saisissant. . ^
Mistennto. A. 12. 0/;K/.vi.v.(\Vf7(M
:LM;iNt 111 In \.
cor. M en HK.
cor, M en LV5
•IliOVr, i: en KK.
iiMi'Wi fi, l'.r.
\i()i,()\<.i i.i.i
*
50
"^
liicii (MIC 11"^ Mi>ioci(clli>/c.s .sdiciil Mrs li.ilnlcs .luiourd liiii,(l ijii'ii> |)Ui»<ii( eveciilcf .s.iiKs |i(iiic. /oiili-s sorlc.s <lr diK iriil((''s,
il (■>( (iiil rare <(iic i!< ^ li.ril- r,i|)i(l(s de \iol<Muell(s ne |)i(>(liii.v(ii( ]>,is iiii ^r,i\c un peu tiv coiiluMnii . Oii,iii( ,i ceux (|iii exi-
_:;(Ml !(• iil.K ciiiiiil «lu |".iiri' Il ijiii loiilciil d.ins les noies jii^iic.s, d y ;i moins encore a en iiKciidre;, ils som( [icii sonoics cl Viiiji;!!!;,
d'une jiivlc^vc lorl (()iilc.-.!,ilil''. Des frails [thiccs sur ces degrés de rceliellc nuisieale eonviennenl é\ideninien( mieux iii\ ,i(|o> ou
,iM\ seconds \iol</iis. It.ins !( > orehcslres modernes dès ritMies, où les violoncelles sont en ^rand nomlire, on les di\i>c soimciiI
en |ircmicrs cl seiond.s^ les [(icmicrs e\écu(en( une parlie sjx'ciale, mélodi<jue ou liarmoni(|uc, e( les seconds, d(jul)lcnl li s eoii_
_lre Ims.scs, à I ocl.ne ou a I unisson
Ouclc|nerois même, pour des accompagnemcnls d'un earaclère mélaneolique, voilé, mystérieux, laissant la hasse aux coiilrc
liasses seules, on dessine au dessus d'elles dviw parties diUerenlcs de violoncelles, qui jointes à la pai'tie d'alto doinicnl iii\ ijiia_
_liM'i' d'Iiarmonics graves. Ce nioycii est rarement liieii molixé, il (ant se iiarder d'en abuser. - :.
Adagio
iX^lS.
KOMKo et jmnih: i iii;iiLio/..j
lor. \\(.i,Ai.s
, ci.MaxK.rrFs
0
Lf (rcmolo en tlouhle vorf/f cl les iir|it'^fs diuis le fovte^ cdiniciinriil |i,u r,ii(ciiieii( iiux liolonccllcs^ ils juciniNiiciil
Ijc.iticoiip 1,1 ricliesic de rii.ii-iiKinie en ^ui^ineiilanl l,i sonorité ^e'tiéiiile de l'oeelie.sde, ^ ■
Roiiini^ dans l'introduefion de I'(juv<'i7iire de (juillaun'ie Tell a écri( un (juinleKe |)oui- einij violoneelles s<jIi\ a(Coni|(,i^ ne
en pizziealo des aiilres violoncelles divisés en prenners et seconds. Ces (inibres gra\es de la même n.idire, son( la d'un oieeL
-lent efTeJ et servent à faire ressortir encore l'orciies'l ration celalanle de l'alle^ro suivant.
Le pizzicato du violoncelle ne peut avoir beaucoup de rapidité^ et le moyen <|ue nous a\otis pioposi' pour pi j (>( (ii/rjui r
I exécution de celui des \iolons, ne saurait lui eon\cnii-, à cause de la iirosseur, de l,i tension de ses cordes et de leur trop
grande- élé\a(ion au dessus de la table de l'instrument. Avec le procédé iiénéralement en usa^e on ne peiil ^weie excf'dei;
en. pinçant, la rapidité de knit croches dans une mesure à deux temps (Ailcifro non troj)|io) ou celle de t/onzi' l'Iouhlfs
ffiichfs en arpèi'es, dans une mesure à Jj f.Anilantino.) ...
KXKMI'I.F .
Xir.'noii Inipiio. Aiiilimliiio.
^J^
LES C0.\TRE = B1SSES.
CHAPITRE VI-
il V CM a de deux esprcts; à trois el à quatre corde
C.fllc^s h (rois cordes , sont accordées en quintes.
Celles à quatre sont accordées en quartes.
^
le son des unes et d(s aulnes est plus grave d'nne octa\e que la note écrite. Leur étendue à l'orchestre est de deux
la\es et une quarte, en comptant toutefois pour les contrebasses à trois cordes deux notes de moins au grave.
en NI lit;- liA.ssE
oivinF. coiiiir.s.
CONTliF. - ItVSSF,
i'IiOIS CORDES.
S
-j-X^^ ^ !' f=-^4^
Avec I.-S inl<iv.,llis . h.omatiiliU's .
T^a Contrebasse à quatre cordes me. parait préférable à l'autre, d'abord pour la facilite de l'exécution, l'accord en (piartes
n'obligeant pas Texeculanf à déninniliiT pour faire la gamnm, puis à cause d(i la grande utilité des trois sons graves Mi, l'a.
Fa i/irTf qui inanquent sur les contrebasses accordi'cs en quintes et dont l'absence vient à chai|ue instant dérangi'r rurdon-
iiance des basses les illieux dtsssinées, en amenant forcément, pour ces quelques notes, une disgracieuse et inlenipesti\e trans-
position à l'aigu. Dans un orchestre bien composé on devrait avoir plusieurs contrebasses à quatre cordes accordées en
lierre el quintes. Exemple, i^' q ] on aurait ainsi, avec les autres contrebasses accorde'es en quartes, un croi-
4^
>
•meut de cordes <à vide très favorable à la sonorité
e. quh,w
m
tr
=^
-^4-i^^^^P=^=^=t^.
T.es contre-Basses sont destinées., dans l'orchestre, aux sons les plus graves de l'harmonie. J'ai dit au chapitre prtîci'dei
d;iiis quel cas on pouvait les isoler des Violoncelles-, on peut alors pallier, J«.sy»/'rt un fr/'tain point, le def.uii ipii n.i
P'Mir les lîasses de cette disposition, en les doublant à l'octave ou à l'unisson aM'c des lia-sims, des (lors de lîasset , di
(.larinettes liasses, ou des Clarineiics ordinaires, dans les sons extr<?mes du grave ij mais je trouve détestable l'empli
({ur certains nmsicieiis font .lussi dans cette occasion, des Trombones et des Ojihicléi'iies, dioil le timbre n'a ni sunpallii
ni analogie a\ec celui des Contre-Basses el s'unit conséquemment fort mal avec lui.
.r.i .
Il n'cit |ms iiii|i<)ssil)le <|ii<* rocciusiun se preienlt' »l Vin ployer avec succès les sons liarmonitjues «les confre-bnsscs L'cx.
-Iir-ini- liHNioii ilci coriics, leur lon^tu'Ur, et leur éloi^nenicnl «le la loiiclie ne permettent pa.s^ en tous cas, ti'.ndii- recours ,ui\
.-(MIS li.irnionicjiic^ arfificicl^s- (jii.inl aii\ noies liarmoni()iies naliirelles elles soi-lent fort bien., surtout à p.irdr tic Li prcmicrc
o<(,i\e, occiiji.inl le milieu di' l.i cortlc^ ce sont les nicnics^ a loetave inférieure, (jue celles tics violoncelles.
(tn pciii à 1,1 ri;;uciii- liiirc usa^c «les .\ccoi<ls c( arpeiies sur la contre-basse, mais en ne leur ilonii.ml (juc ilcuv ou
IroÊs uok'j au plus, «ioiil une seule peu! netic pas à Mile. ' . •
Cunir.-n..».
C..nlr<-lî..s<fs ..ccorde
,11 Oninles.
//o ffo f.f, f.f
Ou oljlicnf très aisenuiU \t\ trémolo iiiffrmitfi'itt; 'iVAi:*^ à I Vl,is(iri(c ilc rarclict <pii le fait reliomlir plusieurs lifi.s
.-ur les cordes après un seul coup frapp<' sur elles lui peu ^i^cnlen(. ,^
• • Air.'lModcralo.
Il n'en est pas de même du passade suivant.; ou ne peut le rendre (jii'au moyen du /;'ew/o/o conliini, a\ec assez de
peine et eu a((a(|Uaut les cordes avec le jjout de l'archet <jui maniiue de force el ij|)tien( peu de son.
Al!'.' Moderato.
EXEMPLE.
Le tfetnolo continu des contre basses, un peu moins serre <juc ce dernier, est pourtant d'un elfel dramatKjue cvcelleiil-
lien ne donne <à rorcliestre une pliysionoiuic plus menaçante; mais il ne fuil pas (|u'il dure lon^(em|is auliement la fili^iue
<(U'il o(ea=ionue aux execulans qui vetilrut se f/omier /a peine de le bien f.iire, le rendrait bientôt impossd)lc. Quand on a
besoin |)our un long passage, de troubler ainsi les pi-ofondeins de rorcbcslrc il vaut mieux alors en divisant les contre-basses,
ne pas leur donner lui M'rilabb' //'^/«o/o, mais' seulement des répercussions precijiilées <(ui ne s'accordent pas entre «Iles
comme vab'urs rytjimicjucs, pendant <|ue le.s violoncelles font le vrai (fento/o.
VIOLONCELLE ,
I-
K\ I. M PL E . \ CO NTR E - IH.SSE .
CONTKi; - BV.SSI'. .
Allet^ro .
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Les douilles eroijiea ne se l-eiicolllraul (juc sur le eommeiieemcnl île < li.ujiie leiiips ,<\vc les eroelies en hiolils de ralllre
p.iilii-, |irodiiiMiil lin mm iiHJie sourd a peu près seiublable au /re>iio/oij\n selioine de la soi'le assez liieri leiiipl.iee , D.iiis
beaiii Miip d occasions, je crois même (|ue ces rhythnics différents (iidiidus eiiscmlile, lui .s(/n( |iie(eia|)|i.s
1 .( s ^i(iii|pi> <li.i(oni(|Ljis r,i|ii(lcs de <|ti.ifr'(' (hi i iii(( iiolcs sonf tris soii\eii( (l'un iuliiiiriiMc cKcl (■( >' <'\('oill(iir for!
Iiicti. |i(uiiMi i)iic le fiiiil coiidcnnc au uioiii.s une cordi- à \i<lc.
Ail'.'
^B^
■&x
r^f^t:-
M^^r^:^jE^^^:£fr^^^g£g;|}
EXEMPLF. plus dirricile _ _ ^ ^ _
h.» .I,ir,(,lisurl.. «.., nu, -basse 1
,c„„l,V en quin(es. parce .|uVlleJ
n'y l,omcp.s<lec,„tle^a^i.le.r
^.»1'*>^
V-r
Si fou \oul.iif ,il),s()luni(ii( ('iiijiloycr un j:riiu<l tr<)it rapide de contre-basses, le mieux serait de les di>i>('r. en leur .ij(_
. |(li(|uant le procédé de nioreellenient que j'ai indicjue pour les violons, mais en ayant grand soin de ne jias éloiiinei- le> iVic
.niieres contre-basses des secondes.
V- Cunlie - liasse
Sur le même pupitre
2'-'" O.nlre- liasse.
On a le tort aiijourdjuii, d'écrire pour le plus lourd de tous les instruments des dessins d'une telle rapidité' (jue Itsa
violoncelles eux mêmes ont de l,i |)eine à les rendre. [| en resuite utt incon\éiiienl très ^raiid;, les contre-bassistes paresseux
ou réellement incapables de liittei- a\ee des diU'ieultés |>areilles, y renoncent de prime abord et s'att.ielient a simplifiai- le
traita mais la simplilication des uns n'étant pas celle des aulies, puisqu'ils n'ont jias tous les mêmes id<'es sur l'inipoil.Si'ri
liarmoniipie des notes diverses contenues dans le trait, il s'en suit un désordre, une confusion horribles Ce calios b(iintl(-nii^iil,
pli in de bruits élraiiics^ de grognements hideux, est complète et encore accru par les autres contre-bassistes plus xéh's on plus
I l'iiliants dans leur liabile((V</iii se consument en elForts inutiles p»)ur arriver à l'exécution intégrale du passaiie écrit.
Les compositeurs doivent donc bien prendre ^arde à ne demander aux contre-basses (|ue des choses possibles, et doni
la bonne exécution ne puisse être douteuse. C'est assez dire (|iie le vieux système des contre -bassistes sirnulif'icateui-n^bssù \w
^(■neralemenl adopté dans raneienne école instrumentale, et dont nous venons de nionlrei' le danger, est a pi-ésent (uni a lail
rejioiisst'. Si Tauteiir n'a écrit ((Ue des choses coiuenables à la nature de rinstrumcnl, l'exécutant doit les l'aire enlendre,
rien de plus, rien de moins. Quand le tort est an (omposileiir, c'est lui et les auditeurs <|ui en supportent les enri.s(i|iieni es^
J'exécutant alors n'a plus à répondre de lien.
hi'S fuséeft en petites notes placées ax.int'les grosses notes
s'exeriileiil en glissant ra|iidement sur la corde, s, ms tenir compte (le la justesse d'aucun des sons inlerm('<liaires,el l'elfit eii
peut être cxlicinemeiit heureux. On sait la furieuse secousse que donnent à l'orcliestre l<s eonlie-basses a/1 i(|uanl le fa Jiaiii
preccd(' des quatie petites notes Si, Ut, Ré, [Mi, dans la scène inlèrnale d'Orphée, sons les vers:
A Pnffveu.r hurlnni'iit . .
-^ lli' Orlicrc pciimniit
•- - Et ritiiissnnt !
Ce laïKjiie alxiiement, l'une des plus li.uites inspirations <le Gluck, est ici d'autant |ilus li iriitle que l'aMleiir l'a pla((' sur
je Iroisième ien\crsenient de l'accord de septième dimiiiue<- ( F<i,Sol diè/e. Si, lié,) et <(ue pour donner à .sa pens('e ton! le
Jelic r et toute la véhémence possibles, il a doublé à l'octavt; les contre- basses, non seiileiucnl par les violoneelles, mais par i
les allos cl par la masse ciitlèie des \ioloiis. T
^^ ■ S. (HHi.
i\' 14.
OHFHEE. ((.LK.hJ
Alle'io
IIMTF. CONTl'.l
^ ^r 'if
57
l)('clli(iv(Mi a cx^iiiiiicnl tire' \inrli <lc ces iioti-s à peine arliriilérs, innis à riincrsc de fcM^unilc prncéili'iil , en
acccnliianl la prciiiièrf note du grdiipc plus qiif la dcniièrc^. Tel ost ce passage de r((raf.'r' de la isiiiiplionie Pastorale,
uni dniine si hii'ii rider des effovls d'un Tout violent cliarfre de pluie, et des sourds Krondeiiieiits «ruiie ratàle rieiiMr<|à(,iï^i.
(|iic lli ( iIkim 11 dans ni cxciiiiile (■( dans l)eHiif;oii|xri(Uli-e.s pa.ssage.s.a donne aux conlreltasses des noies ;;ra\es (|irel|e> ne |ii um ni e\i -^
eii(<c; ce ([iii Ici-ail suplio^er <(iic roiehi'sli-e |i()iii' le<niel il (Vrivit posse'dail des <ontrel)a.-.se.s desceinLiiil JM-<|ua I / / (» la\e liasjc de I L l
di'.s \ioluiKelle.s,el (|iruii ne (i-oiive plii> (nijourd hiii
AU" Wetr; 80= /J
l'I'TITK FI. ni-.
N" 15.
tjj- SYMFHOME PASWHM.E. ( lu i i iiov KM
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<)ii(|i|uoriiis, il (li^iieiit dramatique el beau, on donnant aux violoncelles la vraie basse, ou diimoiiis, les notes
(|iii (le'ltTUiinenl les acrords et rnipiienl les temps l.jrls de la mesure, do dessiner au-dessous d'eux iiiu- (larlie de mw-
tre-li;\ssi' is(dee, dont le dessin, eirtreco^pe'de silences, permet a rharmonie de se p«iser sur les Violonrelli's . IJimmIichii ,
dans son admirable scène de l'idelio, oîi Le'onore et le, geôlier creusent la tombe de Florestan, a montre tout le p,illielic|ii(' et
la siinilire tristesse de ce mode d''instrumeutation .^11 a donné (oulcfois,encé cas, la vraie basse aux cortnbasses.
■1 FIliKLlo . { lit-.iriixn KN. )
Aiidante con moto .
IIAI IliOlS.
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(UMIil'. ll\SSON
Mdl.ONCF.I.I.FS
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^ ("■ -( <l;iii.s le liiil <r(\|iiini( r un liiiiiibrc .silt'iii'e <|ii(', dans une oaiilalc^ j'ai ('.s.s.n(' «le diviseï' les condc -I),ism> en ijn.id
|iirlir> (( (le Icni (iiire j(jii(cnii- ainsi «le lon^s arcord.s pianiisiino, au dessous d'un drcn. sciiido de (oui li' loli' de ioii lic-d'c
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7.-
I.c Pizzivali) des roii(i('-l),is.scj., for! (iii iliiii\,(>( (l'iiiic hoiiiip sonoriu' ii moins «jii'oii ne l'fniploic sur des sons li-i-s
il'M'.s- m, lis il cluiii^f lie «iiriii'tprc, siiiv.inl les liciriiiiinics sous Icscjucllcs il se (lomc pl.u (' \iii>i le \',\\\\i.>ii\ .la |n/./ii ilo ilc
roincidirc (In hrc^x linf/^ ii'csl ^linsi ^ros «le incii.iccs <( <l',i(icii(.s itili'iniim (jiic p.ir le icl'Icf «le l',i(<iiiil de jcjin'iuc ilniiiriiiri
(1,1 iiii/Cj l„i, llj Ali liciiiol ) dont il ilclcniiinc^ ,ui (ciiiijs Liildi, le juciiiiii' icinci-si nuiil niTii d(\i(iiMc (oniijiir' in.ijriiiCj ou
doiiim.inlr, |iiiii <■ <li-mi loil, coiiniic d.ms le cis donl il s'.iril', ' c Lri iT',iiir,i |dus rii'ii d'clr.niiic.
On 1 ni|iloic les .sourdines sur les conlre-b.isses connue stn- les , mires iiislriinic nls ,i .licliel, in.iis l'ell'el (jireiles > (in.
-dui inl e-l .issez |ieu i-,ir;ie(i'ri>é; elles diniinueiil seujenieiil un peu l.i sonoiil(' des eon(re-l),isses en l.i rend, ml plus .s(;nil)ri
el |ilu.s (crue. . _ ,
I 11 ,irlis|e Pi('nionl,iis, l^l. Liin^lois, ((ui s'est f.iil enlendre l< Piiris, il y a une (|ninziiine d'.iunees,ol)(en.ii(,a\ee l'ireliel^ en .miimiiI
Il ci/rde liiuli- de 1,1 eonire-li.isse entre le pouee e( l'indev île hi ni.iin ^auelie, aulieu <le l,i presser sur l,i (ouelie^ e( en nion(,(n( ,iinsi
ju-(|ii',iii|iiès du elie\,i|i(^ des sons .ii,:;us très siii^uliei's e( d'iuie foiee incroy.ihle. Si l'on .a.iil Ixsoin i|e lime |iroduire à l'f.reji. sir e nu
^r.md cri leniinin .iiicini iusIiMMuen/ ne le pour'r;iil jeler inieii\ «pie les conlre-l)ass<'s euiployi'es <le l,i sord'. .le doiilc .pK nos ,ir(i.s/( s
I oiiu,ii-M [Il le niee.iinsiiie de ^1. L,in.;|ois piyiir les sons .li^iis, in.iis il leur sérail l'.ieile de se le reiidi'c linuiliei- en peu île (einps
INSTRUMENTS A CORDES PINCEES-
LA OARFE
Cet inslnimcnl est t'ssrnliclli'inent antichromatuiiie, c'est à dire >\w' \v< siu-ccssitms par dciiii Ions lui suiil à iini [iii> in-
j-ililcs. Nous (Ml (loiiiierons loul à rhciire la raison.
Son H(Miiliio ii'i'lait aiilrclois que de cinq octawis et tiuc si\t(^
EXEMPLE .
PP^
m^s
^i^^ÉMÊÉÉHi
On >((it ([ui^ celle gamme .ijuiarlient au ton d(^ 3fi >; C'e^l en ell'el dans ce Itni ([ne tontes les harpes étaient acc(M'dées,
iliiand l'hahile l'aeh'nr Erard, cherchant à remédier aii\ inconvénients de ce système, imagina h' mécanisme qui les lit dispa-
railre et proposa P accord de la harpe en Lf l»,qiie presque tons les harpistes onl adopte' aMJimrd'hiii
Les inlervfilles chromnli(pies ne se pinivent ohtenir sur l'ancienne Jlarpe qu'an moyn de sept pédales, qlll^ l'eveculaiil l'ait
niinnoir et peni fixer liim- (i/ii'ès l^aiitrf ii\i'C le pied, et dont eliacnne haussi^ d''nn denii-lon la note à laiiiielle son mé-
canisme s'iappliqne, mais dans lonle Pelendue de la gamme il non pas isolément. Ainsi la pédale /« {} ne peut diè/er un
l'a, sans (pie tous les antres Fa, dans reclielle eiiti(M'e, ne soient (ii(>és du nu^Mne coup. Il en résulte d'ahord cpie toute
gamme cliceniatiepie ( à moins d''un inouvemenl e\cessi\enienl lent ) lonle progression d'' accords proccdanl chrouialiiiue-
menl on apparlenanl à des lonaliles dilTerentes, \n jilnparl des liroderies conlenani des appogialiires altérées <hi des peliles
noies chroniali(pies, sont impralicaldes ou, par exception, e\cessi\eiiienl difficiles et d'Un detestahle effet. Il y a mi'ine
sur la harpe en J// l> trois accords d(î septième majeure et trois accords de neiiviènie mineure, totalement impossiliits
e.l qu'on doit en conseupuMice bannir do son répertoire harinoniqiK!- ce sont les suivants:
Il est évident en effet que tout accord dans lequel Ut he'niol doit être entendu en nir^ine temps que Si In'tnnl n'est
pas possible, puisque, ( la harpe se trouvant accordée en 3Ii hi'tnol et les p('dales \w. haussant chaepie corde qiK^ d''un
demi- ton) (Ml ne peut produire Wt hthnol qu'en prenant la pe'dale du Si\ qui d(Uruil aussitôt (ons les Si\> de
la gamme. 11 en est de uK^'ine ponr le liô bi'tuol (|ui résulte de l' Cxliausseuient d(^ \' Ll naturel , et du Sol hthnol
produit par 1' (uhanssemenl du Fa.
Le me'canismc' des Pédales de la harpe en IMi In'iiKd ne pouvant que r(Midre à leur état natuicl h^s trois notes be-
uiolis('es (Si, Mi, La.) el dièzer quatre aiilres noies ( Fa, II, S(d, ll('. ) il s'en suit que cette harpe ne peut être ela-
lilie que dans huit tons, savoir 3fi \>, Si\>, Fa.,Vt^ Sol., Re\ La , Mi.
Les tons bemolisés, ne sont produits que par des enharmoniques et en prenant et quittant aussili")! une on plusieurs
l'eilales. En La bémol par exemple, le Hi- hi-'niol n' e^l antre (|ue 1'' enharmonique de Vit t/ièze, i'\ [''(^xecnlanl doit
qiiiller celte pédale O }} aussiti'tt apriss l'avoir prise, autrement il ne pourrait pins faire en((Midre VLt wa/w/v/, tierce ma-
jeure du lini dans lequel il joue^ il fant en ontrc qu'il saute une corde { Hé ^ ) en montant diatoniqiieni(!nt ce qui est tel-
lenienl incommode qu'on peut considérer l' nsage de pareilles gammes comme impralicahle.
(.el iucon\enienl el- celle difficulté deviennent dimhles en Ré bémol el en Sol hétnol ., Ions à peu pr('''s iii.ilKjrd.iiilis i'\
ceple pour (iiiclques accords. Encm-e le Ion de Sol /«'';//o/, comme celui d' / '/ béinol ., pr(-senle ime nouvelle (lilTiciillc,ceUe
s..<.r.+r. . 2
Htililigcr r ('\rriitaiil à iiiic »i'rilah|p Ir.uisiKi^ilion pour iiiic [larlic di's miles ilr >a gaiiuiu', iiiiixjii' il iloil l'uj-i' * iliici- la cnr
il.- il." Ka J (iiuind la iiolc ('erilc l'vl Sol 'j , la c.irdc Si !^ «inaml la luili- c-l l'f '» et la cihMi' l I 5 (juaiid la iiiili^ c-l lû-")
Piiiir II- tciii A' ('/ ">. il i!r>ii'i\l iMiiins iiiahiinlalili' en )'' t'Vri\anl soii^ m>ii anlfi' l'orme , irllc de iV/ nul iifi'l . mais li)iile> le-,
nc'dales l'i.iiil jiri^e^, iiii iT a pas niniiis à >ainci'e pour relie fjamme ,r(iiiiiiie piiiir eelle de l^a ln'iniil. l' liurrilile dilTicii lU' de
iliiiller nue Pédale en la reprenant .m
^
^
■ auler mie nirde el
iprès, pour la noie seii^ilde ( eiiharmoniqiii' ) e( la toniqn
jiii se i-etriiiiM'iil Mir la même eiirde. Exiniii'e ••
On ccmci'>ra ipie pour exécuter une fiamme clinimatiqne de ili'ux ()cla*es d'eleinliie cem
i^\^^i^^^^^a
t
,.„l,, La !..
QuiK.M.. i„,l.. lirnii'II.T
l.-.lu S\\. I,, lV,l,,li
me celle ci:
Air;
s^^^'^sfî'
\ 'S — -^
IV,I. l',.,l
Y
p.,1.
Upl^^:M^^^^=^^
l'.ii. 1>.,I. l'„i.
il Tant faire nnunoir Ire^ liie, snccessixenienl, cin() pédales, pour la première octaxe senlemeni; (pi'il l'aiil les (iiiiller lonles
'1res pnimpltMiienl aussi, al in de remettre dans leur étal primitif les notes qu'elles avaient haussées el qui xmt se represen-
liT dans l'orlax' supérieure, et les reprendre eni-ore une l'ois comme on a\ail fait poui' la première oclave. lue t;am me pa-
reille esl doue, dans un momement même 1res nioden', impossible sur toutes les liarj)cs.
S il s'afiil iPune successi(ni d'acconls apparleriani à des lunaliles différentes, 1' impossibilité deviendra plus e\idenle enco
re, pnis(|ipon aurait, en ci- cas, plusieurs pédales à lucndri! à la fois et succossiveinent
M^^ï^^^m^^m
'- (l(!rlaines appogialures et broderies " contenant des successions chroinati(|ues, peuvent, a la vérité, s''e\eculer tant bien que
mal, mais le plus grand nombre de ces ornements, je Tai d('j?i dit, n'est guère praticable et ceux qudn peut ranger parmi
les exceptions produisent encore un assez mauvais effet à cause de Calleration que le mouvelhent de la pédale prise et (|nil-
tee au même instant fait subir à la sonorité de la corde.
EXEMPLE.
;i'ossible.^^^^^
Ail?
EXEMPLE.
•■.^^■M,:^^^^^mm
Moderato.
AUTRE EXEMPLE. ' l'K
^ M
■iiicur. ^^v 1 ^-r^^E^zpz^iz:^
L' exeniple sui\aul an contraire el tons ceux (pii réunissent comme lui plusieurs demi-tons dans nn petit espace et
nnMnenient >if sont à peu près impossibles:
AU". , • , ' ^ .'.]'■■
^^f^f^^^
Il faut dire mainlenanl qui' la harpe étant piticei' par les deux mains., s''ecril en conséquence sur de\ix liijnes. La ligne in
li'rieure piirle m-diiiairemenl la clef de Fa el la ligne superieme la clef de Sol: selon l''e|e>ation des noies basses ou la gravil(
des iioli's hautes la clef de Soi ou la clef di> Fil piuivent S(^ trouver aussi sur les deux lignes à la fois.
On va \oir que celte disposition rend les passages iin^xecutables bien plus inmibreux encore pour la harpe en J/c /<c//;o/,pni-
que lelle phrase, facili' pour la main droite, devient impossible si la main gauche xenl l'air itenilre certaines noies d''accom|ia -
gnenu'Ut qui se trouvent alle're'es paonne Pédale dans la mi'iodie, mais que l'harmonie n'admet qu'à leur elat ordinaire.
EXEMPLE
Les dt'M\ iiieords nKir([iii's <\''nw crolv ne [U'iim'iiI m;-- Liin-, |iins((ir' ils i-onliciiiiciil un J-h iialiirrl, diczi' (l,iiis la |),iflii' ali;iii'
Il l'aiit iloiic fil |iai'fi! cas sii|)|)rimi'r dans l' iiiir ou I aiiliv jiarlic la iioli' qui ki' [ii'i'SiMilr sons ce dnnlilc aspccl. Dans l'Vv-
(jniple pircédent il vaut mieux mnliltT l'atcurd dr la nuiin ^aufhc et r^traiicliiT If Fa iiainril.
IJnand nne iiidodii' déjà excentée par d'antres instrumenls vient à èlre reprodnile par la liarpe, el i(nilieiil des |)assai;is
(•liroinnli(jni'S impossiliU-s (lu senlenienl dan;;erenx, il l'aul la modifier adroilnnenl en remplaçant une on plnsifiirs dis noies
aln'i-ees par d''antres notes prises dans 1' liarmnniiî. Ainsi, an lien de dcniner à la harpe le chant snivarit, tel ([ne vir^ninMil ilr I .-x
ecnler les violons. Ail-" ■' ^#^
L'autpiir a du iVcrire de la manière suivante:
All'i''
I,a nalnre <1m meeanism'' de la liarpe iinli(jnait ce sacrifice des qnalre demi -tons successifs de la Iroisième nii'snre,
h'rappe des graves inc(inv('nii>nts (|iie nous venons de Mi;naler M. Krard imaf^ina, il y a quehjnes années, le mécanisme, d^-iprès
lequel les Harpes ont e'te' nommées (t i/onIJr iiiouvi-H)riit^Mc\ n\ quoi il consiste el contitienl il permet à la harpe, sin(ni de
l'aire des successions chromali([ues, au moins do jouer dans tous les tons et de pla(]ner ou arpéger tons li'S accords.
La llaVpe à doiihie mouvement est accordée en ^V hi'mo/ , son étendue est de si\ oclaves et nue fpiarle;
EXEMPLE.
Les sept pédales dont elle est ■ pourvue sont faites de manière à ce (pie Pexécnlant puisse au moyen de chacune d' elles,
hausser à volonté chaque cord(> </'iin ton, ou d'un (iet)ii ton seulement. En prenant successivement les sept pédales du de^
mi Ion la harpe en II bémol sera <lonc t'iahlie el fixée; en Sol lu'niol , vn lié Ix'-niol , en f^a hi'iunl , en Mt Ix'iiiol , ea
Si hi'iiiul, en Fa el enfin en II 1^ . En exhaussant maintenant chaque corde d''un aulre di'ini Ion parle moyen du second
mouvement des Pédales, les sepi notes de la gamme naturelle voni se trouver dièzees, puiscpie les sepi pédales prodiiisenl Fa Jt,
Il #, Sol tt, Ré tt, La *, Mi Jt, Si It, ce qui donne à la harpe les tonalités de Sol Ré La Mi Si Fa t, Lt ft.
Voiltà donc tous les tons accessihles à la harpe; les gainmes mineures seulement ne pourront t-tre fiaes que dans le cas
où on les traiterait en montant comme en descendant, sans tenir compte di' Fusagf adopté à Tegard des H"" et 7""'degiis;
dans le cas conlraire, il faudrait eiic(U'e prendre et qiiiller deux Pédales.
Exemple .
Kn ado|itanl l'iiilervalle de seconde augmenlée enlif !ç sixième il le septième degi'é, la gamme mineure pourrait èlre fix-
l'i' el remploi aecidiMitel des Pédales ne serait pas nécessairi'; <'r- qui esl un avantage considerahie el devrait siitiire pour laire pif-
l'i-rer celle gamme. . " .
EXEMPLE .
t.tu.inl anx six accords inlerdils <à la har])e en 3/i hénxil , nous allons voir que le douhle mouvement les rend possildes.
l'onr produire x, t\n fl rien de plus aisé, ces quatre notes sont dans la gamme de la har|)e en Lt bémol.
iH
n'en clejuaiii
L'aecord Tf^— iVy— — [1 Ii''e\igf que T'eniploi des denx péd.ihs du demi ton ( Ke \, Fa ^,)
d.'in é-alemenl, { Fa h, et D \ ) '/L ^}?t~^^^ «" ''=''' pi'''"''''" '"'"'S * t'' \-' ^'' ^ '^ ^"^ ^: ' ^flf^^f^^^ "''"
^
fait preniiiT ipr- une ( Fa ll^ ) et -y^i|^ -p— ^-- Il en deniandi^ [i^ois (Fa h, La., Tjl \
Le //(•' f/fii(h/r hi'iiidl Cou II naturel) so tail an mo>('n rli' la podalo haussant V l't ln-niol A''m\ (/nii/'-toii., ri II '/
bf'niol f^t produit par la pc'ilali' i|iii haii-isf «l'un demi .ton. le 'Si hemnl:, lo La doithlv hetuol >it'iit du Sol lu'inol
h;ui^sc il lin iliini -ton. Ii' F(i hf'mol M\'i pas besoin !«■ pod:i!" il est dans la gamme de la haipi' en II Itvitml . ( el ai -
je >ieiiN lie I l'eriri'. serait doue exeriile sens eelli
nuirait
l'orme siuj;iiliere; jt_ 1,^0 ~[| d'où il suit ((u'il v:i
•- M>-
iiiieux l'écrire en II Z, majeur et sons l'aspeel suivant: -ji — ;y- Il Si on avait à employer des Harpes à doulile nmii
tement dan^ un moreeau d%)rcheslre étalili pour les autres iiistrumeiits en Si \ majeur, il vaudrait imeomparalileiuenl miin
pour la vnuorité l'I pour la commodité de Pexe'cution, les écrire en transposai)! dans leur ton A' Ut bémol
MlHCIlF.S'riiF..
EXEMPLE .
Les compositeurs doivetil avoir soin, en écrivant les parties de harpes, de prévenir nn peu d avance lexeciilaut du chan
penienl qu''il va avoir à faire, de la pe'dale cpiMl aura biiMilot à prendre, par ces mots places quelques mesures avant ICii-
droit de la moiliilation: l'vi'paiTZ le Sol t, l'î-i'pnri'z It- ton <l l I '. . r[i-.
La nature de T' instrument étant expli(iui'e, ncuis parlerons maiutenaiU (!<• son doijjlé (|iie lieauc<uip de compositeurs mil le
tort d(> confondre avec celui du Piano qui ne lui ressemble nulleitieul .
On peut frapper avec chaque main des accords de (juaire notes. 1 T^^^&ri^^^J^I^^ — :
SMPLE.-f
EXEMPLE .
dont les deux notes extrêmes ne sortent pas de I étendue diiue octave.
gagl==iè=g^" Il
Ou peut cependant aussi, par le graïul ecartemeul du pouce el du petit doigl,
atteindre aux accords de dixième et ccuiseqiienimenl pl-ujurr des accords aiii'^i disposes: -W-
Mais cell« posiliiui e'^l moins commode, moins naturelle et, par suite, moins sonore, puisque chaque doigt ne peut attaquer
la corde avec autant de force que dans la position ordinaire.
Signaliuis en passant les accods dans rextrémilé infc'rieuri- de rin-.trumenl comme des gnuipes sans scuiorite et produisant
di's harmonies confuses qu'il l'aul éviter: ExempI
SE
'Aemple: ^^
Ces sons graves ne soni propres ipi
UlIlliT un
basse
:ta\e iufi'rieiire: Ex:
gq=;n7"^^
-jt — — — --^ -z^
•, - . - . ^ ^ ^
î. execulion «MiTi'^^iM. ili's 11,, 1rs il un MToril.cn incintnul ou en desrendant , est tout à l'ait dans la nature de la liirpe; c'est même
d'après son iiuin italien ffijjf/ i\\\f 1 ps ,|,.vsfn- liaruiouiques ont reçu le nom d'' «/y>è'/es. il faut aussi en gênerai, (iu''ils u'exceilnit pas
l'eleuilue dlme ocla\e surtout si le mMii\emenl i'~t v i,f , niiIrrin.Mit ils neVessiteraient un cliaiigemeiit déposition (fiuie evtreuie ililTic-iille.
:mple i '
AU" ■*-
PRESQUE 'r :*-^ ^^ ^ ^
■^posM,LE(^|^^j^^*:y^:LJii?"^^m^
...i^.- «*
Il ni' faut c'crirc la iiotr en dcluirs dr TrliMldllc de l'dcla
(Hiiii- mit' terminaison Hr phraso:
EXEMPLE ,
î^'^'^'^*^
-^'M^^^^
rtz
K\cii)i>li' Ires aiso'., yarriMjMc je chanpi'MK'nl df dispipsitiim I
^1' faisant du trravf a raivii iriililigc jias dVniplovfr If petit doi;:!
dont un m- se peut fjuere serviiv ou de faire doux notes ronserù-
tiv's nier le iMialrienie. - ■ ,■
Il faut aMiir soin en gi'iu'ra! de ne pas écrire les denx main-- trop pies Pnne d(^ l'antre et de les tenir sépan'es par une oe-
ne on nue si\ie an moins, sans quoi elles se gênent nnitneilenient.
De pins, si les den\ mains arpègent nn accord à la tierce l'nne de l'antir, la miMiie corde étant reprise par le doii;t dn-
e main, an moment on celni de Tautre main vient de la pincer, il s'en suit nécessairement (|n' elle n'a pas le temps de
ilirer et (pit^ le son est élonffo' dès sa naissance.
EXEMPLE TRES
MAUVAIS .
I,e même Ires r^ *
bon acansedel v^-- — ^^^^^
letoignemenl .'
des deux
Tonles li's snccessions qui obligent les mêmes doigts à sanler d'nne corde à l\uitre ne se pen\enl écrire qne dans nn mon -
veinent liés modéré.
ynaiid on veut obtenir uni' suite rapide d' oc/nccs diatoniques, il faut en gi'neral Pecriie pour les deux mains. Les séries de
sixtes sont dans le même cas. Elles sont toutefois, ainsi qne les gammes en tierces- praticables pour une seule main, mais en
ilrsrenilnut seulement, le pouce alors glissant de Piine à l'antre des noies supérieures pendant qne les notes inll'rieures sont exécutées parles trois
antri's doigis.
Exemple dilVicile a cause recartement qii il nécessite entre
le ponce e| les autres doigts
\utre exempl
moins dilTicile
Antre exemple
moins difficile.
2 3 4
2 3
l'ar exce|ili(in à ce qne nous a>ons dit jilns haut re|ali\enient k l'érarlement des parties,
ces mêmes gaimiies en tierces sont praticables à deux mains, parceque dans \i\ iiKHivemeiit
dialonique,! inconvénient de la corde prise par un doigt et reprise parmi antre est beau-
coup moins grand, la note inlermédiaire lui laissant nn peu pins de temps pour vibrer. Tl est ) exemple
encore mieux lonlefuis,on d'écrire ces suites de tierces pour deux harpes, en donnant la
p.irlie lianle à 1 nue el la partie basse ]\ l'antre, ou si on n'a qu'une harpe et i\\\\\\\ venilli'
(ihlenir heauconp de son, d'e'rarler les parties d'une octa\e,el d'ecriir alors di^s suites de
tefe
f35
^^-1
IfHtf^.
s il s'.Miril de faire entendre rapidement un arpège ascendani \
on dr-ci'ndanl ijiii excède l'/'Iendue d'une octaM', il faut,, an lieu
à{' 1 écrire a deux parlii's, le morceler, en donnant nn frag-
nienl à une m.iin pend.inl qne l'antre change de position, e|
ri'ci|ini(|uemeiil. Ee passage s' é'c ri I abo's .ainsi:
AH';
5. «Kl.
"^i «111 |.- (Imililail ;"i l"iiclavc' il <it;uI i m jjriliralil
^ -fr
y liiipralirablp dans un niodvrnicnl vif,
' mais pnsiiihlo dans tin inonTt'incnl lent. \
I I I I
/,/ IriUr oxislc >iir 1,1 liar|i(', mais mui crfrl n'est Idicralilp qno mit li's riiilrs haiilci
M'iilciiiii I A/' »' f rlillrnn-nl de la inèmi' note, disgrariciix pt ilinicilc mii- les ancii'niK
liii ; - a .■ ;-(■ dn pclil giitucincnl produit sur la cindi' y.w Ir M'cond doigt qui venait Pat
lacincr ajuv-. le premier et interrompait sa vibration ...- 1 î* I'ouit I' 1'. 1'
K'I l'acile et d'une bonne sonoriti' sur li's nuii\elles, le double mouvement des pédales per-
meltaiil de hausser t/^iiii (un la corde voisine de relie qui représente le son martelé, et le
niavtellement s'cvénilaiil .'ilni's siu' deux rordes à l^misson '. ex: / >, , , ,,
(L,.j) ( i,..3 ) (l.,.*)( I..,;)
On obtiendra en onlre et pins simplement le niartellement à den\ ou à quatre parties, très utile (|uel(|ueluis à ro|-(licsti-e,i
l'uiplovant deux ou plusieurs harpes, et en écrivant des halli'rirs croixt'i's qui ne présentent aucune dilTieullé d'evc'euliou e
produisent exactement reflet desin'.
* * # 0 0^^-0
EXEMPLE .
i"i' Il mut: .
An fYi fji fTi rri rn rpt fri i
llesnltat pour Taudilenr
I, effet des harpes, ((juand il ne s\agil pas d^me musique intime destinéi' à être éconli'e de près, dans un salon, j est d'aiilani nleil-
bur qu''elles sniit en plus gi'and niunbre.
T. es Unies, les accords, les arpèges qipelles jettent alors an travers de Porchestre et du rhi<'ur,sont d'iiiK' splend<'nr exiivme. lîien de
plus sMnpaliqiie avec les idées dc> fêles poétiques, de pompes religieuses, que les sons d^nie grande masse de harpes ing('nieusement emplo-
\ée. IsnléiniMit ou jiar groupes de deux, trois ou quatre, elles sont encore d^m très heureux effet, soit pour s'unir à Porchestre,soit pnuraccom-
pa;:iier di's voix ou des instruments solos. De tons les timbres connus, il est singulier que ce soit le timbre des ('ors,des lidiiibones, et en gé-
iiM d des instruments de enivre, qui se marie le mieux avec le leur. Les cordes infc'rienres (en exceptant les cordes mnllrs ,i soiudes ,\f
rivireinilé grave) dont le son es| si violé', si nivstérieux et si beau, n'ont presque jamais été emplovées que pour les basses d\iccouipa
V." ul lie la main gauche; c'est n tort. Tl es| vrai que les harpisli's se soucient peu de jouer des morceaux entiers dans ces eclaves ass,./
e|..i..ii'es du corps il,, r.'vé'ciilani peur obliiier celui-ci à se pencher en avant en ('tendant les bras, et à ciuiserver ainsi plus mi moins
loii.:empsuui' pnsiiiiv gênanle; mais celle raisini a du (•li'e de peu de poids pour les compositeurs. La véritable, c'esi ippils ipiml
pas -i.ii|.e à tirer parti de ce timbre spécial. ...
And"-"
KTeniple d'une belle
cl douce sonorilfdan
les rordes basses. /g£fTf
Les ('(ii'di's de la dmiirri' orla\r ■iiipi'-rii'ii rc onl un smi di'licat, fri^tallin, d'uni' rraicliciir voliipdiciM', qui l(•^ rend propns
h ri'\pn'ss|(Hi des idiVs fjiMcinisi"., Ircriipics, l'I à niiiniiiinT les plus ilmix si'crrN di's ri;uiti'<i nirlodics, à n)tidi!iijn . ccpcndaiil,
i|ir'rllcs ne M'i'cml jamais allafpiiVs a>ci' Curer par rcviviilaiil , car, dans ce cas, elles rendent un sim sec, dur, ass./ M'rnlilalile
■> celui d''un verre ippun brise, désayrealile el irrilanl.
L(^s an/is lidriHiniiijiii's de la harpe, el siirlnul de plusieurs harpes à Tunissiui, uni bien plus de niaf;ie encore. T. es su-
lisles les enipliiienl siunenl dans des pdinis d''orgues de leurs i'anlaisies, \arialiiuis, el cnncerlns. Mais rien iw ressend)l(' ."i la so-
rKU'ili' de ces noies ni>s|ei-ieuses unies à des acconk de riilt«< el de clarinelles jouant dans le luédiuuu il est vraiment l'tranp' qiAin
n''ail enc.(We (pi'mie l'ois, et il \ a trois ans à peine remlu sensible r'alTinili' île ces timbres cl la poésie de leur association (l)
Les meilleurs sous liarruofiii|iies et les seuls à peu près à emjilover sur la Harpe., siuit ceuv qu'on obtient en effleurant
avec la pai'lii^ inférieure et chaiime Ai- la main le milieu d(^ la corde, et en pincaiU avec le piuicc et les deu\ pretuiei's
diii}:ls de celte même main:, ce qui produit Toctave haute du son ordinaiie. On peut faire des sons harmoniques des deux
And'^"
EXEMPLE.
^■^""^'ji^^p^ ; j^,u-i-^Jj=4ii^
m
-^ \ >i T r^i= — f-
II est même possible d'en produivf deux on trois à la fois, avec une seule main, mais alors il est pindeul de ne domu
a fanlrc qu'une seule note.
^
É
"^"■'mMM.iM
w
:Ï9=
1
Uarmoniqu
I ouïes les cordes de la harpe ne sont pas propres aux notes harmoniques-, il ne faut employer à cet usajie (|ue les deux
avant dernières octaves graves; ce sont les seules diuil les cordes soient assez longues pour pouvoir ètri^ divisivs en les ef-
fleurant au milieu, et assez tondues pour produire tii'ltenienl les harnnmiqnes. exemple ^t
SSlii:
Dans le cas où le mouvement de la composition el le parti pris de rinslrumcnlalion exigent la Iransiliiui siibile d'' un<'
pai'lie de harpe d''nn Ion dans un autre, fort éloigne' de celui qui le pn-cède ( de J// bémol en I\Jt naturel, par evempli' )
elle ne peut se faire sur le même instrinuenl-, il faut alors avoir une autre harpe accordée dans le ton iliezv,, pour succéder
immediatemenl à relie qui jouail dans le liui lirwo/isr. Si la transition n'est pas soudaine, el qu'on n'ait qu'un harpiste
.à sa disposition, encore faut il que le compositeur donne à rexeculant un assez grand nombre de pauses pour que celui-ci
ail le temps if accrocher toutes les pi'dales nécessaires à la modulation. Ouand les harpes sont nombreuses, IraiiiVs en parties
iiilegranles de Porcheslre, et tion desliné'cs à accompagner un solo vocal ou instrumental, on les divis(( ordiiiairenu'ul en pre-
mièies el secondes, en écrivant des parties distinctes, ce qui ajoute beaucoup à la richesse de leur effet. In plus graïul iioui-
lue départies diffi'rentes peut être sans ; doute, fori hieii motivé';, il est même indispensable, on vient de le voir lorsipi'il s'a-
git de rendre possible, sans interruption du jeu des harpes, lui di'placemenl soudain de la tonalile.
Les bas reliefs de llièbes,où Ton trouve une mimilieiise représentation des harpes antiques, prouvent qiridies n'avaient
pas de ped.iles, el que par cons(''i|Ui'nl elles ne modulaient jamais.
Celles, non moins anliqiies, einplovées de nos jours, par les liardes (iallois el Irlandais, ont plusieurs rangs de cordes, sans
doule celle disposilion leur rend plus ou moins accessilde le slvle chromaliipu' el les modulaliims.
(1 X,...r Pr,.,,,!.!. N" L> a,. s,,,,. H,,,„H„„|..,. a. Xmln,,. ,,'„ >, i,n„i.i,l l,„|.ln^.s
s i|i|i;
.l'.ii >]^iiili |llll^ 11. ml, «11 |).iil,iii( ^^\\ niailfllenifut^ l' iuaiil.i^c iiilu-rciil .ui\ iimi\fllfs li,ir|ic> .1
,|.- |inii\(,ii . .111 iiKMcii ilii (liiiihic inimvc'ini ni di» iK-il.ilo, ,i( coidi'i' ilcii\ (iii»lc.>. ,'i ruiiis.soii: Tv , Il
I.'' lin (.11- ( is II > ((.iiil |p|()(liii( |).ir 1,1 coi'ilc tl ut '} <•( r.iiilir |i,ii- celle ilii Si '} li.iusxf tl' un ilcnii liiii; on
-V >-f^- ^ , ,
liii n -K J ! Il riin tic ces 3li J cl.ml proiluil ii.ir l,i c «iriic ilc J// > cl l.inlic |>.ir celle de lir > Ii.imsm >■ «le
Ul I \ il( ini-liiii^.On ne s.nii.iil creire les ressmirees «jue les ^riiuls ll.iijiisles s,i\enl m.iinlen.iiil liier île ces tlouMes miles
iiiTils oui nommées sifiiotumes . 31. Pcirisli Ah.n"* le xulnose le |i|iis exIi ,101 tlin.iire |>eii( èlie <|ii on ,iil (iiii.iis eiileiulii
siir ( el iiisiriniieiil, e\ei ti(e des (r.iils cl des .npe^es (|iii ,1 l')n>|ieclion. |i,ir,iissenl .ihsoluniciil iin|io>sililes il doiil loiile l.i
diJliiiilli'. 1 ( |i( lul.iiil, ne coii»ivle «jiie tl.ills reiii|ploi iii^ciilelix des |)éd,iles. Il l.iil., |>:ir evcmple, ,ive<- une r.ijiidire e\lr,iordi-
iiMii- dcN Ir.nU <i;nime le sni\,inl:
AI!'.' ..>sti.
On conrcM'H coml)ien iiii Ir.iil p.ircil cs( r.icile.cii coiishIcimiiI i[ue r.ir(i»le n',i iju'.! glisser (rois doii;ls du ii.iiil en l).i
sur les cordes de i.i ll,ii|ie, s.ills doiili',el .illssi vile (|irii \elll , |>ins(|ir<iu mii\ell des >uiollimes I iiilriimelil se Iroine ,11
eoi dé e\cliisi\eineiil en siiiles île (ierces niiiieiiies |)rudui.s,inl I.K cord de xeptieuw (liniiniH'i\ii ijii ,111 lieu d .i\on- poiii
il a
Il r.iiil renKiri|uei- seulement le L;i t , <|ui ne iieu( èlre douille., et ii'.i. en conseijueiice. jioinl de re|)ercii^«ioii . Il n'esl
|M^ [lo^silile en ellet d^iNoir (|U.ilie s^iioninies ,1 l,i lois. |Ulisi|ir il w" \ ,1 i)Ue sept noies d.ills l.i p.iinme el <|ue les ijiii-
Ire sMionime-, sii|>|iosi r.ii< ni luiil (onjes. Kn oulic disons ijiie le L.i 1 ne piiil s'olilenii- ijuc sur une corde (le J.,i l> )
it n existe |),is sur s,i loiile \oisine (le Sol. >) celle-ci ne pom.mt être li.iussee |i,ir !<•> deux niomemeiils de Li |ped,ile
ijiie de (Il u\ ileliii-loiis. ijiii ne 1,1 loiit .uiiMT <|ir'.iu Jj.i >. (el incoinenielil se rein onlie ejicore mu deux .luliis col desr
Il > el Fn ).
Il iii,iiii|ue donc ,icluel|emenl sur 1,1 ll,ir|)e, (rois sjnonimes, //e t^ ,S(jI I; el La S-, m.iis ce dél.iul, cir c'en esl un ^r,i-
\e. dis|i.ir,ii(i-.i t|u.ilKl les r,iiteurs xoiidront, ^liiisi que iM. Ririsli Al\,iisli' |)io|)ose. .iil,i|iler ,1 l,i ll,ii|)e |ioui Ie> |ied,ili s
dis liojs noies Lt\)^Fa)„ iVo/ ), un triple moinenieiit ijui pernietle de les li.iiissir de (rois ileini-loiis.
^1. Ki,ird lur.iil liiiii toit de l.iisser sulisislei sur (et insliiimeiil uni' |>, mille l.icune.; il seciil di;;iie d un m li.iliile
l.icleiii d «tu- II' jireinier \ l,i comliler
HNidiuiuieiil si Ion Mul ni' [i.is em|i|(>Mr luules les i in des sMiiiiiinies ,1 |,i lois, on ,iur,i d'.iiilrcs .iccoids ijiie ceux
de Si'i)//e/ii<' r/niuHiii'i- : et ces comliin.iisoiis diverses nue i li.ii un |>eul r,iiie,, en se lend.iul ex,ic(eiiiiiil C(iiii|)li' de
1'. Il lion des iicd.iles sui' les cordes,, seioiil encore liien plus iiomhreiises ijuinil le (1 ijili nioinemiiil des ji< dilrs / / ',
/"(f ) , .S'o/ >, ,1111,1 liouilé Ils trois sMiouinies dent l.i H,il|ie est ,1 celle liillie di'|)oiir \ Ile.
4M
LA GtlTilII- .
y.-l un iiislv iil iir-ujn'' :\ -.wi n\uy;\ii\\iT la ï(ij\ l'I .1 l'ijiiirer dan> i]U('l(|iH's C(iiiip(isiliiiii> iiisli'iiniciilali's ]irii hrii\;uilrs./'(itii
iiu' Mussi a •'xoriiliT ^nil (1rs iiiorroaiix plus (iii nioinsf(iniIili(]ui's et à iiliisi(>iirs parties., dunl le chariiic csl ivcl liii's(|ir'ils sciiit rciulii- par
do MM'ilaliIrs vil'liiiisrs. .
Kllc a >i\ ciinlc- ar< iirilrcs cm iiiiavlrv cl en lirrci's, ciniiiiic il suit:
On r arcdi-dr aussi (picl(ni('f(iis do la maiiioro siiivanle, surtout poul-
ies morceaux écrits dans le ton do 3/i
Les trois cordes gra\es sont en soie recouverte d^un lil d'arfienl, les trois autres sont en liovau. La Guitare est un
inslnuiient transpositeur do trois octaves et une quinte d'elendue, et qiron écrit sur la cli'? de Sol, iwie octaie au desMi> du
son réel.
EXEMPLE .
Li's trilles niajeurs et uiineurs so font sur t(uUe retondue de cette gamme.
Il est pres,|iii> inipiissilile de lii^u écrire, la Guitare sans en jouer siïf mémo. La plujiarl des compositeurs qui 1" omiiltuenl
^ sont pourtant loin de la ciuinaitre.nnssi lui donnent ils a exécuter des elioses d'une excessive dilïiculti' sans scmorili' et sans oITel .
Nous allons es^ayi- ueaiiiuiu'us d 'iiiilii|iiei' l.i ui.-uiière d'écrire pour elle de simples accompagnements.
Dans la position ordinaire de la main ilioite le polit doigt étant appuyé sur la caisse de T instrument, le pouce est des-
tine a p
iiu-or les trois cordes graves /H j
S3 !■
17
il r annulaire la clianlerelle ou le 3fi Jf —
D"o
U II SOI
"index pince le Sol ^ J | • le doigt du milieu le Si "m^"P-
t que lorsqu''il s'agit de l'aire entendre dos accords à plus de
(juaire miles, le pouce o<t oblige de glisser sur une ou doux d(>s cordes inférieures pendaiil qiu^ les trois autres doigis altai|iioul
direelcniiuil les tmis ctu'des haiili's. Dans les accords do quativ miles chaque doigt altaiiue seulumeul la corde qui lui os| des-
tiri-Vlc- diiigls cliaiigcul île cordes soulruieill lorsqu'il s'auil de pl.ii|iier des accords g
raies eoniuie ceux ci
PPP^
La Guilaro étant siirtoul un instriiiiieut d'harnKuiio, il est-, très important do connaître les accords et par suite les arpèges
qu'elle peut faire, l'.u \oici lin cerlaiii muuliro dans diffi'rens t(uis.
'Vous coininenioiis par les plus aises., par ceux qui so font sans employer le /?«>■>•«_«/<', procède au iiiomui diiquid Tiuilex de
la uniu gamlie place traii--\ersalomeu! sur le manche- sur deux, trois, ou quatre cordes, sert de Sillrt factice. (On '•ail (lue le silld
e^l la pelile pièce IraiisM^rsaie du manche, sur laquelle reposent les cordes, el qui en di'tormini^ la loiigueiir propre à (-Ire lu'r^e on vihralion )
F.n V\.
g;:=iTTi l-'.l tous les fraginenls
(le ces acc(U'(
'^^
t IL IL Ià. -ts. i). u. îj. — i TS. _'- tyo 11.
, In L\
fr~i^ #1 #1 ^i
! I I !
Zr TT 77
II'
Li"- liiiis qui amcncnl di-s bi-mols :\ la clr «ont iiuoriipar.ihlritii'ril jilii-, dilTirilis (lue Irs prvrcdciis et m'ccssiiini |,,iis le |!,i
iifrc T.i's arrnrds li^s plus faciles sont les suivants.
I J , I I ' J ^
_. -o O \ o ® ■ — « fi Q-
En FA
En SI S. ifei^
EXEMPLE!.
Il l'aiit cviltT dans tons les accord* d'i'iiiploM'r en nicnic tcni* \ ts n
la iirciiiicn' cl la Iroisicnu' dos cordes eraves sansla S('cont/i\n;\r- f ^ o-
, '^ '. BxEMPLEs.>v' y,
ciMjiic le ponce serait oblif:(^ alors de santi>r par dessus cette seconde i
■corde pour aller de la première à la troisième ; /
11 est impossible de plaquer ces accords ^ mais cil leur ajoiilani i
la seciiiiili- corde grave ils deviennent aises. >
Il faut aussi se garder d'écrire les accords de septième dominanle j' „ i o
dans la positi<m ordinaire de trois tierces superposées, comme: -d^ ^ — 1| ^ H — ^ - Il itg^ l| jf^^|F^^~^
Ils sont presque impossibles:, celui ci est difficile mais praticable: .Jç || à cause du Sol qui se fail à »ide. T
sui\anl seul est très aisé et sonore
e
^=
à cause du Mi à vide
T.es trois accords suivants sont ais('s et s''enchaînent bien en-
semble dans tous les tons:
,l)e même en Fo Z ^ en Sol., en La ' elc .
ÏO
i^^
EXEMPLE .
pa=EEg=3|^^^^^^âi^|i^f=eii
On conçoit ipie ces accords penvetil avoir quelquefois plus de (lualre notes, d:\Ms K's Ions
qui periiKilenl de leur ajouter nue ccu'de grave à \ide, en La "^ par exeurple, en .Mi ij, en Sol, ^
en Fa, partout enfin où Ton pnit faire entrer Piuie di- ces trois notes pdur basse "^ —
C.-lle
succession c
]ui exige le Barrage de quatre cor'des est également pralicnble sur les deux tiers itil'i'rieurs du maiirhe de
|:i ( '■ u i I ;i re . ytl^jV^^g -j-ji-^ ''' ''"'^i'''"' ''" montant par demi Ions jusqu'à yf^r o fi~F^^ '1"' '"^' ''' point evtivme à Tai-
gu ou ce diiiglc' peut être (■niplo\é.
Dans co di'rnit'r arprgi' les deux notos aiguës lifpssfliiiil rn arrrnrhanl la chantpi'ollp aif'P le petit doigt Ai' la main gauclu
T. os arpôgi's sp dirigpant dp haut vn bas sont as^cz inpoiiiiiicnTp'i qtioiqiip (rps ptp'pi'ilablps.
Tes inrnips pn sons invprsp sont an coiilrairp tivs aispi
is invprsp sont an coiilrairp très aispsA ^^ i^ k. ■
\ cansp dn ^lon^pnlenl nMrogradp dn ponce sur les deux f -^fi-t— -^"^8-^* J_^&-e8p-, j^^ fl^pV^^fl^-iV^ ri '
V - #1» # JV ' -'-é^-- '4 ^- -J — * Il
iidtps gra^ps, Ips snivants sont bpanconp pins dil'firilps p| nioinsi
l.ps gammes IIpps de deux en denx avec la ^épp^cnssion^
AIIV
"*#
(l'niip nolp sont élégantes et assez sonores, snrtout dans Ips, ixemple.^"! ^"* "SS &s w»^" I ''^*'*«^^ riiiT^
t::^^'^^!^
{■i\\^ lirillanls dp rin<lrnnipnl .
l.ps gamnips en tiriri''. (]Moi(|Uf difiicili-s à Irnrs dnix pxti'piniles peiupnl s"rinplo\pi' l'ans un nioii\Pinpnt modpnv
EXEMPLE .
1 (■> suites de sixtes et d'oota^ps smil dans le niemc cas.
Les notps n'pprcnti'ps denx, trois, qiialro pt nipnip six ou hnit fois se font aispment-, les roulements prolonges sur la nipii
lie np sont guprps bons ipip sur la chanlcrplle on tout au moins sur Ips trois cordps hantes.
EXEMPLE ,
m
y^^^
lW»f-4tT
s:]
WWWW^^^^^^^^
11"- noips marqiipps d'un I' sp pinrpiit a\pc le poiipp, les antres a\ec Ip premier et le sppoml doigt sucppssiM'iiii'nl.
l'mii' les roiilpuipiiis il faiil l'airp surip'dpt |p poupp anx spcond et premier doigts sin' la mpine corde.
Air:
EXEMPLES. m-y]:
pmi AISE, -pj - (| -
i> '1 1 e "- I
V i I !• '2 I I'
^.'('.tO
T rs >,iiiw lKinMiiMii|Mi". -iiirliMil lir^ liii'ii >-iir l;\ (iiiilari' t'I mi m l'iiil en iiKiiiilr iicc«'^ii)M un l^t'•^ lirurciix ii>^;i^i'. I.h's iiH'il ■
l.'iir- -mil rrii\ (|M'<iM pi-niluil fii crriiMU'.iiil l'octaM', la qiiiiUi', la (inarlc et la tii'icc inajcuros des cnrcli^ à udi'.
Ainsi ijui' nmw l'aMUis t'\iiliijiii' aii\ (■tia|iitiv'- cii'- in>lniiiiiMil> à ai'chcl, ToclaM' i rrituiri'O l'ail t'iiliMuli'c ci'llc inriiic oclaxr.
^Ê^^m^à^mi
L.,,|U.„I,,II1,,M, •..,.,
I., .I,.„l,l. „„,,,>. .
6^
EXEMPLE .
Siin< ricU h,Tininnle|ii
i_i^^^4=^ :::::::::, A
Sons r.;iv l,.„m„ni<|n
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s -„^ 10 - -^
|.l,..l,iil 1.1 19Von r.Ml.a, li,.lrl, rlrlaieV
EXEMPLE .
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Ces diTnirrs -ciis haiiimniqiics sont les moins simon's et sorlciit dilTiciliMin'nl . ]l est bien ciilciiilii ijnc relie (^xjin^'^iiin di' so/zs
>v'(7.s l'st relalive ,iii (iiapascm in'upri' à la C.iiitave el noit pdiiit an diapason g('n('ral; car alisolinneiil parlant, ces so/zs n-flf. sont
t-nlcndns à Toclave inlerienn' comme tons les antres sons de cet instrument.
On peut encore produire sur chaque corde des gammes chromatiques et diatoniques en sons harmoniques arlil'iciels. Il s'ajjil
pour cela d'appnjer aM-c les doigts de la main gauche sur les noli's qu'on vent faire entendre à Toclaie sniirricnre, d'effleuifr
ensm'le le tiiilliii di' la corde avec l'index de la main droite et de pincer derrière l'index avec le pinuc d.' cilir même main. .,
EXEMPLE :
On ne peut , je le répète, sans en jouer écrire pour la (■nilare des morceaux à |ilusieurs parties, charges de trail- el dans le--
i|ueU tonles les ressources de rinsIrunieTil sont mises en ««Mnre. ]1 t'ani , pour --e l'aire une idi'i' de ce (pie les >irln(ises saM-nl pin
duire ei) ce genre, étudier les compnsilions des célèbres gnilari-les tels (pie Zanni de Kirranli, linerla, Sor, elc ;
Depuis l'introduction du Piano dan'< lonles le> mai-ons on exisie la moiii.ire >ell/'ilé niu-icale,la Cuilare e-l de\enne d un u-a-
ge assez rare,parloul ailleurs qu'en Espagne et en Italie. (2iiel(pies virtuoses I'orI cnllÎM'e. el la ciilliM'iit encinv comme un in-^
Irumenl solo, de manière à en tirer des effets délicieux autant (pi'originaux. Les coinposileiirs ne l'emploienl guère à rei.'lise,aii th''
àlre,ni au cnirerl. La faible s(moril(' dont elle est pourvue, cl ipii ne permet pas de l'associer à d'aiilres inslruinenls ni a plusieurs \im\
douées d'un éclal ordinaire, en est sans doule la cnisc. Son carach're m('lancoli(pie et nNeur pourrai! neannniiris l'Ire plus son\enl mis en
i'\i(lence;le charme en est n'el,el il n'esl pas iinpos-ible d'i'crire de manière à le laisser appercevoir. La Cuilare, à l'imerse de la pliipail des
inslrunienls,per(i à ('Ire emplo\éi- inllecli\enieiil. I c s,in dedonze (iiiilares jouant à l'unisson est pres(|ue ridicule.
12
L4 lIODOLnE
Ksi à peu jin's liinib('(' en di'siii'liidi' anjoiinl'hiii, et c'cvl liuiiimap', s<iii linilirr, lonl prric et iwizilliiiil iiii'il est a (|iic'| .
(|iir cliiisr (11- |iii|ii.n\l ol il'oi'i^inal diiiil on pciiirmil livs mium'mI l'aire uni' lii'iirciisf a|i|ili(nliiiii.
Il y a [iliisiriii's espères de IMandolines; la pins fimiiiie a (|ual|-e ciiriles diiiililes, c'esl à dire, (jiiali-e fuis de
iiis-.nii,el acr<ird('es en (piinl<' ciiinnie leYioloii. a
On Terril sur la rlef de Sol. exemple.:^^^_ J_
7W I
eux cordes a 1 m-
-L rJ.ro
Les il// soni des cordes à bo\aM, les La soiil en acier, les //<■' en cuivre, el les Sol en lio>an ri>con\erl dnn l'il d'arp'iil.
T' ('lendne de la Mandoline esl de près de trois oclaves.
EXEMPLE .
('."esl lin insiriinient pinlol nielodicpie qn' harnMtni(|ne; ses cordes étant mises C!i vibration par un bec de phnne on il'ecori(',(|ii
Tevécnlanl tient do la main ganche, peuvent faire entendre < J i.J J j ri
sans doiile des accords de quatre notes, tels qne ceiix-çi:
' i 4
-Tf — ^f^^^-jt — le- 'il — A ' ^
xr TT TT Tî ^ TÎ
ippon (d)tienl en passant rapidement le-.bec de plume sur les quatre, double cordes-, mais l'effet de ces groupes di^ notes i
iiiiilianees est assez mesquin el la !VIandnline n'a son vrai caractère el son effet que dans des accompagnements mi'lodiqi
de la nature de celui (|ira écrit Mozart au deuxième acte de Don Juan.
^:i8.
Doy .n\y (mozaki )
Allegrello.
M XMMU.INA
1). (.lOV \NNI ,
.■*tap»r
,'♦.
-» ^ * *
L.i Mandoline e,vl ;inj(iiii-d' hni Icllrnii'iil ali.iiiiluiuK'c, f|iio, dans los thi'nlres oii l'un iiioiilc Dcii Jikiii on cxl lnyji.urs l'iiiliar-
ra-»i' pdiir i'\ciii(iT rc niurriMii de l.i sorcnadc. Bien (|iraii Imiil di' (jiirli|ii('s jours (l'i'liidi- un <'>Milaris|c ini nu-mi' un Vuilunis
le lU'dinairi' piii^-r -c rcndiv familier le manche de la iiiaiid(dine, cm a si peu de respiTl en t;rneral pour les inlenllims (fr- ;;rand'-
inaitres, des (pTiJ s'ajiii de derani-'er eu la nidindre chose de >iei||e.; haliiliides, (|u'on se permel |U'eMpie parlent, el nième à TO-
pi-rn (le dernier lien du monde on l'on de^raii prendre nne pareille liiierii' i , de joner la partie de M.uididine de />'/;; Jinm-nr
di's "\ iiilnn-- en pi//ic.(lo on snr di-> (iuila'a-,. T.e timliic de ce'- instrnn'cnN m'.i point la fines^e niorilante de ci'liii ancpii'l on li'
snli~lili;e, et Al../,-iri -n\ail liieii ce (piMI i'ai-ail en clioisi'-^anl la IMandoline p.nir aceompa^iiiT ri'ioliipie clianson de son ln'ros.
I.\STRIMEI¥T À CORDES
i CLÂtIEIt.
'■■■ ■ ■ -— a-o^a» —
LE PIANO. V
l'.s( im iiiNli'imiriil H ( Lvier vl à rorcU's iin'falli(|U('s niisis en vilii. 1(1011 par des marleaux. Son éleiuliie a<liulle «■>! île »i\
0( l,i\e> cl une «[Il nie. Il s'enll sur clitu ciels ilillerenles à l.i loi>: i.i < lel de F.i est alletléi' à l,i ni.iin g.uielie cl l.i ( li T
(le Sol à 1,1 ni. lin droite. Oiiel(|lies fois anssi selon le derré de ^risile ou d'aeiiite des pass.ires conliés aux deux mains on
érrit sur deux ( lels de Fa. ou sur dcux^.clefs de Sol.
£ t
H-: 11, vs:,
\ .<• trille i>l |)riti(a|iir -iii tous les ili;;iés de la ^ailiiile. On peut |ilai|uer ou ar|)é^ei-
de liuile» lis manières e( de eliai|Ue main un aiiurd dr <|ualre cl niiine de 1 ini] noies.
le lie I inii noies, i -p- o -o-
rn 11 > e< ri\anl (outeiois aussi rapproeliees ijue |)ossilile. Exemple : P^ y i "' 1
~g oP
m^^^^mïm
|)i s .leeords plaipiés, endirassanl un ii)ler\a!le de dixième sont po-.sil)ie> eependani,
mais en «iippiimanl la lieree et même loi la\e poui' plus de i'aeiiite. On les présente
Tî -S-
m
(tn priit eerire à ipiatre il même a cintl p.irties réelles, pour le piano, en avant soin de ne pas mellie eiilie le-, deux
pallies e\l reines de ( liaipie iiiiiii, un espace |ilus iiand <pie loctaNC ou la neuvième tout au plus^ à moiii* deni|ilii\er l.i
riMiiil. pi'd.ili- i|ui /ère /es c/iiiif/'tn'rs el rpii, permettant aux sons de se prolonger sans que le doigt de l'exéculanl reste
sur 11 liiilelie,, l.iisse la liherlé tiei .irler alors jie.iiM oiip plil^ le» p.ilties. ' •
EXKMPI.E S\>S EMl'LOVKR LA »'Elt\LF.
"ai Parties.
WÊ^^^mm-
« !l!ll'i
EXEMPLE E\ EUPL0\4M L4 &/iJ\DE PEIULE.
^«^ ,^^.l1^
Lr ^is^nr -if- indtqirp qu'il riut rompllrp Ips etoiiffoir'* en qnlllaiil la IVdnl''; on !<■ plarp ,Tu>;si soinoii( <|u un [X'uf
■m miimrnl un I ImniKiniP (h.in^p, :\{"\n d'emppchf r i\uc la \ihralioi) Hp^ nnU's ilii (IrriiiPr accord ne se |iiul(in:;i- |i('i)(l,iiil
1 arciird Mn\aiil. Eu ps;ard a rp(lc proloniialmn p\cp««np du son dp chaqup no|p, il (aul Ip plus posslldp, lnis(|n'on cm _
ploip la ^raiido IVdaJp, P\il('r Irs a(ipoi;iatiirPs allprecs p( |ps noips dp passai;p dans |p nipdiiun do I iiislriirniiil, car ci s
notps sp pr(donïï;paiil coiniiip les aiilrcs cl s'inirodnisani par la dans l'Iiarnionip, à la(piel|p ceppiidani plies <n\\\[ p|r,iii:;p_
rPSj prodiiispnl d iiilolprablps discordaiicps. Dans Ipvirpniilp siippripiire du cl<nipr seulenienl on Ips rordps trps cmii-lcs it_
sonriPiil moins jonij (pnips, pps brodrrips inelodupies sont pralicahlps.
On f;i]| (piciqiipfois Ips mains sp rroispr, soit pu obliifpant la main droltp a passpr au dpssoiis dp la tfaiiclip, soil pti Ou _
sanl la gaur^lip passer au de^'^iis dp la droi(p. ,
F.XKMI'l K
I.ai
^mm-rm
Lp nombr-p dis combinaisons dp cpIIp naliirp, pntrp Ips di\prsps parties p\pciitab|p,s sur Ip Piano, psI fort considérable,
il spr-iil MViinniil iiniio-ïidlp <Ip |ps indiquer toulps ici; cVst en pliidianl les coiiiposilirjns <|ps jjiands miIiiosps, cplles de Liszl
siirloul , qii 11) [lourra sp former une idée iiisle du point ou I arl du Piano ps| par>pnij aiijoiird bui.
(hi \ \prra ((iip les bornes du possible sur CPt inslriinipnt smil inrimniies, ri qiip cbaqiie jour, îles prodiijps nou\p.iiix ac-
complis par je- exécutants, semblent les rpcuier.
■• S.il!tfi. ^
Ciminic jMiiir I.t f?;irf>«', il «'^1 iiiiciix <lan>; rerl.ims oas,.dan« les ar|)èi;ps par exemplf, ne pas Irop iM|iiii(irli«'r les
! ilrux mains. In arpcj;»' roninie le suivant serail («ssi^ tiii'uniinodP:
Il vaut donc inooniparablcnienl mieux I eorirp ainsi:
Les gammes diatoniques et rhrnmaliqties a deux mains en tierces sont ilsriles cependant:
EXEMPLE. \ ^ •
Ces incines gammes a deux parties, sont praticables par une seule main, quoique difficiles dans un mou\eni<'iit vif. On
jiiMit en outre, dans les tons peu charges de dièses ou de bernois, écrire pour les deux mains des suites de sutrs- tierces
a trois parties.
exi':mvlk.
Ijc l'iano, d ailleurs, au point de perfectionnement oi^l rios habiles ficteiirs I ont porte aiijoiird hiil, peut clr-e considère
sous un double point de mic: comme instrument d orchestre ou comme etanl lui-même un petit orchestre coniplrl .On na qiiii
ne seule fois encore juge a propos de I einpiover dans l'orchestre au uicine litre que les autres iiislruiuenls, cest a dire
pour a|>portPr a I ensemble les ressources qui lui sont propres, et que rien ne pourrait remplacer. Certains passages des
concertos de Beethoven auraient du cependant attirer de ce côte' l'attention des compositeurs. Sans doute iU ont tous ad-
mire le merveilleux effet produit, dans son grand Concerto en iV/ he'mol, par les batteries lentes drs d^'iix imim- du l'ii-
nn en octaves a I aigu, pendant le chant de la Flùle, de la Clarinette et du Basson, et sur !<■> co>//>w>///^).sdesinstruniciils a
cordes, \insi entourée, la sonorité du Piano est on ne peut plus .séduisante; c'est plein de calme el (\i- rraîiliciii; c'esl le
t\pe do la grâce.
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Le parti <|ii'()n en ;t lire, fl,Tn'< !<• cas iriïi«nie «lonl je parlais tout à I heure, esl (oui différent. L auteur, dans un ch(cur
d'esprits aériens, a einpli)\e <leii\ l'ianos à f(uatre mains pour areompagner les >oix. Les mains inférieures exécutent, de
h.is tu luiiit, un arpè;;e rapide en triolets, auquel repiMu), sur la seconde nmitié de la mesure, \\\\ antre arpei;e a trois
parties eveVule' de lidiit en A^v par une petite Klùle, une ifrande .Klùte et une Clarinette, sur leqnel frémit un double
trille en octa\es des deux mains supérieures du Piano. Aucun autre instrument connu ne produirait celle suite de i;rrsil_
leineni harmonieux (pie le Piano peut lendre sans difficulté' et (pie I intention s\lphidique du morceau rendait l.i con _
\enaliie.
MKLOI.OCIE. N?20. FANTAISIE SIH UTairm (mm u>7.)
Uu-^u.
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s - - 1i - - lia ^ - ti) siM
s.illKi. '
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l)i-i <|ijc le l'ùiniv >Pii(, nu rotjlrnirf, sortir des cfCcts diniv el liillcr de force n>«T I un licslre, il di>.|)nrail iiiiii|'l''((>_
imiil. Il faut «ju'il accoiiijjan'iip ou «juM soil acconip,ig;np; a nuiins dcn \riiir, comme pour !(•< H.iri)rs,à l('in|(lii\ci' ii.u- rn.is_
kis. Cfla tic vpi-all pas a dedaiijner, j tn suis persuade; mais on aurait toujours, eu Pt;ard à la place énorme ([u ils o<(iip<'_
raient, licaiicoup i\r peine a reunir une douzaine de tfrnnds pianos a un orchestre un peu noinhreux.
Considère comme un petit orchestre indépendant le Piano doit a\oir son instriimeiitalion propre. Il la e\ idemiiient, il
' e| art (ait partie de celui du pianiste. C est au planiste, dans lieaiicoup doccasions, a jui^er s'il doit rendre sa 1 1 laiiles cer_
tames parties, pendant que les' autres demeurent dans la penohibre; s'il faut jouer fort un dessin intermédiaire, en don _
nant de la légèreté aiiv broderies supérieures et moins de force aux basses; c'est lui qui est iui;e de ropiiortiiiiite des
chani^ements de doii;ls ou de la c(unpnancp qu'il peut y avoir a ne se ser\ir, pour telle ou telle mélodie, ipie du pou_
ce; il sait, en écrivant pour son instrument, quand il faut .serrer on écarter I harmonie, les divers demies d'ecaiteiuent
que peuvent avoir les notes d un arpège et la différence de sonorfle qui en resuite. Il doit savoir siirlout n'employer
qii a propos les l'edales. A ce sujet, nous devons dire que les principaux compositeurs <pii ont écrit pour le |iiaii(i noni
jamais manque de marquer avec autant de soin que d a propos les endroits ou la grande pédale doit elre prise et (iiiil
tee.Cest donc bien a tort que beaucoup de Virtuoses, el des plus habiles, s'obstinent à ne point observer ces indica _
lions, et a garder presque partout les etouffoirs levés, oubliant complètement (pie dans ce cas <les harmonies dissein _
blables doivent nécessairement se prolonger les unes sur les autres de la fac(m la plus discordante. Ceci es| le deplo_
rable abus dune chose excellente; c'est le bruit, c'est la confusion substitues à la sonorité. G est d'ailleurs la couse _
quence naturelle de cette insupportable tendance des virtuoses, grands et petits, chanteurs ou instrumentistes, à mettre
toujours en première ligne ce qu'ils croient être I intérêt de leur personnalité. Ils tiennent peu de compte du respect
inaltérable que tout exécutant doit a tout compositeur, et de l'engagement tacite, mais réel, que le premier prend en _
vers I auditeur, de lui transmettre intacte la pensée du second; soit qu'il honore un auteur médiocre en lui servant din_
terprefe, soit qu'il ail I honneur de rendre la pensée immortelle dun homme de génie. El, dans I un et l'autre cas, I e_
xeciitaiit qui se pe:-met ainsi, obéissant a son caprice du momenl, d aller a lencontre des intentions du compositeur, de» lait
bien penser que I auteur de I oeuvre telle quelle qu'il exécute, a probablement mis cent fois plus d'attention a détermi-
ner la place et la durée de certains effets, a indiquer tel ou tel mouvement, à dessiner comme il la fait sa milodie et
sou rh\thTne,et a cboisir ses accords et ses inslrumens, qu'il n'en met lui, l exécutant, à faire le contraire. Ou ne sfl,i_
rail trop se recrier, en toute occasion, contre celle insensée prérogative que s arrogent trop souvent les iiisliuiiientistes,
les chanteurs et les chefs d orchestre. Fne telle manie n'est pas seulement ridicule, elle doit, si Ion ny prend garde, a_
mener dans I art d inqualifiables désordres et les résultats les plus désastreux. C'est aux compositeurs et aux critiques a
s entendre pour ne jamais la tolérer. '
Lne Pédale qu'on emploie beaucoup moins que celle qui lève les etouffoirs, et dont Beethoven et (luebpies autres ont
tire un parti délicieux cependant, c'est la Pédale unicorde. Elle est non seulement dun excellent effet, mise en opposi _
lion avec le son ordinaire du l'iano et la sonorité pompeuse que produit la grande Pédale, mais dune utilité incoiiles-
table pour accompagner le eh miI , il.uis le cas ou la voix du chanteur est faible ou dans celui, plus fre(|ijent encore,
dun cararlère de dmirc iir etilinlimile ad.mner à toute I exécution. On I indique par ces mots: Pédale unicorde; ou en
Italien: ///w corj/i. Son action ion-i--le a empêcher l<'s marleaiix d'atteindre deux des trois cordes tendues a I unisson
|iniir eh.iqiie note et que possèdent au'iomrl'bui tous [es bons instruments. Il n y a plus al<M's que la lr(usieme corde
ijui \il>ie, et il en recuite, pour \c son, un affailili^senieiil des deux tiers et une différence de caractère fort reniai-
<|iialile. . ^ ...
i.\stulme:\ts a ve]\t.
A\aiit dVlinlipr iiidl\i(liirl|piiionl les membres de relie jiraiule rainille, fixons dune manière aiisç'i claire que possible le \o_
eabiilaire iimsieal,au siijel des dl\prs deg-re's d aciiile ou de g'ra\ilé de rerlaiiis iiisiruinenis, des (raiisposllions que res dil".
fi'reiires miiènenl, de la manière de les écrire établie par I usagée, et des dénominations qu'on leur a appliquées.
Etablissons d'abord une lit;ne de démarcation entre les instruments dont le son se produit tel (jii'il e>l indique p;ir les
sifijnes musicaux et ceux dont le son sort au dessus ou au t/cssous de la note écrite. Il résultera de ce classcmenl les deux
catégories suixantes. ' . ' . . -.
INSTRUMENTS NON TRANSPOSITEURS .
iwsi L\; SON soiii iv.L yi'iL i;m tenu .
INSTRUMENTSTRANSPOSITEURS .
noM Li; s(iN i;m diiiit, im tiK lamui: hiuif.
Le Violon
L'allo . _;
La Molf «ramolli'
Le \ loloiirrllc
La Fliile ordinaire
Le nanlhois
Tja Clai inelle en iil ..:
Le Basson
Le Basson Unsse
T,e (]or cti ut nitfu
\iv (^oinel à Visions e« ut
La TVompede <n ut
Le Trombone Allô ^^
Le 'JVdmiKiiie Tenoi- '
Le Troinhone Masse '
L'opliicleide e// ut
Le Bomhardon
r.e J»ass-Tul)a.
La Lîarpe.
Le Liaiio.
Ti' Orgiie.
I .es Voix
Les lunliiles ^
i .es (^loelies
Les C\ml)ales anli(|iies
Les Jeux (le Timlires
1 <• Glo<'keiis|)iel
L' Harmonica a Clavier
i nn.-iiicl 1.11 lis r'rht siii' Iriii-; CI.N \
' irs)ifrli\rs i-I niiii jiiis loim"; indif '
( Irmimifiil sur 1,1 d.-f ,1c Snl . \
La Conlie-Basse.
Tontes les Fioles autres que la fiole ordinaire
Le Cor anglais.
loules les ClarineKes and-es (|ne la Clai inelle eu ut
1 Le lîasson (|uinle.
( Le (^onlre-Rasson.
Ions les Cors autres <^(ue le Coi' eu utnir/u
Tuis lesCornels a Lisions auli es (]ue leCoincI i-u ut
loules lesTrompelles autres (|uela Li()in|)(lle '■" "/.
Les: Cornets simples .
Ijes Tromhones allos à Pisloiis.
Tons les 0|»lii«|(id<sau(res f(ue IO|)liiel<'ide e// ut.
Le Serpent .
La Guitare .
, 1 (,111,111,1 i.lll,"- iriilMll l:irl.i,l.
Les 'JViiors elles liasses | soi,i,'nrs s,.iissMW;,iii;ii,,i,-,;,r<„
f l,,\, ■.,!,, l,'S^onMlr|:i,u,I. ,rlil.'.
Le elavier a barres d acier
,s !t'.l<'>
^
On \iill |).M- ir (,'ililr,Tii (jiir ^i (i.iis lr< insInmiriiN non lrnn>-|i()^il('iir'i jippclr-i r/> t /, lnrl l'iiti-iidi'c li'iir* sons IcU ([ti >>i\
ics ('crif, rciiv, riinmw le Viodiii, lo H.'iiillinis, I;i FITili' a- «|Mi ne poricnl (lolnl ilc ili'vi^ii.ilinii .le liin, >-iiiil al>->(ilirinfiil
«I.Tii- fi- iiirnir rav: II- «iiil ilcnr pmir le rompo'.ilriir «cnihlnblrs sur ce pnini aii\ iiivliiinionK r/; / /. Or In dciKinu-
ii.Tliciii iIp qii('l(|ii('s in^li-nincnl- à >rnl, lin-i'c ■^nr l.i i-('sonnanr(> naliir(>llr <lr li'iir fiilir a anirni' If"; plus •^in^ulin. s cl lis
pins ah>-iinlfs consi'fjiKTirrv; rllc a fnil dr i'arl dVrrirr \cs iiislninirnl* li-aii«p()>;il(Mii-- une làclio foi-( coniplMiiirp, cl riMidii
parfailmimt illiii.'i(|Mf le \nrabiilaire niii<;iral. CVs( donc ici Ir lieu de rc\rnir <;iir rel iisaijp e\ do reniellre do I oi-diT là
fin luiM»; ni lrou\ons «.i pfu. . . •• . ^
Lps p\pVn(an« di«rnl (pirl(pipf<ii<î: pn parlani <Jii Tninilionr l('n<>r: le TroinlidiiP en Si '', po parlant du Trcimlnnip aldi: Ip
Trnnilionp en VI i, c\ plus sonvenl pnrorp, pn parlani dp la Plùlp oi-dinairp: la FImIp tn lîr.
Ces d('>;i2;nalinn< sont jnslps en rp sens (pip lp' Inbp de cps deux li-onitump'. a\fc la coiill'-sp fprnipp, fail l'nirndio en rf-
fcl pour Tnn, Ips n(i|ps dp l'arrord dp Si 7, pour laiilrp, ppIIps de l'arrnrd dp tfi ', la riùle ordinalrp nwv ^vs Iniiiv I)<im_
ch('- p| lfiii(("i '.P'i ricfx frrnipp«,d<>n(np pg:a|pnipnf la nnlp Ri'. !Mais roninie les exénilanl'^, n <nil anoiin t'i;ard à celle rp<on_
nancp du liibp, comniP ils prodiiispnl rppllenipnl Ips noips écriles, comme l7V d un Irombone ténor est nn /'/ <l ikui un
Si ^, comniP cpliii dn Irombone alto est encore \\n It el non nn 3/i ), comme cpini de la Pluie est ('i;al<'menl nn 11
et non un /{i\ il s'enMill eMdemmenl qnp cps insirumpnis ne sont pas, on ne sont pins dans la ca|p;îorie <les mslrn _
menls ti\inspi)sitriirs, lydU ap|iartiennpnl en conséipience à celle des non /r,n>\//i>si/ciir\-, et (pi ils sont censés en //,
comme les Hautbois, comme les Clarinelles, les Cors, Cornets p| Trompettes en l /, el «pi'il ne faut leur applicju-r aiicii-
ne désionalion de ton, on leur donnpr cpIIp d'fV. Ceci e'tabli, on concpM-a de (pielle importance il e'iail de ne pas ap_
peler la flûte ordinaire, flùle en //c; les anires finies, plus aijjues <|up eellp ci, a\aiil e'té desii^nées d après la dilTé _
rencp existant piiIip leur diapason el celui de la finie ordinaire, on en est >enii,aii lieu de dire simpleiupiil: Finie lipr_
cr, Flùle neiixième, ce ipii au moins nVnl point mis de confusion dans les termes, à appefpr ces inslruincnls, FInIp pu ^7,
FlùlP en ///■ ^, Kl \o\e/. ou cela conduit! dans une partition, la petite Clarinette en 7// !), dont lYV fait bien reelleuienl
!//■ *>, peut exe'ciiter la même partie tprune flûte tierce que \ous appelez, en Fr?, el ces deux instruments, portant des
noms de Ions di>ers, sont cependant à l'unisson. La dénomination de l'un ou de I autre irest-elle pas fausse? el n'est-il
i pas absurde d'adopter uniquement pm/r As f'Iîîlcs un mode d'apellalion et de désignation de tons, différents de celui en
nsaj^e pour (mis //s ,nilrvs inslranirn/s ?
Oi' là le priniMpe (pie je propose et qui renil impossible tonte fausse inlerprelalion: IjC ton d Ft est le point de com-
paraison (pi'on doit prendre pour spécifier les tons des inslrumenls Iranspositeurs. La résonnance naturelle <\\[ liibe des ins_
ti'-uinents à >enl non Iranspositeurs ne peut jamais t*lre prise en considéralion.
Tout inslriinienl non Iranspositeiir ou ne transposant qu'à l'oclaxe, dont par consi'fpipnt \li écril donne /V, psI con-
sidéré coninip étant en l I.
l'ar suite, sj nn instnimenl de la nièine espi-ee es| accordé au dessus on au dessous du dia|)ason de I inslriimenl Ivpe,
celte différence sera désignée d'a|ir('s le rapport qui existe entre elle et le Ion d A V. En conséquence leAiolon.l.i Klu _
te, le Hautbois, qui joiienl à l'unisson de la Clarinelle en //, de la Irompelle en 1 1 ., iUi cor en / /, sont in II el si Ion
emploie un \io|on, une f Iule, nn hautbois, accordés plus bani d'un Ion (pie les inslrumenls ordinaires de ce nom, ce \ 10 -
Ion, celle Flùle, .p Haut bois, joiianl alors à riinisson des Clarinelles en Hr et des Troinpelles en lîr. st,nl m lir
\s\\\\ je i-onriiis qu'il faut, pour les finies, almlir rancieune iii.iiiière de les désii;iier, ne |ilus appeler Finie en AT/
la Finie llercp, mais bien flùle en /// ">. pnls(|ne sou // (ail /// >>, ni finies pu Vi V les finies ueiM ièiiie el seconije
minenri- mais |m, n grande ou pelile finie en Hr >, puisque leur II fait Hi- >iel ainsi de suile |,(nir les anires Ions.
S. !(!l(i.'
4
X
.>i*-*
INSTRUMENTS A ANCHE.
Il r.iiil <li^liii;;iirr l.i r.miillc <l's insliiiincnls a iinclic ilmihic <lc (elle <|r, iii.,lr(iiniiils ,i iiulir sim|.|i' . T,
nr.iMiric se coinitosc (le ciiKi miiiliics : Lr h.iiilhois , lo Cor ari^iiis, le |{a>Miii, \<- li.i^Min i|uiiilc il li- cciiili «■ - l!a>MiM
LE HAUTBOIS
Il a pmir ('(riidiic deux ortavos ot niio sixlt'.On IVrn'l sur la ciel' de soi .
I.rs (jeux (Iciiiièri's noirs aipiics (|c)l\(ii( i-lrc emplovéï's a^er hcam iiii|i «le rrscivr^ le la Mirtoiil u'csl pas sans
(lanri r, c|ii nid il se invsciilo lirii><nii'nunl . «Jucl<|iiis liaiilliols pn^M'ili ni le Si ) rr.nf //y — I _J mais cilli' nul.' n'.'-
laiil ji.is ^l'nrraji'nK'nl a<i|nist' à l'inslinnunl , il \inl niicnv lôilcr. L<' s^^l<lll<■ de l!o.-luii lira di^parailrr ^•^ dilliriilli's
dr diii;;li' ([m'oITit pneorr lo liaulbois dans iVtat ou il est aujourd'hui, el iju on renconire aux passaj^i^ ripidis di//'/^.
lin ini'ilinin à l/i noie siMieiieure ,
î^^^^
-V I» g:
— f — j- et du Sol t au Fa ft
les Iriljes foi nirs de ces divers inlervalles el de <|ueli|u^ .lulres enrore sont donc iin|)ossil)les ou lorl diniciles el
don iniu\ai^ ellel, comme on va le M>ir |)ir le laMean siii\anl .
/;■ Ir I'' tr Ir
t ^ ■ -^
gg. -.tt^-î}t rg z^ z^f i^f if i|
S.^ 9111')
I .^ ImiiIIi lis siint, romme tmis les aiilfi-s iii>lnrnt.'iiU, l>e;iii<'"ii|i plus ;i Ictii .i\-i- <l iiis les Inits juii (li.ii-(
.lir/r. ..Il .!<• l.riunU II ,v l.nt^ rii'-Tf les r.iiic .linil-'r lii.is ,!(■ c- .rll.' .'l. Il, hu-
rles soiiN (lui l'cxccdciil ,111 -r.iM' ri ?i r.ii^ii cl, ml ri,is(|ii(s ou iTcli'v,<liirs ou <ri,iiils,cl loiis «I iiiir .iv~i/ iii.ni-
\M- ijuilili' . I.cs Ir.iils i\i|)i(lcs, rliroiu.ili(|iii's ou di iloiiic|iii-s |i(ii\ciil s''iac(iiIci' ,i«-.r/ Iik u sur Ir l>,ll|ilH1l^, iiin- ils
Ile- iiiodiiixiil infini clTit ilis-r^iri(Mi\ «'I |)i«>si|uc ridiruli-; les ,ir|M;.('s vont il.in» Ir miinr <ms
I. oiiiioi liiiiilc i\f |>.iriili('s surrcssioiis ne itriil ilic (|ii exressiMiuciil rire nous .ixoiioiis mi-uic ne I .imhi p.is iii-
roic n-iicoiilrcr . Ce (juc Iciiloiil en ce relire les vii liiovcs, d.iiis leurs l'uiLiisies ou ,iirs \.iriis, est |(eu |)i-o|.n- .1 proti-
\ir II- eoiiliMire . I.,> |i,uill)ois ol ;iv.iiil loul un iiistfinw-tlf niflrii/nfiir • \\ ,\ un e.ii.i<lere ,i-resle^|deiii di- leiiilrc^se , je
dir.ll IllilUe de lllllldlle
Ou I e( ril eeiondinl louiours, <l,ms les liilli s,iiis (eiiir eouiple de I e\|iression de sou liiiiliie^ |,,iree ijii il se |ierd
,ilors d.iiis reiwemlile ri (jue 1,1 s|>eri.ilile de iclle evpressioii nr peiil (jIus èlre (fislinpiee II eu esl <le iiieuie, disons le loul
de siiile, (le 1,1 |ilii|i,irl des .mires iiisIruMieills ,1 \enl . fl ne dm'l \ ,i\oir d i\( ipl ioii (|ne pour ceux doni Li smiori-
le e»l e\ee>~i\e ou |e liiul)re Irop reiu,ir(|U;ilde |).ir sou orij;in,dile . il est reellemeill iiuiiossilile, s.iiis liuiler .iu\ pieds
l''.u 1 el le l)on sens, iremplover reu\ Li eoiuiiie de simples iiistriimeiils d li,n lumu'e . T( Is snni les Ircnnboiies, le^ o|dii( le-
Vdes, le, eoliIre-h.Ksoll-,, el , d;iUs ilciiieoup de cis.les IroMipelles el les rorUels. [^,1 cindeiir. I,i rlMee U,ii\e, l.i douce
joie^ OU l.i (lollleili- d'uu elle iMiMo, eouvieilUenl ,U1\ iireenls du li.iulhois : Il les expiiiue .1 UierM'llle (luis le e.illl.ihile.
In eei l.iiii lierre d ,i;;il.iliou lui esl eneiu'e .ircessihle, ni, lis il Tiul se r,ir(lei' de le pousseï' pisijii iiiix 1 ris de II
p i--iou, |Us(ju'',i I elsn r.ipi'le de 1,1 e(d('M-e,de l,i inen,iee ou de I lieroi^uu- r.ii' s;i pelile \oix ,iirre -douée dcNienl ,dors impuis-
sinle cl (riiii ^roIcMpic p,ii i.iil . Oucl(|ucs ^r.inds urulres, IMo/.irt eiilrc , mires, ii'.ml p.is e\ilc ce del.iul . On I roiive d.iils
leiii, puliliiius de, p,is,,i_res donI Piiileiil ioii p,issiiiMiiee cl I .ic<>enl m,irli,il eonlr,isleul elr,iuicuieii( ,i\ec le sou des li.iiil -
l)oi, (pii le, exeeilleiil; il d,' V.\ re,iillenl, Uoll ,i-uleiuelll des eriels ni.m(|Ues ^ iniis des disp.ir.ilcs cllO(|U,Ulles elllre l,i
s(('ne il rorciicli-c, cuire l.i inclodie <■( riuslruinenl.ilioii . T.e tlieme de ui.irclic le plus Iimiic, le plus lnMii,|e|du, uoMe,
perd ,,i nol)le,,e, ,,, |V,iUi l:ise cl s;i l)e,iule^si les It.iillhoi, le Ion! clllendre, il en pelll coilserM'r encore \m peu si ou le
donne iiix riiile,, il n.n perdi'.i pi-esijue pis ,'i l'aire' expose p,ir lis c l.iriiiclles . I),ms le chs ou , pour donner |ilus de
col p, ,\ lliirmonie «1 plus de Force .111 croupi' d iii,lrumcnls ,^i veiil mis en ,icliiiu, 011 ,iiiiMi( .ihsoliuuciil licoiii des
Il luMiois iLins \\n inorceiii de |,i ndiire de ceux (pie je » iens de désigner, ,111 moins laiidrHil il les écrire ,ilois de
m.inleri- ,^ ce (pic leur I iinliri', ,iiilip,il|iifnie .i\ec un p,ireil st(|e,rul ronipleleincnl coiucrl p. ir celui des ,iiilres in,li uiiu iils
el se liiiidil (l.iiis 1,1 m,isse de m.iniere ,1 lie pouMur plus y (^'Ire reniari|ue. Les soiis graves du li.iiilhoi,, di,:;r n e ii\ lors
<[u''ils ,oiil ,"i decouM'il ^ peuveni coinciiii d;ins cerl.iiiics liirinoiiies (li-;iii^cs cl himentiiblcs .^ unis <iii\ noies pr,nes
d.-, (I.irinellcs, cl .111 Rp^Mi .,Fn v\ Soi !> is des riiiles et des cors .inrl.iis .
(.link el lieelhoMii onl mervcillcuseuieiil compris Pcuiploi de cel iiislrumeiil prei iciix m'csI ,1 lui (ju^il, doixcril I un
il l'iiilre les eiiiolions profondes prodililes p;ir plllsieui, de leurs plus Ixdies |i,i^cs..Ie n'.ii liesoin de ciler.poiir (.llicl, ,
'pie |.' ,(do de liiiilliois de l'.iii d ""A iMiiieninoii diifs I jth l'iji'it l'p en /7«//i/<":.i [•cm eiil i', ordonner «pi un percuCe, pliinles
i\y\\v \oi\ lunni-enle, ces snppli<- liions Iucess;iiilis ef loujours plus vi\es,pouv,iicnl_elles cnincnir ,1 ,meiiu ;iiilre iiislrumeiil ,111-
tiiil'ji^ii 11 Ml lioi,'^... 1.' Il fiiiieiNe rlloniiiellc de l'or A'' li>liHiPtiiP en Zi7M;vVA>:„(> millieiirciise Jpliiriiiie.' „ FI ce cri enl.inlin
de I oi-ilicsiie, , lors(|ir Mee-|c s, ii,ie, .111 milieu de I eiilliou»i«smc de son lieroiipie dcvmicmenl, par le soireiur soiidiin de ses
Jeu Ile, ril- liilr-i 1 oiiipl 1)111 sipiei iieii I 1,1 pliivise (lii llièuie; ., r.li pourrai je vivre sans loi?,, l'on r répondre .1 ce loucliinl ,ippei in-li iiliien
l.il par I 1 deeliiranie excl.mialiond') mes enfanls! „ El' l.i dissonn.mce de seconde mineure placée dans lair d''Armi(le^srMis le \ers >. Sau-
ve/ 1 de I amour..,, IViul cel.i e,l suldiine., non sciileinciil par 1 1 |(ensec draiii.'iriqiie, p.nr 1,1 prolondeiir de I expression, pu- la ^rin -
deiir el 11 liiMiile de 1,1 mcloilli-, niai, aus,i pal r'in,lriimenl,ilion el p.u- le 1 ||,iiv .idinii ilile ipie l'iiileiir ,1 liul des liiiilli.ii, pii'-
,s '.i'.k;. s
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nu 1,1 iiiMi
.iiiltrs ln^lnlml■lll> ^iiimiUi^.imIs ou inli.ihiiis ,i pruduirt- (J<'.s iiiiuic-siipiis iMPrilIcs.
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tlii vrii.r/o (le 1,1 ^^lllj■llllllil• ,i\<'c cIkcmi-, (l'Iui (lu prciiiiiT mdrrr.m i\r l.i ^\ iii|>liiiinr in S/ lirmol ilr:-, m, M» il n''.i |).i-. nmins
1)11 M ri'w»*! en lr',11 I iiiilhinl il''< |ilir,i«r-i hi^lrs ou ilr^oliVs . On If \oil <l,m- \r miIo miiinii' ilr l.i ^.rdiiilc rr|iriM' ilii 1'. iiiiir_
ii-.Hi ili' l.i -ïin|iliiMur 1-11 A/7.il,iii« r.nul.inli- i'|iiHiili(|iir iln lin.ilr ili- l.i >.Mii|ilioiui' lu riii(|tlr , il muIhuI iliii- r.iir ilr riilrli.i, ou
1- liiii'^l.iii , Mi'iiir.inl ilr r.iiiu ., NI- cinil , il.iiis s,i (li'-lir^iiiio .i-uiili-, rnluuri- ili- -,i l.iiiillli- rii l.iniics , il iiirli' mv cri-, il '.iu.ui^m' ;ui\
_i Illl^MllUllls Cllll 1 > llll|l<'» ilii li.uillioi>.
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LE COR AAGLAIS.
(il in-li iMiH'iil c^l |iniir ,1111-1 iliir r.illii (lu li.mlliDi-, iloiil il |)(is-.r(lr |)rrs(|ur linilc
cnmiiii' un li,\iill"ii> <'ii 1.1 rr.n»', l'I <'iiiisr(|ii<'mnifiil un»' <|iiiiil(' .m ilrssiis du son rt-'cl
■niliic; on I cci il Mir
■Irf
Sa (.aiiiiiic
i'roiliiil pour raiidileur cnlleci:
\\rr les iMlHr\allrs Clirijniiitii|ii
Si roî'ohfslrc |ou(' en tV le ror ,iiij.l,iis diul donc l'iic ('iiil en Sol s il |'oiic l'ii Jie li- cor .mrlais mtm l'i i il v\\/.ur\r.
Ce <|ue nous miious dr due |ioiiil('.s di I liciillcs du doirir du h.iiilltois d.iii^ crrl.uncs iciu'oiill'fs de iiolc* diî/ri's ou
hemolisres, <•>( applir^ililo au cor aiirliii». |)our lui les succosions rapiilis soiil d'un |)lu> nuunais «'ITt'l encore; ^<in liiiilire
: nioills perçant, plus \oili' cl jiliis riaxe <|ue celui du iiaulliois, ne se prèle p.is eomnie lui a la ^ailc des lelraiiiN rusliiuies.
.11 ne pourrai) non plus faire entendre des plaintes dechiianles :, les accents de la douleur \i>e lui sont a ptii près inler<lils.
('""est une \oi\ nielaneoli<|ue, rêveuse, assez nolile, dont la sonorité a <piel(|ue chose d''eliace,ilc Loininin.,i\u\ la iiiid su-
périeure a toute autre, (piand il s'a^'it d''en\uu\oir en l'aisanl reii.iitre les iniares et les senliineiils du passe, (|iKind le coin _
posileur \cut l'aire viltrer la corde secrète des tendres souvenirs. IM' ilalevy a employé avec un hoiiheiir cxlivnic diii\ cors
anglais dans la ritournelle de Pair d'Ele'azar, au 4 . acte de la .Fuive . '
N?27.
/. i .iri\K. (iiAihw)
roiis an(;t.ais
COlt-s Jn F\ .
I" BASSON
llMllM,i:S ,n EA
MdioNcii.i rs
s. Wl'
a'i
4.
Dans l'Adagio d iinc de mes Sviiiplionies, le Cm- anglais, après avoir re|ie(e à l'oi U»e Kasse les plirases <l'uii IkuiI-
hois. roiniiie li'iait tlan> im (lial'ii;iie pasloial la voix d'un adolescent re|iondanl a it-lle (Tune jeune l'ilie r'u redil les
IVafîmenIs là la lin du 'iiKirieau i avec un sourd aci i>iii|ia^'nenieti( de (|uatie timliales, [lendanl le silence de tiiul le res.
fe de l'oii lieslie. LcN >cnlinu-nt> d'ai)>cen( e, d'ouhli, tl''i>()lcinenl doulnuieiix i|ui naissent dans laine de certains audi-
leiiis à ri'ïOialinn de celte nielodli- aliandonnée^ n'auraient |ias le (luarl de leur {'(ji^e si elle était cliantee par un au
lie instrnuieiil (jue le cor An;;Iais,
V ' ■ iN" i?(S . . SYMI'HOyn t'A\l\srinlh
''^ Siiiif (lu.r ihtmi^'s .
, :■;■ •• Adagio . -, . _ ■' (111:111, 1(1/ 1
c:i)K .\M.HI,X r/L-
l"" timb.ile _.|.
Eu M 1> Ka li,Mil r. Tiroliiilirr UaBUel. .IV,,„uRt. [{^.7;
,0. Tillib,.hHrs. !2'.' Timb..li«r Ljfiuel. .re(,i.[JKi
ST" TilI>l,„lHS
Km I.ii 1) Ir ••■ Timb.ilier b.iRuK.irépoui;i?. tngr^
'i Timb,.l!rrN. 4^ Ti,i,b..lin b..BiiHl ,IV(...UB.
... ^
I,,. iiii'l.ui^r .1rs snn- LTfinrs ,lii Cm' Aii^l.iis a\c<- les noirs |),issrs (les, Cl.iritirf/cs <■! (les «Jois., |)ciulalll un (ir-
_;-ni<il(. (I(t (.'(ililic- Ji.isscs, (luinif uiir soiiorilr s|i<'ii:ili' Jiiliiiil ijii' niiiiMilc. j,i..|iif ^i Cdli/in ilr >.s nllils ij],ii,i-
(■;inTs les iilrVs ni Ils i, ;i|.'s i.ii (liiin iiiciil la craiiilc, l''anxit''l(' . Cet «•lïrl ne lui cdMiiu ni df Mi.z.iil., ni <lc Wrlicr ni dr
hiilliiiM'n . On en limnc un inaj^niliiiue cxciniilr dans le Duo du 4'-' Arlf des H( (.LKAOTs, et jr ck/is (|(ii' M Mc_)(i'-
liccr csl If prciriiiT ([iii l'ail l'ail rnlindif aU llicalrc .
Anilauli
^'? 2D.
ij:s Hier h:. sors.
(Mi:i i,niii:i-H.;
cou ANfil.AIS
(.i.MiiM/iir.s
Mdl.oNCI 1,1 i:.s
V-
Dans les coiiiiKisiliuns (Iciiit la tuulfur générale doit èlie einpivinle de mélancolie, I iisajji' rie(|iM'iil du Cm- An-
'^\i\ls caclit' dans le eenli'e de la masse instrumentale., convient [larl'ailenienl . On peut alors n''eirnr (|irniie |iailie
de Haiitluiis el rein|da<er la seconde par celle du Cor Anglais. Gluck a emploie' cet inslruiiienl dans ses opeias Ita-
liens 'Il i.ionco., et OiiMO., mais sans intention saillante et sans en tirer grand parti,; il ne leiiivit jamais dans ses
paiiitidiis Françaises. Ni Mozart^ ni Bietlioven., ni Weber ne s'en sont servis^ je n'en i nnnais pas la raismi .
^\*i'
LrE BA8S0A.
K^l 1.1 li.i«-r' (lu h.uilliiils; il ,( |>lu< (le lidiv (i(Li\c^ (ri'liiidiu- ; on l'iviil .\m»i, ^iii- (ltii\ » lil'.
mais il (-1 |ilu> nue i)ni(l.iil (l<' ni' p.i- le Cuit /'('Icn.-i- ,ui dessus du iliiiiirr Si :> . Los cliis ddiit il csl .uiidurd'liiii |)(uii'_
\ll lui prrinilli'iil de r.iirc les di'U\ noirs iriucs V" | ' |[ ijiii lui <'l;iirnl .oïlrrlois inlrrdllfs. Son doi^h- isl |c
»* ST
niènio «HK' ciImi de l,i l'Ioli- . - .. ■. ^
• ■. - r
• fi > a l)faii((Ui|) de Trilles in)|H)ssil)les ali\ deux e\treniit('s de lii lielie du Basson.
I,„m..smI.I.-^
![ Djlficili- 7i'"'l'"^-''''' '^'^''l'"''- |rini|"Ksll,lc||I>illi.il
/r I //• 1 /,.
^J
(il inshiiinenl hiisse l)eaufou|) a desiier sous le i-a|)|)oil de |,i iusles>,,el rarner.i |)eiil-i-lie plus (|iie Imil ;iuli-i' des
iiishunienls à \enl,a èlre eonsliuil iTaprès le système de l'oi-hm .
Le liasson esl a l'oiclieslie d'une j;rande nlilile' dans une roul<' d'oeeasions . N.i smioiile n'esl |i,is Ires Imle.el -mi lini-
lire., alisoliimenl de|)niir\u d'eclal el de nol(lesse,a uni' piopension au ^i-oles(|iie., dmil il laut loujouis lenir eoniple iiiiind on le
niel en e\ idenee . Ses notes rra\rs donnent (rexrellenles l)asses an ^'lonpe eiilier <les insliumenls à \eiil de liois.Oii i. i il or _
«linairenienl les jiassons a deux pai-ties; mais les grands orrhesires elanl (onioms pourvus de (|ualie li issmis. nu peiil alors (■_
crire sans meoini'nienl a ipiaire parlies réelles , el, niieii\ ("iieore , a trois; hi p.nlie i:ra\e «'lanl redmiMee à I'ih hi\e iiilirieii^-
re, |)our donner plus de l'orée a la liasse. Le earaelere de leurs noies liantes a ipieKpie eliose de pe'iiilile, de souHiaiil, p
dirai même de miseraldi- , (pi'oii peut placer ipielipielois soil d.iiis une mélodie lenle., soil d.m- un ile--iii d''aeeom|i,i- neiiieiif.
a\ee le plii^ siiiprenanl el Tel . Ainsi les pelils - loussenieiils elian;;es (pfeii enlend dans le selo r/n de l.i s>iiip|ioiiie en ( r
iiiinem de lîeilliinen , MIS |,i j'in du decieseemlo ., sont |)roduils iiniipiemenl parle son un peu loi er' du l.\ lieiind el du
sol. Il, mis des
>ns a I unisson
> !i'.m;
129
^" .10.
Air: J. '.m;.
S\.VI'II()ME 11 MiyU H.
( i:i l.l \U)\ l'N )
relis ,■„ Ml \}
''*■ <.é ""'
Quand 31'.' ^Feverheer, dans sa résurrection des Nones,,) m)ii1ii trouver une sonoiile pale, iVoidi-, ^H<l;uel■eu^e, ^e^l,il(l conlrji
rc, des notes ilasques du médium (ju'il l'a obtenue.
v: 31. ■ , .■ , ■
Aiiiiante.
li\SM)N.S SOLI
mm^m^p^
I.e> lirfiU r,i|)i(l<s 111 noies iii'es (leuvenl être em|)l<i\e> avec; surres, ils sortent l)ien «jii.ind \\- w soiil ecrils i|iie iLms les
Ions l,n(irls lie j'insh inneiil,(e|s(|iic H^,Sol, Ll,Fa,Si^i>, Mi 'j, La, et leurs rcLilils mineur ^. l.es Ir.iils sni\,inls |iroilui
scnl un e\(elliiil ellcl drfus i,i sc eue des Baii'neuses *\\ '1''. arle des I lu-ueii.iN .
S. !•'/»;
Aiiilanti
\ll - C)
Li-:s Hicrtwois.
(iMi.ii',iii!i:i:it )
<:i.\ii m SI t»
U colis Kl, 'Ml b
I Ctlli l-.M SI? (lus
IIMilAl.r.S
Ml i> SI 1?
JKl NKS I IJ.l.Ks,
\ioi.(A(,i;i,i.i.
<:. n ^
And.inlp.
8. il'.IC.
:d *-
t lôï
^'■
LE BASSOI\ atlATE.
Diniimidr (lu |irt'ro(lcn( cl ilonl le di.tp.ison est d une quinle plus eli'\cc. jiosM'tle à peu jirès I,» mrmc ('lendiie vl s ic ril (ojiiiik'
lui Mil- <l(ii\ ( l(s.,mMis in (r,iii>|t()SHn( .
(A>,r l,.s l„l,iv^,ll,.s nm.mal,.|u..)
Ce qui prddiiil en sons réels l:i Ranime suivante. W^
Avec les Inl.iv:,llc-s Clilcin,.,li,|U(s .
Le B:>sson quinte est pour le Basson a laiguce que le Cor anihtis est pour le Haulhois au grave. Le Cor ansl.ii.-. doit è-
tre e< rit à ia-qtrinte au dessus du son re'el et le Basson-quinte à l.i (juinle au dessou^^ le lj,i.-.--(iii-qiiinte jouera donc en Fa
• piand les Bassons jouent <'n Lt, en Sol (piand ils sont en Re etc. Cet iiisti'uiuriil n'existe pas dans la plupart des or-
<'llcslres,ou le Cor anglais le remplace avantageusement pour ses deux octaves supérieures. Sojï timbre à moins de sensi-
bilité, mais plus de force que celui du Cor anglais, et serait d\ni el'lef excellent dans la niusicpie niilitaire.il est très fâ-
cheux et 1res nuisible aux orchesti'es d'instruments ,i \ent,donl les ma^^<■s de Bassons grands cl jx'lils adouciraient l'api'c
sonorité, ([uOn toit arrive a le,-~ en exclure presque entièrement.
LE COATUE BASSOiA.
: ■ ,, • . . , »/ • -, i ■ ',
Il est au Basson comme la contre-Basse est au Violoncelle. CVst-à-dire (|uc le son en est plus grave dune octave (|ue
la note écrite. On ne lui donne guère que cette étendue:
s (:i„..n,.,lH|,„.s.)
Ce qui produit en sons réels
Le^ deux premières notes de c» tic gamine sortent dill iciNincnt et sont très [)eu appréciabh^ en i-aison de leur exticini' gi-.niu'.
H c>l iiuitile dajouler <pie «cl inslrumenl.jd'uni' lourdeur extrènie,ne convient (^l'aux grands elTcls d harmonie et ,iu\ l!as>e.-, d'un
iiioiivcincnl modère. Becllioven l'a (inpioyédans le linal de s,< syin[ihonie <'n Ut min fur cl dans celui de sa svmjilioinc avec ( linciris. Il
<-l Ires prciicuv pour le-- giand^ (ii'clicstres dinslrumcntt à \ciU.-, (icu d^ai'tistcs se décident à en jouer ccpcnd.ml .On essaye <|Mcl(|iicf(ii-,
de lerenipia<'er [)ar rOpiiicl('ïdc.,di>iil le son iV'a pas lamcme gravité,puis(|iril est à i'iini>>()n du IJ.issoii «irdin.iii'c cl non à T'ocLuc Basse,
il doni le timbre d'ailleurs, n'a am un rapport de e.iractère avec celui du (udili-e-Basson. .!e crois d(jnc qiic,d.in> le plus ^rand noni-
liiT de ca>,il \,uil mieux se pas-cr de cet in^lrumciit ipic di- le remplacer ainsi.
LES CLARINETTES.
Li'? in^tniiiunts .i aucJie si/nple ti'l.> ([lie k'> Cl.iriiuttcs et [v Ciir ilo l),i?.s('[,, ( on?IUiniil une Lmiillc dont l.i |i.iriiil(' .(M'i- cil-
le ilu ll.iiilboi? n\'ït j>.is .uissi rapprochée (jiron pourriiit le croire. Ce (jui l'en distingue surUuil (■■(•>l l,i n.itiirc du mmi . L^■^ (J.ni-
nilte.-..,en (•nVt,()iit dans le médium inie voix plus limpide, plus pleine,pliis pure (|ue eelle des in^lnlm(•ut^ à tinrhi' douhli'
dont le son n^'st janiai.- e\en)|il il une ecrt.iine aigreur ou .iprele,plus ou moins (ii»inuilees par le (aient ile^ eveeulaiils . L<'s
M>ns aijius de la dernière o(la\e.a partir de l Lt ,iu dessus des portées, participent seuls un peu de lai:;reui- d<> son> loil^ do
Hautbois, pendant (|ue le caractère des sons les plus graves se rapproclu",par la rudesse des vibrations, de celui tic k ilaiins
n(itcs du IJ.isson . ...
i.a (.lai incite >'ecrit sur la de <le Sol, son étendue est de ti'ois octa\es <| demie,et plu.--:
-t -*■ ^ (Ax.i- ks l,a.-.%..llc
(:l„o„Malr,„.-s.)
Diiii.ii.-s i,;.s .1.1
On coniple (jualre registres sur la (.iaiinrUc; le piM\e,lc <lialunie.iu, le médium, et l'aigu.
Le pienuer comprend celle pirlie de leclielb
Le tidisicme occupe les degrés suivants:
^-/ j j I -p4;TtT^:^.t| LedcuMcme cellc-.i: ^i^^^^î^?^
*- Jt
F.t le (jualricnie se trouve dans le reste de la ^annue juscpPau contre- lli':
t- tl
f f f f F f g
i
Ln nombre considérable dVncliaincmcnts diatoni(|Ucs,darpèges et de trilles étaient impraticaiilcs .lulcclin- ({ui ne le soiil
[dus ,iu )oui-d luii,grfice aux ingénieux mécanisme de des ajoutt's à l'instrument et ijui di\ icndcont nieiiie i.icijrs (juuid le sv-lèinc de S.i
auiM ci(' adopte par tous les facteurs. Il est prudent toutefois,ces perrectionncmcnts n'vtant pas encore généralement re|>,indiis,de ne |ia
cci-ii-e des passages tels <|iie les suivants: a moins (jue le mouvement ne soit très lent .
Tî^*
^'"':--.ï ï^*,ïV
H
C"
«f
•**
«I
T.<* iioiiilirc des Trilles majeurs et niiiieiirs praticables sur la Clarinetle est ciiiisiderable; ceux qu'on ne peiil
faire avec surelo sont désignes dans la gamme ci jointe:
■i* Lcr- Idii- r,i\(iri!< «!»■ 1.1 Cl.iiiiH'Uo sont les tons d'Vt., JFa^Sol |>riiu'i|).ili'HU'nt,i'Hsui((> ceux do Si ?. 3Ii |>, Xrt l>, Jii' :.
ni.i|<iir>- et leurs rcLilifs luinciirs. Comme on possède des Cl,irinettes en dilTerents tons on peut toujours e'\iler en le> ei)i|iloy,iiil
■"> inoïKi-de r.iire jouer 1 e\e( iil.iiil il ms les ton, dites elur^ee;. de diè/.es et de l»emols.,eoii\nie Ln fl, Mï C.. Si t. lie ). Svl V
^ m, i|eui\- et leurs reLitifs mineurs .
Il y en a «juatre d un usa^e :;erier.d iiu|our(i'luii :
L.i pelile Clarinette en 3Ii \> à la(|uelk- il eonvienl <le ne donner
(jue felendue de trois oetii\es et deux notes; ■ • K.XKJll'E ;
^m.^^=M
Ile est à 1.1 tierce mineure au dessus de l,i Clai'inelle en 1 1, et sVerit en trinsposaiil :Ainsi pour- (aire enlemiie le pas-
sade .-unani:
il faut écrire . (^W" rÇ* '^ '"'^*1^n^*''^*~^f^ 'l^
La Cldi'inilli' en Ut les Clnrlneltett en Si 0 et en La. Ces di'ux dernières ont une étendue ('i;ale à celle de la Cl.i
rinette i ii / / ktaiil lune d un Ion el lautre d'une lieicc mineure plus -ia\es i|ue < clle-ci, illes tloi\enl s'eciire en coum
«|uelH-e iMi Ion it MWf tierce mineure au dessus du. sou réel. ..-..'
S. 'J'.lC,
Ces t\\t\c»ui\\-.Hr)U.JffaUVais.,/'>ixsahlf ne .-'.ilililniiiciil poiiif iri à l,i (lilTicllhc' il (■\('(iili(iii de- |»lir.i;.cs iiiriiif (|m m'|-miiI
il rvcniplrs, iii.iis Miilriiifiil ;i rillc ilu lim (l;l|l!^ Icinicl cllc^ mimI t'rrilcs. En (jiiIj-c. il liiiil dire <|ui' Ici U>\\> ,i>m'Z tlill iiilo.i onmu' Ln k
111,1 jciir <■( jî/^ij m;i|iiir.iu' MiiU |i,is ,1 ôilcr :i|)s(iliiiiuii(. |((iiii- (les plirasos .siniplcs cl <l iiii iiiiiiivcmi'ii( Iciil.
On M»il <|iriÊiil('|)('n<l,ininiciil iln c.ir.u (cic p.irlii iilicr de leur liml)rc,ii(int nou><ill<)n> |).irlci-.;ccs tlilTcVenIcs Cl.iiitultcs mjmi Im I ii-
(ilcs |i(iin' Il l,i( ili(c tic I cxci iiliim . ( )ii doit le^rcllcr <|ir'il n'y en ait pas d'autres encore. P.irc\cni|)lc.Jcs tons de Si a, de /?<',(|ifi)n trou-
ve iMrcniin(.,[i<niii-,ucnl if.uis une liuile docc.isions oUrir de grandes ressources aux eom[U)siliiir>.
La |>elilc (Jarinede en J^n liaut,(|ii'on emidoyail beaucoup aiilrclois dans les nuisii|iies militaires, a elc à peu près abandon-
III (■ poiii' celle en Âft bcniol ipron trouve,a\ec raison, moins criarde et suffis-ante pour les tonalilcs employées orilinairenicnl d.iM>
les nuii'ccaux d'insdimicnls a \ciit. Les Clarinettes ont d autant moins de pureté, de douccui- et df disliiictioii i|iic leur Ion s''t'l(ii:;Mc
da\aiilaj;e, en dessus du ton de Si bémol, <|ni est iiin des plus beaux de cet instrument. J.a (Jarincllc en II csl plii> diiic ijik
celle en Si bémol, sa voix à beaucoup moins de eiiarme. La petite Clarinette en Mi bi'mol à des sons pci ciiils i|ir'il csl lies
aise de icndre ignobles^a p.irlir <lu La <iu-dessus des poi'tées. Aussi I a-l-mi cniplmcc, d.ms une svniplnniic iihhIi inr.poiii' pa-
r(idiei-,dc^iadci', cncanaillei- ((jii'on nie [lassc le mot ) une mélodie.; le seffs diam.iti(|ue de l'irinre cxineaiU celle ('liaiirc Iraiislor-
malioii. La petite (Clarinette en J^a a une tendance encore plus prononcée d.ms le même sen^. An jurcl à mcsiiic (pic r'iii-liimiciil
ilr\icnt plus i:ra\e,<iu conlr,iire,il pioduit des sons jilus voilés, plus niélaneoli(jUCs.
Kn^ener.il les exécutants ne doivent se servir ipie des instrumeuls indi(|U('s par rauleiir. <>li h un de ces instruments ,i\aiit
un caracicre ii.irticulier, il est au moins [irobable <|ue le com|iositciir a i lioi^i l'iin plutiU (|iie l'aiili-c,pai- pi-i'icreiicc pour (cl ou
tel timbre, et non par caprice. S'obstiner, comme le font certains virtuoses, à loiil ioiicr ( en traiisposaiil ) sur Li (Jariiiellc in
Si bémol, est doni^à de rares exceptions près, une infidi'lite d exécution. El cette iiil'idi'liti' (Ie\icii(liM bien plus iiianiresie cl
plus coupable s'il s'agit par exemple, de la Cl.irincltc en La. Il se peul,cn clTcl,(Hie |r coiiiposileiir ne l'ail écrili' (|lie |ioiir i-
\oir son iJ/i' grave, qui donne l Ut dic/.c.
( Clarinette
e\i:mi'L1-' ■
\f t.larinplle G n --p-_
( Kl, LA. TV ="^^=i ^"^^ '■«'''■ zÈE
Comment fera alors le joueur de Clarinette en >S'/ [) dont le Mi ^ravc ne donne (jiie le /ff
\ Cl.ivinelte
"""''■" î Kiis... 4 _ i Son i-eVI. I
w
Il transposera donc la note à j'ortave! el détruira ainsi l'effet voulu par l'auteur!... c'est intolérable.
ISdus a\ons dit (|ue la Clariiiclte avaiffjua(jY>rii>:;isnN-s- chacun de ces registres à aussi un timbre disliiicl: celui du rc;;islie ainii
a ijiicl(|iie elio-e de dceliirinl (prou ne doit ciupld^er (|ue d.ins les foi'lissimo de l'orelieslre ( (piebpies notes tr(''s li.iulcs peuvciil cc|ien.
dalll clresoiili iiiirs /'/V()/rM|u,,i.(! r.ill.i<|iic do -dil ,, l'ii' prépjié, (■oiuen.ililrniriil.) ou d.m- |c- Irair- lui-ili- d'un -njo In i!! ml , ceux ilii
nif(ïiii)/i cl du clialumiau (|ui convicnneiil aux mélodies.aux arpèiics el aux (rai/s;e( celui du avive, proprc.surloul dans li-s (mues. à <i^i\\,-i^f);„
ih-ini'lll liiriiiir,illts..A ce- iioil - icr, ni- dr iiKJ'- DUnioliil'' uolll \\» \n i iul J iii./i ' '' ' ; \ Il i\ ( n Iciii'. (Jllailil ou M-ut empli, y |- ilH,,,. |,,, nii
-ail 1,1 11 le les (ri- perc,inl- de- noies sur-,ii;:u('s,el si Ion redoute pour l'cxeeulanl l,i l)rus(|iie all,ii|iie de l,i noie d.uiiLi i'ru-c,il fuil ciilicr
1 elle eiilri'c de l,i ('liriiicllc -mis un .iccord fori de loule l.i in.issc de 1 orches(rc,(pii s'intciroiiip,iiil de- ipic le sou ,i eu b Icnip- de se
bien iio-er cl de -'riiiiii !■. I,i l,ii-sc .durs s,uis d.iii^er à di'coii\erl .
*♦•
\^
CLMil.NF.ri F.
Kn SI 7 . ty
ORCMKSTHF.
j:f //■■'■'"'-i- ff
Les occ;<^in^s de jilacer a proposées (eiiius siir-.ii^ui's sont assez, rai'es .
Le e.u.K-tère des sons du médium empreint d'une sorte de l'ierlé (|ni' tempère une nol)le letidees.-,e, les rend la\oial)les
à Texpression des sentiments et des ide'es les plus p(ieli<|nes. La IVivole ^aite,et même l,i joie naï\e,paraissenl seules jie lui
point (oD\enir. La Clarinette est peu propi-e à V/t/i/lle c'est un instrument Epi<pie eonnue les (]ors, h's 'JVonipelles,
et les Trombones. Sa \oi\ est celle de riiéro'ùjue amour^ et si les niasses d'insliumcnls d( eui\re,dans les grandes sym-
phonies milit,iiies,,é\cillen( lidc'e d'une troujie i:uerrièi-e e(jn\crle d'armures etim clanles, m.ii-eliant a l.i gloire ou a la
mort, les nombreux unissons de Clarinettes, entendus en même temps, semblent représenter les leinmcs .uniies, les amiintes a
Tiril rier,à la passion pr(donde, <pie le bruit des armes e\allc,(|iii ebanlent en comball.in(,«jiii eouroiineiil les vaincpieurs ou meu-
rent avec les vaincus. Je n'ai jamais pu entendre de loin une nuisi(|ue milit.iire sans être \i\(iuent emu pai- (c tindirc leminin
des Clarineltes,et préoccupé d''imaj;cs de celle nalnre,conime ,iprès la lecture des anticpics épopées. Ce beau soprano iuslrumcnlal,
si retentissant, si riche d accents p('n('lrants (|uand on l'emploi par m,isses,^iii:iie dans le soio en délicatesse, en nuances l'n^ilives,
en (dïectuosilés mv-lèiieiiscs ( <• <|u'il perd en l'oree et en puissants éclats. Rien de virginal, rien de pur comme le coloris donne ,i
i-crtaincs mi'iodies par le limbre d'une (Jlaiinclle jouc'e dans le médium par un virtuose lialiile.
<;'e-l (clui dclous le- in-l limicMls à\cnl,<|ui peut le mieux l'aire nailre,etd'lcr,diniinuei- cl perdre le son. J)ela l,i laculle pré-
cieuse de pi-odnire le loinlain. l'erho^ iVi ho de /Ve//o, le son crépusculaire. O'^''^ plus admir i!)le exein(de p<iurrai-jc ciler
de rappiicilKin de (|in l(|iier- uni- de if- nuaiiccs,<pie la pliiM-e rêveuse de Clarincltc,aceompaj:u('c dun hcniolo des ur-liimieiils a cor-
de-,dan- Ir- milieu di' l'Alb :;ro de l'ouNerlure du Fri'i^scliulzlW n est-ce pas la viei-<- is(déc,la blonde li.iiK l'cdu (ii.i--eHr, ijin le-
jcu\ au ( lel.uK le -a lendre pi.iinlc M\ bruit dis bol- pidloiids a_L^it<'s p.ir l'oranc ?. . . . <> Wcber !!!... .
S '.i^ir,
CI.Ul F.n SI 7.
ceins i-'.ii Ml [>
■rii()MIK>>F.S
vini.oNrFi.i.i'
^^'
4ii
m^
t
.!»• mv |)ci-mt-ttiMi <!c rifcr encore dans iiuiiiMelolojiueJelTet, sinon seinlihililevUi moins an.ilo^iie triin eli.ml di' (]l,irinelle, doiil
les l"iM::nienls inlerrontpu.- par des silenees.sonl également aeeonipa^lit's du Irentido dune partie des iii.>li-imienl> à ((.rde.-, |iiii(laiil
«jue lc~ (■imtre-l!,i--es |iiiicenl. de leiii|i> tu lem|iV une unie j;ra\e. produisant soUs I liar-nionie lute lourde pid>ali(in.( I <piiiiie llaipc liiil
enliiiiire dis déliri- tl .irpi ;;es à peine JMdi(|Ue>. M.n-- daii~ le eas,|Hiur donner au son df la (J itiiielle un aerenl au-si » ai; ne., au-- i loin-
tain i|ue po-sildr. j'ai l'ail en\elop|M'r linsleunient diui sa(Mle peau remplissant l'ollieede l,i sourdine. Ce (riste niuiinure el la sunorilt'
a demi illact i' de- ee -olo n pi ddui-.uil une mélodie <le|a (iitendue dans un aud'e moreeau.jOiU loujours \i\emenl inipiessioiuu' lisaudi-
leurs.(a lie (juiIh e de iiui-ii|Me lui nailre un ,ie( aldenienl lri_-le et pi'0\o<|Ue les l.irmes,eonune ne le poin-r.tieni laiee le> iee( iil> jophis
ddiiloui (■u\;,eela diiniii II- -pli I II aulanl <|Ue les li( luM.inles liaiinonii's de la Harpe Eolierme.
ÎS'?-34.
INK ( l.AHl.MVITI'.
l'ai LA «.on Snid,,,.. (1 )
Larghelto.
(.MKLO- U)i.!E) /./■; lIKTont .\ l..\ \IK.
(il. iu;iu.i«)/. )
Mdl.IM
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lîrclluivcnviv.inl (':;,ir<l .m r.ir.n lue n\('l.in((]|i<nic <•( noble «le l^i m('l(i(lic en La m.ijnir «le I iiiiinorUl AikLiiiIc de mi 7- .^v.i|>li((nii'-,
cl iKiur mieux iciidri' loiit ce (|iie relie phrase conlient en même temps île re^rels p;issionni's,n'a piis mi,in(|iie (!<■ I,i r(jnl ii i ni jnciliiini de
1,1 (.'l.irinetle. (ihiek,,p()iii' la riloiirnelle de l'.iir d'Alecste; te Ali! maigre moi mon faihle eoeur partage,)') avail (liilxii fl eriil une Finie, niai-
s'appereevanl sans (lente <|Me le limhrc «le eel instriimenl; était trop fiiil)le,et mantjuait de la noblesse neressaii'e à I e\posili(in diin llw iiie em
preinl dlme telle désolation et dune si triste grandeur, il le donna à la Clarinette. Ce sont encore les Cl.irinettes qui clianlenl en même (eni|)>
i|iie la voi\.,cet autre air d Aleesie à I accent si douloureusement résigné: « Ah! divinités implacaldes .))
l 11 elTet dune autre nalure ri'>iille de Irois notes lentes des Clarinettes en tierces dans fair d'Oedipe: «Votre cour de\int mon
,i/,ile. 1 CV>I après la conclusion iUx thème, Polvniee, avant de continuer son chant, se tourne vers la fille de "riieM'V.piiis .ijoiili'
en Li regardant : ((Je connus, fadorai la ch.ii-manle Eryphile.)) Ces deux Clarinettes en tierce, descendant doueemeiil jusciu' à
Pcnlrée de la voix, au moment ou les deux amants échangent un tendre regai'd,sont dunc' intention dramatique excellente,ct don-
nent un résultat musical exquis. Les deux voix instrumentales sont là un emblème damour et de pureté. On croit, a les entendre,
voir Kryphile haissci- pndiipiemenl les paupières C'est admirable! \ .
^ ' ■..,.:.."'. .^' ■ ■■ '--■ ■
Andanle. >,
CLAKINI l'Ii: 1? 6 , Il f" '^ ^
F.,. SI \> .
j'a _ (1(1
Bleltez deux Hautbois à la place des deux Clarinettes, et rclTct sera d('triiil.
(]e délicieux elTct dorchestre man(|uc cc|)endant dans la parlilion :;ravee du chef d'(x'ii\rc de Saccliiiii.;mais je l'ai trop souvent re-
mar(|ii(' a la représentation, pour ifèlre pas certain de ma memoii-e.
^i Sacchini,ni Gluck, ni aucun des grands niailres de celte époipu' ne tirèrent parti des notes graves de l'instrument. Je n'en de\ i-
ne pas la rai.son. Mozart parait cire le premier cpii les ait utilisées,pour des accompagnements d'un caractère sombre tels (pie celui du
Irio des mas<|iics,,dans Don /?<«». CVtait à Wcber «pril l'iail rt'scrM' de découvrir tout ce «pie le timbre de ces sons graves a d ellraj-
aiil (iiiaiid on s''en sert à soutenir des harmonies sinistres. Il vaut mieux en pareil cas,les écrire à t\n\\ parties «pie de nietii-e les Clariiiet-
l( s à riinisson ou à Toctave. Plus les notes harinoniipies sont alors nomhrcuses,plus leffel esl saillant. Si Ion avait trois Cl.irinctles à s,i
di^po-ilion pour I accord.- Lt dieze.Mi^ Si bemol^ par excmple,cette seplièmc diminuée bien motivée, bien amenée et iiistrunienle'c de
la sorle.iiiir.iil une pliysiononiie terrible (|u'On assombrirait encore en ajoutant un contre Sol graïP tlonnépar une Clarinelte-Ua.^ïC.
CLAHIKF.TTK
En Uï.
LA CLARINETTE ALTO.
.N l'-l iiulii' (|uiiiic (;l,irin<llc < i\ Fa hits <iù en Mi J bits, ^i l.i (niinlo ,iu clossciiis, j);ii- rdn^c'ciucnt.do Cl.iiinttlo in l'f
ou 111 Si ) (|(Mii illc- .1 Idiilc iVliiuliK'. On ' I •■(■i-it lUinc^tn triin^[io^.int., soil à 1.» (juintc, Isoit ■■"a l,i sixlc ni.inuit' .m (li>>ii--
tlii >(in it'el . IIXEMI'LE .
CI.UtlXF.TTE
AU.. Kn FA .
Kn M.ns r.Vls
^
CLARINKTIK —4-
.lu. Km mi ?. .^^
F.llel
En sons irVIs.
m
-\>a
(?(>! un Irr- bel in?trunuiil i\\\\\n rc^i'ctle tli' ne |i,i^ Irouvir' tl.in- tmi;- |i> iir'cli(',-li'<-> bien ((iiiiii-
LA CLARINETTE BASSE.
l'ius jiiMVc rncdi'c iiuc l.i |)rt'( «'«Itnti', est .\ loclave ba>sc lU' la Clarinc((i' on .Si" i>; il y en a une autre en l l i(|ieni
loelave ba?se de la Clarinelle en \t ) mais celle en isi l> es! beaueou(> plus r('|)an<lue. ConuiU' e''esl li)uj(iiirs le m
ti-unienl, eonstruil sur de plus grandes dimensions, ipie la Clarinette ordinaire, son étendue lesle a peu près la même,
ehe est un peu |)lus i'aible et plus couverte «jue celle des .lUtres Clarinettes. La (.'larinetle liasse ni.-l point dr~(ine<'
ment à renij)laier à T.iijiU les Cjai-inettes liaules., mais bien à continuer leur étendue au ^ra\e. Il i-esulle cejMudanf d
beaux ellets du redoublement à roet,i\e inlerieure des notes ai^iies de la Clarinette en Si !> pir une (>l.irinelte ba^s(
(lit comme les auti'cs Clarinettes, sur la cle de Sol.
I.ml
(l.inl \ .1
Sun
(^ide
e lr(
. I.ll.
CLARINETtE llA.VSt'
En S, b.
En Suiis lit. I,
Les notes les meilleure- sont les plusïraves, mais„«i ('iiard a la lenteur des vibrations., il ne faut pas les (aire se suc-
céder trop rapidcmenl. 31. Mejei-beci- à fait prononcei- à la Clarinetti.'-bassc \\n ('lociucnl monolojiue <\m\^ le trio du cin-
quième acte (les Huguenots.
. l^ij -^ ' LES HVCAV.yOTS.
(meiekhikk;
(:i.\RIM.'tlR liASSE
Kn SI 11.
S. '.llKi
47
bi liiii 1,1 m.iiiicic tliint il c?! ccril et Ic.tjilcitl »lc I (■\i'(iil,iril,, ccl insd-iimcnt pciil ciiipi'imlci- ,iu -pa\(> le tiinhrc ^,ul^.lrl' ilc;
n(il<'> l),i»('> (le 1,1 Clai'itu'tU' (irilinair(',ou l^icoi'iit o,ilm(',sii|cniirl cl ponlifical de certains re^ish-cs de l'Oiiiiic. Il c.s( tliiin
d^iiic IVci|ii(iilc cl iiellc applicalioi^ il donne d'ailleur.s .si on en emploie ([iialre ou cinq à i'uni.sson une sonorile' onctiuiibejexccl
lenle.,au\ li.is-cs des (iccliesircs d^inslrunienls ,'i vcnl. . ■ . -,
LE COR DE BASSET.
ISc ililh rer.iil de l,i Cl.irincllc Alto cm /a bas (|uc [).ir le |iclil |i,i\ill()M de < !ii\rc (jiii alioniic son exlrcnnlc iiilcricurc
M c||i< n'.iv.iil en oulre la laciillc' de dcxcridrc clii-orn,..li(jMenicnl iii>(|n\"i /Tt., à la lici'ce ,ai de-sons de l,i noie l,i pins iiiM
\c lie l.i CLirini'llc.
( iii; iiK lUSM ■l'.
'MiNS lilILS. H^-
M
■is
1 (•^ iidlo (itii CM (•(Iciil M I .11^:11 1(1 II- cliiuluf >(inl Iri'? (l.ui^oriu,-i',il n'\ ii j.iiii.ii.- diiilloui
,|uii-<iirim .1 ili> (!l.iiln(ll(> h.iiilc- >|iii le? (Imincnl ?,ins pciin' et ,i\cc Iticn plus «Ir pui-clc.
•.llsdll |ll.UI-llilc ilr lt'> (■in|iln\ -
Ccininic c eux i\r~ ('.l.iiiiii llo-l! i~m~. le- -(iii> ^r,i\c> du (^di- (le lîasx't sont Ifs plus beaux (•( los micuv «aiMchTiscs. Il liuii
i( in,iii|ut'i- M iili iiK ni (|Mc lous (eux <|ui (li-( <iiilcnl au di^dus du i>li v^llll
■ !>» 5 !* ^
III ■ ji( iixciil tlvv ('nus (|ik' lenlement cl en les détachant I un de I autre. Lu trait comme le sLii\anl ne sci- ait |>as piMlic ahle.
AUegrolto.
i^ld/.art a eni|il(i\e ( c lu I iiistrnnicnl à deux pallies pour .issoiiihrir le ( (iloris île l'harmonie d.uis son l'u(|uieni cl
ri(' des .-(do- iniporlaiits (.[au^ -on op('ia la Cle?nenza <l i Tito.
Un a coii-
PERFECTIONNEMENTS DES CLARINETTES.
L,i laliiicalion de ces iiisliiinieiil - dcincurce pend. ml si Niii^teius pres((ue dans I enf,inet;,cst aujourd 1
Hii sur une \(iii' (lui n
c peut
iiian(|ucr d ami lier de pre( iciix resullab;,d('jà de;:rands pro^ri's ont cti- ohicmis par I\l. Adolphe Sax, ingénieux cl saN.inl l'ai leur ( de
l'ari-.l Fil allongeant un peu le liihe de la <.'laiinelle Mrs le pa\illon il lui a l'ail i:a^neriin demi-ton au j:ra\cielle pcul eu ciiii-e(|iieni c
denncr maintenant le i)/?' l) m\ Ro J.Le.S'j l> du me'diuni ^ h* -— 1| mauvais sur I ancienne Clarincl le est une des iiieil-
~i7 I
ô ''' I ^i' I ''!''' rtr~ii ^ T ' r~f1~"'ir
leurc- noie- Mil- la iioinelle. Les Irillcs sui\anls -^ ^ | | ^ J \"^° | ' '''^ || h-'î'iu-pè^cs de F,i à Fa ^^3^^3Ï#13EÎÔEJI
et une loulcd aiilre- pa-saiic- incxccut.ildcs.sonl de\cnu- l'aciles et d un hon elTct . On sait ((lie les noies du re^islrc ai::ii -onl li pou-
vantail de- cnmpiisilciirs et tic- exe'culanis (|ui n'oscnl en laire Usa^c (jue rarcmcnl cl a\^'v i\v^ |>recaiilions extrêmes, (ic.iee ,i u\w pe-
lile (le pl.iei'c loiil pr('s Aw l)cc de la Cl.irinette., BI . S,ix a rendu ces sons .iiissi purb,aiissi iiioclleux et prcsi|uc ,iu-si ai.-cs (|iie
v\.n\ du meilium Ajii-i le conire Si 1>
1^
(pi'On o-ail ,1 peine ecrirc.-ori sur les (^l.irincl les de A.S.ix s.iiis cxi
j;cr ni prcp.iralloiis ni eHorl- de l.i part de IcM'cut.inl ., on peut r.itla(|ucr I'i((nissimn ^ali- le inoiiidre d,in^(r,ct il est ,iu moins
aussi doux (|ue (clin de |,i Y Iule . l'oiir remédier aux incoiuciTienls ipic la -celicresse dune jiart et I humidité de I .uilre .iincnaiciil
necessairenienl dan- I emploi des lice- de liois, selon (uie linslrimienl dcmeiir.iil (|iiel(|iies jours saii- cire |oue ou servait iii i mi-
traire trop lonjilcm-, i^I . S.ix ,i donii(' à l.i (lliriiiclte un hcc de inel.il dore (pii au^nienle I ('clal du son cl ne subit .uiciinc des
varialions pro[>res aux becs en bois. Celle (.'lirinelle a plus di'tendiie.cl er.iiite., de facilite cl de jii-lesse ipic r'aiicicnne., sans
«pie le doi^l(' en ail ele change., si ce rt'Csl jiour le sii)i|)liriei- dans un petit nomhrc de cas.
L.i nomelle Clatint't/c Jiasse de I\l . A(l(d|>lie Sax est hicn plus pei Iccl lonni'e encore. F.lle a '2'2 cl('-. (Je ((iii la disliii-
^lie surtout de laiu ieiiiie (''c-tiine p.irlliilc justesse., un tcmp('rammenl identi((iie dans toule l'c'ehclle elironiali(|iic et une |)liis ^i .n-
dc inlcii.-ité de son .
Conuue le tube est fort lon^, rcxi'eiil.iiil claiil di lioiil., le pa\illon de riilslriimenl touche prcsijue l.i |eirc.;dcl,i un ( loiiHciiienl
(re:î I, Il lieux de la sonorilc.si Ih.ihile facteur nCiil soii:;e ,i v remédier au moyen diiii réflecteur nietalli(pie euncaïc (pn. plue' au des-
soii- du p.iMJlon.ciiipei Ile le -on (je m- perdre, le diri^:;c ou Ion vciil cl en au;;iiiente eon-idi-rablcmciit le \(duiiie.
l.es Cl,iriiielles-l!.is-es ,|c A. ,S,i\ -oui en Si liritKil.
LE SAXOPIIOXE A
l^^l im ::ra!i(! in^h imiciil ::ra\(' <n cui\i'e, imenle par Adi.SAX ^iii lui a donne svn iKJni. Il se jdiii,
iiun i),!-- a\<( inic cnilxiMcliiirc. ronimc les 0|)IiicI('hI(> ,ui\ (jucIs il ni- rf.'ibcmlilc .sons anciin i,i|>-
iKiil, mais a\((- ini l)»c (le Chuincdc J>a,s.s<'. Nout. n' lK'i>i^)n.s donc pa.s à le laniicr parnn les iu(n-
Ihc.s de la l'aniillc des (ilarinedes. ■'.
\a Sa\o|»lioiU' c.-,! un in.slinnxiK lian.spo.siteni- en Si\f■^svi^ ticndnc tvsl <'(vll<-ri;
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Am»- If.s irili r>,(ll(s (Jii(ini,iti(|iics .
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l'ii sdiKs r't'cl
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g-ë:^%^êii
\iv IVille esl possible sur (oiile lelendiie de celle i:aninie, mais je crois (|n'oii n'en dc\ ra laiK
(pi'im usa^e très resei\e.
Le liml»re du Sa\oplione a (jiiel([ue chose de penihie e( de douloureux dans les sons aiiiu.s-les no
les :;ra\es,au cuiiliaire . sonl d\m :n andiose j)our ainsi dire ponlilical. Il pcjssède comme les Clari-
nelles la laculle tr'enller el d^éleindi e le son,(rou résultent, surloul dans l'exlreniité ndirieiire de son
eclielle, des ellels inouis ([iii lui sonl tout à liiil propres. Le Saxophone, poui' des morceaux (Tiui ea-
raeleic nnsh'rieux et st)lennel, est, à mon a^is,la plus helle ^oix i:ia\e connue justpra ce jour II lunl a
l.i liiis de la (.'larinelle hasse el de loi'i^ue exprcssil';, ce (pii indi(pie suriisamment, je crois, (pi'on ne (!(mI.
(Il général, lemploseï- (|ue dans les mouvemenis lenIs.TI sérail aussi adnu'iahle mis en évidence dans un
.S'./o, (pi'emploM- à soulenii- el à colorer riiaimonie iX'wn ensend)l( de \oix et d'mslrumenls a \enl.
Mal::ri' la lliree cxliaordiiiaire de sa sonoi i(e il esl peu propre aux el'lets eiieri^Kpies el hiill.mls
de la i)iu-i(jiie mdil.iire.
SANS ANCHES,
LA FLUTE.
•ty. r,el liislriiinrnl, qui priulnnl forl l(ini;-l<'iii|)<! rrsia si iri)j)arl;ii( sons une fdiilp do rnpporis, est ■irliicllcnicnl , i;r;lct'
- à I Inhilflf' (io fjnrl(|ii<'s' fnclrnrs p( an pioo/Mlé <lc fjihriralion mis ni usai;»' |)ar Rophni d après la Ht'((iii\ri'|(- de (îor_
«litn, aussi rnmplnl, aussi JusIp p( dune sononic aussi pa^alp (pi'on [)uissp !<> désirer.
Tous |(>s insiruiiipnis à %enl pn bois, seront hicnd)! au re's(o,itl,ins le ijiAine (tts.! on conçoit «jmp leur juslrssp ne
poM>ail èli-p irrpprorhablp, loin de là,puis<pip |pni-s Irons avaipnl toujours pIp porrps d après I pcarlenirnl naliiipl <li's.
dois:is dp iVxprulanI pt non point d'après la division ralionnelle <lii tube sonore, division basée sur 1rs loi^ ilc la re -
snnnancp et dplerniinpp par les nœuds de \ibralion. Gordon pI après lui Boëbni, ont donc oomnienoe par pcrc- 1' les Irons
de leurs instruments à >enl aux points preris du liibe indiqnes |)ar le prmeipe physique dp la rpsonnanee, s.ins Icnir
rompte de la facilite ni même de la possihilile d appliralion des doitjls de la main siu- chacun des Irons; cerl.niis qu'ils
étaient de la rendre ensuite possible d une manière on d nne autre.
|j instrument une fois perce et rendu jnsle par ce procédé, ils onl miasme un mécanisme de clefs el danneniiv pla _
ces anv endroits où les doiijts de 1 evecnlanl peu>enl aisément les alleindre, et servant a oinrir ou a boucher les Irons
qui so trouvent hors de la porice des doii;|s. l'ar ce iiKJven le <1oi.;|e ancien a du necessairemeni e(re change, les e\ecii _
lanls ont diî se livrer a de nonvellps pindes prali(pies; mais cette difficiille en peu de temps surnvmlee, les noineaiiv
instruments leur ont bien vile offert de telles compensations, que nous ne douions pas, a celle heure, I exemple i;'ai;naiil
de proche en proche, qu'avant peu d'années Ions les nouveaux instrumenis a veni de bois, conslniils d après le s\s|eiiie
de Oordon et Roëhm ne soient adoptes a I exclusion complète des anciens.
La flùle n'avait, il \ a peu d années encore, «[ue I elendne suivanle.
On a successivemeiil ajoute à celle inanimé deux demi-Ions an j^rave el trois a I ai;;u, ce qui donne Irois oelaves
rompleles.
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(^(MiciiiliHil roiiiriu- loiis les px<'ciil;inls u'ont pas la pullr r/f/'/, c'est \\ Awc le |)clj( corps de f(cli,\ii<;e (pii donne ;"i
la rinle VVt % el VVil h gra>es, il esl mieux, dans le plus grand nombre de cas, de s'ahslemr- de ces deii\ noies en
f'ci-i\iinl pour iorchc-fre. Ijes deux derniers sons aigjus Si h^Vt, ne doi\eni jias non plus èlre eiiiplo\es dan> le pia _
ni-'-iino, à cause d'une certaine difficullé qui reste dans leur e'niission et de leur sonorité un peu i\uv<'. Lv 5/t> an inn-
sort •^ans peine et se peut soutenir aussi piano qu'on le >eut sans le moindre danger. Ijc noml)ie des
notes qii'on poinail Irillei- était assez restreint sur {ancienne fjùle, grâce aux clefs ajoutées à la nou\elle,|e (n
leur (i inin'ur est pralicaMe •-ni- une grande partie de rélendiie de sa gamine cl)i-oniati(|ue.
'^
EXEMPLE
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Mo-^ —
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J^4b^4^ h^L
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vis il.llinl.' 1
1 l,„,,„-s.l,le
l„,|..-.,l,l,..
1 " i-i ■'-
1
..s.hUs
Avec les finies conslruiles d apri"; le procédé de Hoehni, les trilles sont pralicalil<'s sur les notf's mêmes de 1 eviré _
niilé supérieure de la gamnie,et(li.])iiis le Ré^)< grave jusqu'à Vit sur aigu; <li' pins ils soni inconiparaldemenl plus jiffles.
La f lutc est le plus cip'/r de tous les insirumenis à >enl,elle esl également jnopre aux trails rapides (dialoniqucs ou chro_
maliques) lies ou détaches-, aux arpèges, aux balleries même très écartées comme cellevci:
Kl de plus aux noies repercnlees, comme celles du staccato du violfpn,(jiron ohlient par le doiihlc coup de ùm'^ar.
■%.■
■*
* >■
Le* lon^ .!•• /)'r,So/J/,F.7,L,i, y/ :,Si [>,tfi '^,^{ l.mr* rrlalifs niinnirs t'oni If^ t'>n- Civori- de l.i ri:il<',l(v iinlir*
sdiil lniiiirmip [ilii4 (lifrl(>il('s. '-'ur la flTilc dp Boi'hiii au ronlrairp, on joue pu lîr l>|it(,><|uiMiKsi .risptiicnl (nriii lir n.iliiril.
La soiiorik' de cpI instrtinient Psl <lou<t' dan* 1p niéd uim , a>soz perranle à I aii^u. Irr- cai-actpri^cp m\ i;ra\('. Lp tmibrc
du iiiPilium p| cplui du haut n'ont j>as dVvprPssIon *pppia|p bipn Iranrhpe. On ppul Ips puiploxpr pour dp* niploilir^ ou
rli'-^ arppnl* dp cai-arlpi-ps divpps, inai-^ sans qu'ils pui^'^enl éijaler opppndanl la gaitp nai\p du liaiilbois ou la nohip Irn _
dresse dp la elarinpllp. Il spinble donc que la flùle soit un instrument à peu près dppour\u d'exprps-mn, ipron psI libre
d'introduire partout et dans tout, à cause dp sa facililp à pxprutpr Ips j^roupp*- dp noips iMpidps,pt à soutenir le- ^oiis
p|pM'< utile* à lorehestre pour le coinplpinenl dps harmonies aiï:ues. En t^éueral cela est >raii poiirlani en I tlMilianl Incii,
on reconnail en elle une expression qui lui est propre, et une aptitude à rendre certains sentiments qu'aucun autre lus _
IruniPnt ne pourrait lui disputer. '^'il s'agjit par pxpmp|p,de donner à un chant triste un accent désolé, mais humble et
résigné en uiènie teins, les sons faibles du médium de la flûte, dans b^s tons dit mineur et de Jiv mineur surtout ,
produiront certainement la nuance nécessaire. In seul maitrp me parait a\oir su tirer grand j)arti de ce paie colons:
c'p^l Gluck. Kii écoulant l'air pantomime en Hr mineur qu'il a placé dans la scène des chanips-Elysées d Orphée, on
\oil Inut de suite (pi'une flùle de\ait seule en faire entendre le chant. L'n hautbois eut ele trop puranlin et sa >oi\ n'eut
pas semblé assez pure; le cor anglais est trop g;ra\e; une clarinette aurait mieux conxenu sans doute, mais cerlaiiis sons
eu^siiil élé trop forts, et aucune des notes les plus douces n'eut pu se reduirp à la sonorité faible, effacée, Noilée tJn F;i
imtiirtl Aw médium, et du premier Si hcniol au dessus dps lisjnps, qui donnent tant de tristesse à la flùle dan* iv Ion
de //(' mineur, ou ils se présentent fréquemment. Enfin, ni le xioIon,ni l'alto, ni le violoncelle, traités en solos ou en mas_
".sps, np conxpiiainil à l'pxprpssion de ce gémissement mille fois sublime dune ombre souffrante et désespérée; il fallait
précisément l'instrument choisi par l'auteur. Et la mélodie de Gluck est conçue de telle sorlp qup la flùle se prèle a
tous Ips niou\ements inquiets de cette douleur éternellp, piicorc empreinte de l'accenl des jiassions de la terrestre xie C est
d'abord une voix à peine perceptible qui semble craindre d'être entendue; puis elle gémit doucement, s'élè>e à I accent du
reproche, à celui de la douleur profonde, au cri d'un coeur déchiré d incurables blessures, et retombe peu à peu à la plain-
te, au gémissement, au murmure chagrin dune ame résignée quel poète!...
iN?oG.
ORPHEE. (<,i,Hh.)
L,nl .
it'
.^
s. (l'.ir, .
-"*<*•'
)4r
In r\Ti'\ rriii;ir(|ii,il)|o par sa dniirtMir csl celui {\os <lciix flnlrs rvcfiilanl , dans l(> nicdinni, «tes successmns île lloircs,
en ///' t> nu en Ar7 7, Ions cvlrèmenionl ra\(ii'aMis au \rl(iulr dos sons do ccl insiruinonl. On en IroMM' do Ixauv oxoni _
plos dans |o cliionr dos l'rotros au [n-ouiior aolo dtF.di|)0."0 lO'/s f/iic I Innurcnrv itiriiicnrl dans la ra\alino du \h\<< <\r
la \(s\n\c:i<Les /J/hin jjrc/if/rn/i/ /tittô^Ac» notes Si hvnuil, La hoinnl, Sn/, Fa ot iJli Ri'ino/, Acs, Flùlos onl, ainsi j;ioii_
(lo'os, (|iioi<|iio rhosp do la sonorile do l'harnionira. Dos liorcos <Ip Haidhois, do Cors anglais ou de CJarinellos, u\ ros _
sonihloraionf point.
(.
T~ FLITF.
Los sons g■ra^PS de la flùle sont peu ou mal eniployos par la plupart des romposileurs; Weber, dans une fou lo do pas _
sai;ps du Frpyscluitz,el, a\an1 lui, C.luok, dans la marche reli£;ieiise d'AlcpsIe, ont pourtant montre tout ce cpi'on on poiil
attendre pour les harmonies empreintes do gra\ile et do rèxorio. Cos noies hassps,jo l'ai déjà dil, se nioloni fort liion aux
sons e^ra^es dos cors anglais et des clarinotloç; elles donnent la nuan'c»^ .ldou( ii' d'iuic «■oulour sombre. ■ '.
^V37,
ALCFSTK. (r.i.ifR.)
(5> /•
•,» ■
iq 1S9 - ■
Voyez en «mire I p\f'm|ilo IN'.'ll. tu-c du Prnscliul/. de Wtix'r. 11 \ a ii|U(l(|iic rlioie (radniiralilcnirnl ii\('ijr daii-- co
tiMiiics au i;raM' dr^ dcuv flûtes, prndanl la prière <\c la iiielaiieoli(jue Ai;allie, [vromenanl ses i'et;ards siii- la cime des
arlires, (ni'ar'a;enlenl les rayons de l'aslre des nuils.
Kii général, les maîtres modernes écrivent les finies trop constamment dans je haut; ils semblent lonjoiu-s craindre (piVl
les ne se dl-tiiii;uenl pas assez, au dessus de la masse de lorchestre. 11 en resul{« qu'elles prédominent, au lieu de ^e fon-
dre dans fenseinble, <! que I instrumentation de\ienl perçante et dure plutôt que sonore et harmonieuse.
Les flûtes ont une famille, comme les hautbois et les clarinettes, et tout aussi nombreuse. La ijrande flule don! non-- \e_
nons de parler est la plus usitée, l'nur les orchestres' ordinaires, on écrit en geniTal que deux parties de i^raiulc llùle;
sou\ent néanmoins, des accords doux tenus par trois flûtes seraient d un excellent effet. Il résulte une isonorile charmau-
le de I association dune flûte seule dans le haut,a>ec quatre Molons, soutenant une harmonie ai^iie à cinq parties, ^lal _
gre 1 usai;e, raisonnable cependant, qui fait donner toujours à la première flûte les notes les plus éle\ées de riiarinoiii<', il
y a des occasions nombreuses de faire le contraire a\ec succès.
-'?S
LA PETITE ELITE.
(KN rJ'ALli;> l'K.LULU.j
Kllc est a l'octave haute de la preeedentei
Evmpic. £^r Q- ' 1^— i F.Het
Rllc en a tonte 1 elen<liie, en exceptant (oiitcfoK je conirc ni aijjii ^ | <|ui ne sort que très difficilement dont le
son cl pres(|iie insupportable et qu'il faut en conséquence se ï^arder d'écrire; le SI naturel a3 j est déjà dune e\ces_
si(e dureté et ne peut s'employer que dans un fortissimo de tout lorchestre. Il est presque inulile,par la raison contraire,
décrire les notes de rocla\e inférieure, on les entendrait a peine; et à moins d un effet a produire ])ar la spécialité de
leur faible timbre, il >aiil mieux les remplacer par les sons qui leur correspondent dans la seconde ocla>e de la t;rflnile
flùle.
On abusé etrani;emenl aujoiird hiii des petites flûtes, comme de tous les instruments dont les \ibralions frémissent, per _
cent ou éclatent. Dans les morceaux d un caractère joyeux, les sons de la seconde octale z^j^^-t-*-^*^^ Jj i pen\ent être Ires-
coinenables, dans fontes les nuances, les noies siiperieiires ^5==i===ll ''"'i' eticellenles (■fortissimo) pour les effets violents
et déchirants; dans un ora^e, par' exemple, ou dans une scene dun caractère féroce, infernal. Ainsi la petite finie fij^ure on
ne peu! mieux dans le qiialrieme morceau de la symphonie pastorale de Beelhoxen, tantôt seule, a decou\ert au des-iis du
trémolo i;ia\e, des Altos et des Basses, et imilanl les sifflements d un niirasaii donl la force n'est j»as eii.(,re decliai _
née, taiilôt , sur des uoles plus aii;ues, a\ec la masse entière de l'orcheslre. Gluck, dans la lenipele t\ //Jiii^rniv en T,iii^
rii/r, a su l'aire "rincer plus riideinenl encore les sons hauts de deux petites finies a I unisson, en les écrivant , dans
une succession de sixtes, a la (piarle an dessus des premiers violons. Le son des |)r|iles flùlcs sortant a 1 ocla\e su _
perieiire produit par conséquent a\ec les premiers violons des suites de onzièmes donl 1 àprele est la on ne peut mieux
uioli\ee .
. ^: ■ ■ ■ ■ l>
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ii'incEyiK h.i, I w Hiiih .{i
f.n vNnr 1 1 1 1 1; .
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'À- lui I IHIlS .
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IliOMTElIFS Kn Ki:.
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i'1-.Tiii; n.iii:.
Cl.ARIM ITI'.S
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S\Mlil(/ME l'\Sl(ii;\I.E
(llll.llliiM N)
\ loi.oM i:i I V . ^
12
<i.
•■^1
1
'»
|),iii-i II' rliiiMir lii's So\lli('«, «In riirnit' npora, les dciiv prlilns flnti's tlmililciil a I f)rla\f> Ips i;'iMi|)iih (les \ iiiliiii»; ri",
iiiili's silTIanlcs, niolrrs aiiv ahoiVmonls <lc la Iroiipr saiixa;;»', an fra'-a': rlivdniK' et inr(";sanl des r\ tiihalc! pI du laiiilioii_
rifi, fiinl fi-Pinii-; . . ■ ~ .
V()1i:/, L' l'XIMI'I.K N'.'fi4 .
Tdiil !p niondr a rpniarf|iiP le rloaneiiieiil <llabolif(iie dps deux petites flûtes en lierres, dans Ja chanson à l)oifc du
Kre^^i lui 1/,. c'est une de^ jdiis hrureuses {mentions de I orrhestre de AVeber.
C est Sponlini qui, dans sa magnifique barrlianale des Danaïdes ('devenue depuis un rhieur optique de ÎNurniahal ). a
eu le preniier I idée d'unir un cri liref et pprçant de pcllles flilles à un couj) i\r cy|nl)ales. La siuijulièrc s\nipalliic (|ui
s'p'lalilil, dans ce cas, enire ces deuv insirumenis si dissernlilahies, n'a>ait pas pIp sdiipioniipp auparavant. CpI.i livinclip pl
déchire inslanlaneiiienl comme un coup de poii;nard. Cet effil es| très caractérise, même en u'emplo>atil <|ue les diiix iu'i-
truniPiils dp'sii^iie's; niais on aui;nipnle la force au ?noven d'un coup sec de timbales uni a un accord bref de tous les aulrps inslru _
nipnts.
l'KrilKS IHIKS
UAl'IliOlS ET
CLAlilNHM't KS .
COUS II' IKDMI'KT'IK.S
, En KÉ .
THOMBONES.
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TIMliALES.
Mdi.oNs i;r
i;vssi s ET
( oNTlil'.-llASSi'.S.
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Ces (iiM'r-s cvrinplos. p| diiilro'; Pnrnrp f|iin ]<• |)niirr,ni<i nier-, me scmlilenl atltuirnblos ^nii'; |(iii-^ li"; npixii'l'; Rcclli(nrn,
Gliirk, AWIx-f <l S|i.inlini (nil nin>-i fnil un ii'<,Ti;p m:j''m''i\ .tiiI.tmI (|ii'orii;incil Pt raisonnable de Ji |m hic riùlc ^l.iis (iii.nnl
jVnlen(l< ppI iii-liunirnl rrii|)lo\é à dipiihlpr ,"i la_li-i|(le ocInNc Ip ohani il nnp IJasse taillp, ;i ii-li r. v i mmv s|i nlirili^ nu iim_
lieu ddru^ liarniniup rcliuiiii'ip, à rpnforrpr, à aii;uispr, pour I amour du hruil spulenipnl, la parlip ti.nilr di' I orrlipslr'c, du
coninipncpMiPnt à la fin d'un arlp d'Opéra, jp np puis ni'pnippchpr dp Iroinpr pp modp d lusIrumPn'latuMi iriinc plaliliidc ri
d'uiip ^lii|iidlli' diijnps, pour l'ordinairp, du sl^l(' nirlodi(|MP auq<ipi il psI appliqup. ' , * f-
La l'clilp flnlo ppiil p(rp d'un lipiirpu\ pffpl dan< Ips passagps doux, et rVst un prpjiii;p de rroirp fpiVIIp np puisse
inupp qup Irps fort. Quplquefois pIIp sert à continuer rérliellp haiilp dp la Grandp f Iule, en surredanl à relie- ci au
iiionienl ou les notes aig'iies >ont lui manquer. Le passasse de I un à laiilre instrument ppiil être alors aispuniil riii'ii.i
gé par le compositeur, de manière à ce qu il semble qu'il n'y a qu'une seule flûte dune étendue extraordinaire.
•#
*--\i,.
•*♦
l'KTITE J-LlJr.
GRANDE FUTK
^■■'
t'n exemple charmant de ce stralaijènie se troine dans une plirase eypculee Pianif''iw<> sur une tenue tjraie des
instruments a cordes, au premier acle dp I oppra Le Divii et la H,iyai{rrp, i\' \ihvY .
On se sert axantageuspnipnt dans |ps musiques militaires.de trois autres flûtes qui pourraient être aussi diin i^rand
secours aux (u-clieslrps ordinaires; ce sont:
1'.' Lu riùli' tierce fdile pu Faj doni l'tt f;iil f/i \t p| ipii doit, en conséquence de ce «pie nous aNons dll en coin _
niencant ce chapitre, être ranj^ée parmi les insiriimenis transpositeurs en 7// b. Elle est exaclemeni à la lience mineure
au dessus dp la finie ordinairp, dont elle ne diffèrp qu'pn cpla pt par s(ui tinibrp plus cristallin.
lAKMl'LE .
^i
2'.' Lci /iclile flùlr minirme /r>;'ner/re (iWlv en !\Ii b) dont TL'I fait //c' :> et que nous raii-eons «Ioik- parmi lis iiislni_
iPiils Iransposilpurs en /fe 7. Klle est dun demi-Ion plus pIc\p'p que la pelile I'IÙIp orAnc, et il faiil la trailrr coiiuiic <cllc-ci;
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5'.' La petite fliitc <fi\ianc,I^A'\\e en Fa) dont l'ul fait j/// 1>, que nous a|jpp|prons petile flûte (li\!i'iiie en 1/1 \>; elle
est à l'oclave haute de la flûte tierce et à la dixième haute de la flûte ordinaire.
,Wj'
^-
Il ne faut pas la faire monter au dessus du la aigu ^^r3| enrore tetfe noie excessixenienl perçante no surt-elje (|u';i. ,
er priiie.
.••■Il |Missède aus'i dans quelques orclu'sliTS une t;iMnde finie srcimilr iniitciirr dunl I Ll fait lie ^, qu'il Tiiil aiiiicler
Kliite en Hc l», el dont le diapason n'est que d un demi-ton plus fle>e que relui de la fliîle ordinaire. .
lAl.Ml'LE .
Toutes ces flûtes qui cipiirourcnl à aiitiinenler à faigu retendue de l'instrument et dont les timbres sont dnersemenl
raraclérisés, sont utiles, en outre, pour rendre 1 exécution plus facile e( conser>er a la flûte sa soiiorile, en lui permel-
tant <lc jouer dans un de ses tons ])rillanls quand l'orchestre est écrit dans nn de ses tons sourds. R\idemnipnl il est
Itf.uicoup plus avantageux, pour un morceau en /Ifi ? par exemple de préférer a la petile flûte oct^ive, Li petite finie,
nci/i irine mineure en Hc heivnl,cnr celle-ci joue alors dans le ton de /?c, qui pour elle est beaucouj) plus aise et
plus retenlNsanl.
II esl fâcheux qn'on'Lflit laisse tomber en désuétude la Fliite H <iim)iir, AanX le diapason était d «ne tierce mineure
au dessous de la fliîte ordinaire (,en Ija par cohsequentj
p:^==^t^^m^
File cnniplelerait au grave la fainillp de cet instrument, ffamille (|ii'iin peut, au reste, rendre aussi nombreuve que cel_
Il ifps r.l.ii-iiielles quand on le vouHra) et '^«in timbre ^touv et moelleilv pourrait èlre d un evcellenl effet, sihI pour coii-
traiter avec les timbres des flûtes hautes, <iii des hautbois, soit pour donner plus de corps et de colnris aux harmonies
liej.T M reniarquabl.'s qui résultent des notes basses de fliiles, cors anglais, et clarinettes. . . «'.,'.;..;
,«. 'm\. ^ • ''
S .*
INSTRUMENT A VENT. '
r ORGUE.
K<1 un invlruiii'hl ,i rl.iMpr ri à Itivaux do h<iis fl de nit'l.il uns en >il)rali(in nar Ir ^<'nl (lue leur enviiirnl «les
soufflrls.
Lo niinilire plus ou moins grand de séries de tuyaiiv de différentes naliires et de différentes dimensions que possède un
ors^ue. lui donne une \aripte proportionnée dcjci/t. au moyen desquels l'org;anis(e peut changer le timbre et la force de
sonorité de I instrument.
On appelle /iegistre, le mécanisme au moyen duquel, en tirant une petite pièce de hois, l'organiste fait parler tel
ou tel jeu.
L étendue de l'instrument est indéterminée, elle \arie a>ec sa dimension, qu'on désigne ordinairement par la longueur
en pieds de son plus grand tuyau formant la note la plus gra\e du cla>ier. Ainsi l'on dit: un orgue de trente deu\,de
seize, de huil.de quatre pieds.
L instruiiienl qui possède, a\ec le jeu le plus gra>e, nommé F/iilc oiivvrle ttr Irrnie deux piet/s, la Pluie oincrle
de seize pieds, la Flule ou\erle de ////'/ pird<,\v l'restani ou flûte on\erte de qiuitrv pieds, eK la dnubielle (pii s(iii_
ne locta\e haute du précédent, à l'étendue rinnien.se de huit octaves.
^ EXEMPLES.
9^^-
;.. \\i,(: Kirs us iNTi r.wii.i'.s CHiiOMViioirs.
Ces quatre jeux, comme on >o!l, ont chacun quatre octa\es; mais heaucoup d'autres parmi ev\\\ dmil nous p.irlerons
tout à I heure n'en ont que trois et même deuv.
Tn grand org(ie possède finlinairemenl cinq c|;n iers superposés.
Le premier, le plus rapproché de l'organiste est le cl.-nier du PimliCj , ' \.
Le deiixiènie. relui du Gi\ind orf^vr; ■ ...
I.,e troisième est le cla\ier de H<\iii/>,ii-di-;
Le ((uatnème, le cla\ier de Héiil;
l..e cm(|Uièiiie, le (■|a>ier \V Echo.
Il S a en imlie un «i\ième clavier dispose' d<' manière \\ être inis en action par les pieds Ai' I évéciilanl cl (|ne
|)iiMi- celle raison on appelle davier (!<• l'ri/aleH. Celui-ci es( destiné aiiv s(Uis les plus graves de l'orgue. || a '-i iileiii' ni
l''~ iliiiv octaves de rexlrernilc infi'rieMre il inan(pie même «pielquefois de certains intervalles. Plusieurs des j<iix, les liiiil
j.ie.ls par eveniplp,se lr(»nanl à la (ois sur les Ir.iis cla\ iers dutiiviild orgue,du j'osilifel des IVdaies, peu\enl èlre dniiMés ou triplés.
■.'ÉM
Les irii\ Hi' l()ri;u(' se «liviseni en jiniv à fiôiu/ic cl enjeux d Aiir/n'; wn-^x nommés, les premiers, dUm- sutle ile
honehe oinei-le à l'une de leui"- exleeniilés et c|ui sert à la (orniali<in du sitn, les serouds d'une languelle dr cuIm e |]la_
née e'çaiement à l'evlreniilé du tu\au et qui .|ïrnduit un tiinhre S])ériai.
Les jeuv à Hoiic/ie se duisenl en jeux de fond ou Aoclare et. en jeux de nnifatinn. Les jeux de liuid sont ounciIs ou
bouchés; les jeux houehés qu'on nomme Bourdons sont a l'ocla\e Inférieure des tuyaux ouverts de même grandi ur.
Les jeuv de mutation ont cela d'étrange qu'ils foni ei\lendre au dessus de chaque son la tierce, la quinte, la dixième,
la douzième 8r, de ce même son, de manière a frgurer, par I action de plusieurs petits tuyaux, les aliquotes ou sons har_
moniques des grands tuyaux. Les facteurs d orgue et les organistes s'accordent à trouver excellent l'effet produit par
cette résonnance multiple, quw#n définitive cependant, fait entendre simultanément plusieurs tonalités différentes. ^ Ce se-
rait insupportable, disent-ils, si on distinguait les deux sons supérieurs, mais on ne les entend pas^^X^ son le plus gra-
ve les absorbe.,, Il reste alors a faire comprendre comment ce qu'on n entend pa<, peut |)roduire un bon effet sur lo_
reille. En tout cas ce singulier procède "tendrait toujours a donner a 1 orgue la résonnance Jiarinoniqiie qu'on cherche
inutilement a éviter sur les grands pianos a queue, et qui, a mon sens, est un des plus terribles inconvénients de la so_
norite que 1rs perfectionnements modernes ont fait acquérir à cet instrument.
On compte parmi les jeux de mutation, le Grof. naiard «pu sonne la (punie de la fjùle ouverte du hiiil pieds.
La grosse tierce qui sonne la quinte du Prestant.
La onzième de nazard qui est a 1 unisson de la doublelte. ' ■ . ^
La tierce, sonnant la tierce au dessus de la doublelte.
La Fourniture ou Plein Jeu qui se compose de trois rangées de tuyaux et de sept r;nigees de liiyaux aliquotes I un
de I autre.
La Cynhale qui diffère de la fourniture seulement en ce que ces tuyaux sont moins gros.
Le Cornet, \fu Ires brillant de deux octaves et à cinq rangées de tuyaux; il ne se joue que dans le dessus. Les gran,
des orgues possèdent trois jeux de cornets, un au positif, un autre au grand orgue et le troisième au clavier de récit.
Parmi les jeux d Anches signalons seulement:
il La Bombarde, 'y\\ dune grande puissance qu'on joue sur un clavier sépare mi a la pédale. Son premier tuyau
est de seize pieds; il est à I unisson du seize pieds ouvert.
2'.' La Trompette, (^n\ sonne I unisson du huit pieds et conseqiiemment l'octave haute de la bombarde;
'3? Le Clairon, octave haute de la trompette.
^? Le Cromorne, unisson de la Iroinpelle, mais moins éclatant; il se place toujours au positif. '
?>".^La voix humaine, qui sonne le huit pieds et se place dans le grand orgue.
6? Le Hautbois, <\\i\ sonne 1 unisson de la trompette. Il n'a ordinairement que les octaves supérieures, mais on le
complète au moyen du Basson qui garnit les deux autres octaves.
Ces divers jeux imitent assez bien par leur timbre les instruments dont ils portent le nom. Il y a des orgues qui
en possèdent beaucoup d'autres tels, que Ip Cor anglais, ic Tromhonne &.
Tout orgue doit avoir un registre qui- sert aux principaux sons, qui correspond a tout le clavier et que pour celle
raison on nomme le Principal,
Le doigte de lorgne est le même que celui du piano avec celle différence que I émission des sons étant sur lor-
gne moins instantanée on ne peut exécuter des successions aussi rapides que sur le piano, le inecanisme du clavier o-
hligeant d'ailleurs l'organiste à appuyer ses doigts davantage sur chaque touche. Cet instrument possède la faculté de
soutenir les sons aussi long temps qu'on le désire, il est donc par cela même plus propre que tout aiilre au genre lie,
c'est à dire a celui dans lequel 1 harmonie fait le plus souvent usage des :Siispensions et prolongations, et du mouvement
oblique. Ce qui n est pas, «^elon moi, .une V^ison pour le renfermer invariablement dans les limites de ce style. On 1 e_
crit quelque fois sur trois lignes; les deux supérieures sont pour les mains, la ligne inférieure est pour le clavier des
pédales.
L'orgue semble pouvoir, ainsi que le piano et beaucoup mjeux que lui, se présenter dans la hiérarchie insli-mnen-
taie, sous deux faces: comme un instrument adjoint à 1 orchestre, ou comme elanl lui même un orchestre entier el in-
dépendant. Sans doute il est possible de mêler 1 orgue aux divers éléments constilutifs de 1 orchestre, on la fait même
plusieurs fois; mais c'est étrangement a-abaisser ce majestueux instrument que de le réduire à ce rôle secondaire; il
faut en outre reconnaître que sa sonorité plane, égale, uniforme, ne se ff)nd jamais complctemenl dans les sons diver-
seiuent caractérises de l'orchestre, et qu'il semble exister entre ces deux puissances musicales une secrète aiilipatliie.
Lorgne el I orchestre sont Rois tous les deux; ou plutôt j'un est Empereur cl {"aulre l'îipe; leur mission n'est pas la mr-
nie, leurs intérêts sont trop vastes el' trop divers pour être confcnilus. Ainsi dans presque toutes les occasKins ou I on
a voulu opérer ce singulier rapprochement, ou 1 orgue dominait l'orchestre de beaucoup, ou I (iichestre avant elc eleve
a une puissance démesurée fai-ait presque disparaître sim adversaire'.
Lp« joiix ln'< dniiv do l'ur^iio |i,Ti-;ii';son( «rnl'; rtinxpuir ,i I aiTnnip.ttj'nempnt des \oix. En i;('neral l'orçne »'-^l f'jiit pour i.i
dominnlion altsuluc, cVsl un i.nviriinipnl jalouv et intoirranl. Dans un seul cas, ce me semble, il pourrait sans «Ic'nij^er se mricr
aux cliieurs et à iorchesire, et encore sernit-ce » ,ln condition même de rester, Jiii, dans son solennel isolement. Par exemple si
une masse de >oi\ placée dans le choeur d uin* c^lfliî^ca "raiidcj <lislance de Lorgne, interrompait de temps en (enipis ses eliaiils
pour les laisser repi-oduire p;ir rori;ue,en tout ou en parlie;si même le choeur, dans une cérémonie d'un caractère Ir-i-te, e_
lail aceompaçne par un i;;enussement alternatif de I or(*heslif et de I orgue partant ainsi des deuv points extrêmes du tem-
ple,l'orgue --uccèdanl à l'orchestre, co/nnie iVcho mystérieux de sa" lamentation, ce serait un mode d'instrumentation suscep-
tible d elTets ^raiidiose> et sublimes: mais, en ce, cas même, 1 orçue ne se mêlerait point reellemeiit aux autres instriinients -,
il leur répondrait, il les interroijerait; ri y aurait seulement, entre les deux pou>oirs rivaux alliance d'autant plus sincère que
ni I un ni l'autre ne perdruiml lien delciir diajnile. Toutes les fois que j'ai enteijdu 1 ors;ue jouer en même temps que l'or-
chestre, il m'a paru produire un détestable effet-el nuire à celui de l'orchestre au lieu de l'aue^menter. Quant' à détermi-
ner la manière dont l'orgue doit être traite indiMduellement,ei en le considérant comme un orchestre complet, ce n'est pjis
ici que nous pou\ons le faire. Nous ne nous sommes point imposes la tache, de donner une suite de méthodes des di\ers ins_
Iruments; mais bien d étudier de quelle façon ils peu\ent concourir à l'effet musical dans leur association. La science de l'or,
g-ue, l'art de choisir les différents jri/», de les opposer les uns aux autres, constituent le talent de l'organiste, en le supposant
selon 1 usage, impro\isateur. Dans le cas contraire, c'est à dire en le considérant comme un simple xirtuose charge d'execii^
1er une oeuxre écrite, il doit se conformer scrupuleusement aux indications de l'auteur, qui, dès lors, est tenu de connaître les
ressources spéciales de 1 instrument qu'il met en oeuxre et de les bien employer. Mais ces ressources si vastes et si nombreu-
ses, le C(uiipositeur ne les connaîtra jamais bien, nous le pensons, s'il n'«;st lui même organiste consomme'.
Si' dans une composition on associe lorgne aux xoix et aux autres instrumens il ne faut pas oublier que son diapason e^l
plus, hiis A un ton que le diapason actuel de 1 orchestre, et qu'il faut en conse'qiience le traiter comme un instrument traTis_
positeur en Si hé^nol. (L'orgue de S riiom.is "-i Lei|)ziek est seuU' au conlmire d'union plus fimit (jiie rorelie.sire .)
L orgue a des effets de sonorité douce, éclatante, If^rrible, mais il n'est pas dans sa nature de les faire se succéder rapi -
deinentiil ne peut donc, comme l'orchestre, obtenir le passage subit du Piano au Forte, ou du forte au piano. K\\ moyen des
perfectiiinnemenls apportes récemment dans sa fabrication, il peut, en introdnisani successi\ement diffe'rents /cwr qui s'accii-
miilenl; pi-odiiire une sorte de crescendo, et amener par conséquent le t/ccresccndo en les retirant dans le même ordre.
Mais la gradation et la dégradation de son ne passent pas encore, au moyen de cet ingénieux procède, par les nuances in-
termédiaires qui donnent tant de puissance à ces mouxements de l'orchestre; on sent toujours plus ou moins l'action «l'un iikL
canisme inanimé. L instrument d Erard, connu sous le nom d'orgue expressif,donne seul la possibilité d'enfler et diminuer
réellement le son, mais il n'est point encore admis dans les églises. Des hommes gra>es, dun excellent esprit d'ai Heurs, en con_
damnent I usage comme dcslrucleur du caractère et de la destination religieuse de l'orgue.
Sans aborder la grande (piestion tant de fois agitée de la conxenance de I expression dans la musique sacrée, question <pie le
simple bon sens exempt de préjuges résoudrait de prime abord, nous nous perinellrons cependant de faire obserxer aux parti-
sans de la musique /'/rinc, An //hin chant, Af lorgne inriprvssif (comme si les jeux forts ou doux et dixersement timbres nc-
tablissaienl pas déjà dans lorgne la xariete et l'expression,)nous nous permettrons, dis-je, de leur faire obser>er qu'ils sont les
premiers a se recrier d'admiralifin (piand I exécution d un chœur, dans une nnnre sacrée, brille par la finesse des niinni-es par
le.s effets de crescendo, de decrescendo, de clair obscur, de sons enflés, soutenus, éteints, en un mot, par foules les qiialilis qui inan.
quenl a lorgne, et que Inuention d Erard tendrait a lui donner. Ils sont donc en contradiction éxidenle axec eux mêmes; à
moins de prétendre fils en sont bien capables) que les nuances expressixes parfaitement con\enables. religieuses et catholiques
dans la xoix humaine, dexiennenl tout d un coup, appliquées à l'orgue, irréligieuses- hétérodoxes et impies. Il est singulier aus-
si, qu on me pardonne cette -di:«ression, que ces mêmes critiques conservateurs de l'orthodoxie en matière <le miisiinie reli _
gipuse, qui xeuleiil a»ec raison, que le sentiment religieux le plus vrai en dirige l'inspiration ("tout en prohibant 1 expression
des nuances de ce sentiment,] ne se soient jamais avisés de blâmer l'usage des fugues d'un mouvement \ if, (jiil, depuis long
temps, forment le fond de la musique d orgue dans toutes les écoles. Est-ce que les thèmes de ces fugues, dont qiiebpies uns
n expriment rien, et dont beaucoup d'autres sont dune tournure au moins grotesque, de\iennent religieux et graves par cela seul
qu'ils sont traités dans le style fugue, c'est à dire dans la forme qui tend à les reprfiduire le plus soinenl,à les mettre le plus
constamment en évidence; Est-ce que cette multitude d'entrées des parties di>erses,ces imitations canoniques, ce^ l.imbeaiix de
phrases tordues, encbevêlrees, se poursuivant, se fuyant, ^e roulant les uns sur les autres, ce tobii-bohu d'où lavraift mélodie est
exclue, oCi les accords se succèdent si rapidement qu'on peut à peine en saisir le caractère, celle agitalimi incessaiile de tout le
système, celle apparence de desordre, ces brusques interruptions d'une partie par une antre, toutes ces hideuses pasqiiinades
harmoniques excellenle.ç pour peindre une orgie de samages ou une danse de démons, se transforment en passant par les tu-
yaux d un orgue, et prennent 1 accent sérieux, grandiose, calme, suppliant ou rêveur de la prière sainte, de la méditation ou me _
me celui de la terreur, de 1 Epouiante religieuse?... 11 y a des organisations assez, monstrueuses pour que cela puisse leur pa-
raître vrai. En tout cas, les critiques dont je parlais loiil à 1 heure sans dire précisément que les fugues \lves d'orgue sont
empreintes de sentiment religieux, n'ont jamais blâmé leur inconxenance et leur absurdité, probablemeni parce «pi'ils en (ml
(rou\e lusage établi, depuis long temps, parce que les plus s'a\anls maîtres, obéissant aussi à la routine, en ont cent un grand
nombre, et enfin, parce que les écrivains qui traitent de la musique religieuse elanl jioiir l'ordinaire fort attaches aux dfigmes
cbreliens, considèrent involontairement ce qui tendrait à amener un changement dans les idées consacrées i-onime dangereux et
incompatible a\ec rimniutabilile de la foi. Quant à nous, et pour rentrer tout à fait dans notre sujet, nous a\ouer(uis que si
I in\enlKm d Erard était appliquée à l'orgue ancien, seulement comme un jeu iiou\eau de manière à ce qu'il fut facullatlfà
1 organiste d employer les sons expressifs ou de n'en pa* faire usage, ou du moins de manière à poinoir enfler et dimi -
niier certains soas indépendamment des autres, ce serait un perfeclionneiuent réel e| tout à l'avanlage du irai style
reli"ieux.
l.\8TRUMi:.\TS DE €IIVRE
ET A EMBOUCHURE.
LE COR.
(!rl iii<lnri»iiil |><>^sf(lan( un ^l'aiid iioiulnes do tons de rechiinge <[iii rendeni son dii\pason plus on moins i:r;i\c, plus
(III nioLii' ;urii,i)n ni' prui préciser son étendue sans déterminer en même temps l'espèce de coi" a la<pulle elle s'.ippli-
(jiie . Il est plii> .Use, en elle l , de produire des sons hauts <pie des sons irraves sur les eors dont le ton est li,is;en ex _
cepl.inl IiimIi-Iois les Ions de Là-, Si l> l'I Vt rravcs dont rexcessive longueur du tube rend l'émission d(^s notes hautes
liiit (lilTiciie. Il e^t plus l,ieile,au contraire, de donner les noies i'ra\es (pie les sons ai^us sur les cors dunl le Ion est
h.iiil . l'.ii oiilie certains cornistes, se servant irune emliouchnie laree cl s'elanl exerces a donner surtout les sons f;ra\es,
11 ■ jM u\ent r.iire, sortir les plus airus; pendant ipie d'autres ipii emploient une emhouchure étioile et se *ont e'xerces a
(loiiiier les sons ai^us ne peuvent produire les plus i;ra\es .
Il VI donc une étendue spéciale pour ihaipie ton de l'insli-umenl el de plus deux autres étendues particulières pro-
pres aux exécutants (pii jouent la partie haute (^<clle du premier cor) et la partie basse (celle du second cor).
Le COI- -'éi rit sur la ilcf de sol et sur la ciel de la-, a\ec celle p.irticularile rialilie par Fiisa^c ipic la ciel de sol e^l
considérée comme étant plus iirave d'une oeta\e (pi'elle ne l'est réellement .Les exemples ei-apres lei'onl comprendre ceci.
Jolis les cors , a reveeption du cor en ^V o/V/»i sont des instruments transpositeurS; c'est-a-dire (pie leurs notes écri-.
les ne represenleni pas le sons re'els. • ' • ' '■
Us ont deux espiccs (le soiis de carael(''rcs fort dilTeVenls , les sons 07nr?7.9, qui, preSqHetou6.,sont la resonnance naturelle
i!(vsdi\i,'-ionsli,innoni(jiie,s du liihe de rinslruincnl , et sortcnl sans autre secours <pie celui des lèvres el du soulTle de Vexeeii-
laiit ; (i les sons hoiir/ies ipiiin n'olilienl (pi'en iei-nianl plus ou moins le pavillon {oril'ice inférieur du eor)a\ec la main.
Noiii d.iliord le tahle.iu des sons oiifff/s sur h-s diHirenls cors pieiniers et seconds.
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La r.miilli' (l(> cors <•^l <()ni|)i;i<-:, il \ on..i dans /o».v A".s- /o«.v, liicii (jir'dii cinic -('iKTalrinciil le (onlr.ui r. ( rii\ <|iii
panalsseiil niaïKiiiiT (l.ms IrVlKlI.- cliiiimaliiiuc n'nlilliniiriil an moyn (rime rallonrr «[iii liaissi- riiislniiiicnl dun di un Inii.
Ainsi, nous n''a\nns, !. la v.'ril(',, loi mm > d. loul.s pic'ccs, «|nc des nns on Si Ac/z/o/ lias .. on 1/ on lie , v\\ Mi lirninl , on
iV/k, Pn /«, .■n .So/,ri, L„l,rni<,l,vu Im l aj^n,on Sib aiiiu ol on // ,.i^n :, inai^ on ajonlani la lallonro an\ Ions
de .SV'^ et d'Ll l)a.,on olillonl <ou\ ^\r Lit'l ol Ar Si\ l.as,o(, par h' nionio ino\on,on li-aiislninio jo Ion do lii- on
lie bémol (on II C ) io Ion do ,SV,/ i;n Sol /k'dioI (nii la S ) ol lo Ion (/'l / airn on .SV [^ ai^n ( on l / '^ ) on
olilionl oo doinior lon^in liiiuil sriilomonl la (diiliNso du oor on ni airn .
I.os sons Ixiiir/irs oITionl non souiimonl a\c-o los sons ouverts, mais nu'nio oniro on\ i\v^ dirioionoos noi, ddo
do linilno ol .lo sonoiilo'. (.'on .IiHoVoim os tomiU-iiI <Io la |du> on moins riando (Mnoilnro l.uss,:,. ,„, p„i'ilh,n par la
main >.\v iVxc'onlaiil . l'nnr <oil,unos nulos lo paMllon doil olic honoli,' d"nn iiiiiirl, diin tiers, .lo la moitié; pour
d'anlros il j,.ul lo lormir pi .s. pi,- .nli.'i < inonl . l'Iiis l'oi il'ioo l.dss.: ;,„ |,,n||| ,| ,:||„ll,plns |,. sn„ ,sl soui.l,ian _
,,„,. ,1 .1, ITi.il,- :, .ill.ujn.'r- a\.',- o-M-liIndo .-1 jnsloss,. . || y ,, don.- un.- ili-l m. I om Mopoi L.nlo a .'laiilir pai nu los sons
|„iuoli.'s, o'o-l !■ iino n.ms l'oi-ims on dosr-nanl par !,• sirno l ol .'onnno los nioillonros noios., ..l les |,onr los .pnllos
Il' pavillon MO doit ohc h. un ho .pi',! rnoiho.
■/■..
Les iKiIrs lil.mc'lii'S >ou\ 1rs ^nns (iiufrls ilonl i'.ii (loiiiu' le l.ilili'.iu cl (lrsMis,li-s iiiii|-s |i'|)ii'sciil(>iil les suii-. Ii(iuclu'>
pir.- .Illlnilr,. ' ' . ■ _
\\,ml (r.illir i)1ms loin (-1 nl'iii <li' nniivnii- donner le lableaii de Télenduo coni|)lète du cor, nous devons dire ici (|u'il j :i
' , , ■ , . , , - y*^^
cmoif (Mi< l(|iicv noio (iu\(i II-, inoms roiiniics <nu> lr> précédenlcs, cUres utiles cejtend.inl . (.'e sonl: le Sol ftetmd haul fil — [j
iloiil i'iiiloii.ilion est lonioiirs un pcii liasse <|ui ne parait j\iste (|ue placée entre <.hy\\ la ^ | ! —H cl ipii ue saiiiail
en (iiUM'ipienec jainais iiMipla( ( c le la C -, !<■ Ln Ix'Diol lias vJ || ([U^m ol)li<nl en l'oii^ant un sol et en pinçant les le _
Mes: et l.- /v( h bas l^
b^
h bas vj H i|Lii sort en lâchant les lèvres au contiaire . (!es di ii\ dernieies noies sonl l'orl preiieusesi
■ -v — — '
le la lienyd snrioul , prodnil en mainte occasion un~ excellent cITel sur tous les Ions plus airus «pie le ton il"' r<> . Oiiaiid au
l'a b il est (rime émission plus ehaneeuse et ou a plus de peine a le soutenir a\ec assurance el justesse .
(les sons i:ra\es pi-u\enl s'alLupier à la rirueui s.ms pi cpa^Ml ion , en iMlanl loiilelois de les l'aire preVider di' nod-s trop
ai_:;ues., il est cependant liiaucoup mieux en teueral de les placer après un Sol . ! .
Le passade du la !' au la ^ est |ii'alicalile dans un niouïcinenl modère
«■• -y*?
i:xrMiLE .
(Vilains cornistes l'ont entendre encore, au dessous de ces notes le nii , fi^ ^ noie détestalile et presipie ma _
liordalile «pie i''eii-aj;e les compositeurs à ne jani.iis eni])lo\er el les qinq noies iiMMs suivanles qui sortent très r.ircnieiil
iustes,, (proii a lieaucou|) de pi-ine a l'iver et rpi'on ne doit tenter, en tout cas , <|ue sur les cors^ moyens comme las cors en
/{i-, 3/i, v\ Fn et dans mu- pro;:ression t/i's<rn</niifi' seulement. '^' ^' , ^ ■''■', '■
Nnl,. naUiirlIe.
g^^
■ 4 ,4 - -f
7j
h, Il leuimi-sanl IVIendiie du |iremier cor à celle du second ., il en lais.inl siieeViJer aux soiis ouvel'is nalureU le> niili
l.icli.is iMUerles nu liouelie'cs , \oici T'inimerise e'chelle iliiiimaliipie ipii en resulle en parlant <lu irave a Tai^ii .
ÉTENDIK gÉnÉHALE Dl COU .
w
•* f
^
«74
3^-je^^a^
dVsl ici lo lieu de l'aire nl>ser\er i|ue les suece^Mens rapiiles sonl (Piiuliinl plus (IiIIh iKs sur le inr (luc son Ion esl |>lii-
ïlMM'i son liilie. ((ui es( :il()rs «rime ^liinde joii^iieiir. ne poii\,inl eiilrer insl.iiilanenieiil eu \ ihral leu . ( lu;in( ui\ ni>le> inlV _
lii'Uie nicMues n.ilurejies , dans |)i-e«(pu' Iimi- ji"- l<ius ejli's ne peuxcul >c sueeeder ipir dans un in<iu\euirul uiodi'ic i c'esl
d'ailleurs une lui i:euiT,di' ([U on doil olJ^el■^(^ d.uis l''(in|)|(ii de lous los iuslruiui'uls , pui>(pie les s^ns rra\es sonl eeu\ '|ni
ipsullent (run moins urand noinlii e di- Nilualioiis d.ius un inslaul donne; d luil donc <|uc le ((ji ps «onoie ail le Iriiip- i» . . -
saire a la prndiieliou ilw son. Mnsi |c passade sui\;uvl , sur un i (ir rra\e,s( rail inipialieaMo cl d'un iuau\ais ellrl;
Xllcfilo.
.SVl> bas:
il laul .uil.ml (|ue possil)le,en einpIoN.inl les sons liouehes , dans 1 oreheslre suiloiil., les rnli (■mêler di sous ommiIs
L'I ne pas saiiler d'une noie l)oueti<'e sur une aulie,ou <lu moins d'une mauvaise noie li<meliee sur une ,uilie e-alcmeul
mainaise. Ainsi il sérail alisuide (réeiiic: ^^ — • — — fr>— j [ -^u eonliaire. un |
lassare eoiuuie eelui-ei:
^fl- — jj ne lualKjUe pas de souorile el se peiil e\eiiller
aisenienl ., paiiecpTil ne eonlieul (pruuemauviiisennle bouchée (le premier la bémol ) ^ laiidis ((ue ee même (rail (laiisj»
se serail i idu nie el d'une e\(cssi\c ililTieulle :
^^J^ff^i^.^i^^
KXEMPLES MM VAIS
Ou peiil \oir piii ces Irois e\emplcs..nic les nieilli'iiis sons lioucb('s se Iroinenl lous, a rcxcejilion des (|ualres suivants W£iFfj^ 'i# il
plaei's ;\u dessus du f.tr ) du mé<iiuiu; ils l.ii meiil la sci le d/ja inili<|uce plus haut. Î2~~II
ii^^^^i^^J*:
(.'csl p(iui<|uoi 1,1 plii.ise en Af( hrin'il cil/e ei-dessns. bonne dans un oelavi' , de\ ieni dc'ieslable (lansposee a r'oel.i\<' inic _
rieiire ou elle feule ]ii es.pic enl lereineiil sut les noies Iioik becs les plus iIHiinaises, frs- ''"'[~t'>"*~[] buii cpielle dcliule p.u une iiole
, )^=% . . , - , - .
miMilc le l.it t p^— - — H noie laeliee.,<|ui auis] allanuee lapidemcnl s^ms prc|)aralion, esl dune iinissum assez dau^eiciisc.
>*■
Les .uiciciis m.ulies se sonl bornes, en j.eiier,i| ,, ,i r'usa;:e des sons ouvcrls, (pi''ils e( i i\;iiciil,eii (iulrc,il laul I n.,iiei. Iris in.ila.
diriili uienl . I!e( llio\en lui iiiènic est evlrèinenienl reserv<' dans remploi <le sons bouches (piand il ne lin'' p.is les cors en oo/o, les
• \eiu|iles eu SOI il assez r.ires d.ins son oreheslre, et «iiiand il \ ,i recouis,e''esl prcscpie loii|oiirs pour un cll'il s.iillaiil . \iiisrde> -mis |joii_
( hcs des lidiscois «'n Mi '> .d.Uis le s( (lei/odc la S;/liijili(iiiii' /ir'ioiifHr,\ Au /ô^h.i^ du sec iiiiilcor in le dans le selier/iid. h sMiiplioiiic cil/.f/.
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(itl.l IMOM.N.)
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Kl. I.A.
COliS l'.n UK.
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■riMIt. I.A, lA.
Moi.()N( I i,i,i;s
i--— ~c3^—^H~
O s\^lomc esl sans diuilc inlihimenl sii]i<'ii(iir à l;i mt'lhodi' ronliMiic, adiiplr.' .iiijihm illiiii |),ii- l.i ()lii|),iil <!( s (■(iiii|iomI(uis li ,iii_
cals el italiens, il ([mi consisl.'^ à relire les cors aliMilunient comme des bassons ou des clarineKes, sans lenir eomple >],■ l.i dilli _
renée énorme iini e'visir enlie les Ions houclies el les Ions ouverts , comme aussi entre certains sons bouches el certains aiilres, sans
se spih irr de la dilTieulle' (|m"iI y il |i""r IV'xécul.inl à prendre telle ou telle note après un<' autre (|ui ne l'amené pas naturellement,
de la justesse donleuse, du peu de sonorité' ou du caractère rau<|Ue, étrange des intonations (pi'on prend en bouchant les deux Ijirs
ou les Irois (juails du pavillon, sans avoir Pair «le se douter enfin «pi^une connaissance appiolondie de la naluic de rnishument , le
rcnlt el le bon sens puissent avoir <|uel<pie chose à démêler avec l'emploi des sons (|ue ces mailres écoliers |ellenl ainsi a loul ba _
zaï-d dans rcufbeslic La pauvreté même des anciens est évidemment préférable a cet ignorant el odieux pspillage. (Juand en n<' _
crll pas les sons boiiebi's pour un effet parlieulier il f.iut au moins éviter ceux dont la sonoiité es! Irop faible el lr(i|) disse mblalile
(les autres sons tUi e(u-. _^ , ^^ ^^
Tels sont /le R<' i] et le Hé h en dessous des portées/ ^^rt^S le la tj et le si P bas -^J- r^ et le la P du médium ^CT-^gEl
(jui ne de\rai(nl ianials èlre em|)loyés comme noies de remplissage, mais seulement , afin de produire des ellels inhérents a leur
lind)re souid, rau(|ue el sauvage. Pour un dessin mélodi(|ue dont la forme exige impérieusemeni la présence de celle note, j'excep.
terais seulement le Lft /ie»iol du nie<lnini: hvrMi'i r-
Le Si lirtnol lias _fi^EïxEz " été placé une fois a\ec une excellente inlenlion dramali(|ue p,u- VV'ebei- dans la si ène du
Frevsehulz où (laspard conjure Saini'L ui.u^ (c son est tellement bouché et conse'(pienunenl lellemenl sourd (ju'on ne l'eiilend
pas:, il ne pourrait èlie remaniuc «jue si l'oreheslre entier se laisail au moment de s(ui émission . Ainsi , le La /jéntôl (\u mv -
dium, ('eril par ^le\erbeer dans la seéiir <les nones de /io/>ert Ip D/fi/>l>','lu<\U(\ lîoberl s'approche du lomlteau pour cueil_
lu le lanieau eiubanli' n'atlire liliemeut l'attenlion que grâce au silence de pres<|ue tous les autres instruments ;el cependant
celle unie esl beaucoup plus sonore (|ui' le Si /jp'iuoI \nifi . Il peut résulter dans certaines scènes d'horreur sileneieuse,tiTF»lrès grand
elTel (le ces noies bourhées à piu^ieuis parties; IMéhuI esl le seul, je crois <|ui lait entrevu, dans son opéra de /)/ro.vwe el Mr/ii/'D'f.
IN?42,
A.1V.' Moderato.
PHHOSiyE Et MELIIlOHK.
(Mt-:HIX.)
I_i-s Tiilli- iii.il'Ui» cl luiiiiuis -nul |ii ilii ^lili s sur II ( Hr. nini- il. m- une |Hfi(c p.tilii' (!<■ s,i ^,iii\inf stiili nii'iil ,
\ni(i l< » mi'illiiirs .- >
/, rr // tr II-
lin ■•! I li .1, ,;,,!. Il iiiirnl II- ((M--., inirl(|ui -..Il |. m luii cl vr\\\\ <!(■ roichc-l l'i', sa II- (il.'/c- ni licmol- ,i l,i rlrl'. Lors(|u du
li,uli' un roi (Il |).iiii(' ri'ril,\iil(\ cfpciKl.iMl, il c^l iiiicux, si riiisliimicnl ii't-l |),is d.ins le nirini' liiii i|iii- l'oi i hi-ln , d'iiuli _
i|\iii à 1,1 (Il r li's (liî/rs mi lis ht'mnls (|U(' la Idii.ililc i\i^t% mais il l'aiil Inujouis s'nri aii^ci- de in.Hinit' a en riii|)lii\ri liî-
|irii . Vmsi II' cni 111 F(i csl Ires liicn clini-i |ioiii' rxcrulcr un solo (|ii;uul I oichcstif joup en Mi hcninl ■ (raliiud |i,ii i rijiic
c^si un dis innllrins Ions do rinstniiiient , onsud'- |);irf'e(|ue cedo coinlunaisoii n'ainonc pour 1a poulie du cnr (|ui- di ii\ lir_
mni- (si cl ini) ,"i la ili*), doni Pun (lo si) , t'lanl,d.ms le modium el d.ms Ir haul., uiio nnlr oincilc, ne diniinur p.is la sonmili'
(II- 1 1 llr pain de sa r.u\ilii(' ipii doit rlio le plus souxonl employoo on paioil cas.
Cl Ml Kn 1\.
(ir.i iii:sii',i:
Eir.l llr 1,1 iiliiiie
f)^' r f^^^^^
Il r-l \i,ii <|U lin cor on nii '',ponrnn passar^e connue iclni-ci., cul cic loiil .iiissi a\anlarcii\.
"Ki.Mlk ^E
M. lis si l,\ niclodic .nucnail li c(|ucuinicnl le (|U,ilricnic cl le sixicnic dc-re de celle -anime [ La \> <■{ f V ) le cor en l.i van.
f) O -A
Iriiil \iiieu\ alors (pie le cor en mi ;■> , ses deux notes -^— |— — F— -|] <pii |)rodiii-.iil ^r^U f^^ cl, ml lie,iucoii|( mcill.nrcs <pi<
tj -■ ^
■cil. -s du cor- en mi P:
■seul. ml les mêmes -uns
lis ,1111 icns (uchc-lies Ile posséd,iieul «pie drn\ cors,, parloul .lujonrdliui les coniposilenrs en lioiiMnl iprilie. \\ec rlen\
COI- seuil nieul loiil en ulilis.ml |i-s soiis haiiilifs. iorsipi'il s'agira de moilulir un peu loin de l,i lonalile pi im ip..li , les ic^
sources d. riiislrumenl s. rmil assez liornes:, ,uec «piaire ,ui i iiiilr.iii c, cl lors nièiiie ipi'on ne vondr.iil se sci\ n cpie des smis
oiiMi ls.il e-l l'acile d''\ p,ir\eiiir |iar le Crnis:riiirtil i/rs /ans.
I e ciiiiipii-ileur <pii pieiwl ipi.ilre cors d.uis le meiiie Imi lail prcsipic lonjoins preine d'une iusi::iie in.d.idressi' . Il \,iu(
inicoinp,ir.di|iiui ni umux cmpluMi deux cois iLm- un luii cl deux d.iiis iiii ,iulri.;oll le picinicr cl je seciiud eer d.iiis ir iiicuie
Ion, II' liiMsiciiie d.iiis iiii .iiihe cl |. ( pi ,. I r it'iiii- dans un .ml le,, prnec'dc preleralde eneorcion curMi, 'pi.ilrc cors d,iiis (pi.ilic
l.Mi- ililïi Miil-; . . .,11 il linl r.iirc surliiiil il,ins|e..i- nu r'du .iiir.iil lie-oiii iriinr- -i,,ii.|.- iiu.inlili' de -nu- olivt'ris .
I?(ii(l).'slrc joiiaiil., |>:ir cxiMiiiilf,.'!! Ln honinha^ Hiialif cws |.oui\ ,iii ni «'de; [-en La betnol '1"~ en .'//'Il ..
(il c;iiisf lie sou iiii, iinidnisaiU soi Z i\\ù flonnf enh,iiiiiniii(nununl le la h3-''en/rt,4-'^eii t <.0u Imiu IVen Xa b.^-'fnyiV? ."'-'
' ^n^ Mi\ A"- en Sl\ l),\s,(;i cause de son iiij piodtiisanl re Z qui donne en hHriii(mi(|iieinenl nii l)eni(il).Oii ppiil eiiedie m luii
.__l:i e(iiili\lirre du moieciiu eoinliiner les ini.ilre tons de plusieurs aulres nianieres, cisl ,uj ((iinpnsdeur a ealeulir lis r\i _
i;e;mris de ses liirnionies el à leur subordonner le ehoix de ses cors.
l'.ir ce moyen il y a très peu d'accords ou l'on ne jniisse introduire i|ualre,ou (rois, ou aunioins deux notes ouMiles.
l-(()li V.,^ L\ b.
2'- COli En MI \ .
."'- cor, i'„ FA .
4- COK En l'J
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l^COH F.i> h\ \>.
AvriiK 1 2''""coR Kn ni-: \>.
liXKMI'l.i: . J O COH Kn Ml
4"'"ron Ennl»ii..<.
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Oiiand on se sert de plusieurs tons dilTi'rents a la Ibis il vaut mieux denner les Ions aii:us aux pn-niiers eors rt les
liMis lic.ues aux seconds .
lue autre précaution <|ue beaucoup de compositeurs négligent a tort, est erllr de ne pas faire l'cxirutaiit ih.inpi- dans
le même morceau un ton très haut contre un autre Ion très gra»e, et ii'i iproijueinint . I,e cornisie liinue Ibit ineninniodr
I' passade suliit du Ion de Xrf haut, par e\emi)le, à celui de Si hpninl lias, cl au mo\en <les ijualre cors «pu se li(iu\enl
.iu|(iuiil hiii (l.ins tous lis oi-chesires, il n'y a jamais nécessite de (aire, pour les chan^:;ements de tons, (les s.iuts aussi
di^propoi tiOTine's .
Li- cor c'vl \\n iii-liiinii'iil rinlilc- il iii(l.m((ili(|M<' ; l'r\|irc»»iiiii (\i' -.(in liniini' l'I -.i sniiunlr ne sont n.i- lilli'* ctniiKl.ml
<|iril 111' |iMi~»i' fiiiiri-r il,m> Imilr r»|i. . c de iiic)1Cimh\ . Il «r l'oml .ii^cMiirnl (l.iii^ I iiim'hiIiIc li,iriiiiiiii(|Ui ; ri Ir coniini-il.ui-
inrmc II- iiioiii» ImIpi li, iiiiiU .1 \(i|niili'. Ir nicllri' l'ii (■\ iili-ncf «m lui l.urc |.Hiir un \n\f iilili' m,ii> iii,i|)|hi c m . \u( iii\ in.ulii,,
s nirin ,ivis,, ii'.i nii en lin-r iiii |»:u 1 1 plii* nri^in;iU |>liis |)oc(i(|iii' en niriiic liin|is il |)lu^ coiniilil ijur W tlirr. |),iiis m^ lini^
I hil'^ i\\,i\\\r^Ofteron , F.nn/diilr r\ le Frrt/f:r/i)ils,'\\ \c\\v r.\il |);iilir uni' Im-iu' jilnur;ilili' .ml, ml i|iii' n(iii\illi'.i|iir \li Iml
cl r.ccllinMii ^cilU »cinlilriil ,iMiM couipi'i'^c in.iiil lin., cl (lniil Mc\cil'ccr, niiciix i|iic Imil aiilic,,i inaiiilciui l,i piiiclc. I.c <'(ir
csl lie Iniw le- ili'ilriinicnl- ilc l'uiclicsli-c, celui nue dlilck eeii\ il |r niiUII- liieii; \\ -iin|)lc iiK|ieilion ilun de >(■- nuM.i-es
sullil |)iiiii- luellic \\ nu -CM |)<ii (r.i(lri'.ssc a ccl craid: il laiil |Muiii.inl ciler coinnic un éclair di' renie le> Inu-. iidi - de
cm iniilanl l.i ('ciii|iie de Caron dan- Pair f/ 'j4/c*'.v/c (((l.iion ra|)|)ellc! » ce >iint de> L/ du nu'dumi., donne- à l'uni-Min
|iar dcu\ cors en Wv: luai'i rauteur ,n,iiil iniaimc de l'aire aliouchcr riin eoiilic raulic les |)a\ illoii-, il en rc-nllc i|iie le-
deux iii-liumciiU se -cim'iiI muliicllcnicnl de sourdine cl i|iic les sous en s''cnlrcelioi|iianl pi-enncnl un accciil lniiilain cl un
liinlirc ia\cincu\ de IVlTcl le pins clianrc cl le plii- di anialii|ue .
..... .^. •► ■
EXE31PLE.
Mii;s I il i;i
AlKinclii'Z les PdvUliiiis
9^^^
^ » f •
-r-1 r-"-i h
Ca. riiil l';ip . jiel - le
-f==?=
i'ii.IcikIs s,'i viiiï .
•le iioi- I il, ml (|iic (ilnek cul olileiiu .1 |)cii j)i e- le inènic lesiillal a\ec le La bémol liouclic du incdiiiin de deux
u - en Snl Innidl . .■:'-.•
uis ],„ SOI. iir,„„i . -frri
m
.M, 11- |)enl elle., ,1 celle e|)iM juc., le- c\iiul,ml- n'eKilcIll il- p<l- ,l--e/ surs de prelldic de- lllliill.ll Min- p,irei 1 |i -,(■( 1 ,i||(( ur
lil-il Inen d'iiseï de ce -uiiiilier procède pour .is-nuiln'ir cl cloi:;nci' le son le plu- ciiveil du cor en ///•..
lto--iui., d.iii- l.i cll.isse du -ceoiid ,11 le de (iiiiU(iU)lie Tell, ,1 eu l'idée de laiic e'xcclllei' Un Icail di.iloiiiipie p,ii(|ii,i_
lie enr- en Ml /ii'iiuil .\ l'ii 11 1--011 . ( ! c-l loil 011^ 1 11,1 1 . Oii.md (Ml \eiil ,iin-i rcuiiir le- (pi,ilie ciM-., -oil -ni 1111 i li.ml -on -
leiiu., -oil -ni une phia-e 1 .ipide ipii iii'ee--ile l'cMiploi des sons lioiii lie- cl de- -on- oincil-, il \,ml 1 ncoinp.ir.dilciiiciil
iiiiiMV fa nioiM- d'une idei' li,i-ec -ne l.i dilTerenee nicine c( l'ine^alili' de ces soiisj les niellrc d.iu- des Iimis dilliTcnl--, ii^s
unie- ouM 1 le- de- uns, conipcn-.inl ,1111-1 le peu de -oiiorilc de- note- lioiicliccs i|ui leur ciMrc-pondeiil elle/ les .mires, \-é .
I.ildi--enl |ei|iiililM c,!-! dimiicnl ,1 l.i r.iininc cnlière «le- «pi.ilrc cor- uni- une sorte d liiiniopcin'ile . -^ iiisi. peiii|,ml ipn le
cm en / '/ d • l M, l,e„i(,l njonclic ) ., - i le cor en 3Ji hémol doiiue/7V ( oin.'il ) l.' cor en /'a \v Si L'mnl rotivcrl),,
.1 on cor <u Si lieitiol h.i- ]•■ El ( lionelié ) ., il n'-nlle de ic- ipnln Innlircs diHe'iciil- 1111 ipcidi npli' /'// ///'///o/ d'iiiic l'orl
|j.|le >mi.Mile:el l'on 1 oinprend i|n''il en -oil ,1 jini près de nièiiic pimr les ,irilics noie-.
(OH i:.. FA
coii i:n UT
Cdll Kl, Ml 7.
((IK En S\ \} .
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EAE3J/>LE.
t^
H'.' Ji
In nr(i(('(li' ;>\;iiil;ir<'ii\ donl je ne ronnais (nrim seul e\i'iii|)lc, consislf ii l'aire (idis on <nia(rf lors en ililii'icnK Ions
M' sii(0('(l('r |)oiii- rcNiViilion i/'un so/o_chanlanl . (Ihaciin (rciix prenant ainsi dans la phrase les nnles (|ui eoiitspoMili ni
a ses sons.on\erls i| en resulle,si les liagnienls niélodKjues sont adroitement enehainés les uns aux aulies, un ehani (|iii
a lair d elle everule par un seul cor donl pres<|ue toutes les notes sont égales et ouvertes.
KXEMPLE .
(Oli Km AJI t>.
roii Im. t'i'.
cou En LA t».
(OU i.i, m;.
.r.ii (lil (pie le cor ('(ail un insliument iioltK^'ct niélancolicpie, maigre' ces Joi/eusex finifm'esAe chasse qu'on eile si sou_
\riil. Kn elTet, la r.nli' de ces airs résulte plutôt de la me'Iodie elle-m(ènie i\w du liinhre des cors; les l'anlares de (hisse
ne sonl \raiiuent Joi/ciises <pie si elles soni joiu'es sur des /row/Jf-.v , ins(iun\enl peu nuisieal, dont le son slridml, (oui
en dehors, ne resseinhle poini à la voix ehasie cl ri'scrv('e des cors. Kn l'ort^ant d'imc certaine manière t't'niission de Tair
(1,111^ le liilie du cor, on .iiri\e ce|)cndant à le l'aire resseinlder à la trompe; e'esl ce (pi'on a|)|)elle' l'.iire ctn'vff)- les sons.
! ■■ . (^'la peul ('^^lie iiiieWpiel.iis d''un ■CMcllcnl eH'el,m(nie sur des nolc^ Ixmchi'es . Ouand il s'aïil de loreer des no.
Il- iiii\(il(s, les ( iMiiposiliMiis cxi^eul ordinairement, pour donnei- au son loule la rudesse possihie, (|tie les e'\('eiilanls Ic^' _
\<i\i |( > p.iMJIiins; ils indiipiciil alors la position de l'inslrunient par ces mots; Pnvillous en Inir. <hi Iroiue un miriii _
lh|iie r\eni|)le de T'emploi de ce iiio\ en , d.iiis Texplosioii ("inale du duo iV Evpliroxiue et Cni'fii/iii , de Mehiil (. ^/r^v/er
mil s (le la Jdlùusrè/n h neoi c sous l'impressioii de rhorrihie cri des cors,r.relry r('p(iMdil un jour a (piehpriin ipii lui de.
iii.uulail son opiniun sur ee r(iiidio\.iiil duo: <i(!''esl a oiiviir la voiile du ihi'alre aui- le er.ine des aiidlleiirs ! »
LE COR A 5 PISTONS.
I T ( ( )l IM'HhS .
T} \«iil l'airo toutes 1rs iiiitos (iiiverlcs :m iiKiyn il'im iiicr-aiiistiif p- i lirnlicr ili.iil r:\iii(iM (■(msivtc ,i chant'i'r iMstaiilaïK'iiiiiil li'
ton dii (ior. Ainsi rotiiploi de tel on tel piston traiislornic le rorcn fn l'ii un turi nif/.'ou en J//l>,oii en Iir\ ('lc,<'lc; don il siiil ()iii' les moIo
ouT(>rt('s d'nn Ion S(> trinivant àjontcVs à celles des autres tons, on obtient en sons oincrls la Ranime chidnialiqne cnniplele. L'emploi des (rois
pistons a d'ailleurs pour re'snllal d'ajouter à l'tvhelle de l'iiistrnnienl six PKMi-TdNs au-dessous du son natiM'el le plus grave. Ainsi, en prenantrel
l I ^ "
comme le point extrême de l'elendne au pravedu cor, 1rs pistons lui donneront encore les notes suivantes. *Jî
lien est de même pour tous les instruments de rui\re, Trompettes, (Cornets, l>uf;les et IronWnTiies aux ~
.|iiil- 11' iMicaiiiMue des pistons est a|ipli(]ue'. L' étendue du cor à trois l'istons, dans im loi\ mixte tel
(!e syslrnii^ |irr>rolc ^urluiil des avanla_;;('s poui- les seconds cors., eu erard ,ui\ l.icunes ccnisideraUles ([[[""il icoi|ilil eiilre
; gi-aves, à partir du dernier Ut bas; ^' h mais le liiulire du eoi- à pistons dilTère un |k n de celui
ses notes naturelles \
t
du ((ir (u dln.ure-, il ne saurait donc le ceniplactf d.iiis Ions les c.ts. Je crois ipi il l.inl le traiter ,\ peu pies ( (inmie un
instrunient spécial., propre surtout à donner de Iponncs l(ass<>s. Minantes et l'ncrrniui s., (pu n''onl pas cependanl autant de
force ([lie les s(mis graves du (roiiilione (e'iior aux (|ue|s les siens resscnihleiil beaucoup. Il peul aussi clianirr jurt bien une
mélodie, siirloni si elle roule principalemenl sur les notes du incdiimi.
IjCS meilleurs Ions à employer |)oiir le cor a |)i>.(ons, les seuls nicnie ipn ne laissent rien a désirer sous le rapport de
la jiislesse soni les tinis inlcrmcdiaircs . Ainsi les cors en iV/ t] ,/r», .SV>/ cl La 7 soni de beaucoup |)reler,d)les aux autres.
l'iusicurs coniposileiii's se monireni hostiles à ce nou\el inslrnmenl p.nce <pie, depuis son inlrodiielion dans b s <i\- _
ehe>lres, eerlaiiiN eoriiisle» eiiiplovant les pislons pour )OUcr des parties de cor ordinaire, Iroiivenl plus commode de pr(i_
duirc en sons oiucrts p,ir ce m<'canismc, les noies bouchées ccrilcs avec inlentidn par l''auleur. (.'cci est en ellel un abus
(lan^ei( ux-, mais c^■s| aux chefs d'orchestre a en empêcher la propagation, et il ne faut pas perdre de vue en milic <|ue
le c(u- à |)islnns enir.' les m.iins (Piin artiste habile peut rendre Ions les s(nis bouches du cor ordinairi' v[ plus eiiioi-e ,
pui-ipTil pouriail e\i'eiiler toute la r.immc sans em|>loi<'r une seule noie ouverte, \oiei comment: l'iisarc des pisinns ayant
pour le'sullal, en changeant le ton de rinslrumcnt (l'ajouter des noies ouvt»rles des divers Ions a celles du l<ui principal,
il 1^1 élan- ipi'il (loi! amener aussi la réunion des noies bouche'es de Ions b^s Ions. Ainsi, le cor en ra (bume nain _
lellenidi! ec 1 il ouvert -/L 1[ <pii |)ro(liiil A'^,el,au moven îles pistons ce rc ouvert i^ || «pii, pi oduit iS'o/, mais
si (Ui 1 niiiloie la m, un dan
s le paNillon, de mamèu' à baisser ce-s deux noies (Pun Ion, la première devKtidia un si!
■h-^
duisanl 3Ji ■? bourbe' et l,i seconde un lït ^ |] produisani tu, «-alemenl bmiebi'.
C'est au composileiii à de'siruer |)ar le mol lioiirhe cl par lis chilTics ^ ou ^, iiidii|U,inl de . nmbieii le paMlloii doit
cire tel nie, les notes ipiil ne Mul pas iproii produise oui'erti'S .
B"uihi-s .
2 2^ 2 2^ 2 2 2, 2,
Pour une ranime cent comme la suivante
t^
=W=
l,''e\iiul.inl prendra ilmic les pistons propres -^ \,\ r:amme omm i le dut:
t.
^ P
-a — ®-
el r.Miploi de la ni, nu ferniani aux iVyw tiers le pavillon sur chaipie noie, en leia une r.imine de ,S'; ?, ib ni Inus b
soiis Seront les plus soniils et les plus bouchés i|ir'on puisse obtenir sur le cor. (!'esl ainsi ipi,''on peut., sui le i m a pis
Ion- .i|iiès a\oir l'ait enleiidie une phrase en sons ouverts, la produire en snn- bnuebés eeiniiie un nlin lie- i|ui_ii. .
/ .i Ciir II CtjliiithfH ne dilïeie i\\\ pi e'i e'dent ipie p.ir l,i nature <lc son mceauisme.
(.i\ie dirieVinie est tout à son avant, irC jiour l'a^ililé il pour le timbre. LesMuis i\y\ Cor ."i Cyliudi l's m dilleiMil
r.'. I. ini I < p.e- de . i ii\ du (;or urdili.ùre . (Ici iuslrumi ni i-l déj,"! d'un i|s,i^e jii'néral en Allem.irUe. cl . s, iris d.aile.il en
selM ,li- mine |i,il h'Ill .U.illl peu .
S . fl't'' A. **
•rf-
LA TROMPETTE.
Son ('Ii'IkImc csI a peu près \,\ inrmc «pu- (■••Ile du cor, doiil clli' poss!<lc ( ,i l"i)il,i\i> supciiciin Inuli's Ir^ ii
iiiivcili's imIiiicIIcs:, on IVVril sur l,i ilcl' «le sol.
Oiirlipics arlisit-s roiississont p;\ssal)leiii('iil à |)iofliiire ceilains sons lioiichcs snr ]n tronipt-llc , tn iiilioduis.inl., i (.niiiu
pour Ir ((11,1.1 m. (in dans le pavillon^ ni.'i- IVIIcl (\o ces noies es( si ni,(Mvnis el leur intonation si inctilaine, (pie l'iin.
nicnse jnajoi il(' des coniposileuis s'est al>slenne el s'abstient encore, avec raison- d'en l'aire nsare . Il l'aul eveepl. r d(
celle i)i-os( linlion el consi(l('rer e(in\nie une note ouverte le la aji^u:
il sort avec l'aide des lèvres seuh inenl ,,
lais son inlonaliiin est toujours trop haute; on ne doit l'écrire (pie comme note de passade placée enir-e un sid el m
iii ~7 I [ I ^^ E^ el il faut se i;arder de l'altafpier on de le soutenir.
Le si p du médium au contraire
est toujours un peu trop l)aVs .
Il est l)on d'e'vilei- l'emploi de l'ut irrave JL d snr les trompettes plus rraves que la Ironipdle en /■(!. ((Ile
noie esl iTune sonoril(' failde, d'un liml>re commun, sans ('Ir-e propre à aucun elTet l)ien caractérise, on peut l'acih
nieni la remplacer par un son de c(n', ine(unp,\raldemenl meilleur sous tous les rappoils . !■ ■
Les tiois notes de Pcx I renie ai^u ^^^^^| déjà loil dan-creuses sur les trompettes en Laltas,Si7 el l't, sont
r \\ Tut, même sur le Ion de 3Ji ?, s'il ('tait ainsi a _
^3^31} ' " P'iss.ifc scndilalile (pie la plupart des l'wvw _
iin|iralicaldcs sur les Ions plus hauls.On pourrait cependant arriver !\ rul,m(Mne sur le Ion de Mi 7, s'il était ainsi
* P f f
mené, avec l'orce: I:m:MI'I.I'
lans allemands el anglais alxirderaient sans h('sitcr. iiarailrail hiulclois lorl daiiicieux eu Krance, ou Ton a, en ,:;('ii(Tal dans la
piali(|Ue (les nislrunicnls de cui\ rc, licancoii|) de peine a monter.
il V a des liompelles l'ormeVs de toutes pièces, en .S'i't», en Ut, e;i //<•', en Mi^, eu Mi ^ , entn,v\ A'//-A'o/, I res rare-
ment en Ln lie'rnol haut. \u ino\en de l,i rallcuiiic dont nous avons parh' pour les cors cl (|ui haïsse rinsirumeni du n de-
mi Ion, on produit des lrom|ietles en An, eu Sii^, (Mi Z^-? ( ou l't « ) en S<il 7 (ou/rt*). Au moyen iruiie iall(m,:;e (l<)U_
Me (pii haisse |.( Irompelle d'un Ion on olilienl mi'ine le Ion Af La hr'uiitl lias; mais ce Ion est le pins marnais de Ions. Le
plus hean limhrc au contraire, esl celui de la tronijielte eu H é ^ , inslrumenl plein d'cclal, d'une .lande ju«lesM' el (pi'on
n'emploie pres(pie jamais, parce (pie la pliipai I des ((miposileurs irnoreni son cxislence.
D'apris ce ((ilc j'ai dit plus haut des noies des d( u\ c\lre'niil.'s de l''('chellc de la II .impelle, il esl ais(' de (Oiielure
(|ue r/leiidne de cet inslrumenl n'est pas la im'^nie pour Ions ses tons. Les lid.npelles liass. s. , ,iniiii'; tous les aulres iiislriu
liieuls de celle esp.'^ee , d( in enl ('Mler la noie la plus -ia\e el les tnimpelles hautes ne peinent alleMidi'- aux sous les
plus ai:;iis .
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r.' lonlivr/ ;;i;nr man|nf'(lii si;fni' <> fl (jn'oii rsl olili;;.' (ri-Vnic sur l;i rl.'l' de Ka, rsl d iiiu' suiidiilr
•llciilr sur ci's liuis Idiis ai;;us; on |ii-ul en miiiiili' nceasinii en liicr un [larli ailrniralilr. ,
Li^ h'(iiii|)rll(s m L(t hfifinl \\,n\\ iif SI' IrmiM-nl riicrr (|iic d.uis iniili|iii^ Ip.muIi's milil.ilrfs, Iciii ^(Ml csl Iri.,
I)rillanl, nin* Iciil' ('icndiic csl momdro encore (|lle celle îles I roiiipelles eii.S'o/, |)iil-i<|irnn ne |)eiil le> l'iji'c n'cIc-mt
\\\ dessus lin (|iiiih'ieilie Lt , . . ., • ■ ,
'" ■ - KXh.MI'I.E. - -
rUOMPET'lE
ir.r. LAtiuul .
Les Irilis Irilles siMv;(nls, eepend.inl, sorleni assez bien:
Ce (|iie j'iu dit (les II, lis duers des cors
de la nianiei-e de les utiliser par le eioiseinenf , csl a|)|)li<-,d)le de tout point au\ Irompetles . Il f.mt ajoiiler seiilenicnl
<|iie roeasioM de les c'ciire dans dilfeVenls tons ne se pn'scnlc pas souvent. La plupart de nos oi( hes(r(>s nVillVenl aux
coniposileurs «pie deux Ironipelles el <leux coiuets à pistons, au luti de (piaire lionijielles, et il vaux mieux, en ce (as lais_
ser les deux Irompelles <laus un seul ton, les cornets à pistons (pii peuvent donner tous les iidervalle^ , el <lonl le liuil>re
n'esl pas assez (lissenilil,il)le de celui des lionipeltes pour ne |)ouvoir s''y assimiler dans rensemide, sulïisaul aler- pour
com|)Ii 1er rhatinonie . On n'a ordinairenienl licsoin d'cinploNcr les Irompelles en deux tons (IjUcrenls (|ue Aaw^ le ukkIc
mineur, si Ion veut leur donner des sonneries cpii eomporleni absolument IVmploi du troisième el A\\ em(|uièine de^re
de la ^'amme. |{n S(i\ dieze uiineur, par exemple, s'il l'aul taire sonner suee(^ssi\emenl à une li(unpelle les deux noies .Vo/
dieze. Si, pend, ml (pie Tanlre l'era enlendre \\ la lieric au dessus ou à la sixie au-dessous, les Af\\\ ,uiti-es noies Si, lié
dieze, (m est oldiri' de pi i ndre une Irompelle vn Mi n.ilunl (dont Ici?// et \(- Sol produisent &/ dii'ze.SV), et une Iroiii-
pelle en Si naliirel ( diml Vit el le J// donnent le Si cl le /A'' dieze)-, c'est ce qu'a tait M. Meyerheer d.ins l,i iiande
se(ne du (jiialrieme .lele de- Htiijttenot^ -
'lIliiMI'F.'l'J i:
II, Ml:j.
Tll(),Ml'r,i'I I
Kn Sf i].
3l.il;:re la rouliiie j:(iicr;ih nient sunie,il rcsult(^ de charmants elTets i\i\ J'iatio des Ironipelles; (lluck, un des picmiers,
la pi.,iuc par sa loiiriie I. une dis deux liompclles unies pi,missinio sur l,i doiniiianle, d.iii- landanle de fuil rodin I ion d'/-
Jifiififllii-P)! Taitiiiif , r.eellioven ensuile ( snrloul dans randanic di s,i s\iiiplionie enArr),el Welor, «n on ln-c' ;;rau(l
narli .
.\:4-:
triiti.^^Mt: t:.\ taihuii:
((.m h)
ii;()>iri TIFS
(diis .:, i;k
'»^
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/ <.,<>■•
l'oiir .1111' Cl- iKilc» iloiiiCN |)iii--i-ni rlir fini-cs ,u t-o .i»Mi',nirr , il l.uit iil rriitl'.il If- ni'iiilii' (l.ui-< li- mcdumi cl ni
. j):\s les r.iiiri- se siicrcdcr Imi) r,i|iiilcinciil . . ■•• ■•■.,•.
!.(■>; r-iiui -iiiix.inli-s |icii\i'nl clic ,ilhi(|iiccs cl Minlcmics |)i,mi>-miii: ^7rj h
^_
PI'
l.c Si ) ilii iii'ili'iMi cl.inl h-op li.ys, ce di l'aiil ilc j'iivlcssc doil r\,;- ci.ni^c .iuI.imI i|iic pnssililc |>,m- 1,i liiicc (remis
du »i>n: il ne |iciil clic coiiipii-i pnriiii les notes dmues,/ C'f .m dessus 7>-« '" — H irollic p.is le
nicinc (l.mrcr.
Je «iiulcnii- cl |,ilhi(jiici- dimcenicnl, .\n imniis sur les i|ii,ilic Icus inlciieure, A« n,ilui'el.,.SV licm(d,.SV nalurcl ^ V. It.ms le (un
t\i- lie, ](■ croîs iiii^uii iirlislc li.iluU- pcul encore donnei- ,i eel f /, en le Mnilcn.inl ,, Ipc.mcoiip il' douceur, m, us <ju il csl pi udcni
(ren convi'tv l eiitret' p;ir un fiiffe du reslc de I orrholie.
Le Imihre de j.i Iriimpi Ile est noide cl cchil.uil; il coin iciil ,iu\ idées guerrières, MW cris de l'ureur cl de \enj;eancc, rniu-
inc ,iu\ ch.iul- de Irioinplii-, il se prcle ,i 1 expression de lous les scnliincnls cnci ;;i(|ucs, I icrs el grandioses, .1 l.i plup,u I des .iccciis
lr.ii'ii|ucs . Il pcul même I ii;urer (hiiis un morceau |o\eux, pourvu <[uc l,i |oie y prenne un i .iraclcre (remporlcmciil ou de
_'i.indcur pompeuse. . ... .. . ■'. .- ..-i' -,,■ ■ ,. • .. ; ,,_'* ,■ . - .., ... ■ '. -■ ' - ' ■
Mairre la lierlc e( la (!is|m( lioii réelles de son limlirc, il \ a jicu (rinsdiimcnls (|u'on ail plus avilis (|iic la linmpille. lu-_
ipTa l!eell\n\cn el a \\elicr,lous les cninpiisileVii-s,, sans cvccpicr Mo/art, se soni olislincs, soif a le reiil'crmcr dans les iinoMes
limiles du remplissage, soil ,1 lui l'aire sonnci' <leu\ ou Irois l'ormiiles i'li> llimi(|ues |oii|ours les mêmes, el plaies cl ridicules aii_
laul <|n inlip.ilhiipics, l'orl soincnl, aux ear.ulcrc des iiiorccaux ou elles ri^uraienl. (!c delcslalde lieu eommiiii csl cnliii .iImii-
ilmiiic aii|ourd hui:, liiUs les comjiosilcuis ipii mil du sl\|c aecordcnl aux dessins méludiiiucs, aux rorincs (raccompa:; iieuiciil el
aux sonneries des Irompcllcs. la l.ililudc, la xaricle cl l'indépendance (|uc la nalure de rinslrumcnl peiinel de leur deiiner. Il
a lallu près d un sicelc pour eu \cnir là. ..
Ae.s- 1 ramtK'tlfS (t iiis/utts 1/ ri Cijlnirhcs oui l'.uanla -e de pouvoir, comme les cors à pislons,cl<imier ions lis ml' ivalles.
de la ^amnip c'iromalii|Ue . l-.lli s n oui rieii perdu du limlire de la lidinpcllc ordiu.iire, p.ir r.ipplii al 1011 de ces pin, i'(|,'s el
leur juslcssc csl salislaisanle . 1 .es 'li oiii|icllcs a (^vliiidrcs sont les meilleures, elles dcviendroni liicnlol »riiii usa^e général.
f.fX Trimiyftti'Kavlif^. cncoie em|ili,\i'e^ dans (|ue|,pies orclicslics d'Ilalie, ne peiivciil leur clic comparées sous ce rappori .
I. clenduc générale des Irompcllcs a cylindres et a |)isloiis csl donc celle-ci: .
1.- |.-,.« I, .uU M..I..1, „(
^
!.- Tr..,n(...ll.k I
■)yj '.yj -^ t-^
--.rV^tTT^^^^^^^^^T^^
,^^t^^^^^
\\j,,>. il Mil lis lHl>^
il MM- SMll.nilMl.
„ s ,,,.,.„>,.ra ..„,.„r,. ,l,-..-..ndrP .l,r„m:,liuli™,pnl i„s,,,r„M l-;, ï Jl
l.c- liilles ina|eiir~ el mineurs Caisalili's suc |,i Iromiirlle ,'i (Miiidns siiiil les mêmes fine rein fin cornel a trois iiislon'!.
\i.ir plus loin le lai. Lan de- liille- de ed inslinmenl .)
LE CORNET A 3 PISTONS
'■ ;•■ i:t a aiiMiRKS.
Son {(('iidiif iiiojeiiiie i^( dv deux ordtves et deux ou (rois notes. Le metaiiisnie de |)i.s(on» doiil il est iiijui--
Ml lui |i(rnie( de fiire tous les demies chroni.iliijues, jusciu'rfU Fa dièze g:ra\e ^ [| oe|"iid,i'il nlle iu.l<- e( les deux
ou dois (jui la |)i('(ed(ii( en des* {iidanl., (elles (|iie La., La >, Sol, ne son( f\ière praticables (jut sui les eoruels hauts'
seuleiueiil.ll es( |)0>sil)le,, sur ces mènws cornets hauts, de taire sortir le contre Ut ^rave îm_l E]| unisson ( (ju le \(iia
"5"
(nul à Theure) de celui-ci ^- -- ^^ ^*' '^ trompette; mais cette note est d'une émission très danf:ereuse,d'un m.ui _
vais limhre et d\ine ulilili' loi t contestable. ' , >-( ;, î
T| y a des (lornets en Ke',en Mi i>., en Milt,eniiFa, en Sol, en Lab, en La i^ , en Si b et en Ut. • Au moyen de la rillnu:;*'
(liHil noiiN ,u(iii» |i.ii 11' |)(iué Ii-s ( oi « cl liiiiii|H llr» !•! i|iii li.ii-,^!' l'in-li uiiHiil d'un iliiui l.n., uéi peut sans (joule l'Iih'uir les,
tons de Jle bi de Sol 9 cl de Si^-, mais la facilité de moduler (|ue dnnuciil les |)is(ous rend ces tons ili- icehanre à peu
pi'cs inuliles . Kn outre les Ions ^na\es, (els que ct'i{\ Ai' Re-, 3II\> ^ MiV,i e( même de .^, sont d'un assez mauvais lim_,
lue eu rciural et maii(|uen.l de justesse. îics meilleurs corucis, ceux je croisdontil laïKlrail se servir prescpie exelusixcmenl,
son! les eoi nels en Sol i c( surloul ceux en La\)iL,a'!i , pi Si l> . : Le plus aigu de tous, le cornet en Lt-, esl assez
dur a jouer el sa )uslcsse n'est pas irréprochable .
Voici Pelendue (pi'on peiil assigner aux divers tons du cornet a pisloiis; ceiiiiins artistes obtiennent encore a Paigu et
au rriwe (picKpics noies l'orl d.mgereuses, doni nous ne tiendrons pas compte. Il s'écrit, sur la clef de Sol, et (en Fr.uite)
d'e la manière suivaiile: . x
cnii.M:'!' l'.ii lii: .
fepE^i^ij,j ,1 ,mm
^ji^G-^
^^^. ' ,ij^......J'.'.i'.i'^i'i|'rr"^gili^
ISlli
lOlîM T 11, Ml t>.
,,,, f^rnim^S^mm^
lliM ( i;n Mib .
s, '.l'.lCi.
((»i;xi;i Kn Fv
A^., l.v Inl. 1V..II.
•• "■■"T"--
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ir: == — -^ ^ H
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Cl„,„n.,.„|u,..
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^^^
CdllNI.l En S(1L.
lOli.NKT r.„ i.A b
( ill'.M.T En LAi
(or.M-.T En 5^1 !>
ai
fOHNET En 11 .
In.sli..mrnl
nonl,ans|.oMl,u,.
(!^•vl ici le liiii (le r.iii'"' I rin.ir(|iii'r ,iii >-ii|«'l tics diMiin rcs ii(il(
■|U|l!(■^,, <|lll Idlllc-. |)lllllui"l lll
sol ^=^.,.|,r,.|i,.. .,„
I (l'iinr c'mission lucn iikiiiis <Ii, miellée y\ ^\'\\\w inrilli'iii c sniiiirili' Mir les Ions li;iiils i|i
loii^ l):i> . \iiisi le Sl\ li.ml (In rnrnci en l:\ iL Il ,, lo Ln li.ml tin coi ncl en »S'* b A-. H , e( le Sol h, ml i\\\
%j t.' ^
ncl III l t j^-^^jl,, sonJ iiic iiinpiir.ililciuenl incil|rin> el plus jacilcs ,"i ,'iU,h|II( i (|iic le /c/ li.uil du eoi ncl en lie J^ ;
•- ^ ^
il liiie le.)// Ii.uil lin ICI ncl en nu ■> ^i^~ ^^ . l'oiilcs ces noies ee|)cnil,inl Innl ■enleiulie le même sol '^^y^
Cclli
(ili-.cr\,iliiin c^l (r';ullenrs .iiinliciililc ,i (mis Icv in-liuincnls île
L,i |)liii).ir( tics (lille.s iii,i)iuis et iniiiciirs sont |)i-,ilicr(ljks el il^uii Imhi tllcl sur ciKe |),iilii- <lc l'i Iciiduc dis < ormls
?) pi>l(iiis ,ii;:us, (cls «|(ii' ceuv tii Zrt, Sib <l //
Voici m.imlcii.iiil le l.ihlf.iu comparalil dfs rajtjiorls e(al)li,s en Fiiiiue tiilie les diapasons des divers (oiis, des < oi>;,roi
iiels e( (i onipedes. Les noies noires désignent les sons réels.
COHNF.f i:.! LA II,
TIIOMI'KTTF.
\'m I.Ab.
COli Kn LA \
^
CORNKTF.nSlbb...^
NViisIe ,,.„.
TK0M1>FTTE
En SI b.
COR Fn SI l) .
r^T-fe*^
CORNKT Km II' l,:,s
TROMl'F'ITF
En n .
COR En IT B.,
CORNET En RE
lltOMl'EI'l'E
Fn RF ,
^ COR En RE .
CORM I' l'.n MI !.>
rilOMI'I TTE
En Ml 1, .
(OH Fn Ml b
CORNET En LAbli.ul.
TIlOMPET'l F l'.n LA b
(T.;.. r.„.- )
COR En LAb H.inl.
b*
r=S"EE:
CORNET En M}\.
TliOMl'EITF
En Ml b.
COR Fn MI h .
CORNET Fn LA i^ .
TROMI'FTTI' En LAl]
(H.,ul) NVilsir |,,.v.
COR En LAlj H;,-.il.
CORNET En FA.
TROMI-FITE
En FA.
CORNET En SI
TROMPETTE En SI !
(H.M.I) NVlisI, |.a..
COR En SI b H..11I.
KE?**=
il
CORNET En SOL.
TROMPETTE
En SOI. .
COR En SOI,
CORNET En l'T.
■TIIOMI'ETTE En IT
(H.,nl) NVx,.lr|,.,s.
COR En UT H.,nl.
mm
On \oil |)ai- telle seiie d Cxeniiiles,, «|iie les siv pieniièis Ions du cornet ( les plus graves) sont n l utiisson des cors bas
dans les mêmes Ions, et coiiséijueninienl à ro<ta>e basse des (ronipetles; on reconnail ensuite que les cornets en La u^ fi\
Siï> et en 17, sont à l'unisson des cors en La !|,en Si\> et en L'i aigus, à l oc/rni- Jiiiiile des cors en La t] en Si 9 et
en Li bas, el à liinisson des tiompeltes les plus basses, celles en La't^^en SVdet en it. Mais ceci n'est vrai qu'eu égard
a la manière adoptée (en France] décrire les cornets à pistons une octa\e |>hu liaut qu'on n'écrit les trompettes, et cela
seulement pour éviter l'emploi, d'un giand nonibie de lignes supplémentaires au dessous des portées, qui se présenterait
à «liaque instant, en écrivant les cornets li.iuls qui sont les plus usités, et dont les meilleures notes sont celles du médium.
Car les notes naturelles du cornet sont bien réejliineiil les mêmes (|ue celles de la tiompette, bien <jue le timbre de
ces deux iiistrumeiis soit dilleieiil:
CORNET ■, PISTONS Fn SOL
E<iil rf-;,|.i.'. rn.;,£, Ei;.n,.,,s .
CORNET.; PISTONS Fm SOL
F. m lomnir ;i.l,vi..H IVirr ,1 ,„n,ni.' „n
r.Viil in Pin^v,. .
THOMPET'TF En SOL.
Eu d('-si.Liiaiil le sol (son réel)
eoiniiie 1,1 d( I iiiele noie ,iigue a laquelle le cornet puisse atteindre, nous avons par
, cela même indii|u<',«|u' il s'élevait un peu |)lus h.uil «jue le cor et un |)eu moins ijue la trompette. En effet le (or en iJl aitfii
ne peut guère fiiie enlendre que son Mi ^— " -^1 el ,ivec beaucoup de peiiie^ ((uelques cornistes lèrons sortir / £7 du cor en
/'«,(jMi d(irin</« ^ — * — [j niai> seulement à la fin d'une plirase,sans le.soulenii- el s'il esl .liusi amen/'. A — ^.— p^ j __|2ZEL-L?^ ^''
, i,.;tv
*if>
l..- honipcllr. ^11 coiilr.nrr,, non smlrnicnl dnnn.Mil le m.1 ^fy^L]] ^.hi> iliirmilu' sni Ir Ion f/7 V. niyi> rllrs pouvonl
...u.M ilonuoi- -.Ml- liop <lo priiif Ic IMI "(^~"~| tlu l(Mi (lo 1'.. ri lo Mil ^ :£^ H (I (le ir, nol,-s (|ni, Inno r| r.uil,,.,
., -»-
|iio,ini-i-nl en -oiis ro.l- 1<- \.\ 'A^ " ^ • .infl<iii.'> iirli-(<-s nioniCj donc''^ diini- v i^oiiiiiiso ciulioiichiin-, lonl cnlcnilri' Ici'//
-* ''■'■■ o • —
lin Ion (Ir M)l ^ =^ piotlni-.ml Si (^n -| <■! lo -o| dn Ion do l'a ^^^[ piddiii-ml id (^ ~~{| . ni, ils «n |i,i--,inl
>i nlrnioiil,ol -i ,cs iiolis ■<nnl iidroilcinonl .nnoin'cs. l'oiiU l'ois les (■'\oViil;nis (•.\|),ddi-s d":illfindiT ii ces |ionits oxlivnio do l,i
r.imino MMil loi I iMio-j; il il ne r.inl |>,i- Irop^cn rVri\inl., coiiiplci- «nr on\. ' , ^
.lo r. \ un- ,111 corncl :
lîion (juM possodo Ions 1rs d/rios dr l,i ;;,nniiir rliioinnlM|iir , Ir rhoi\ dn Ion il- rrrli;ni,-c, n'es! p,is indirirronl ; il
v.uil lonjonrs iiiirii\ picndrr criiii <|ni prrinci d'Viii|ilo\.'r !.■ plus dr noirs ii.iliin lies (rsl-ii lirsoin t\c ir'prirr <|iir jrs iio_
1rs n.ilnriilrs s, ml cdlrs <pil sortrni s.ms .■iiiplmrr les pisl.ms, p;,,- |'rHr( s.uil Ai- l,i n'sonii.uirr dn Inlir dr riiivlm-
■m, Irlirs
in- T9" Il I 0 — i I ' I " J inrJr^ '^^EJ •'').'■' '!"' ""' ni-rossile «pir pru on poini Ao dir/rs
- D\y<iy I,, n,..nl,,,. .IVrrIl. n.,1.'. , .■ I , M,, c.
mois ^1 h, r|,.t . On^iiul i'in-chesirr jonc en mi Z p;ii- rxcmplr ., rninnir |r rniiirl rn mi '2^ rsl un drs moins lions, on ri
;> ploiri .1 |r (111 nrl vn |,i ;, (pu |onria alors rn soi.
(iii(:iii:.sir.j:.
coii.Mrr
1,1, l.\:.
^Js=f''M^ééé^m
'^^^^-
II si 1,1 iniru\ dr pi rndi r rninre Ir roiiirl en la ll^ si l'oix-heslrr rsl rn i r;, il joiirra alors rn F,i
-* :t
( nliNI I
l'ii 1,*:.
^BEg3
■m lorrllrsl,,. r-l ,.„ J/; 1; ,,„ pnildlM Ir roi nrl ni .S',"
,) l'on, ml .i\rr lin
illsrilllrnl,, ri .ilnsi
'17
Le Ciifiift a /'i.sliixs l'^l i"il ,\ Il mode en France .uijfmrd'hiii, mmIouI dnns im itiiain iiioiido nuisir.il ou l'i'li' _
v.ilidii cl la |)iirrl<' (lu slylr ni' sonl p^is ('(insidcrei^s crmuiie des (jualilc^ liicn csscnlifllos; il f"*! ainsi il(\(iui l' iiistruuiiiil
j^dlo liHlispcnsaliic piiiir 1rs r()nlrr(iansrs.,('.alri|i5„airs varies el autres conipdsilions du se( und ordre . Ij' haliiliidc <|ii on a'
inainlen.ml de rcnicndre dans l<'s oreliesires de bal exi'euler des mélodies plus ou iiioins depouiMies (1(111;; mal ilé el de
dislliirl KHI, e( le earaelere (le son I inilire, (|iii n'a ni la noblesse des sons du cor, ni la l'ierle <le e(^u\ de la lroiii|)(lle
reiidenl a«M/ dilTieile riiilroduelion du corne! a [lisions dans le haut slvie nielodi(|ue. Il pt'iit v liruier .née axaiil.i^e
eepeiidaiil, mais raremenl el a la eoudilion pour lui de ne chanter <pie des phrases (rnn mouvement larie el d'une m _
(-oiile^lalde dirnlle. Aiii^i la riloiirnelle du II lo de Robei't le Dinhle-, «mon l'Ils, mon I iK ma lendicvvi' .issidiic eoii_
\ieiil Idil au cornet a pistons.
KM
Amiante Caiitabil
HOIlKliT LK J)IM!l.h: 'J ;
(MnfelUilil'.R.')- '
<.i,AiiiM"J ri;s i:,, la .
Kn SI 1] (l!.^ )
l'„ hl b (li,,0
1 oiiM'/is A l'i.s'roiNs £
THOJIIJONFS. .
OI'HK lEIDF .
iiMi!M,i:s Ml :: si
Les iiiiModics jo\('iisj'.s aiinuil (oujours i\ rciloulcr ilc cet iiistriinientja perle (.r'uiic |i;irlii' do leur noblesse, si elles on onl , el ,
si elle.s (Il iii,ini|nenl., un redouMonienI de lri\i,ili(é. 'lelle i>lir.tse |>,iiiii(iiiil (olf r.dile, exéouloo par les \iol((Ms ou lis insliunuiils
à \en( de l)(iis,(|(ii d<'\iendriii( d\nie |il,ililude el d im Mil^aiisiiie odieux, mise en loliet 'par le son niordiiil, linln oii.J'JKiiile,
du coiiK'l à pislons. (io din-er dis|i,ii.iil si l,i phrase esl de iialure a poumir être ext'ouU'e en mi^nie diiips p.n un on plu
sieuis Ininilioiiox. (lonl la grande Mii\ «ciiixio alors el ennohlil celle du eornel . Kniplojo liannoniinirnieiil , il vr loni! hes
l»ien dans l.i nl.(^^e des insInuMi iiN de ciiiMe; il seil a eonipleler les a< a ords des (roni|ielles- el a plei d.uis I oielieslie
des iioupe> de niiles,dia!(ini(|ues iiii f lininialiijue.s, (jui, a rause do leiir ra|)idilé, no eon\ien<lr aieiil ni .iu\ li «(inliones , ni
.iineois. On e< ril oialin lirenienl deu\ parlies de coniel à pislons, son\enl (liaïuiie dans un (on (lill(i(iil.
LE CORNET SIMPLE.
On < iujd(»ie aveo ^^rand sucrés <l,ins les l),nKies niililaires des eoi nels sinipl<'s en l t en Si l> el en La 9. fis sor
\enl à e(,iiliniier à l'aiiiCi rédullr do Icims de l.i Iroinpelle. Ils sonl don< a l'oelave liaiile dis eois en /.(/ > aii;ii,
en Si '> ai-u, el on II ai^u, el p,ir «(ins('»jiienl à l''o(la\e liaulo l'raleinenl des Iroinpolles en l.a \> lias en Si I»
el on It- Le ooinol simple esl un iiisirunieni Iraiisposileni i|ui ne possède «pie les noies do l.i Ironipedc.
1-,. !.A '. . / •^" H^fe
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^-:Â^mi^mê
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i'.f^ evenipli s di'inonlieni <joi' la niariiire d"ôerire les Cornets à J'is/oiix olio e. I,i\e plus liaul ipi on n ei ri/ lis
liunipelles, iTa pas île adnn'-e |iniM les eornel, simples. .1 «pie eeu\-(i s"eVii\eiil al)soluiiienl «oiiime des hoiiipoKes
l\\ l.'l "> (IKjll^ en .S( ) (llljll^ el eu l I fllljll.
LES TROiIBOI\ES.
Il y ,1 ([LViitre e>|t<'ccvs de rromluint's dont cli.iciiiie porte le nom de l.i voix Imni.iiiie duiit elle .-e r.ipprdilic le |)lii> p. h- .-ou
timl)ie et son étendue. Le 'VrtnnUone Soprano le plus petit et le plus ai^u de tous, existe en Allemagne-; UdU.i ne le «(.rin, lis-
sons piis en Franoe;, il n''.i pres(|ue (.imnis etc employé diins les p.irtitions des grands maitres^ee (jiii ne ser.iil pcjiiil luie r.ii-
son,il est vrai., poui- (juiin ni' I j \il ligurer tut ou tard, et il n'est pas eerfain (|ue les 'lI•o^^pelte.^ à |)istons. iiuhk \i~. plus ai-
"ues piiisseiil le i-emplaeer avanlaneii.^eiiiiiil . (lliick seul, dans sa partition italienne A'Oyfro, a eerit le rronilione soprano
sous le nom de Corni'/tn . Il l'a lail douliler la voi\ de Soprano du eli<«'ur pendant (pie les J Vonilioiies, Allô, 'lenor et
Ijasse douhlenl les autics voix.
Ces li-ois dernières <spèees de Trombone.^ sont les seules d un usaj:e jienéral., encore faut il due (jue le Tromi)oiie Allorù'.
xiste pas dans tous les orchestres en France cl (pic le 'l'romlioiie liasse y est a jicu près inconnu^ on le conl'ond niciiic pi isipic
toujours a\('c le troisième Trombone '1 ciior i liai-:;c dcMculer la partie la plus iLra\e et auipiel pour cette i-aisorr/m donne l()rl
iinpiiipremcnt le nom (U\ I rondionc liasse dont il dilTeie lieaiicoup.
J.cs 'Irondioncs sont des insirumcnis à coiili-sc,!!!!!!! je double lube peut s''alloni;cr cl se raccourcir in.~l,iiil,iiicmcMl par un
simple mou\cmenl du liras de Icxcculaiil. On ciMKMiit ([ue ees v.irialions de la longiLcur du tube doivent eliuircr i (implilcmcnl le Ion
lie 1 in-liiimcnl.,c''csl ce (|ui ,u ii\c en cKit . D'où il ,~uil (pu' les Iromboivcs possédant eouime les autres mstrumcnis i\r ( un m .l oui c- ii s iio-
lisr('sullant de la i('sonn.ince natuicllc du lube dm- toutes /es positions, oui par ( ila mi^mc une échelle ( hroiii.iliipe' complcle.ln-
Icirompue sciilcmciil en un poini au m-. i\e,,,iinsi (|ue nous lallons xoii-. . , . .
j?'' ■ ' . ^'
; ■ . ^.. LE TROMBONE ALTO.
11 possède plus de deux octaves et demie irelen(hie.,on récrit sui' Il el(' d'il .1- liine.
Son timbre est un peu grêle., comparati\cment à celui des Trombones plus graves. Ses notes inleriein'cs sonnent assiv mal, il
c-l dautanl plus raisonnable de les ('vilcr en g('n('ral,(pie ces mêmes noies sont exeellenlcs sui- le Trombone Ténor doni le IVom-
bone Alto,dans r'orchcstie,n''est prcs((ue jamais isolé. Les sons hauls,le|s i^\w Si^ll^Ile^ 3/i, Fn , peuvcnl éiic forl iililcs
au contraire, cl, à cause deux, on doit regrcller (pie le Trombone Allô soil à celte heure, banni de [ii-es([iic loiis iifîs oiiIks-
Ires FraïK^ais. (juaiid sa coulisse est fcrnK'e on en peut tirer avec les b'vres seiilciiicnl les no(e> de Faccord de J// Itrmol.
=5i
l»i 1,1 II nom (le pelil Trombone ou de Trombone Alio en Mi [> ipie lui doniienl les cxcciiI.imI:-, m.ii- (pi'il est imililc de lui ,ip-
plii|iicr |am,iiN d,ins les |>arlrlTons-piiis(pie,r,iisaiil ciili iidi-e les noies telles (lu^elles sont écrites il ne ligure |(oiiil paiiiii bs ins -
. -~^ -, , , . , . ■ ' ■
Iriiiiiciil- lr;iii-|io-ilciii^,,j)oiii- le>(pi('l> Miib.noii'- l.ixoii- ilcj.i (lil.,c(v- diverses desiiU.ilioMs de Ions soiil nccess.iirc .
,<« . ii'ii;. . "
LE TROMBONE TENOR
(!( -^1 le jiuilloiir ilo t(>ii~-.-.in~ locitretlit. Il .i une .^(iiiiU'ilt' forte et pleine; il [muI exe'eiiler iN ^ |l.l^^,llLe^ (|ue leur r,i|>i(lile'
reilil iin|>r.itieiil)le> <ur Je Iroiiiltoile ij.isse,et son tinilue est l)on il.in> toute I ilendue île ^on eeluile (>n I i ( ril >iii' l.i ele
if L I (|ii,itrièine orilin.iiiciuenl. ni.ii> < oiuiiie il .irri\e «liini ceit.iins orelie.-lies (|ne les (roi> IMi'lies île 1 idMili(iiie> xiiil -(>ii> Iroi.s
noni~ ililTeVi nl^. joMi'es ee|ieiul,iri( ^nl• troi_~ Ti-onihones 'IVmim-., il s'ensuit qu'on les l'eiit liin mii- I.i iIi' il II "'- ( eomine I Mtii )
r.uilie MM- Il lie «Il l i- (eonniie le Tenoi' ) et le 'ô- ^ui- l.i elé tie l'.t (eoniuie l,i Ij.isse ) S.i eni]|i»e l'i.inl fei inee. il (leculuil
n.iluicllc inrnl le- Ilote^ lie l'.ieei.i'ii (le Si 1> . ' ^ .. • . .; .
^^^-^
-Ur
(ie i|ui 1 ,1 lail .ipiielei- J Vnnilxine en Si t». Il se trouve ilonc à hi quai-te ,iu iIismius du Trombone Alto,, et sou eleiiiluc
est eelie-ei. ' ' '• '
On Miit i[iie le Hli bémol re,i\e y' m, ini|ue ,iu rroniboiie le'nor^ eelle note donne eonst.uunieni lieu .i une
foule d eireurs d.ins les |i,iitilii>ii- même les [dus savamment ordonnées. Ain-i lun des mailres aelueis,donl I liabileledans l'ail de I ms-
tiumeiilalion est une i\v> i|iialiles emiiienles el iileonleslees.,:! commenee un de ses olieias |iai' |dii-ieuis 3Ji bémols ^l'aMs du Irm ieiiie
IroMibclle renni'. C est I ( •|iliirli'ide ijui les e\eeule.,le 1 iiimlioile ne l.iil i|iie les diiulder .i I oela\e snjieneiire.el l'an leur Ile s'esl [leiil elre ia-
iiMi- a|ieiiu <|iie son 31 i bémol bas u'i'iail |).is donne' |i,ir liiislruiiienl |iour lei|uel il léeii\il.
.*• .
LE TROMBONE BASSE.
^ es( si rare iiu'à eaiise de la laliiiiie i|ue les exéeulaiiisjiiènie les plus r()biis(iv,i'pioiiMiil à le jouer. C'esl le plus rraiid el eoii -
sc'i|ueiiimenl le piiis i:r,i\e de loiis, il raul,i|uaiui on lVniploie,lui (lonner des silenees assez, prolonges pour ipie l'exeeulant puisse se
nporer., el iPen laire d .iilleiirs iju'un li'-a^e diserel el liieii iiioli\e.
.\\ei I., 1 ouli--e fermée, il doiHie les noies de l'aeeold de [Mi J l IAKVII'I.I-:
(ie~l poui quoi lin i .qipelie rraïul J rondinne ou Iroiillioue l!.is-e en JtJi i> . _
Il -e trouve en enii-i'quenee à l'oelaM' basse t\u 'rroiiiboiii \ll<i cl à la i|iiinle inliVirure du 'JVonibone 'l'enor. (di leeril
sur la il.' de F,,
l.v Miii <iu 1 riinilidiic li.isM- (■>! iii.i jc.-.lu.ii\.,riiniiMl.ilpli' il lfriil)li'^(^'>l ,i lui i|ii .i|i|Mi'liriil ilr dicil l.i |i,irlic ^imm' (|,iii> Idulo
' lc> niassi'^ (1 iii>lriiiiiiiils de riilM'i-. ('.i|H'n(l,iiil n(iii> .uoii- le iii,illiciii' ,i l*,iri>. il ni rli-c ciiiiii.lrlciiiciil (ii|ii.iii-\ u>,,(in ne I ni-ii-iic |i,i.s
nu Con-cin.iliiirc.i I .uicim 'lrniiili(iiii>lc iiM niioi-t- \(mlu iii>(|ir,"i |ii-csi'nt sVii rendre l.i []iMli(|iii' rnnilK-rc. JVnii il ~iiil i|iir l,i |ilii|' ul
de- ji.irlilion- ,\llciii;ind(> niiidiTiics cl iiiniic dc^ iniriciino |i.iiii( iiMi> Fl•ilnf•,•li^C's ot Jl.diciinc-.rcrilf.N |iiiiip- dc-^ (>itIic~Ii-(~ i|iij |)(i>-J-
dciil (III l)(l^^('d,licnl cet i^^l i-iiiii(iit.,d(iiM'nl r(rc plus <ni nidins dûiMMj:('('^ ([il. nid on les cm'ciiIc ,i P.ii'i^. Aiii~i d.ln^ Iv t ri'i/sili k I z di-
\'\ cliir,!) y ,1 di'> I{i' ii.Uiiri'l- b,i.- ,iu dessous des pdi-li'es E?~' j [| d^ms r',ifroiii|),i;;niiniMl du iJKX'iir '!■ - cli.isM'tirf.ldii- luiii
;i Iciii P'i'c de l'F" iiiiile,(iii lr(iir\e de> 3Ii lieniols bus -J' i ('e> nod'.-- mhiI deiie ni'ee-^.iireiiieiil eiileiidiies ,'i PdiLue Mi-
|i('rieure.inilM|iie les lidi^ aili^h- de fiireliestre de l^dpeiM se ser\eiit e\elu>i\en\riil du 1 rdiiilidne 1 endr.,i|iii ne les ,i |i:i> Jl iii <>l de
iiièiiie des f^7 ii.ilueels ^i-a\es, V' H sdUleiiiis./l.ins le eliet'Ui' dM/rf-x/e de(iluek-. « l'Ieure d l',i|i-ie, d 'l'jiess.ilir-! »
seiilemeiil ici l'elTel de ee.- centre II esl e\lreiiieiiieiil iiiijidil.iiil ^ d'où il Mii( i|ue leiir lr,iii-|idsitioii <sl de|ildr,dde, ],e 'Jr-diiiliii-
ne Lî.isvc Ile pcni se iircter à des iiidineiueiils au.-si l'apides ijiie le- autres iii-liiiiiieiils de la iiieiiie laniille,;la Idn^iieiir el la iirdsseiir
de son lu lie exigent \m peu plus de lemps [idlir eulici- en \ilualien.,el l'dii eiineoit eï.ileinenl (|ue sa edulisse^niana'U\pee à j'aide (1^1111'
niani\elle (|iii supplée, dans certaines pdsilidus., à la Idii^ueur ilii Ijim-.jic peniiellenl |>as uneriaiide agilité. De la riiiipossibilile ré-
elle pdlli- les .iilisles Allemands (|iii se sei\eiil du Ti-(iill|jdlle lî,isse,,de\eeulei- une l'iiule de pass.i^es de iKis pal iilions KiMiieaises nid-
denies./pie iids Tionibonisles rendent tant bien (jue mai sur le Tionilidiie lendr. L' imper le<lidn de I e\ei ulioii de ees |passa-<s., mai-
gre le (aient de(|ueli|ues uns de nos arlistes.pr(iu\e e\idemnient d ailleurs (pi'ils sdiit li'op rapides,menie piiur le lidiubdiie leiidj-, il
(pie les 'Irdiiibdiies eu général ne sont piiint piupres a l'endre des sueeessiuns semblables. Cel.i prouve IdUl au moins.,si l'on suppose
(jue les eompositeui-s ne sont eoiipables (|ne dun peu dexa^icration dans la diiiieulle,(|u''il laiil toujdurs se ser\ir des iiislriiiiieiils iiidi-
(|ues par eux./'t non point dauli'es. I^Iall1eurellsement [plusieurs maitres,saeli,iiit bien ee|)end.int (jiie dans la plupart de nos di( be-lics il
|V'\ a (|ue des Ti-iim boues Ténors, s''dbsli lient à (•( rire dans leurs p,ir iilions Trojiilmne Allô, Ti'omhone 7 f no?; fi Tfoiuhrmc Ihissc
au lieu diiidupier, 1- 'i- el ?>-Tro>?i/)nncs TfnOtx. En conse(|'iieilce poui' pdli\oir,à l'eliMii^ei-. cxei ulei' sous ce l'.ipporl leiii s ope-
r.is,edmiiie un 1( s exeeule a P,iris,il l.iudrail s.iiis tenir ediiiple des iiidie.ilions imprimees.,se ser\ir des instruments (pAin enipldie n l'a -
l'is. IM.iis ediiimenl .idmelire enginer.il une p.ireille l.ililude (l.ni- liulei-prt'^t.ilidn des Milonles du eiinipdsiteuri' n'est-ce pas dinrii- l.i por-
te a Idiiles les iiiluleliles.,,! (oii< les .diiis/ el n'CsI-iJ p.i- jusle (|Ue les .luleurs soulTrenl un peu,(pii mettent tant de ne»ligenec a ri'dijier leurs
deiiM'c's.pliildl i|iie de (.lire eouiir l,i eli.uiee de Miir les leurs nuililees à eeu\ <(ui n'eeri\enl jamais (pi'avee soin et une connaissaiiee appro-
Idiiilie des i-essdurees des inslrumeiils?...
LesTidiiiboiies ont tons, en p.irlaiil de points plu- ou moins £ra\es, la UK^iie elendiieion .i \u (pridle e-l de deux oeta\es el une
sixie. M. lis ce n''est pas tout, thiire celte x.isie :;amnie ils possèdent encoi-e, à I cxliu^nic ïr,i\e.,(jU,ilrc noies, ('nornies et nia^ni -
liipies sur lelrombdue lendi^diiiie niedidere soiidrih' sur le 'Irombone Allô., el terribles sur le 'rriinilidiie liasse ipi.ind on
jpeul les iaire sdrtir. On les nomme ped, îles;, sans dciile à eaiisc de la i-essembl,iiiee de U'i\i- linibre a\ee celui des soiis Irc'-s b,is
de I ()j ;;uc (|ui portent le même nom. H est assez dill ieilc de le- bii ii c'erire et elles sonl ■ ineoiuiues mc^nie de beaucoup de 'IVom-
bonistes. Ces notes sont: -J' \ ^ j^ (tour le Irombone .\lld; )' , "t | j \ pour le 'irombone 'l'eiidr,
■'. I ^ --S \>T} :§■ " L= =!: , d -
' X)-: — n \}o ^ ^ -„
Kl le'IVonibone iJ.issc aurait celles-ci: -^-- 1 ^ '' Il si tous les exi'i ul.mts .a.iiciil la force de les lair-e sortir. V.n
^ -à b-^ :^
s-.'l!.,..,.
sUppd-.iiil IdUleldi- (|Ue le rralld 'liiimbdiie liasse ne piissèdi- (jiie l,i premii''re de i c- lldle- ped, des, le cdiilrc M\ b('uidi.,( II' -e-
1' ■ II' "1 ■ 'lu.' 'Mil i.i i\ ji'-iii ' ■ i-l.iiiis ellels (|n''dn ne peiil d bien II' s, m- elle., pui-ipr',iuriin uiIpc insli'Uineill de rdiclie-l le, a lex-
ecpliun du lî,iss-'/ill).i el du (.'iijllpc n.issoii,n'alleinl ,"i celle e\ I iMdrdiii.i i ce ^iMxile. (,'es noies, sUP' liai- le- Ti'ombolic-.^soill Isidees de- au-
li'-|''i uni I. Il une il uni i|u,iii' .iii^mcnlee (|ui 1rs scp.irc de l,i |)icmiei'e noie -rave de l.i r.imme dP'diiiaii'e,
»
ÉTENDUE GENERALE.
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ri.ii.MiioM; M. m.
iiiiiMr.uM-: 1 i;n()|;.
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Si les pédales du [rDiiiUone Allô n'CIaienl pas diiii si mauvais timiire ou [loiirrait les eiii[)lojei',(lans li's ortlieslics (|iii iroiil
|i,f- (le Troniboiie l!a-se,àcoinl)lerla laeune e\is(ant enIrelelMi [| -P' ] (lu ridnilione'linor el sa première pi'd.ile ^
90
ijlii iM( ii-emeiil elles s^iil si i;rèle^ el si rlas(|ijes,([u''il lie laiil pa> ediujilei- >ui' ell<N poui' rem|il,i(-er les beaux -on^ ::ra\es du 'Inim
ixini' 'J( iioi; le Teouihone IJasse seul, axée les puissaules noies de l'extrèmiu' inlerieure de sa jiaunne -~)- i , i- 1— ---i jj
peiil remplir eet em|doi. / .' /"" "^ O" l'o 5 3
Les \i!jra(ions des noies pédales sont lenles et demandeni heaueoup dair,;il faul done,pour ipiVlles puissent bien sortir., leui'
doiiiur Mlle aï?e/. longue durée, les l'aire se sueeeder lenl<'men(,,el les entremêler de sileuees <pii |>ermetlent ?i le\eeulanl de res|)i-
III-. Il l.iul ,i\iii\- ?i)iu au--i (|ue le moreeau ou elles tigiii'ent soit eeril _■ iieraleuieni a>-e/. bis poui' ipie les lè\ r(> du Irondioniste
aient pu jiiaduellemenl .-'.k < iiutumer M\\ inloni(ions (r'(> gi'a\es. La meilleure manière de |)i'endi-e le- pédales 'Uv le Jrcjjnbdiii 'Jl-
iie. p.ir cM'mpli'. e^l de l'aiic ^ur la |)remièi'e ^'_
^
un saul de ipiinle ou d'o(la\e,,en parlinl du F'a ou du ,S'/ l>
bv
de^.-u^; piii^yiprè.- avoir peiiiii- une re^piralion, de pa^^er en deseendaii( < brumalKpiemenl au Ln et ,iu Sul diè/c ( \v Su/ ii.ilii-
ri I erl plu- dill i<il<'.,d une rud(>>e e\lii-nie cl dune émission (rè? i li.uieeuse. ) (Tc-I <lu moins ,iin-i <|iie.,d.iiis unr iiiesM' de l{i'<jiii
ptii mo<ierne,rauleur a amené i es lroi> noies;, et bien <pi''à la première repelilion de son ouM-agc.— ur les liiiil 1 1 (iiiiboiii>l(> ({iii
divaieiil les faire enlemlrr. i iii<[ (ni -i\ m- l'usseiil eeriés (|u'e|les nVlaienl pas possible>, le> liuil Si Ix'miil-, les liiiit J.n el le>
biiil Sol die/cs n'^en >orliiiiil jias m(Uii.~ trc.-- plein- el lits jusles, el donne- par |du^i(■urs arli.-les (pii.j n' i\aiil |,iinais e.--aye d<'
le^ Ijiie entendre, ne erovaienl pa- à leur e\i-leilee. La >onoriu' de- Iroi- unie- pi'dale- p.illll même l)e,nie(iii|i plu- belle (|lie (el-
le (je- 111. le- bien moins :;iM\e- el sou\('nl emplovee- 5^1:
(a-l (Il(| (-1 plaee,dans I (iil\ra::c (pie p' vieil- de eiler. an de^sou^ dune liainu.iiie di l^lule- .^ Irm- pailie>.,en l'.ib-eiiee (le-
\(ii\ il (l( Ion- le- aull-es in-lrumenls. Le s(jii de- Mule-. -i'|iaié de ((lui de- Iriimbone- par un inlei\.ille iiiinieii-e -eiiilile e-
Ire ,iin.-i l.( 1 ( xiiinaiiee li,irmoiii(pie -iiiMiriie de ee- pi'dale^.,d(iiil le ni(]ii\ emeni leiil el la\iii\ pruldiide (nil pour bul de redoii -
i)ler 1.1 -(deiinili (le- -ileiiee- doul le (li(i(iir e-1 eiilree(iu|t< ,au \(i-el: « /losfiax cl pifci-s lilii lundis (ij'jrr-i m us n
Jt . ..
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.1 ,<i <in|iloU' ,iilliui'> cncure lo l>((l,ili.- do ■lioiiilmiu- Icniir., m.ii? (I.m.- une huili- ,,iili'r iiilcnliiiii. M ^,lri^^.lit i\c Luii' t'iilcndic
(f<~ ll,ll'ln(Jlm■^ ^r,i\c,- Hiinc riiilc,-?»- t-xliiiiu' il il im liiiilirc in.iccoijliiim'. Jv «roi- l<- .mur oIjIciiiic- ,hi iii(i\rii de cil li- iiiimli de d( ii\
■lr(iinli"iii-.-'lVni>i-? -^"— — — q <t plu- loui ]),ir ccllf M|ili('iiii' diniiinu'e cnli-f un Oplm l('ii|r ri nu La ju'd.dc de IVoinhinir l'ciior.
/ oriiK M iDK i:,, rr.
* ...
\ '2 IKdMIiONF.S li;\OKS l ni. .
l ne iiiitre p.irliiuhirite i^iiori'c de Im [du|t:irt(li> «'omposilciir.s cl lrr> iiii|>(ipl,uilr ,"i c i.iiii.ulic (cixMiditMl.cM ^l l.i dill iiidu' cl iiu-inc
lini[in>_>il)iliti' «Lins CCI-tains Ciis,ou se Iroincnl Ics'li-onihoncs tic r.iirc ?c siuccdcr ii\ci- uiicliiuc rapidilc les notes Mii\.iiiles;
TROMIiOMi Al.'io.
TROMiiONK TF.NOK.
TROMIiONK liASSI.
i
>CT * -r
i«^^#-
Le (>ii>SM;:(' de lime \\v cc> lUltc^ à f.iiil rc e\ij;can( un cli,iii:;cnicnt éniinue d.m'- l,i |ii)silien Av l,i coidissc de riu>liuni(Ul, el |i,,i-
iiMi-('i|iiiul, un .illon:;cnienl rnnsi.ltV.dilc du l)^,l^ de re\('<-ul,iul,in' jicut s'iTIccliici- (luc d,iii> un niiuivenirnl liés (Uddrié.riun.iilec
cil. hrc .i^.ml ciT'il celle ^un cssion r.ipidr .S'/', Ln <l\i/c,Si\ réjieli'e |duMeui-s foisjo 'rroinlioni^lcs (!<■ lorclH^lrc du Tiic.ilre-ll c-
hcn ?v in'n-cnl,|itnn- rc\cculci-,<oinme Jo jmieurs <ic Cor riu->c,diiiil cIi.huii ne lliil (|U'tllle iKile., fini d.mii.iil le St nilnirl cl Tau -
lie le La die/,e,,in i:r,nid dneilisMincnl de- ,iulie- nni>icicu^.,ri,inl surtout de l,t |)eine (|ii',i\,iil le mcoikI IVoinijone à [jl.iecr son
Lrt die/e i eiiHlre-tein|i- .
Il 1--I e^.di nieiit,il [loiir 1,1 nicnie riiisonyi>M/, diriieile de i-eudic un |ieii vile ce |):i>s,i-c mij- IclrondioueTciior: ^cj^*^ j -jyTji, i^M
Il -, ,iul mieux Icdire eu le reincr^.mL l,i sUri c^>ioi) de>
nolc> ^^0~f~0 r ~g n n'evi^c.iut ,iueun cli.iu^enienl de |io-ili<iM
J.e lidie e-l jir.ilicdde Mir les 'IVonil)oue~., miis M'ulemeiil >ur le^ noie? de leuj' o( l,i\e .s|i|nVieiirc. il liuil, je eroi-^.,s''iil)>leMii' de
r. . lire jinui- le Ir.indionc i;,i~>e à c,ui~e de son exieème dilTieulu'. Le l'ciioi- cl l'Allo, entre le> in,iiil> d cv'cul.inl.- lu Iules, peii-
\ei!l Irillei- Ir^ mile-- >in\,iiili.-s:
lia I M la p M'.
sl.Ki
^M^s^^iMââÉEi -rsr Èmm^SMM^
Inhit^aUs (:iH.,i„.ai,|i,
Awc l.s ImIiii.1I..s ClnuMMlnjn
''il ^"ll i|Ue Imi- cc-lnllo xiul nia|eiil-., |e> liille- luuieue- -eill ini|M i.--ilile- .
■« ' ■**" '"•'
Le Trombone t-st,.^ nion M'n>,lc vii'ilaMc tlicl'dc ((lie r.iee (rm>(riiiiienls à MtU (pie j'.ii (jii,iliri(> i\''Ept<{U)'x.\\ |i()^>("(lc en
elTet ,111 !-ll|)rrine «lejzrc l.i n(il)le^-i- el l.i :;i;in(l('iir:, il ,i l'iir> les aeeents ^lM\e> ou forts «le l.i li.iiili' |in(>ie niusiejije,ili|iiii- Ijceenl
reliiiieiix, iiii|io.--.inl et ciliiio, |iis(ni',ui\ ehiiiieui-> rorecnees «le I orrie. Il (lejierKJ du eoiii|ioMleiii' (le le f.iire tour ,i loin- i Ir.mU i- eoiii-
nie 1111 elioeiir(le |irelres,men,ii iT,j;i'iiiir soiii-dciuenl. niunmirer \m z\.t> riiiKdtre.enUjriiier un hymne de ^l(Hre.,eeliilei' en li(ll■|•dlle^(|■i~,
ou sonner sa redouhdile lanr.ii-e pour le r('\eil des morts ou l.i iiuiii des vivants.
On ,1 |iourlanl lroii\(' moyen de I a\iiir, il y ,i (|uel(|ue trente années, en le réduisant .ui pedouhlemeiil servile, inutile et ::rotes-
(jUc de la |(arlie de conti'c-lîasse. Ce svsteme est ,iU|ourdliui a peu près aliandonne, loil hciireusenient. [Maison peiil Mur dan»
une loule de parlilions, fort belles (l',iilleiirs,les liasses doublt'es presiiue eonst.unment à riinisson par un seul Tromlione Je m
connais rien de niom> liarmonieux et de plus vulgaire (|iie ce mode d instrumentation. Le son du Trombone est tellement carac-
t('ri-e. ([d'il ne doit jam.iis (^Ire entendu (pie pour produire un effet spécialisa tàelie l|■e^l doue pa> de renliiner les contre-l!asses.,.i-
\ec le son desijuelles, d ailieurs,soii timbre ne sym|)atbise en aueiine façon. De plus il faut reeonnailre ((Uun seul Tromlionedans un
orelieslre Minble toiijour> plus ou moins di'plaee. Cet instrument a besoin de lb,unu)nie,oii.loiil .M moiiis.,de I unisson des .mires niein-
bre- de sa famille, pour ipie ses aptitudes divei'ses puissent se manifester compb'tement. lîeeliuneu la em|>!oye l|ue^p]efol^ par paires,
eoiiuiie li-'l"rompettes;,ni,us l'uaa:;(' consacre de le» écrire a trois partie.» me paraît prcicrable.
il e>l difficile de déterminer avec pr('eision le de^ie de raj)i(lite aU(|uel les rroniboiies (icuvenl alteiiidn ifui» les tr,iils.;ee-
peiulaiil \oila,je crois, ce (iifoii peut dire: dans la mesure ,\ (pialic temps et dans le mouvement Allegro moderato par ex-
emple, un trait en (i-oclics simples ( liuil noies par mesures ) est faisable sur le Trombone- l!as,'-e. ■
Les autr«> Trombones lenor el Allo,('laill un peu plus a^iles,exéeuteront sans trop de peine des traits en triolel» de iroelies ( VI
notes par mesures.) EXEMPLE
liais ce sont les termes nalurels de leur
aj^ il ite; les dépasser e\'st lomber dans le^acbis,la confusion, sinon tenter rimjiossible.
Le cuMclere du timbre des Trombones varie en rai»on du d( ;;re de l'on e ,i\ee leijiiel le son est {'mis. Dans le forlissimo^W est
nienacanl., formidable.; surtout si les trois Trombones sont à l'unisson, ou loul au moins si dciiv sont à l'uiij».»oii, le lii)i»ième elaiit a
i'oclave des deux .iiltrcs. Telle est la foudi'oyantc -anime en Re mineur sur la(|ue|le (llirk a dessine le ( lii« ur des fiiriiiSHiu se-
( diid a( le iV Jpltifjeiiii' en Tam'if/r.Tel est, cl plus »ublime encore, le cri iniiiieii,»e des ti-oi^ Ji-ombone» unis, re|)oMd ml comme
1,1 \oi\ couiroucee des dieux infernaux,;) l'inlerpell.ilion d''Alec»le (( Ombre! fn've! conip.isne di morte! » din> cet .ur |M'o(b^leiix
doni (iliK k ,1 l,ii»-e dcn.iliirer l'idée principale p,u- le Iciducleiir Kr,in(^',ii'-, mai» (|iii,tcl «[u'il est e('|)cnd,iiil,cs( demeure' d.ius l,i ni<'nioire
(le loul le monde,, i\('c >oii m.i Icnconirciiv premier vers: <( Divinités du Sl\ x! niini»lrcs de l.i mori ! h licmarijiioii- eu <'iilic i|M" »eis
l.i fin de 1.1 pli nuerc |i('riode de ce niorce,iu,(piiuid Ic^ li-oni boues di\i.»es en trois p.ulic? re[ion(!eul,cn iiiul.iiil le rbvlbuic du i liant ,
,1 celle pll^,l^c■. i, .le iuii\o(|iicr.ii poiiil \olre pilii' cruelle I » rem,ir(pions,(li.»-|e, ijiie p.ir reriet miiue de celle dniH'oii,|e timbre des
I romboiK :- prend ,i I iii»l,iul (|uel(|Ue ( ho»c (riidui(jue,de rau(pie,d'.di'rcii-cmeiil |o\eux, fort dificreni de l.i fureur :;r.uidio,»e des u-
ni»»on.- pr('( ('dents.
8. !t'.lli . • , !'
n: 47.
(OliS Kn SI !>
'ir.OMIïO.NK.S
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rs? 48.
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ll'HiaÉME ES JAllUHE. '
((.I.K.K.)
CLAIi. Im, n.
IIUiMlliiNKS.
f^,'
■>^
♦
i; A
D.iiis le for/t' .sliii|)l'', les (i oiiihones, en Ii.iiiikiihV \\ dois parlies, dans le médium surloul, on( une e\|inssi.(ii de |)oiii|)c
iK'roiijUc de iM.ijc^'c, de Ik r((', i|iic le |it(isrt'i.-.iiic d'iiiic mélodie \uli!:Hiie |)()iiri-Hil seul .illeiiuei' e( l'.iire dis|>,ir.iili e. Ils |iieMiieiil
en |i,iicil <-,is., en rH,ir;indis>,iiil ('iiofiiH-ineiil, rexpression des li(iin|)i>/le.s;, ils Jie iiieii.iceiil |ilus„ils |ir()el.imeM(; ils (li.iiili'ill .ni
lieu de iii;;ir'. Il liiil i em.ii .|iiei' seiileiTienI .|ii.> le son du IVondHiiine liasse prédomine (oiijoiiis plus ou moins, en p.ieil . as.sui'Ip
di'UV .illres. siiileiil SI i, |.reiiiiee «-! un leojnlM.n"' Allô S. 't'IC
Aiifïiii 11. 1 I'' il'" i' p°"'r<''*o-
N': 4?).
sYMniioME Fryhimt: rr thiumi'hmk.
(lil'.lil.lO/..)
i>\\ii,i(>N (:iiiNoi>,
(IMKVLI-.S
IMltU.lS M > i \.^'
^
:t
4
J),iii> II- mi'zzi, fiirli- <lu iiiiJrmii, ,i I iiiiissoii mr <'n It.fi iiioiiii' ,i\cc un iikuin riiiriil Iciil. \\-^ (t(iinli(irH> |iriMjii'iil
le c.ii-.itUi (■ irlirii-ux . Al(i/,ii(, il.iiis lis cIkkuin do i>rè/ffs- f/ /x/'s. t/f lu Fhiff fiiflunitri-. .1 |ii kcIiiiI d '.kIiiiii ililcs
modcio d'- l.i ni.iniôi»' «le leur ddiincr l.i \oi\ i-l les allliios poiiliricilcs. v • ,j
^? 50.
LA FLill: EyCilWrEK.
(Mo/.Aitr.
C.I.AlilM. KiH.M
... KK.
lliO-MliONE V.
SAliASlUO
y.3 )
al _ ira vita iin _ _ pa - - ra prunlo e per lui suir a _ ra il sa - cio i
'V
J.c tnaiiissi ino ili-^ I rnin Imiio .i]>|>lii|iic ,i ilc> li.iriiuiiiiiN .i|i|p.irlcii.inl .m muhIc iiiiiiciu- <■>( muiiIu <•, Im.uIu i ., |i
<lir.ll> IIM^CIIIC Ilid'IlV. D.lllN II- Clv Muldlll DU ll> .KCOItK XUl/ lllcls </ ( 'lll i( ■COU | )l s (|c silcrUO, (111 Clllil ( iilciuli r
(l(> miiii^lro e(i.iiii<'> <\li,il(|- (l.iiis I()iiil)ie les ,ii'iiu>..scmcri(s triiiic r.i;;c m. il coii/ciuii'. Ou u .1 |.im,us , ,1 111.11
s(ii>, (lie un p.ir(i |plu> (JiMiii.i/iijiK* lit' (•('( .lecfiil vpi'ci.il dis (i-uiiihoiic.s , ijuc ne Ir lil .S|MinliÈii il.nis mui iui uni
ii.ir.ilili- 111, lit lu- lunèlire de l.i Vcs/cilf. ^- Pciis>c l.i \fN(.dc iiiipicl " cl liccllKmii diiis I niniiorlcl dim du mm nud
.uli- dr fitlflio cli.iiili' |).ii- Ltoniire cl le ^edliei- creu.s.uil l.i loiiilie du piisuunier (|ui \,i iiiiiiirii-.
N! 51.
l.\ \hST\l.l\ (SI'ONTIM.
jr.dMiioNi;
5'-'' 'li;o.MI!ONE
TIMBAI.KS .n KV
Kn Sounln.vs.
mil I .Si oMtiKS.
Mdi.oM i;i r.i:
-mn^-s^-'=^
L'Iiabifudf \>n>v ,iii|i)iiitl'luii p.ii' (jiR'Kjues nuiilies (Je loriiiPi' un (|ii;i(iioi- des (rois (ronibones et de l'ophicléi'de , en
ronlKnil ii celui -(i la vraie basse, il est peut è(r<' pas il repiii(lial)le . Le (iiiibre des (ronibones, si iiioi'dan(, si domina-
leuj', ires( point le niênie il s'en iaul, «jue celui de Tophicléide, e( je ciois (ju'il est beaucoup mieux de ne l'aire ijue
redoubler la pai'(ie ^ra\e pai cet instrument, où, (oui au moins, de donner une basse correcte aux trombones en ,e_
('i'i\ant leurs trois parties roiiime si elles devaient s entendre seules.
(iluek,]Jee(lio\eii,JMo/ar(, Weber, Spontini, e( ijueltjues autres, ont compris (oute I importance du rôle des trombones; ils
omI ripplr(|ui' Mvee une in(elli;;(nce |)arliii(e à la peinlure des passions liumaines, à la reproducdon des bruits de la nature, les
cai-ielères di\eis de ce noble instrunieni,-, ils lui fini en eonse(|uence conserve sa |)uissanee, sa dignité et sa poésie. iMais le
conliaindre, ainsi cjue l,i loule des com|)Ositeurs le lait aii|ourd liui, a hurler dans un cfei/o des phrases brutales moins dignes
ilu (eiiijile saint <|ue de l,i, 't.n eriie, a soiHler comme pour l'entrée d Alexandre a lJab\lone «ju.iiid il ne s'agit que de la pi-
loueKe d un danseur,, a pLupicr des accords de (oni(|ue et de dominante sous une ciiaiisoniielte «ju'une guilare sulTirait à ac_
compagiiii , à nièlci' sa Mii\ ol\ni|)ienne à la nies<niine iiw'lodie d'un duo de vaudeville, au bruit (rivole d'une coiidedanse , a
iireparei. tl.iii^ les lulli d un concer(o lavèneiiienl (riomplial d un hau(l)(»is ou d'une flûte, c est appauvrir, c est dégrader une
iiuli\ idu,ili/(' Miagniri(|ii( ;, <'es( laire d'un héros un estbne e( un boulloii; c'est dei olorer I orchestre ; c'est rendre inipuis_
sanic cl rjiulilc loule ju iirression raisonnée des lorces in'.li iJUKiilales; c'esl ruiner le p,iss<-, l<' preseiil <■( l'avenir de
l'arl;, c'esl idioulaii inieiil taire ade de \ andalisine^ ou |iro(iMr uiie absence de senlinulit de I 'e\[)ressi()n «jui a|i|p| orlic
(le la s(u|iidi/<v
2»;
954
LE TROMBONE ALTO A PISTONS,
or A o/.iyhREs .
Il V ,1 (Ir-- TrimiluMU'-- Alto- (Il J/j > (.t l'ii /rt, (111 ildil .il)M)lilnu'nl designer |)(iiii- le(|iiel de i«> deux Ions on e'riil ]iiiiM|Me I n
.-.ire .1 |>i'i'\.dn de iTMiler <e-'Jriuiili(i[ie in Hi>li iinuiil (riins|»o>ileiir. Il n'.i plus tie eoulissci ee n'i>t en (|nel(|nr soi'le (jiiuii (jiinel ,\
|iistoii- lU JIi !) on en T'a .ixee un peu plus de Minorité ipie ie^ (^irnets \<'iil.ibles .
r.i'teiidue du Tioinlinne \lto ,\ pi.-lon- est l,i même i[Ue celle dn Trombone Alto oïdin.iiie.On leerit jin- l,i ele de hol el i n Ir.uis-
po5,uit,eomme on r.iit pour le CoiMiel ,'i pi?tons. • .» ■., ' v • : ,
ll'.OMUONE ALTO i PISTO.N.S.
N',.l.- d'un
>m,,,s 'l'imlir.
tu ET En SONS KEELS.
'rrj^ j "i j j-i"' ^ '' f i
-i9 ^
I ! i
DillinNs
-S- !>^
Aver lis InliTvalks CliromalK|u
lltOMBONE ALTO i PLSTO-XS . p
En Mlk
|;F1 El' En SONS REELS.
LeTrondione à pistons et.ml prive du seeoins de l,i eoldls^e,,ne peut produire les nolesi;r.ives,diles ped;iles./!es ;iiilres'IVoml)ones.
Les Ti'lllfn du Irombone Allô fi eouli.-se el <|iie lexeeuLinl liiil [wvc les lèvres seulenienl,sonl pr.ilie.djles sni' le'JVomlioiie ,'i pis-
ton-. On en peut fiiire (piehpie- un.- ,in--i .i\ee le:, pi-Inn-, mais il l'.ml l'eni.ircjuer (pie le- tiilles mineiu's sont le.- seul- il un lion <ilel
et (pii |)uiisent être biitlus rapidemcnl.Voiei les meilleurs:
EXEMl'
PliODL
tr I , '^
MPLE DES THILLES J '\ J J ,j f J jp '' ,. '-^ ^^{' ~T -?
.TTS Pur U-s PISTONS . -1^ 'jJ '"° [ f ^=F
^=1
Le svs(('me i\v> piston- ,id;ipl(' .m Trondione lui donne heaueoup d'ii:ilil(',,mais en lui l'.iisanl perdre \\\\ peu de sa justesse. On
eoneiiil en «'(Tel (pie la eonli--e moliile., oiiei-sani instantanément à la moindre impiil-ion. la-se., -i leviViilanl a I oreille (lelieale.dil
Iromlione ordin.iire le plu- pi-le des iustrimiejil- à veut., el (pie le IVomhoiie à pi-Ion- pri\e de la eouli->e., se lrou\e p. ir cela mê-
me iMUjie dans la ealli('_::i)i-i(' des iiistiimienls à inlonalious I i\es au\(pielles lesl('\res ne pcu\enl apporler ipie de Ire- lc:;ei('s mo-
dilic liions. On ('eril -(uncnl jiour le 'li-omlione Allô à pi-Ions des xdds eiianlanls. l'ien pliiM-('e,, une m('lo(|ic peut a\(iir ain-i lieau-
( oiip de cliai-nie; <'i-l pourianl une cri'enr de ejdii'c (pie., idilliee à un \ci'ilalile \ ii-lunse., elle en aiirail moins -iii' le Iromlione
à (diili--c;, M. Dieppo l'a prouve mainle- loi- \ ieloi-ieii-emeiil . D'ailleur-s. je le i('pele. ,'i iiioin- ipiil ne ,-''a_:;isse (le leveeulion
(Il (le--in> r.ipides., l'avantage d'une plus grande iusle^^e doit par.iitre eonsid(Tal)le, et entrer pour Ijeaueonp d.ni- la determini-
liiii des eompo-ileurs . On trouve en Allemagne queKpies finnibones Ténors à Cylindres cpii des(-eiiden( jus^prausiili grave «): ~— ^:=r j
maigre eel avaiilage, les Trombones à eoulisses leùi' , , scronf lon|oius prele'r.ibles a m<in a\is. \^ Il
LE BUGLE OU CLAIRON.
i\(jiii liiiniiKTons iVluilc <l's instninicnl'- n \fnl p.u- ((ir'Kjucj mots sur l,i f.mullc des Iju^Ics.
^^tJÊ-
Le l!u-!(>iniplr un (^I.iIinmi,- ri ril sur In < It' dr Sol,» (.iiiiiic l.i 'JVonnjcUc., il possède en tout hnit notes jr^-y-j— ^ [^ [ El ' ' ||
V
niotirc l;i di'iniàrj'f '< iiiïii.n'Cst clic ^iK'it' piMtiiMhlo (|iic sur le Chiiron, If plus \),». Il y a des (Jl.iinms d.ms trois tons, (ii Si \> en
Lt ''tin J// 1) (Ml l'ii Iroinr plii> riircnicnt il.ms Icsaiilrcs l(in>. Les ranl'.ircs' ((u'on leur Dut ext'ruter, roiil.inl timjdui's cxclusiNcnuiil
sut- II- Iriiis noli's Al- r.ircdrd p.irf.iit sont necessuirenient dune monotonie voisine de l,i platitude. Le timbre de cet instrument est as-
sez dl-;:r,i(i(ii\;, en ji/iKTal il maïKpio de nol)lesse,et il est diffieile <len jouer très juste^ comme il ne peut exécuter aucune succession
di,iloiii(|ue il en résulte nécessairement cpie les trilles lui sont interdits.
Les Clairons ne me paraissent pas beaucoup pJu? iiaut plaee's d.ins la hierarcliie des instruments de cuivre, ([ue ne le sont les Fi-
fres parmi les instruments de bois. Les uns et les autres ne peuvent sruère servir ipi'a conduire des conscrits à la paradcj bien
(|u''à mon sens.,une pareille musi(pie ne dut jimiais être entendue par nos sold.its jeunes ou vieux: il n''\ a point de ni<(ssit(' (l(.^ lis
accoutumer à l'iiinoble. Connue le son du Clairon esl 1res loi'l, il nVst pas impossible cpie 1 occasion se présente de 1 employer d.in>
l'oi-cbeslre., pour accroitie la vi(denee de (pul(|ue cri terrible des Trombones, des Trompeltes,et des Cors unis; c'est probable -
niciil loni ce (ju'dn en peut atlcndie.
Le lîii^le., insliiinirul l)c,iur(Ui|i plus court <|ne la Trompette, ne possède <jue les notes de IVvtrémité grave de ( cl-
le-ci: KXImMI'LE. a I "-r~ I 1 J J ''P " 1] mais en raison du peu de longueur de son tube, ces notes sortent à Toc-
tave siipeneure. C esl poni(|iiiii un cent:
Mt:
non liMiisposileur, les l]u::les en Si 1>, et en Èfi b, au eontraii'c, s'écrivent en liMiisposcUit
en Si !),et en 3Ii 1? .
EAEJJPLES.
\ \ An\si le Buile ou Claii-on en Ut,vA w^ iusli'umeiil
écrit des lrom|)ettes
comme on
"■"■'■•"'■ i\l- , J r I' r ' Il '"■'■
i:i-IF.T En S,.i.s 1,'fls
È
=fô=
X=t=JË:
V.VVf.r En S„.,s n'els
^
^m
É
i
b^
iS=
LE BUGLE A CLEFS.
I),ins Ic^ nnisi(|ues de eav,ilerie et même dniis eeitains (u-clicsli cs d'il, die on troii\<' des liuglcs a scpl i Ir- i{iii |i,ir<(uii-eiit
iii>Mi.ili<|uemiiit uni' (liridue <le plus de (l(U\ octaves, à parlil" du Si H au dessous dis iioitees_ |iisi|n'a 1'// , m dessus. '
1^8 ■ 1286
Ir
Le liii^li-à tli'j peiil r.iirc li- liillc sur tuult'î le? iiolo de ?.i ^.immc.ri r('\(i|>lion de cthii-ci: ^^ -^1 11
Ml' III.Hlinli
j),l^ (Lirililc, |iliisi<iii'- .irlirlo tn joiH'iil inrinc d une r.uon i-cm,ir<jii,il)lc, ni,ii> son tiiiibrc ne <liHèit' i(,i> ili' d Un du Cl.u-
ron i>u l!iij;)i- >iiii|dr .
LE BUGLE À PISTONS
Oi J CF/J.VDRES.
A (du- dVlcndue au iir.ive (|iK' le pic'cc'd.iit. (■e-l un l'.iihk- ,iv,uil.i^e,(.-,ir ses nuli's i>.(>.-c's sont d'un lind)rc forl Mi,iuv.iis,iii(dic ne
.-oili'iil-elles iiisc'nuiit ([uo sur If |u'lil Du:; le en 31 i l> d.Mil li'lcndur. en (dns('iiutiu'e,(sl cillo-ti:
Burlea rjliiuires on mi \>
Sc|!.,.-,-_ -----
(Il l in-lrunicnl \.uil l)c.iiifou|> mieux (|mi' K' 1ju:;1i' a fies,!! peut produire un bon eflel en chantant rertaines mélodies d un mouvement
l.irre.ou tout au moins modere,son (indire présente,, pom" les plii-ases \i\es ou ;iaies,l(' même inconvénient (pie nous a\cins déjà siiiial(' poul-
ies Coi'nets à pistons, celui de maïKpier de distinction;, loutelois il peiil elre ia\oralileinent modifie par le tileiil de lexc'c ulaiil. A p.iilii-
du 'SYx fr\ \ I du médiuiR/ous les trilles majeurs et niiiuurs sont bons sur le Initie à pislons,à leveption di' eclui-ei:
[(7ts diiiic;]..
L OPHICLÉIDE BASSE.
Les Oplliclcïdes,=ont les Altos et les li.isses du l)U:;le. l! Opliicléide hasse ollVe <le ïr.mdes ressources pour tenir la p.nlie
jirave d<>s niasses d'harmonie;, c''est .lussi le plus u>ilé. On Icerit sur l;i el(' de Fa et son étendue est de trois o( lave> el ii-
ne note.
e.\ê:siple
Entre les main^ diin artiste liahile.les trilles ina|euiscl mineurs sont possildi
inu^ la prouve i\.\n~ l'exeellenle IMelliode (|u^il \ieiil de [luhlier. ; , •
ur celle p.irlie de sa j:aiiiine, ;iiii.~i ipie 1^1 . Caus
EAEUPLE.
Ul)
Aiilri'loi^ le Fa ^ :;rii\o y' ^^| iif |)<iii\,iil >(■ r,iir('<|ii(' tliiiie iiMnicre iiicomplclc avec les lèvres.; celle noie injiii{ij.iil
e>^(n(iellriiH iil de iii-li^-e el .le Inili'; flF'. Caiissiiuis n ii|(iiilé Ti l^iiisli'imieiil une elé ((iii l.i leiiil ,ui-si iHiiine (|iie les . mires.
Il- Iriils (lime <('i(,iiiie iM|)i(lil(', tli,il(ini(|iies el même eiirom,ili(Hies,s<inl |)iMlie,il)les «hiiis les (rois octa\es sii[)erieiiie> ililO-
iiliK li'i(K',,ni,ii~ e\ee^^i^l■lMellt ililTiiiles «l.iiis le ^rave,(iù il> ne [irodiiisenl en dutre (iiriin <lele>t,il)le el'lel.
AlH-ro.
l,es tr.iils »l('(,ie|i<'s sonl hciiMMUiji plus nuil aises et à peine possibles dan^ un moiiNemenl \ir. 1! va des Opliieléides bas-
ses dan:^ deuv Ions,, en Lt et en Si I'; en en fait même mainlenanl en La \>. (jeii\-là ser<iienl dune grande ulilili'., à e.m-
■-e de la i^ravile e\lrènie de leurs noies inlei'ieures «pii en lonl I unisson des eonlre- liasses a trois cordes, loulefiiis lOplii-
c l( ïde en Si b rend di'jà il ('niinens sei'viees sous ee lapporl. Un les eeril l'un el l'autre, en transposant, comme tous les
iiisiniuicnts tralispcisilciirs. ; ■
E\EMI'f.K. _ • .
En LAb.
EKI-KT
En sons reVis .
('e pr<niier Sol :;ea\e csl.on le \oil, l'unisson de celui-ci ^' | [ de la eonire-liassc. Il est m.dlicui'cuv (pie l'Opliicléi-
s — ^ —
de en Art ,) soil si peu rc'p.mdu .
\ .(• Iniilire de ((> sons ;;r,nes esl rudc,niais il fait mei-veilles,dans certains cas,sous des masses d'instruments de cuivre. Les no -
tes II e^ liaules oui nu e.n hIi i r s.uixaiic dont on \Va peut cire pas encore sii tirer parti. Le medium,siirloiil lors([uc Icvceulaiil rfe-l
pas lies lial)ile,r,ippele II np les sons (In Serpent de Cal lu (Ira le e( du Cornet a boU([uin.; je eroi- i|u''il faut rarement les laisser a dceou-
\erL I lien de plus j;ros~ii i, |e dii-ai même île [pIu^ monslriieuv cl de moins propre a s^iarmonier avec le reste de I orciicstre, «pie ces
passades plus ou moiii- iMpide^^iVrils en lornie de solos pour le nu'dium de I Opliicleïde dans (picbjues opéras modernes: on dirait
diin Taureau ipii. celupin de I el,iblc,rienl |>rendre ses ébats au milieu dun salon.
L OPHIÇLEIDE ALTO.
Il \ a des Opiili b'iiles allos en fa el en Mi !) leur ('tendue est la même ipie celle dej. Ophiel(''ïdes b.tsses.; on |e> l'eiil riiii e
iiilic sur la ele de Sol.i'omme les Cors;, et de MKMiie ipie pour les Cors, cette clê rcprcscnlc pour eux I oclave-l!a>se de la noU
l'ei lie. .\iiiM cet Lt X} " ^ correspond à celui de la cK' de ba -^' ^ (pii en ié<ilit(' lail entendre celui là de la
clé (le Sol ^^^TZZ^
Kn leii.iiil eoiii|i|e ni.iinlenanl de la li-aiisposilion prodiiile par le diapason de Ici
ir^ toll- -ueil,iu\ \oi-
M., eu Min^ re
■I-., le rc-illl.il de leur :;amiiie errile;
"!».,
^
OIMIH i KIDI. AI.IO
II. FA .
'i Effel
en sons réels
t>
OI'HICLF.IDE ALJO
EnMik
ElTct en sons r
eels! i
F\E3JP/.ES.
S 77 ^
= j j a t^^^=^=-=-
rr^ f r r ^-^.\
Avec les inlervalles CliroiiiMtiques .
j j j ..,^^=^=f:^^xi:>^^-jTT^n^^TT=f=^
On les emploie dans (|uol(|iies iiiiisi<(ues militaires pour remplir riiiiriitoiiic et même pour exécuter eerl;iiiies pluM-c-- «le
I lumt., iii.ii> leur timbre e?t "eiieraleiiK ni deh.i^rcaljle et peu uoble et ils luincpient de |u>l<>se; de l,i I abiiidiiri à peu près eem-
plet ou ee> ln^tl■ume^ts sont touibe? cm|ourd luii.
^ *' lTophiclêïde contre-basse.
. .-, ; ._ •■:•.;•■ •;.,^.. ■;-•••■., ■:■■' : '^r : ^ ■ ' "^ ' •-' •'• '
Les ()[(lii( Il ides «outre- liasses «m Opliicliides mou-Ires sont f«>rt peu («.uilus. 1 1> poiin aient être utilis daii- le.~ lie- ^riiiiK
on lie-h<-; mais, pi-ipi'a pii-eul, personne if,! Miiilii en jouer a Paris^ ils exigenl une «le|ieiis«' «l'air ipji laliïue les poiuunns di'
riionuue le plu- r(j|>Mste. Il- -nul en F(t et en 3/i |>, à la «|iiiiit«' au dessous des ()pliiel«'ï«les basses en 1/ et en Si I' et à
l'oitave Ua.-^i- de- ( t|ilii« lei<le- allô.- en Fa et en 3J i !> . Il ne l'.iut pas les l'aire monter plus haut «pic le Ka. j^
h:.\h:3iPLE.
«u'iiK i.t IIII-;
MilNMIi I, I II I \ ,
Kl 111
i:., hous n,,i-
W
OI'UK.I.ElDb;
MONS'liiE FnMib.
^l=L-
.i!û_
Il r-l iiiiilili (le ihrc i\\\v II-- Inllr., ( | le- hMil- iMpido Miiil im-diupalildc- a\i'c la iialuic «|<- |i.ii'eil- ui-liiinieuls .
LE BOMKARDO.\.
C'csl iiii iiisli'iiraciit gr;ne, sans ciels t'I a trois cyliiulies, dont le liinltie ililtcri; un pi'ii de (elui de rOjiliicJi
11 possède bien encore
Son étendue est celle-ci:
([iieliiues notes au gra\e et à l'aigu, mais elles sont d'une émission incertaine, il vaut mieux les éviter.
Cet insirunient dont le son est très fort ne peut exécuter que des successions d'un mouvement modéré. J.es (rails
et les trilles lui sont interdits. II |)ro(luil un bon elTel dans les fjrands (jrchesti'cs ou dominent les instruments à \enl
Son lulte d<inne naluiellemenl les notes de race<iiil de fa,c\'s( pouiijuol on I appelle en Fa, néanmoins I usage est de
1(( traiter^ comme le 'J'rombone, en instiiiment non l)'an\)f)sileitf et de n'e'crirt^ pour lui (|ue des sons réels. * , .
LE BASS-TUBA. ^ ■
CONTREBASSE DHÂBMOME. «* -
C'est une espère de Bombardun dont le mécanisme a ete' perfectionné par iMT Wibrecbt chef des musiques militaires
du Roi de Prusse. l,e Bass-tuba très répandu aujourd'hui dans le nord de l'allemagne, à Berlin surtout, a un immense
avantage sur tous les autres instruments graves à vent. Son timbre, incomparablement plus noble que celui des Ophiclé-
ides. Bombardons et Serpents, a un peu de la vibration du timbre des Trombones. Il a moins d'agilité que les Ophi-
cleides, niais sa sonorité est plus forte (|ue la leur et son étendue au grave est la t)liis f/rnnr/f (jui exûslp a l 07'chc.i-
•., /re . Son tube donne, comme celui du Bombardon les notes de Faccoid <le fa:, (enendant A.SAA fait maintenant des
Bass-Tuba en Mi\>. Quoi(jn''il en soit de cette dilTerence, on les traite tous en instruments non ffmt.tpostft^ffs. I.c
Bnsx-Tiilia a cinq Cvlindres et son étendue est di' (jualrc octaves.
EXEMPLE. ^^
II peut encore produire quel(|ues notes de plus à l'aigu, et même au grave a l'aide du mécanisme des Cjlindres.
Celles de l'extrémité supe'rieure sont très dangereuses, celles d'en bas sont à peine appiéciables .; l'Ul h'Si'i et le
La que je viens de marquer dans sa gamme, ne se distinguent même bien que si ils sont doublés à l'octave superiure
pai- une autre partie de- Bass-Tuha, (jui leur donne et en re(;oit alors plus de sonoriti'. ^ '
Il est bien entendu <jue cet instiument n'est pas plus propre que le Bombardon aux trilles ni aux passages ra|)ides. ,
Il iMiil eliattlpv irrtaines mélodies larges. On ne saurait se fiiire une idée de j'ellel produit dans 1rs grandes Harmonies
niililiiires par uiu' masse di- Bass-Tuba. Cela lient à la fois du 'i'romboni' et d>' I orgue.
I.\STRLME>TS A EMBOLCIIIRE
ET E^ BOIS .
LE SERPENT.
• Iiisli-iimcnl fil' bois rccouverl en cuir tl à cniboiirhuic, a la nièmc t'tcndiic que 1 Ojihicli'ide liassr a\('c un |>i'U iiidins
Q-
b('au((ni|i plus forlt's ((ue les autri's.; ilc là
(r:if;iliU'. (le jusli'ssc et de sonorité'. Il y a trois noies,
des inégalités de son- clioquantes, que les exeVutanls doivent s'appliquer à eorriger de leur mieux. Le Seipenl est enAVt»,
il faut l'eVrire en ronse(juence un ton audessus du son réel, comme rOphicléi<le en A'^'[).
EMET
En Son- r.Vls.
Le timbre essentiellement barbare de cet instrument eut cnn^enu beautoiip mieux aux ceremoniis du culte sanfîlant des
Di iiides (ju à celles de la religion Calholicpie, où il ligure toujours, monument monstrueux de l'inintelligence et de la gros-
sièreté' de sentiment et de goût qui, depuis un temj)s immémorial, dirigent dans nos temples r'a|iplication de l'ail musical
au ser^ice divin. Il faut excepter seulement le cas ou l'on emploie le Ser|)enl, dans les messes des morts, à doubler le ter -
ril)le plain-cbaiU du Dieu Irop. Son froid et abominable burlement convient sans doute alors,- il semble meiue revêtir une
Sorte de poésie lugubre, en accompagnant ces paroles ou respirent tous les epouvantenients de la mortel des vengeances diin Dieu
jal(ju\. Cest dire aussi qu''il sera bien place' dans les compositions profanes, lorscpi'il s''agira d'exprimer des idées de celte natu-
re-_ mais alors seulement. Il s^init mal d'ailleurs aux autres timbres de Forcliestre et des voix et, comme Basse d'une mas-
se d'inslrumenls à vent, le' Bass-Tiba et même rOphicleidci lui sont do beaiironp préférable.
LE BASSON RUSSE.
Est un instrument grave de l'espèce du Serpent, dont le timbre n'a rien- de bien caractérisé, dont les sons mancpieni de
tixité et consequemment de justesse, et qui à mon avis, pouri'ait être relr.incbe' de la famille des instruments à vent, sans le
uiiiindre dommage pourl'arl. Son étendue gi'ni'rale est celle-ci
(pielques uns descendent jusqu'à l'Ut "v'' i
et montent jusipi'au contre Ki
lnl.T>Ml.s ai...m;,li.|n,s.
mais ce siiiil des evceplii.ms dont
il 10 |,,iil pas tenu KiMipIr dans la pralicpie. Les meilleures notes du Basson Russe S(]Mt les lii- et Mi\}. Il n'\ a (pie
dr drlrvialdes (Tl'ris :i iiiicndre drs'l'iillcs. On trouve des Bassons Busses dans les nnisi(pies ruililaires, mais il faut espirer
iju ils n V figiiicront [ilus ipiand le Bass-Tidta sera plus connu.
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LES VOIX.
\(ii\ h iniiiii
Los voix >(inl <livis('cs ii;ilm-clli'nicii( en «Iciiv fr,iinl<"; ( ,illi('j:ori('s les Mii\ nLiscuUno (ni ii-;n.>,
aiûiics; CCS (Icrriiircs ((iniiHciiiii ni ikh) sciilcmcnl les" voix de femmes, iiiiiis .iiissi les voix ifEiiliiils tics ileiix >e\( > (I !< s. \i)u
de (MsliMts. Les imr> cl les iiiilrcs sdiil eiicnrc suhdivisées en deux genres distincts, (|iie l,i lliéorle ^iner.iU niiiil .mIimIsc cdii-
siil(i-e comme ('lnil de l.i iiièinc l'ieiulue et dill'er.inf seuiemenî cnire cllo par leur degré de gcixite. D\i|irès Pii^ipe cl.ddi
d.Mis (oiilcs les écoles (ril.ilic cl d' Mlciii.igne, l.i voix d'homme I,. plus giMvc ( La Hasse) sVIcvei-.iil du Fri m de-MHis des |ioi.
Iccs (clef de /o) iusc|u'au Ht- el au Mi iieiiKd au dessus, cl la voix d'homme l,i plus haute ( Le/1 ciior), placée '< la <|iiinle
au dessus de la prc'ce'dinlc, pailirail eu c<iMse'(|ucM< c de VLl au d<ssous des portées (Clerd'f^V (|Oa(n( me) pour niiver .oi
La et :\\\ Si \i<'mo\ au dessus, l'ois les voix de femmes et d'enfants vicndraicnl, dans le même ordre, >e ranger picei^cinciil
à l'ochnc haule des (\iu\ voix d'hommes, en se divisant sous les noms de conhailo el de soprano; la prciuici-c coi i r>poMd:inl
à la ^oi\ de liasse, cl la seconde ît la voix de ténor. Le contralto irait ainsi, comme l,i basse du Fa grave au 3jfi Ik mol liaiil
(près de deux octaves ), et le soprano, comnx' le ti'noi-, de l'ul has au Si hcniol aigu.
Voix ai^Mie des Fciiiincs ,
l'ufants et (lasti'nts.
(enfants et (Castrats.
( des hoMinios .
( des hommes .
Av.c les inlmallis rhrom;ali|u.'
S 111^ diiole celle dis|>osilion rcguiière des ipialre voix humaines les plus earacicrisces a (|url(|ue chose de lort séduisant,
iiiallKort usroK iil il faul reconnaitre (|u'elle est, a certains égards, iiisulli.-.anle et daiigerensi', puistpi'on se pri\e d'un grand nom
lire d( \ni\ pre'i litiges, >i on radmet salis rcslric lions en écri\aiil des cIkicuis. La n.ilure, en elfel, ne prin'cdi' pas de la iik nu
lai (III d'il- tous les climats, cl >'ii est vrai (pi'cllc pi<iduisc en 11 allé beaudiup de voi\ de contralto, on ne saurait uici' ipr ( ii
KiaïKc elle en soil cxtremciui ni a\are. Les ténors (|ui moulent faeiiciiient au La et au Si Ix'mol sont c<imniuns en KiaiKect en
llaJK, ils sonl plus rares en .MIeniagne, ou, en rcvaud'ie, ils ont dans le.-' notes lia.^ses plus de sonorité que partout ailluirs. Il < -t
doni , à mou x n-, Mrilaldemeiil impiudcnl d'écrire dus (lioeurs à (pialrc parties réclli'S <t (rune égale imporlainc, d après l.i di-
M>i.iii ilassH|iic d(- Miix en Sopîani, Conhnlti, Tenori et Jiassi. Il ol au moins ceilaiii <(u'à Paris, dans un ( hoenr ain-i
i!is|iosé', la |>.iilic de l'onliallo, ((imparatixement aux autres parties, suil<iul <laiis uni' grande masse de voix, sera si faillie, i|ui
la plopart de- cll(l> a (Ile kiiiIhV par le compositeur seront à peu pris anéanlis. 11 n'est pas douteux non plus (|u'en Allcma
gii(,it même di llallr <l en France, si l'on ceiil le If'iior dans les liniitis (|iie l'usage lui assigne, e'est-a-dire à la (|niule .ui
dcsMis de la liasse, un lion nomliie de Noix^s'arr'cteront court devant les p.i.-sages ou le composilenr lis aura l'ail monter au
La el au Si liéiiiol aigu-, on ne liront entendre ipic des sons faux, loiecs d d'un mainais linilirc.On fii( r(d)servation con-
Iriiia pour les M.i\ de lia>M^; plu-ienrs d'inlri elles pcrdiiil lie.incoiip de l.ur sonoriti' di's Vit ou le .SV gra\e, il c-l inulili
d'cirirr pi'oe celles l.'i de> Sol el des Fa. I'iiis(|ue la iiatiir.' prodnil pailoiil der Mipraiii, des ténors el des liasso, je eroi-
doue (|ii'il est intiiiimenl plus priidint, plus lalioiiiiel, et même aussi plus uiu>nal, si l'on veut utiiispr toutes Ifs vnia ,
d'iciirc les elioi iir> '-oit i >i\ pallies: l'eiuiiels el ileiixii'ni<s Soprani, |>rrmi<i- et deiivii me- 'It'noi's, liaiytons (I fiasses,
(nu |U( mii-res el deiniemes Basse-), voil à Iroi- partie.--, en a\aiil -oin selilenienl de dniM-r les \oi\ toutes les loi- ipéclles aji-
pi. M lient ' - e\l|-émi(i'> de leui- .'elielle i-espeeli\e, eu d'onnani a la pieiiii'i re liasse nue noie plus haute d'une lierei-, d'une
ipiuih' ou «riiiie oela>e,<pie la noie li-.ip graM' de la sceoude lî.issc, ou an s.,,,nd leoor el au second -opiMno des sons uiler
liii'.liMiis (|n.inil le premier li'iior <l le piemier s,,|,e,ino -'élè\(Ul trop II c -l 1110111- . — enljel de séparer le- piimiel- sopiaiii de-
set (.nd-, ipiaïul la |ilira-e s'eliiid licaiu iiiip au già\e, iioe .loi I.- ea- iniilcure; le- \oi\ .lijii.- peed, ni , il e-l mmi, luiiie I. lie loiee
'i 'J52
e\ l.i spi-ri.ilili' (le I' iir imilni', (l<!^ t|u'on lis olili^»' à ilonnor les iiilonii(ii)iis nioj.ics m iil( iniiil .m (urUnilln on au Sccoiul
Sn|ii-.iiii>.- ni. lis .111 III' lu- IK- -iiinl-rllis |i,is t\|iiiMrs ilcrs à l^iii-»' enlciulre »lc m.iin.iis muis, coniiiie les sn untLs sii|ir.im (|irc.ii
Innc In (> il.iiis le li.iiil ;, il «'Il <st «le mrnie jimii- les ilriu .uiliis m,\\. Le sccoiitl Sdpi-iiid, If second Tciicr tl l,i nrcmiric I! isvi'
siiiil "i ncr,il(iii('iil iil.Ki's il l.i liircc (Hi ii l.i (|ii,irl(' iUi-ilcssmis el ,iu-il<ssiis lU' l.i veux pi iiu i]ia!(' tloiK t'ilcs |iiirlrli) Icn.iin.,
et iKiNscili-nl uni- (•(nuliic i>rcs<jiii' «'•j-'alt' à l.i liui'j mais i-^st Mai (loiir le scimul So|iran() |iliis (|iic pour le sccdiul 'Iciioi r( i.i
pninièi-"' liasse. Si Ton «loniie en eflVt au seroncl soprano pour ("Icmliic iiiu- (l.'n. -l uni Sivic, a pailii; iln Si ni dcssoiis
(.jis poili'rs jiiM|iraii Soi. en il<s-n-:
SKCONn SOl'KVNO. "tu- 1 L
toiilcs les noies sonneront bien el sans peine, il n en sera pas de même du second (enor, en lui aeeoidani une eclielle de
de iiiènie elendue: ses ,Rp, If et Si bas n'auront pies<|ue pas de sonoiilé, el à moins d'une inlf-nlioii lormelle el d un
elVet spéeial à produire', il est d'autant mieux deviler pour eux ces notes ^laMs (lu'il n'y a rien de plus aise (|ue de les don-
ner aux liasses premières ou secondes, "a (|ui elles conviennent parfailemenl . L iinerse a lieu pour les |)remieres IJ.isses
ou Barytons: si, en les supposant à la tierce au dessus des secondes, on les en il depuis le La bas iiis(|irau Sol liaiil, Ir
La bas sera lourd terne, et le Sol liaul excessivement force', pour ne lim dire de plus; celle dernière noie ne ((iiniinl
réellement (|u'aux ténors premiers et sej'omis . D'où il suit que les voix les plus courtes sont les si'conds ténors, ({iii ne
montent pas autant que les premiers sans descendre beaucoup plus, et les premières basses qui descendent nidiiis <|iie
les secondes sans prcs(|ue monter davantafe. Dans un cbceur écrit à six i>arlics, cdiiimc je le propose, les >erilililrs \di\
de contralto (car il y en a toujours plus ou moins d.ms toute masse cborale) »|di\eiil clianler necessairenicnl la pallie de se-
cond soprano; c'est pourquoi je crois (|u'il est bon, quand elle dépasse le Fa aiiiii, d( la subdiviser encore, pour ne pas (nr-
cer les conffaîfi U crier des notes trop bailles pour eux.
Voici donc relendue la plus sonore des sept voix dilTérenlis qu'on li(iin<> d.ins la plup ut tics 'pandes niasses clioiales; je m'abs-
tiens d'iiidiijiKr les notes extrêmes !i l'aigu et au ^lave que pos'-èdeni certains indi\idus,(l riifil ne luil ■iim- (|ii\vi i pliiiMin llcin'.
1- Sni'KANO
1'- SOPKANO.
CONTHAL'K».
EXEMPLE
1- -irMiii .
'2- 'irxoK.
l'-l lîvssf 01
mm ION.
'2-' R\SSI'. 01
BASSI^ .
Des (lioeurs de li inmes à trois parties sont pour les morceaux reli,:rieux cl tendres d'un elfet ravissani ; ou lis dispose ali'i -
dans l'ordre des trois voix que je viens de nommer, en premier soprano, second sojirano, cl coiilrallo on iroi>ieiiie soprano,
Oiielqiici'oi- on donne une partie île ténor pour basse à ces trois parties de voix féminine; \A'el>er l'a (,iil ,imc mh i es p"iir
SCS cliiieniv d'opiil- dans Oheron; niai- c'est dans le «as seulement ol'l il s'ai-^il de produire un lil'i I ilmix il calme, un pa
rcil 1 liiieiir a\ aMl nalurellenK ni peu d'éncriiie. Le- choeurs composés -euleiii'iil de \oix (riionniKs oui l(eaiii(Hl|i de loice, .'U
contraire, el ir.uilinl plu- iiue b> voix soni plus graves cl moins dixisces. La di\isinn des liasses en pieiiiiirc- el -ii ondes
(pour é\ilir les noies trop hautes) esl moins nécessaire dans les acccns rudes cl farouelio, aux quels des sons bir.es e\-
ceplioniK I-, I cii'iime le Fri et le Fa <liése b, mis, coin ienncnt nTU-ilx par leur car.ielère parliiulicr que li - on- plu- naliirel-
des li'iiois siii- les niémes degrés. Encore faut il amener ces notes et les présenler adroilinienl, en ayant soin ili m pas fai-
re passer liru-i(iiiineiil du médium ou ilii grave à l'cxtremilé du rcgislre Slipf'rieui-. Ainsi (iliick dans son Inrilil. < lioeur ili
Seyilies, au |in do A' Jphùi^nif fn Tauride, fait donner le Fa dic/e liant à toutes les basses unies aux li nois, sur
ces mii\>: H /h ttoits nmènenf éfps vïc/ùnest) mais le /« diè/.e est préeédi! de deux Hp et on peut aisemenl jx.rtfj- la voix.
(11 liaiil le d< riiier Ii>- a\<f !'■ Fa diezo sur l.i s\ llabe wo;/.v .
^ \ j||n Ils nous n - . h:i'-I!cm1 di's vie - Il _
\ r. \s.sr,s. \ ï^_
Is nous a
_ inc-nt'iil des vie
Le subit unisson des Te'nors et des Basses dans ce passade donne d'ailleurs a la phrase un lel volume de son et un
accent si fort qu'il est impossible de iVnlendre sans frissonner. CVst là encore un des traits de senie qn'"»" rencontre pns-
que à chaque paj^e dans les partitions de ce j<eant de la musique dramatique.
Indépendamment de Pidée expressive, qui parait dominer ici, les simples convenanies de riuslninientation vocale pour-
raient J'réqu.mment amener dans les ch<ieurs des unissons de cette espète.Si la direction d'une mélodie enlraine,par evcmpl.Jes
premi rs Icnors jusqu''aux 6V naturels (note dangereuse et qu'il faut redouter,) on peut alors faire entrer, pour ( ette phrase seu -
lement, les seronds Sopraniet Contralti(\m chanteront sans peine à l'unisson des Ténors, avec lesquels ils se confondront en con-
solidant leurs intonations.
EXEMPLE .
2- SOVHANI
1^1 coNi li \i;ri .
1-r,, 0"
TF.NOIIS
re_ns.Tu_di(an _ dus ho .
Quand au contraire, les Ténors sont forcés par l'exi^eance d'un dessin mélodique de descendre trop bas,les premières Basses
sont là pour leur servir d'auxiliaires et les affermir sans dénaturer le caractère voial par une diflerence de timbre trop trancl»ee.Il
n'en serait pas de même si l'on voulait donner des Ténors, et à plus forte raison des Basses, pour auxiliaires à des Contralli et a d<s se-
conds Sopnuiii la voix féminine serait alors presque éclipsée et au moment de 1 entrée de la voix masculine,le caractère de la sono-
rité vocale chaniiferail brusquement, de manière à rompre l'unité d'exé,ciiti.pn de la mélodie. Ces sortes de juxtaposition d'une voix
venant en aide à une autre,ne sont donc pas bonnes avec tous les timbres indistinctement, quand on veut conserver son caractère a
la voix qui a commencé et qui développe la phrase. rar,je le répèle,si les Conlralti dans le médium s'efiacent,en soutenant à l'unis-
son des Ténors dans le haut, les Ténors dans le médium couvriront, au point de Us faire disparaitre,des seconds Soprani dans le
bas, s'ils s'unissent subitement avec eux. Au cas ou l'on voudrait seulement ajouter l'étendue d'une voix à l'étendue d'une autre voi\,
dans une prof<ression mélodique desiendanle,par exemple, il, ne faudrait pas faire une masse de timbres graves succéder subilemeiit
à la masse entière des timbres plus ai^us,le point de soudure serait ainsi trop apparent; il vaut mieux faire cesser d'abord la moi-
tié la plus aif(ue des voix hautes,en lui substituant la moitié la, plus aif^ue des voix graves, en réservant pour un peu plus lard l'cn^re-
naf^e des deux autres moitiés. Ainsi, en supposant une f<rande j^^amme descendante qui commencerait au Sol haut par les Sopruni
premiers et seconds unis, au moment ou la j^-amme sera parvenue au Mi à la dixième au dessous du premier ÂW, arrêtez les pre-
miers Soprani et faites enl ' ' '^ - '" "' I -'—■•■*-■•'■*•• -^ — -
seconds Soprani continuant
nors devront entrer sur le . , ,. , ,
^rena^e d<s seconds Ténors aux secondes Basses aura lieu au Bé ou à l'Ut inlérieurs^puis les basses unies continueront a desc < n
d ^ .
presque ■'p,
ilrer les premiers Ténors sur le Ré (un ton au dessous du dernier Mi des premiers Soprani; j L< s
it à descendre, ainsi unis aux premiers Ténors ne s'arrêteront qu'au Si bas, après lequel les seconds 'Ic-
La à l'unisson des premiers; les premiers Ténors s'arrèiant au Fa pour faire place aux premières Basx-,
■nors aux secondes Basses aura lieu au Bé ou à l'Ut inférieurs; puis les basses unies continueront a desc < r
^re jusqu'au Sol et le résultat sera pour fauditeur une t^amme des(end:inle di- trois octaves d'elendue,pendant laquelle les voix se s»
ront succèdéesde telle sorte que le pas8a}i;e de l'une a l'autre \,()ix ir.iuivi presque lpas;etie' aperçu.
1-
Sdl'UVNd.
'i-
SOriiANO
1-
1
'fl'.NOii.
'2-
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D'après ces observât ions, on con* evra aisément que le compositeur subordonne le choix des registres des voix an ( a^arlcic dii mor-
ceau dans lequ.l il les met en oeuvre. Il devra n'employer que les notes du médium dans un Andanle en sons tenus et dou>, > <lles-la seu-
lement peuvent a\oir le timbre convenable,se miser avec calme et justesse et se soutenir sans le moindre effort dans |r P/fiiiissinio.
Test ce qu'a lait Mozart dans sa ^elesle pri<
1 1^1
lement peuvent a\oir le timbre convenable,se poser avec calme et justesse et se soutenir sans le i
r'est ce qu'a lait Mozart dans sa ^elesle prière ■■■ Avp Vfiitni rny]>iis-i
ii'h;
A.l,,:;i.
\" yj.
Wh' yhHI'M ( MM/ vKT )
(.O.NTliAl.l
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Il résulte loiil<riiis de beaux effets des noies e\(rèmemenl f^raves des secondes Basses, telles que le Mi bémol et même le lie
en dessous des portées, que plusieurs voi\ peu\ent l'aire entendre assez aisément quand elles on( le temps de bien les poser, lorsquV'l-
les sont précédées d un temps pour la respiration et écrites sur une syllabe sonore. Les choeurs eclalanls pompeux ou violents doi-
vent au conlraire,sVcrire un peu plus haut,sans cependant que la prédominance des noies aif^ues soit constante cl sans donner aux < ban -
leurs beaui (lup de paroles à prononcer rapidement. L extrême fatigue résultant de celle manière décrire amènerait bien > ile une mau -
vaise exé(iition,une telle continuité dénotes hautes ( hartfeés de svllabes péniblement articulées est d ailleurs peu a;;reable pour 1 auditeur
iViiiis n'aMins pas encore parlé des notes suraijj;ues,dcs >oix qu'on appelle sons de tftv ou de piucet. Elles sont d un beau ca-
ractère chez les lcnors,dont elles auj^mentenl beaucoup 1 étendue, plusieurs d entre eux s'eloaiit sans peine en voix de /<7e jiis-
qu\ui Mi bémol et au Fa au dessus des portées. On pourrait en faire dans les choevirs un lrequ(>nt et heureux usafje,si Icsdio-
risles étaient plus avancés dans l'art du chant. La voix de lète nVst dun effet supportable pour les Basses et Barvions que dans
un st\le extrêmement lé^'^er,tel que celui de nos Operas-conuques francais^ces sons ai^us et dun timbre féminin si dissemblables
des notes nalui-i'lles dites de poi/finf des voix graves, ont, en ellet,quelque chose de choquant partout ailleurs (|ue dans une
bouftonnei ie musicale. On n''a jamais tenté de les introduire dans un choeur, ni dans aucun chant appartenant au sUle noble. Le
point ou finit la voix de poitrine et ou commence la voix de lète ne peut se fixer bien exaclemenl. Les Ténors habiles,d ailleurs,
doiuienl i/iins If j'urte certaines notes hautes comme le Ln, le Si et même / ['l, ou en voix de t^le, ou en voix Ae jm il fi-
ne a volonlei cependant, pour le plus j^rand nombre,!! faul,je crois, fixer le Si bem'ol haut comme la limite de la voix de poi-
trine du premier Ténor. Et ceci prouve encore que cette voix nVsl point ri;<oureusenient à la quinte au dess\is de la Basse,
ainsi que le prétendent les théories des écoles^ car sur vinf^t Basses prises au hazard, dix, au moins, pi iirronl donner en voix
de poitrine un Fa dieze haut convenablement amené, tandis que sur le même nombre de IViuirs on nVn rei\i<intrera pas un
qui puisse donner ej^alement, en voix de poitrine, un Lt dièze haut supportable.
Les anciens maîtres de lerole i'raneaise qui n'employaient jamais la voix de lète,ont écrit dans leurs Opéras une partie ((li-iis i
nommaient Ilaule^contre et que les étranf<ers,trompés par rinlerprélalion nalurelle du mot Italien Contralto prémuni sou-
venl pour la voix g^rave des femmes. Ce nom désif^nail cependant une vfiix d'homme habi(uee à chanter presque exclusi\em< iil,(t ( n
sons de poilrine,les cinq notes hautes (y compris le Si naturel ) de lechelle du premier Ténor. Le diapason etail-il, comme on le
( roil fçe'nériilement,plus bas d un ton que le diapason actuel. Les preuves de ce fait ne me paraissent pas irrecusables,el le dou(e a
cet égard est encore permis. Aujourd''hui,quand un Si naturel se présente dans un choeur,la plupart des Ténors le prennent en son
de tète, mais les Ténors très hau(s (les hautes-contre) l'attaquent encore en voix de poitrine sans hésitation.
Les voix dVnfants sont d'un excellent eflet dans les grands choeurs. Les Soprani des petits j^arçons ont même quchpie chose
d'incisif, de crislallin,qui manque au timbre de Soprani des femmes. Dans une composition douce,onctueuse et calme,ceiix-( i toulc-
f.iis,plus pleins et moins perçants,me paraîtront toujours préférables . Quand aux Castrats,à en ju^er par ceux que j'en ai entendus
à Home,il ne me semble pas qu'il faille beaucoup en regretter l'usage,aujourd'hui à peu près abandonne.
Il y a dans le nord de r\llemagne et en Russie des Basses tellement graves,que les compositeurs ne craignent pas de leur don-
ner, sans préparation,des jRc et des Lt à soutenir au dessous des portées. Ces voix précieuses nommées Basses-con/i-e ri)n\\\- ■
bui ni puissamment au prodigieux effet du choeur de la chapellç impériale de Saint-Pétersbourg, le premier chceur du mondc,au di-
re de Ions ceux qui 1 ont entendu. Les Basses-contre ne s'élèvent guère que jusqu'au Si ou a Vit au dessus des portées
Il faut avoir soin pour bien employer les sons très graves des voix de Basses, de ne pas leur donner des successions de notes
trop rapides, et trop chargées de paroles. D'un autre coté,les vocalisations chorales dans le bas de iVchelle s()nt,d\in détestable
effetiil est vrai dajouler qu'elles ne sont pas beaucoup meilleures dans le medium,el que maigre l'exemple donne par la plu-
part des grands mailres,ces r<pulades ridicules sur les paroles du Kt/rie eleison, ou sur le mot A/wew, qui suffiraient a
faire» des fugues vocales dans la musique d'Eglise une indécente et abominable bounonnerie,seront,il faut l'espérer, bannies a
l'avenir de toute composition sacrée digne de l'objet qu'elle se propose. Les vocalisations lentes et douces des Soprani seuls, ac- ^
compagnanl une mélodie des autres voix placées au dessous d'elles,sonl au contraire d'une pieuse et angelique expression. Il ne
f ml pas oublier de les entremêler de petits silences, pour permettre .lUx choristes de respirer.
EXEMPLE
Andant*
Les modes d'émission qui produisent chez les hommes les sons de voix rnijrles et somhres sont extrêmement précieux
et donnent un grand caractère au chant indi\iduel et au chant ihoral.
La voix mixte tient a la fois du timbre dis notes de poitrine et de celui des noies de lèle^ mais, de même que pour ces der-
nières, il est impossible d'assigner aux sons miactes une limite invariable en bas ou en haut. Telle voix peut prendre le lun-
bre mixte très haut, telle autre ne peut le saisir que sur des notes moins élevées, (juant a la voix nombre dont le
nom indique le caractère, elle dépend non seulement du mode d'émission, mais encore de la nuance de lorce de I exécu-
tion et du sentiment qui anime les chanteurs. 1 ii ( iinur d'un mou\emenl peu ai;ile, et devant être dit soUo vore ■, sera
très aisément exécuté en voix .so////</e, pour peu que les choristes aient l'intelligence de l'expression et I liabitude du chant, (et-
te nuance d'cvccutiim vocale mise en opposition avec celle des sons rudes et brillants du Forte dans le haut, produit toujours un
grand dlet. Il faut citer, comme un magnifique exemple en ce genre,le choeur d'.Armide,de (ijuck; «Suis l amour puisque tu le veu\,v
dont les deux premières strophes dites à voix sombre,donnent un éclat terrible a la péroraison, pri-e a pleine \oix et ritr/issimo,
au reloui île la phrase; „Siiis l'amour v il est impossible de mieux caractériser la menace ccinteniic et une subite explosion d< lu-
r.ur. C'est bien ainsi que doivent chauler Ils Jtsprits de Haine et île ifuje .
[iiMiiir. (Cl. Il h)
■fH
15.
'-:-4 3 ■ ■
Ti-Ue élude sur les voix ne s'applique iusqu'i' i,oii le \(iil,qu'a iVmpIni des masses chorales. L art décrire pmir les Vniv
MiHividuclles est re'< llcinent subordonne' à mille circonstances qu'on peut à peine determiner,dont il laul absolument tenir comple,el qui
varient avec Torfi^anisalion propre à cbaque chanteur. On pourrait dire comment il faut écrire pour hubiiii,pour I)upre/,pour Hiilziii^'.r,
qui sont trois Tenors^mais on ne saurait indiquer le moyen de composer un rôle de Ténor ef<alemenl ravorable,ou parlMilenienl convenable
a tous les trois.
Le Ténor solo est, de tou(es les \oix,la plus diUitile à écrire, à cause de ses trois ref^islres,comprenant les sons de yoitriui'-,
les sons mixtes et les sons de ttte dont Pe'tendue et la lacilileje Tai déjà dit, ne sont pas les mêmes chez tous les chanteurs.
Tel virtuose emploie beaucoup la voix de tète, et peut même donner à sa voix mixte une f^rande force de vibration; celui- la
chantera aisément des'phrases hautes et soutenues dans toutes les nuances et dans tous les mou\ements; il aimera les f,
les /, .(el autre a la voix de tête pénible au contraire, el préfère chanter constamment -en sons vibrants de poitrine, celui-
là excellera dans les morceaux passionnés, mais il exij^era que le mouvement soit assez modère pour permettre l'émission,
n.iiurellement un peu lenle,de sa voix; il préférera les syllabes ouvertes, les voyelles sonores, comme l'rt,el redoutera les
notes hautes à filer; une tenue de quelques mesures sur le HtA-, lui paraitra pénible et dangereuse. Le premier, grâce a
la facilité de sa voix mixte; pourra attaquer brusquement un son haut et fort; l'autre, au contraire, pour pouvoir donner a-
vec toute sa puissance une note élevée, aura besoin qu'elle soit amenée graduellement, parce qu'il emploie en ce cas la v<iix
de poitriiK . ré>iTvaiit exclusivement les notes mixtes et les sons de tète pour la demi-teinte et les accens tendres, l'n autre,dont
le Tvnor c>l- <lc ceux qu'on nommait autrefois en France Haute-contre, n'aura aucune crainte des notes élevées qu'il saisira
en voix (li |iniiriiii s,ii\s préparation et sans danger.
La voix de premier Soprano est un peu moins difficile à traiter que le premier Ténor; les sons de tète nVn sont près -
que pas distinct du reste de la voix, il faut cependant en( ore connaître la cantatrice pour laquelle on écrit, à cause des
inégalités de certains Soprani dont quelques uns sont ternes et sourds dans le médium, ou dans le bas, ce qui met le com-
positeur dans l'obligation de bien choisir les registres sur lesquels il pose les notes dominantes de sa mélodie. Les voix
de mezzo-Soprano ( '2- Soprano ) et de Contralto sont, en gênerai plus homogènes, plus égales, et par conséquent plus aisées
à emplover. Il faut éviter cependant pour toutes les deux de placer beaucoup de mots sur les phrases (hantées à Paigu, l'arti-
culation des syllabes devenant alors fort difficile, et quelquefois impossible.
La voix la plus commode est évidemment la Basse,à cause de sa simplicité. Les sons de tête étant bannis de son réper-
toire,on n'a pas à s'inquiéter de la possibilité deis changements de timbre, et le choix des syllabes devient aussi, par (ela même,
moins important. Tout chanteur qui prétend être doué d'une vraie voix de Basse doit pou\oir chanter toute musique raison-
nablement é( rile,depuis le Sol grave jusqu'au Mi bémol au dessus des portées. Quelques voix descendent beaucoup plus bas,
comme celle de Le\asseur,qui peut donner \e Mi bémol grave el même le /?e; d autres, comme celle d'Alizard,s'elevenl sans rien
perdre de la pureté de leur timbre,jusqu'au Fa dièze et mênw au Sol, mais ce sont des exceptions. A l'inverse, les voix qui, sans
s'élever au dessus du 3Ii bémol haut, ne peuvent plus se faire entendre au dessous de /Y//, ( d<ins les portées ),ne sont que des
voii incomplèles;des fragments de voix dont il est difficile de tirer parti, quelles quesoient leur force et leur béante'. Le s Barytons se
trouvent souvent dans ce cas-là; ce sont des voix fort courtes, qui chantant presque toujours dans une oi lave ( de Mi bémol du
médium au Mi bémol supérieur,) mettent le compositeur dans l'impossibilité d éviter une fâcheuse monotonie.
L excellence ou la médiocrité de l'exécution vocale des masses ou des •S'o/o.sdependeht,non seulement de l'art avec lequel les
registres des voix sont choisis, de celui qu'on met a leur ménager des niuveiis de respirer, des paroles qu'on leur donne a chan-
ter, mais beaucoup aussi de la manière dont les compositeurs disposent les accompagnements. Les uns écrasent les voix par un
fracas instrumental qui pourrait être d'un heureux effet avant ou après la phrase vocale, mais non pendant que les chanteurs
cherchent a la faire entendre; les autres, sans charger Porchestre outre mesure, se plaisent a v mettre en évidence un instru-
ment seul qui, exécutant des traits ou un dessin complique sans raison plausible, pendant un air,distrait 1 attention de l'audi-
teur de snii véritable objet, et gêne, et embarrasse, et impatiente le chanteur, au lieu de l'aider et de le soutenir, ('e n'est pas
quSl faille pousser la simplicité des accompagnements au point de rejeter les dessins d'orchestre, dimt I expression est par-
i.mle et I intérêt musical véritable; surtout quand ils sont entremêles de petits silences qui donnent un peu de i.ililude rhylh-
mique aux mouvements du chant, et n'obligent pas la mesure a une exactitude metronomique. Ainsi, quoi qu'en disent plu -
sieurs grands artistes,le dessin gémissant des Violoncelles,dans l'air si pathétique du dernier acte de (inillnunii>-l ill ,Ae Kos-
sini, -^^ Sois immobile ^ ••> est d'un effet louchant, admirable; il rend l'idée du morceau complexe, sans doute, m<ii> s.ins cnliaver
le chant, doni il augmente au (ontraire la poi^^iiaiite el sublime e\j>ression. .1 .'
,•!?■
I n Instrument seul chaittant à Torduslre une phrase dessine'e comme la mélodie vocale,et formant avec elle une sorle di duo, < si
aussi lijrl souvent dun excellent ellel. Le ('or solo qui dans le second acte de la Vestale^àe Sponlini, murmure en duo avec Julia Tair si
douloureusement passionne. iiToique jimplore,« donne bien plus d'inlensite a Taccenl de la partie vocale^ le timbre mysterieux,voilc et
un peu pénilile du (lor en Fa ne fut jamais plus inf^enieusemejil ni plus dramatiquement employé.
II tn est de même de la (lavaline de Hachel, actnmpa^ne'e par un solo de (,'or An filais, au 2- acte de la Juive de H.i-
Icvy. La voix faible et louchante de F Instrument s'unit on ne peut mieux dans cette scène a la voix suppliante de la
jeune fille. = . . • •— • , , ., • „■
Largo espressivo
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coii sia I.
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MOI.ONCF.LI.I
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(Juaiit ;iux iiistnimenls seuls qui e\f< ulenl des (raiU,dts ai-|)eifes,des ^;^l■ia(i(lns,p(•lld;^nl un mori eau de < hanl,il> sniif, je le i-,'.
pele,d''uiie (elle incommodile pour les tlianleurs el même pciur les audileurs,qu'il faut un art extrême e( un à prnivii> • \id( ni iicuiK-s
faire liilerer. J'aMiue du mnins,qn'a la seule evieplion du solo d'Allo de la ballade d'\nne((e,au 3" acte du Frci/sv/iK/z iUm'^nl
ti'ujnurs paru insuppiirtables. Ilest rarement bien aussi, mali^re 1 exemple quVn ont donne Mozart, Gluck, la plupart des maiircs
de l'ancienne école, e( quelques compositeurs de lecole moderne, de faire doubler à Toc ta\e ou à l'unisson la partie de ihanl par un
inslrumenl,dans les Anrianle surtout. C^est presque toujours niulile,la ><>i\ suflisanl bien à l'exposition d'une mélodie;c'esl rare-
ment agréable, les inllexiims du chant, ses finesses d expression, ses nuances di licates étant plus ou moins aliourdies ou ternies
par la juxtaposition de celte autre partie mélodique^ c'est enfin fatigani pour le clianicur, qui, s'il est habile, dira d'autant mieux
une belle melodie,qu'il sera absolument seul a l'execuler
On compose quelquefois, dans les chu-urs ou dans les f^rands morceaux d'enscmble,un(> espèce d'orchestre vocal^une par-
lie de la masse prend alors Us formes du sl>le instrumental, pour exécuter au-dessous du chant, des accompafi;nemenls rhvlhme's
el dessines de di\erses manières. Il en resiille presque toujours des effels charmants. Il faut ciler en ce f^enre le i hneur pendiml la
danse au troisième acte de Guillaume -Tell. •,•• Toi que.l'iiiseau Tie suivrait pas. 11
Allegretto
GL1LL4LME TELL, (ko mm
'i soj'HOn 1.
'2 snll;AMi'i'.'
'2 ll--\(i|;s I.
U II \(ii\s y .
•i inssr.s. §É
A nos cIkuUS virus
liuLli r les p;
-liMiifc Z _ n
VCUI-4U pl.ii _ ri
Mil III- Tni^ ))ii
fliMir nni:_vcl . _ li'
■1 moins hi'l - - II' i|n;iii,l],nsilVl . _ Ir
•A
.^ »
^^•^l H I K' lieu de r;iire observer aux « oniposileurs que dans les i hiieurs acciimpaj:fnes par des inslriimeiits,i'harm(inie des
\(ii\ doit è(re (orrecle,et Ir.iile'e eomiiie si elles élaient seules. Les diverses timbres de rdrchestre sont trop dissemblables des
timbres vofaux pour remplir auprès deux l'olTiee d'une basse d harmonie, sans laquelle certaines surcessions d a( eords de\ icn-
niiil t'auli\es. Ainsi (ilud.qui dans ses ouvraf^es a sou\ent employé les prof^ressions de tierces et sixtes a trois parlio, en a l'ait
usai^e même dans ses choeurs de Prêtresses à^ fphifff'nie en 7'««r<V/e,( hn-urs de Soprani écrits a deux parties seulement. On sait
que dans ( es successions harmoniques la seconde partie se trouve à la quarte au dessous de la premicre^l eflet de ces suites de quar-
tes nVst adouci que par celui de la Basse e'crite à la tierce au dessous de la partie intermédiaire, et a la sixte au dessous di' la partie
supérieure. ()r,dans les chuurs de Gluck que je viens de citer, les voix de femmes e\e( ulant les deux parties hautes sont donc écri-
tes en successions de quartes^la partie f^rave qui complète les accords et les rend harmonieux est confiée aux Basses inslrumen-
tales,diinl le son diiïère ess<'ntiellemenl de celui des Soprani et dont il est trop distant, d ailleurs, par son extrême f^ravile et par
son point de départ. Il en résulte qu'au lieu de «hanter des accords cnnsonnants,les Miix isolées sur la scène et eloii;nees de I or-
chestre font entendre des séries de quartes devenues dissonnanles ou, si 1 on veut, Ires âpres, par Pabsenie ap(iarenle de la
Sixte.
Si Pàprelé de ces successions est d'un effet dramatique dans le choeur du premier acte de 1 opéra cite: ti 0 son^e alïretn,"
il n\n est pas de mèine quand les Prêtresses de Diane viennent ( au quatrième acte ) chanter Phvmne,dun coloris si antique et si
beau (cpeiidanl, ii ('haste fille de Latone." Il faut re(<iiniailre qu'ici la pureté harmonique était de rij^ueur. Les suites de (|iiar-
tes ^Aiii v irnuve,laissées a decou\er( dans les \oix,sont donc une erreur de (iluck, erreur qui disp.arailrait,si une troisième p ir-
tie Aor ., Il- se trouvait, au dessous de la seconde, a hxtave haute des Basses de I orchestre
r.eiil'.
IPIUGL.ME E^ T4LHWE. ((.luk)
'J.XKM.ONS.
(,i,\i;i.m;ii I s
'i ;)t>M s
« *i
V
fPHIGEME Ei\ T an IDE. (gluk)
M" 58.
%(:oi\'-ii;
11. M'.IM/ITI
MKI.INO •>".
Le sysleme desfhcpurs d hommes a riinissnn,iiilroduil d;iiis la musique dramalique par leVole Italienne miiderne,donne parfois de be;ni\
résultats, mais il i'aut «nnvenir qu'on en a singulièrement abuse',et que si plusieurs maitres s'y altaeheni encore,t'est uniquement pareequ'il fa-
vorise leur paresse et setrou\e plus a la portée de certaines troupes chorales inhabiles a bien rendre un morceau à plusi<'urs parties
Les doubles choeurs sont au contraire dune richesse et dune pompe remarquables; on nVn abuse «erlainemenl pas aujourd hui. Ils
sont pour nos musiciens expedilifs,composileursou exécutants, tr(»p lontçs à écrire et a apprendre. A la vérité, les anciens auteurs ((ui en
faisaient le plus fréquent usaf^e,ne composaient ordinairement que deux (h(ieursdialof;;ues,a quatre parties^les choeurs a huit parties ré-
elles cnnliiuies sont assez rares, même dans leurs œuvres. Il v a des compositions a trois choeurs. Quand lidee qu'elles ont a rendi'ccsl di-
fçne dun si ma^nilique \element,de telles masses de voix,Hinsidivise'esendouze,ou au moins en neuf parties réel les, produisent de ( is im-
pressions dont le souvenir est inelTaeal)le,el qui l'ont de la fjrande musique d'enseml)le le plus puissant des arts.
i
V
I.>STRUMEXTS A PERCISSIOA.
Il> s<iiil tli- il(M\ l'^incfs: T.;i nrcniierc coniprcml les iiisli uniiiils a son fixe *t imisicilcmenl a|)|iri( i.ililc, cl l.i s(( on-
de iciix diinl !«' rcIciilissciiKiil moins musir;il ne |)|'mI edc nmic <nic |i,irnii les l)t'iiifs tleslincs a des ellits >|if( iiux ,
on ,1 II Coloration du rhyltintc .
Les Tinil);iles, les Clorhes, le Glocitonspiel , l'H;irnionie:i a cl.nier, les pedies rjml)ales antiiines, ont des xm^ lives:
\û\ Grosse caisse, l,i caisse roulante, le T.iiuliom, le T.mihonr Bas([ue, les (]ymiiales ordinaires, le T.iinl.oii , le
['ri.in^le, le Pavillon Chinois, sonl dans le cas contraire et ne font que des bruits diversement caracteiises .
LES TIMBALES.
De tous les instriniienls à percussion, les Tinil),iles nie paraissent être le plus précieux, celui dunioins doni I u>a»e est
le plus gênerai, el dont les compositeurs modernes ont su tirer le plus d effets pittoresques el dramatiques. Les anciens
maiircs ne s'en servaient gueres (|ue pour frapper la Toiiiipie et la dominanle sur un rhyllime plus ou moins vuIimh e ,
dans les morceaux d''un cara< 1ère lirillint ou a pretenlions guerrières; ils les associaient, en consei|uen( i'.,pic>que loii-
j<nMs aux tromp<tles .
Dans la plupart des orclieslres il n'y ,i en( cire iiijourd Inii <|iii' den\ (imlt;iles dont la plus giande est destines' au son le plus zi' ne .
L'usaiie est de leur donner la pienuVic et la cinquieToe iio(e du ton dans lecpiel est e< ril le morceau ou <lles doiseiil li -
iiu-er . ^'uelipies m.ulies .iv.u'enl , il v a peu d'années encore. l'Iialiilude d'écrire invariablement -j" J i] || pour les lind)ales.
se boininl a indicpier au débnl les sons i-eils que (cs deux notes de\raienl repiesenler; ainsi ils ecrivaienl : Tind)ales en I),
et (lès lois Sol It si;;nil'iaienl V" J o || ,rindp,iles en (i , et Sol '7 \oidaient dire: "' ^ -,j || ces deux ex -
eni|iles vont suffire a d('mon(rer les \ iees d'une |),iieille niélboile . Lrlendue des timbales est d'ujie octave, de Ï2Ëzî3 a _j:" f^|;
c'Vsl-a-dire qn on peut an mo\en des \isqui |>i'essenl la circonlei'ence, appi'lee le C/ier'itle/.iXt.- chaque timbale, (I aurnien
l( ni on diminueril la tension de la pe.iu , accor'lei- l,i linibale ^l'ave siu tous les Iotis siiivatttv ^'-^
el la iindjile liaule sur i eux ci:
Or, en snppos;inl que les tind>,iles soieiil desliiaes ,i ne f.iii'e entendre (jue I a Toni<|ue el la domin.uile, \\ esl bien évident
(|ue 1.1 dominanle n'occupera pas dans loils les Ions l,i même position relalivenieni a la tonique et que les timbales devront être
enconseipuMKe ;iccorilées tantôt en quinle el t.nilol en quarte. Dans le ton t^'f/, elles seront en quarte , la dominanle se
Iroinaiil necess,iiremenl au ri'avt
puisqu'il n'y a pas de sol baul ( liien (pi ''on put enavoiij^il en sera
de même en fié liômol ., en /?e' Ij , en Mi^) , et <ii M!\. ; mais en Si^) , je conq)osileur esl libre de faire accorder ses
lind)iles en (punie ou eu <piaite , de niellre la loniijne au dessus ou ,in dessous. piiis(pr'il a deux Fn a sa disposition. La(Coi(l
en quai; le -V' | ;.j || sera sourd, la peau des deux timbales se trou\ant alors Ires peu tendue; le Fa suilonl sera lias -
i|iie el d lin mauvais timbre; l'accord en (punie =^-' , J ^ Il de\ienl sonore par la raison opposée . Il en esl de nienie
on en ipiaile E
des tlndiales en l'a h , qui se peuvent accorder de Avxw mainCres; en quiiili
(lins les louv (le .Vo/, Z,a i>, et Z^(ï h , au coniraire, l'accoi-d sera forcement en ipiinle, puis(|u''il n'y a pas de /'e.^ de Mi),
ni (le Mi S rra\e . Il n'y a pas besoin, a la \erile, de désigner en ce cas l'accord en quinte puisipie le tiinbaliei- seia lorce de
Pailopler; niiiis n'est il j)as absurde d'écrire des nion\enieiils de «juarte (pianti l'execulanl doit falr'c entendre des iiioii\( nieiils
de (piilile , el de présenter aux \eux eooinie la noie la jiliis basse, celle qui, pour l'oi'eille se Irouxe cire la plus élevée; el X'ipp
La lie
ElTel.
\*'
#■
I..1 l.ii^iill |)lin< l|).ili- (le I'.' Ili/.UTC IN.i.c il«' lliili T 1rs limliilrs ru illstlimii'lll lr,llW|)(Kiliilr, ('l.iil s.llls •Idlllc- (l.ills
Piil. •• (jiii> s'rl.iiiiil I.Mli- Ions II-, ( iim|nisil( iir>, i(iii' les limli.ilc- iH' ili\,iiiril (lniin<T <|iu- li luiminc cl l.i ddinlninlc ;,
<Hi.iiiil nii >(• lui ijicrcii i|n il il.iil miiimiiI iililc ili' leur <'(iiirier il'.iiilrc noies on diil en M-nir m'iis,jlit'iucnl :\ nii-
rc les siiiis n ils l),iiis II- |,iil,iin .iccorilc m iliilciunl les (iiiil),il<'s de' Imilcs les in.mirics |i.)ssil>li's in lini-'c iniiicuir
cm iiii|ciiir. Ml si(iiiiil( , -n i|ii,iilc jiisli' (III .lUïinenlee , en (|iiinlc,('ii sl\|i',(ii siiiliriiii' il iii ni l,i\c . Un Uiuvcn m
lire «11- (li.icni.mls clIrU i\,- ('..rcord en (ir(;ivp J^n Fa ^' | ^îEf[ il.iils s.i luiiliriin' sMiiiili(iiiic , et d.ins l.i nniMcmc
a\t'i- (■liiM'ui< . Li-^ ciiniixisilciirs so sunl jil.iinls pend,in( de loii^iK's ;mni'os di- l,i n('( l'ssih' rîilicusc <in ils se lrciii\airiil,
r.nilc <l'iin (roisii-iiu- son de llinliairs , df> ne p.is emploxcr «cl iiislrmiu-nl diiis lis ,m rords don! iik une de .es d«ii\
nulis ne l;iis,iil |i,)i(ie:, on ne s'e(;iit jam.tis dcniwiulé si un seul linih.ilier ne piuiriMil p.is jnnep snr (rciis liniliiles. Knl'in,
JUi lir.iii jmir, relui de TniierH de l'iris nvant deniiindé (jtie la cliiise éliil r.Mile, (in usa (enler eelle aiidarieiise inn.i\.i-
lieii; el deimis Inrs , les eoniposileiirs i|iii e'cti\eti( pour l'opéra oui à leui' disposilion dois noies de liinli.iles . I! a
lallii soixanle dix ans poiii' en \enii- la!... Il sérail mieux eneore, é\idenimeiil, dVnoir Aviw p, lires de (indialis cl deux
liniltaliers ;, c'est ainsi cpi'on a procedt> <latis l'orclieslralioii de plusieurs svniplionies niodernis . Mais le pi-o-iès ne
martlie |)as si vile dans les (heàlres, il faudra hien (jneNpies \inrlrin(| ans eneore pour v olilenir relui-là.
(In peiil eiii|iln\er aiilani de lind)aliers (|u'il y ,< de limliales <lans l'iiorelieslre , de manière à pindiiii-e à
Miliinle, sinvinl |i iir noinlire , des ronlenieiils , des ili\llunes el de siin|iles aeeords à deux, a dois, on a"<pialre
II- exemple, el l'aiilre en l't
pu lies . Avec i\iu\ paiies , si l'iuie es| areordi'e en La 3 .'// !j ^■" '-^
Fil /' Z — P~^^ "H pourra, avec <|U ilre limlialiers , l'aire (iileiidre les aei (irds suivanis à <l(iix , à (i-ois
e( a (|iialre |)arties : >*' 's*' ■ . ■*'• y
I iiilhales en [/ Fn . ~CY- —
Deux linilialaTs. i^tn
linihali's en AnTlj 3Ji >. I
Deux 1 inibaiiers .
m
^JJ. />~r T7
^—
Sans (• (lier les KiiliMniiiiiuipies coiiinie: \ pour |il'o(liiire,(Jaiis le |(iii<le lîiiS iiiiii-.l accoii
iKiniipies coiiinie: \
^£^^^
W.
On Cl lui-ci, en l t 9 inineui
il l'a\anla:;e d'.ivoir .m moins nue tiole
dois |nis(|iic Ions les accords ipii ne s'i'loi^neiil pas liaip de la (oii.ilile prnici|iale (!' esl .liiisi i|iie pinM olilenir
une Cl ri, une ipiarilile d'aci ords à (rois, (jiialre cl eini| parlies plus ou moins redoiilili'es, cl en eiilie nn ellel sail _
1 ml de riiiilcineiils 1res serrés, j'.ii emploie dans mi ;;rande blesse des moils Imil |),iires de dniliales .iccuiilées d(
dillerr'iilcs nianii-rcs cl div limlialiers. ,
r.l.iM IKM • (l!l i:i,ln/ .)
TUBA MIRUM.
4 Finies 'i llaiillx.is
ri l Clarinclli^s en II.
I.. V C,,,» Au^l..,- ,nm|-l
S liassdris.
NV 7L' = * du M, 'lit n,.
Andanle macsloso .
V- 'l'- '1" n „„Ml |.,,„.l,,„. /
Viuldiircllcs et taj=a^H=Pf
(.011 Ire- li.-i'^si"-. K:r>:r >*,»*#
t.. / 1. nioin. n.. iil s'.iniiii.i li,« |'i
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L<v l-tv*!-. <l II. Mil
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Niui^ tli^iLii» '"Ul-',i-riiiiii I- i\r.r li-> I iiuImIi-- n" i\.iii-nl (in'uiif ccLiv i!' ilrniliic; l,i ililTicii llr (l"j\<iir unr |u-;m ,i«m'z ^iMmlc
nniir i-iiiiM il- im ll.i--m nlii^ l.uic i|iii' («lui cir I \ -r.Miilr linil).ilc l'i;iv>r, c-l |i('iil-rl ir In i-mimmi c|ui -."iiiiixi-c ;\ i .• iiiHinolili- iiiuil'-
>iii!« plus riivf» iiiii- 11' fil M. il- il iTrii (-1 |).i> lir mrinc potir les tiinli.ilr-. h;uilr-: j cdup siir.i'n ilimiiui;nil l.i di nhii-i'u iln
li.i->-'m m('l.ilii-i|iio ,, il -iTiiil r;iiilr irnlilciiir lis S<il ^ L(i cl .SV lii'iiiiil h.iuU. ('l's | "'Il les (mili.ilrs piim rniciil rire l'ii in.\iiili- m- _
<M>ic)ii il'ini IrJ's hi{iiiii\ ilTi-l . Vuliclois, il ir,irii\,iil |ir<'s(Hii' jiuiiais iiil\ I iml>,ilii'i's (r'rirc diili-i's ilr ili.mici ['.u riinl ili- Iciii-
iiislriinii-iil tl.iiis !<• ccuirs d im niiiircMii ; nii|i)iii «riiiu , le» coiiip.iMliins ne m' rimiil |i,is pciir l.iirc siilnr;» cri nccm d cii les |ii'ii
«le Icnins im ,issc/ri.mil iidiiiImc de inodil'ic, liions . On scr.nl dispense le plus sniiM'nl d' eniplo\ ce ce niii\cn., peiiilile cl dii.
l'icile pour ré\('cnl ,int , s'il > ,n,iil, il.ins lims les or-(-heslres , deux p, lires de Innlialcs e( den\ liinli.ilicrs ; li)iileriiis,i|ii,iiiil un \
.1 reciuiis., il l.iiil a\(Mr siiin i!",ilioi'd de dminei' au liinlialiec tin nunilM'c de p.iuses piopinhonne ,i l 'nnpnilanrc du i liuireniilil
(pr'nn lui demande, alin cpiil ail le lenips de rainencc a hien; il l.iiil aussi, dans ce cas •iiidiipicr, pour la noinclle dispiisi_
liiMi de raccord, la plus i'ap|ii(ich('e de celle (pron aiiandonnc.
l'ar cxcniple les liinlialcs clanl en La lUi ^•' -ù ]] si Ton \cul aller dans le Ion de .S'/ > ce sérail une insi;:iie nia_
I
ladiisse d'indiipier l'accord noincau en /it Si > . (i\i\:\rU' ) V'" I f^ | M"' "''''r"' ''"' l'aisscr (rime Inree laliniliale ii;uc
il il'uiie ipiarlc ,111-incnlec la liinlialc haule, <|uan<l raccord Si J /■(! (i|liiiile)
lie ncccssile au ciiniraii'' ipic
rexhaiisscnu'ul (Piin demi Ion pour les diu\ limliales. Ou conçoit (railloiirs comliicn il csl dilTicilc poiii le limlialicr cPai ii\ci'
ju-le à donner un iioumI accord à son insliiiuicnl , oldi -e' «pTil csl de lournci- les clers ou vis de pression du .liesalcl, pi ii _
d.ml l'e'xi'culion (Pun morceau chaire de modiilalions , i|iii peul lui l.iirc cnlendre le Ion de .SV naliirel iiia|eur an moinenl
même ou il cherche le Ion d'/V on le Imi de /à, ('cci proinc «prindcpcnd.iinnicnl du lalcnl spécial nue doil possedei le lini-
h ilii I pour le manicmcnl des li.i^iiel les , il doil cire encore cxct'llonl imisicien et doue (ruiic oreille (rniie linesse exlrèine'.
Miilà poiir(piO|i les lions liinlialiers soni si rares. . >-"
Il \ a Irois cspi'ces de liaiuelles , iliinl l'emploi ohalTr-e lellcineiil la iialure du son des limlialcs, «pi'il \ .< plus ipie de
la ne'rlij:cnce de la |)aii des composilciirs à ne pas designer fdans leurs parlilions celles donl-ils veuleiil <pie rexéciilanl
lasse usaic . ' ' ..
Les l)nj;uclles a lèti' (/f huis prodiiisenl un son âpre, sec", dur,, <pii ne convient fiière <pie pour l'rappcr un mup \io-
Iciil ., on pour arconiparncr un rrand Tracas (rorcheslrc .
Les liaïuelles <t (vtr <ti- hois )-c<iinve7-ti' et) pi'<lii sonI muiiis durcs;elles produiscnl uni' soiiiuilc moins eelilanle (|ue
les pre'cé<lenles, mais liieii sèche encore ccpcnd.inl . I),ins une IViule (rorclicsircs ces l)a;:iiell<>s sonI seules emplinees cl
c'est Ires l'acheiix .
Les haruelles a ti-lf ir<'pr))iiji- sonI les meilleures., cl celles deuil liis.i-e plus musical, moins liriivaiil devrail èlre
le plus IVeipient . Klles doiimnl aux liniliales un linilne \elonle , somlu e , ipii rend les sons 1res mis ,lrur ai eonl pal cou.
scipieiil Ires appieci.ilde, cl loiuienl a une loule de nuances douces ou lorles de l'cxiciil ion d.uis les (pielles les anlies ha-
jrucllcs prodiiir.iicnl un elTel delesl.ild,. ou auinoins insiilïisanl .
l'ouïes les j'ois ipi'il s\iril de laire cnlendre des sous invslerieux sourdenient miULieaiits , nicnicd.ins un Imle, e''esl
aux li.i;;llelles aM'^l.' (réponse (pi'il jaiil avoir recours, \joulous (pie l'elaslieile de repon-e anr mcnl.inl le i cliondisM iiieiil
de 1.1 |i,i;;iielle, r. \r( nl.iiil iT'.i Ihsoui i|ue d'clïleuirr l.i peau des 'limlialcs pour olileiiir d.iiis le /'iiiliissiiiKi des roiilrmeiils
Ims. doux cl l|rs serres . I!i-ellio\en d.iiis ses sMiiplioiues en Si > cl en i I rniiifll)- .\ lire du /'//iiiissi/ii/iArs limli.iles un
p.irll lUerMllIelIX :, ces jl.issa^cs .ullllll .ililes prrdenl iH-.ilirulip ,1 Tire c'xeellles avec des ll.l;:llelles s.llis e| -es , lilell i|lie l'iiU-
!• iir iLui- -es p.iiMions n\iil rien spe'eilie' .'i cel e'-.nd .
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Miil.oNCI'.Ll.lS
CUN'IllI',- li\SM S
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On liiiinc >()iiMii( tl.iiis les anoit'i)> inaKrcs miiIouI, celle iiitliealion : Timbales voilées ou euiiverfes.Y.Wf si^iiiln-
(jLie 11 jxHii tic rinshiniKiil ddil èlre cuiaeile «l'un morceau île tlraj) doiil IVfïel es( d'éloulf'er sa sonoiile cl de la
reiulie e\eessi\eiiieiil luriiiii(>. Les jja^iielles à (ê(e depoii^je sont encore préférables aux aiilies eu pareil ras. Il es) <ju(l_
_<|i]e lois bon de designer les i!(jles (|iie le limii.ilier deil Irapiiei- avec /es f/eii.r f)affiie//es a In fois ou a\ei une. seule liiiijur//i'
(!'es| la lialiire iliirlnlhme el la place des aecelils forN qui doi\enl en delerniiner le clioix.
Le son de^ liiiibales ii'esl pas (rès j^rave. il sort comme il esl ecril .sur la clef de f(i,l\ lunisx.ii des iiules ( orres
dan/is des \iol()iic(llr> p,ii ( (iiis('(jueiil. ( ) non a roela\e i nier ieure, comme <|ueli(uivs musiciens l'oiil cm.
%
^:: ^
LES CLOCHES.
Oui 'II- iiilrodiii(i> «l.iii- I ill^(I iiiiii iil.ilinn pniu pr-diluii-f «lis clltls |>ltiN «liaiii^i/rijiK-s (|iir imiM(;ni\. [.<■ (Imluc des
«'lui lies -i.iM» coiiMi'iil x'iil ,iii\ ^( ciirs xilcniiclli's (di |i,il licl i(|ut\s; ( ilu 1 ili's ( Idclics .liziu'.s, ,111 ( <iiiliairf, l.iil ii,il/ii ilisini.
_|iii -^i(lll> |ilii> M reines: clli',, uni i|iicl(|iif ( licisc (l'.iries/c il de iLi'il i|iJi \f> r-end |ir(i|>rt's >iii hiiil ,iii\ scelles religieuses
lie 1,1 \ie lies ( l).iiii|is. ( 'fsl |)(iiir(Hi(ii Hussini ,i ciiiplDNf une pelile florhf fii 611I h. ml ^7 ' <> Il |MUir ,if ( (imi|i,i,:; ipi- je
i;;r.i«iiii\ < limiir ilii se» ond Mit- de (;iiill,<iime Tell, dr»nl le idiviin es(..\oi<i l,i llilil;" lalHlis «(uc IMe\er-|{< ci- h du lecom ir Ti
une (lui lie en pi zi.i<t- -' ' ~^=^JI^ |iiiur ddiinci- !<• si^n.d du ni.iss.icic des luiiiienols, iiu <|u,i(iièmi> ,i( le di r(i|ier,i de ( c ikiiii.
Il 1 eu sdiii. de plus, de r,iiic dr ce /î», la (juiiile dimiiuii'c du Si l!| fi-Hpix' ,iu tIesMJiis |),ii les |{,(ss(iiis e( (jui iiidi- p,ir les nn/es rr,i\es
lie (leiiv ( LirineUis en L.t'et en Sii> lui dunnenl ( c (inihie sinisirc il'dn ii.iisseiil l,i (eiicui- <l IVlTioi re|>, indus sur cel/e s(-èiie
inim'illelle.
\|„.,|„s,. nidlld. -.■■■.-.: M'Gil.-'-- ~ Lh> IU(,IKN()TS.
(siiMHxri)
I IIMIiJnls
I COli AM.l.Ms
I CI.AIi M, >il7.
I (I.Ali m LA.
CdliS I » K\
ti;()miu).m;.s
oniîri.iini-:
(LOI III-; <M 1 A
\Al.l;^^I^^. .
M'IlJiM l.l.l.l
1^- . -■ i, -
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I.£S JEUX DE TIMBRES
On ollliclll ll,llls l.-s |llU»r()U<', IllillI.lM's Mlllolll, <|■,l^^(■/ Ih',H<'1I\ cllrl.s «riinc ,s('lir .Ir ll>'s |P(lil<'> <lo< ll<'>. ( srinlil
Mrs il (II-, hiiilii'C-, (le |i(iuliil( ■^. ,1 ri\('(^ li^ unes ,i(i ilosds di^ .lu/ics >iir une Ihr ili- lir ,iii iiuiiihic "I'' linil mi i|i\.
y <-l (li^|l()^(■V^ (li,i/()tiiijiicnnnl iI.imn l'onlic «le Irm- ;.i .uid'iii-; \.i \uilc l,i jiliis ,iLiic >c (roiiM' ii.i/iircH'Miciil .m Mimiii'l
\ <|c l.i |.M .iiiii(l<- (•/ 1,1 jiliK -r,i\.- .111 It.is, (.'<•> csix-fcs (!<• ciiHloiis <|Ui' l'on r.iil mIuci- ;i\<i' un |i«/|l in.n/'-.ui |>"ii\ciil
e\ic ul'i (li-> in''lo(lrfs iruiir i,i|)i(li(i' iiii'dioci-c il Af peu <l' (•IcirIiic . On cji l.iil (l.iii.s ililli'i ciilis -iiiiinc^. I.j> |iIii-.
.iciis *i)iil l'-N inilllcur.s.
• .♦
•iTt II,
LE GL0CKE]\SP1EL.
M(i/,ir( ,1 cciil . ^I.IM^ sdii ()|](r,i de l.t lliilc cik li.iiilcc. une |i,ir(ic mi|i()j/,iii/c pour un iii-l iimifiil i il. nier-
Jii il ,i|iii(llc (.l(i<'Lciis|ii<l (jeu clf «liiclics ) <'<iiii|)()st' s.ius (Idiilc tl'iiii ^iviiiil nomliic ili' /r>'s |M/i/cs ( loi lio. ili\|i(i
m'cs (le iii.iiui ri- ,1 ("Irr iiijscs en \ilii,ili()ii p.ii- le iiicciiiisiiic ilu <'I,im'it II lui (Iimui.i I (■(cikIiic »uiViiii(c </ l'ccriMl
NUI- tlcu\ lipMcs <l >ui- dfU\ (\(fs comme le pl.iuo.
bM
Ai.i l„us l.s „ilin.,l.s ilm.iu,,liini
Ldisciuoii i\ nioiili' .1 r()|>('r.i ilf P.iris l'iiiloiiiK' l',is(i(io tonnu sous le nom des THi/xfè/-ex ti /s/s. où se (loiuc plu»
ou moins clcii^uiii' uiir p.irlic tic l.i nuisicjuc ilc l;i liulc cnrhanlée, on <t l^iil l.iire., pour le inorccui tlu (iloiLiuspirl, un pe.
..(i( cl.ivicr (joui les m,u/c,ui\. iiii lieu tic rr,ii)pcr sur tlc> (inibres, fol^ \ilii-cr tics l),irrcs tl .iticr. Ijc s(mi sort a I (i< /,i\c supc.
_iiciMi (les unies (fVrilcs: il csl tloirv. invslerieux e( tl'uuc l'incsx- cxlrt^mc 11 se i)ic/e iiux moiucmtuls les |)lu> rapides, c( v.uil
uircinp.ir.ililcmcnl mieux ipie ecltii d(^ Oloeiiedes .
... LA FLITE KyCHXyTÉE (mo/AHI.)
Auuiuilt' . . . . -
(.i.ik;ki:\m'ii:j. .
L IIAiniO.\l€\ 1 CLAVIER.
/■
(!'-l un iiivliuiii' ni il'- \.< inriiu- i »|)i(r ijnc \r |ii i'('f<|cnl ., dniil le- m,irlr;iii\ li-.i|i|)ciil »iir ilrx l,\inrs di \cni' . ,S.'h linilur
i-«l iruMi' (ltln-;ili'-M \i'lii|)luvu-r iiiiiim|) w.ililr . dniil on |i(iiii|-,ul l'aire ^nuM'iil l,i jiliis |i(ii'li(|ur a|)|i|ir.illiiM . Viiisi (jnc ,i||.- du
du in ,1 liani-^ d'.iiii r i!"iil \r \ieii> de p.ulif, s,\ Miiinnli- l•^l d'uni' cm-c^^ivc ^,lild^^^l• , d'uil il laul Irnii- cciniiilr rn l'',i^- i _
ri.inl .\n\ anlri> in^li iinii ni-- i\v ^n|■^■h('^l^(' . I.r nmmdrt' acct-nl Inil des \iii|nn- Mnl'nicnl Ir <iiiimiimiI iiilni cnii ii( . Il se
Mi'li lail nin-MX ,1 di' Ic-i-is .icronip.irni-nicnls en pi/ziraln ou iii sons haiiuniii<|ui'<. , il à (|iirl(|nrs ||<l^■^ lii'» douer- de- Un-
ie-, dm- le nirdinm .
I.e -on de rh,\ninuiiea à elavn i -orl lel (|u''ll e-l eeril . (»ii ne |ienl ^uÎ'Im' lui dminer i|n<' deux oelave-; loule- |,s unie-
<(ui de|ias>»Til à l".iiru le mi ^ ^j t'iani à peine |)efe('|)lilde- el celles <|ni di'passcnl an ;;raM' le ir ^F"^^^ ^ ii'aN.inl
(ju''lin Ires nianxai- -on ri plu- lailde enicif ipie (-elui du le-le de la raninii' . On pouii'ail peiil-èire riinedur a ei I ineiMne -
n\enl dis luile- ^'ra\e- en leur donnanl ite- lanio de xeti-e plu- epai— es (pie les aiilres . !,<■- laelenrs d<' i)ianii -e eliarrrnl or-
dinairenirnl dr la raliticalion ili- eedilieieux inslrnnieiillidp peu ronnii . On leeiil, eoinrne le preeédenl, -ui- deux li:;iies il
-ur i\i u\ elris d( -ol .
Inutile d''aiiiMli I ipie le nieeanisnie d'exeeul ion de ee- <leu\ pelils < lavier- es! e\ai lenieiil le nirine (|ue i elui du piano,
il (|ifoii peut (■iTirr pour eux dan- leur eleudiie respeeli^c tous les (rails, arperes et aicoid- ipi on eeiiiail pour nu 1res
pelil jnaiio .
LES CTIIBALES A.\TiaLE8.
'''ji^h
Elles sont loi I pelile- el leur son e-l d'',uilanl plu-, ai^u «preile- onl plu- 4l"epai--rui el nioin- de largeur . .l'en ,i i \u
au niu-ee de l'i.inp.i'à "N.iple- ipii ii'elaienl |)a- |)lu- j:r. miles ipriine pi.i-ll c . I e sou île celles-là es| si .li^ii cl -i lallde
ipTil poiiri ail à peine -i disliniuer sans un -ilence eompicl des aiilie- iii-l riinienis . (^es c\ inhale- servaicnl ilaiis l'anl npiilc,
a uiari|Uri le |^lllnle de cei laines d in-'s . roinnie nos CVr.s7rt(y>i("//<'\ inodernes , sans doiile .
Dan- le seliei /o Iceinpie de ma s\ mplionie de Hon\tO el .Inlielle j'en ai eniploM' deux |)aircs,de l.i dimen-ioli de- plu-
^raiid.- de l'ompei., r'r-l a duc un peu moins larp's ipie l.i main cl accordées a l.i <|uinle riinc de r.uilre. |,a plus ^ia\e
donne c(
Si ^ ^ --I I '■! '•' |du- haiili ,e Kl -^ — [| ■ l'our h- Imcii l'aire Miner les c'xeeul.inls, an lien de" liruiler
driix cmiiImIi- en plein l'une conlie r'aiilre., doi\cnl le- icippcr s.ulemeni par un de l.nrs Ihm ds . |.. - jnndeur- d.' il. ..lies
peineni liiii- I du'iipier ce- pelil.'- iMuliale-, i|n".iii cimlr en euni<' on eu .liraiii d'alioid , .1 .|u .ii .nmiie iii-iiéIc |M,iir
les imllre au Ion ile-ne. |-.lles diuvenl a\oir au iiioin- Iroi- lignes e| di nue d'cpai--enr. (i'c-l eiicoi e un i n-l i u imnl
délirai de' la n.ilure .le T ha r inonir,! "a claM.r:, m.n- Ir son r-l plu- loi I .1 p, iil ai-rnirlil -r faire enleudre au li.a.'l-
d'ilii ^l.illil oiilie-(re (eu. ni loiil cnliei J'ifino ou inezzd f(i)lr.
27S , .
LA GROSSE CAISSE.
l'.irmi lis iinliuiiniils ,1 iK'iciission ddiil !»• mmi est indcleniiiiiMlilc c'<'sl :\ cnup sur lii ^Tosse oaisse (|iii a (Miisr le plus
tli' r.u.irrs, niMciir Ir |pIms A,- non sens et «le ^rossif l'i'li's (l.ins l.i iiuisi(|u<' nioilfinc. Auiiin des "Tiuitls DMiIrcs "lu snflc
(Il I Mil I iir ri ni iliMiir rinlroduii f d.ins rorchclie . Spoiilmi !<> premiiM' 1,1 lit iMiUiidrc d.ins sa inaichr Irionuilialr (\i' l.i
A<"-lalr cl un peu plus laid dans (|ucl<piis iiuirreaux de l'Iriiand (lorlc/: illc elail là bien placoe . IMais iVVrirr i oiitnii' on
\r l'ail ilrpiiis ipiin/c ans, dans Ions les nioii laiix d'riiscnililc , dans (ons les lin.ilos , dans 1<' nioiiidi r chonir, dans li~s au s
dr danse, dans les lav.itim's même, rVsl le ooinldc <lr la <l(iaison t'l,(p(iiii appclor les choses p.u- leni- ihmii^ di' la luil-
talilr: iraulanl plus (pie les eonipnsileiirs , en «eneral , n''onl pas même IVxensp d"un ivlfinie original ipi^ils seraienl i rusés
avoir miuIii nn>llie en évidence cl rendre dominalcur des i'li\ Ihmes accessoires ; non , on IVappe philemcnl les temps roits
(\i- < liai|uc mesure, on <'cia>e rorchesirc , on e\l( iniine lesvoiv^ il u''\ a |)lus ni nulodie, ni harmonie, ni dessins, ni c\ _
pi( ^sion -, c'est a peine si la tonalité surnage! cl Pou ci dit nai\eincnl avoir produit une instriimi nlalion Piii'vqiauf et
l'ail <|ucl(pic chose de licaii! luiilile (Ta jouter (pic la grosse caisse dans ce sysleiiic,ne marche presi|iic jamais (pTac _
ciimp.ir lice d( s cvmliales , comme si ces deux insluiiucnts étaient de leur nature inséparables. Dans «piclipio orelus _
tirs iiirine, ils sont joues tous les deux par un~senl et m»^me musicien", une des cjmhales étant allai ht'e sur la ^KKtriais-
^r,il priil la Irappcr a\cc raulie de la main Sanchc , priid int <pic de l.i main droite il l'.iit nian(»inicr le lanipon dr la
;;i ossc (, lisse . (le procède (M'onoini(pie est intolerahie : les- cj mhalrs perdant ainsi leur «onorite, ne |iioduisciil jilus (|ir'iiii
lu ml ( oinparalilc a celui (|ui resullerait (Si- la chulc d'un sar plein de l'errailles et de vitres cassées . (.""est d'un caiaclrir lii\i,iL,
dr|iniirni de pompe et (Peclat :, ( Vsl tout auplus lion pour l'airr danser les singes , et accompagner les excerciees des joueurs
(le jiidirlcls , des sali imlian(|nes , des avalcurs de s.ihres cl de serpents, sur les pl.u es piihlnpics ri ,iu\ [dus sales earn luiio.
la jii'osse Clisse est pourtant <run admirable eri'i I <piaml on l'emploie habilement . Kl le pcul , par exemple ,n'inlcrMiiir d.uis
un morceau d'ensemble , au milieu d'un \asle orchcsire, (juc pour redoubler peu à peu la loue d'un grandihy lhmi> dc|à l'ialdi,
et r radiiellemeul renroree par rentrex' successive des groupes d'instruments les plus sonores. Son intervention l'ail abus ircr _
\cillc;lc balancier de 1 orchcsti'e devient d'ime juiissanee démesurée; le bruit ainsi disci|)line se Iraiisloinie en miisiiiiic. Les m'ilrs
liiaiiissitiio de la grosse caisse unie aux cymbales dans un andante,et l'rappees à bnigs intervalles , ont (|iiel(pic < hosc di rinu
diose et de solennel . I^e j)ianissi»io de la grosse caisse sfufe^esl an contraire, sombre et menaçant (si Tinsli oincnl csl lurn lail r|
(\i- iiaiide dimrusion) -, i| ressemble a un coup de canon lointain . .1 ai eiii|dr\e il, us
mon Iîe(|iiieni l,i grosse caisse /o/'/*» sans cvnibalcs et avec deux tampons . L'exécul.int frappant un coup t\c chaipic K.lf dr luis,
tiuiiirul priil aiiiM. l'aire entendre une succession de notes asse'z ra|)i(les, ipii ,m('''lces,ronime dans l'oinraiic ipic y m. iis i\c i ilrr,
a des roiilemrnis de timbales a plusieurs p.irlies,cf a une orchestration ou les accents de Ici leiir diuninrnl, dnniK ni T'idrc des
lu iiiU rirangrs cl pleins d'e|)ouvanle ipii accompagnent les grands calachsmcs de la naliire.' \o//fz l •'./■rz/iitli' ,'\.".V))
1 lie .iiili-c l'ois, dans une symphonie jiotir oblcnir un ronlemcnt sourd , beaucoup plus grave «pic ne |)ciiii rail l'èlir |r .nu le '■
plus bas des limbales, |c l'ai lail taire par deux linilnliers réunis sur une seiili' grosse caisse placer deboul coiniiir un l.iiiiliiiiir .
LES CYMBALES.
L<> <Miili,ilis s' fni|>lriii'iil loit sotiM-nl iinio <i l.i ^rosvc f',ii,se, m,ii>, ,lill^l (|irc jr \i(•Il^ de !<■ diic luiiir
•■'•II' -<i - ■■" |>'iif les (r,ii(er iMiknieiil ,,\ic le plus ^f.iiul surcès «l.iiis iii.iiiilc orT^isiini . l.cui^ vomn lirmiss.mU
cl -ii'lcs. ildiil le hruil ilominc (mis les ,ui(ic> liiiills <lc rorrliodr ., s' ^ismk idil on n<' |i<u( iiikiix «l,ms nil.iiiiv
c.is. -lil .iii\ x'iilmiciils <l une Itioci/»- cvi «'ssixc , unis alors ,mi\ sinicnicnls aii^iis ilcs pcd/cs HiiIcs (( ,~i do (<iu|i>
lU' (iiiiIihIcs où de /iinil)Our, soi( ,i l'cxaK.i'ion l'ièMcusc ci' une l)ar<liaii,i|(' où la joie looi iir à 1,, lurcin- On n'a
janiai. «ncoïc produil un ilTcl ilc onihalis roniparalili- à (•«•lui du < iio.'iir- d.s Sc^llu•s(I.l■^ <licu\ a|i|Mi>( ni Iciii-
(oniiniiv ) de I J/i/i iiffiiif en 7aiiri>/i' «le (ilucL.
K'VA.
ll'MH.KMi; I \ TU HIIII-;
(C.lu.k.)
All.'gr
IM III l>l I t I K.S.
(iltUl El CLAH.
EN n.
■ 7
»79
ft-gSH=g
l'n ilndinu' M'roiireiix cl hicii mar(|iR' pt^ne bcaucoui) d/iiis un iinmciisf clioriii- ou ,iii' de il.iiisc ()r,^i(|iic, ,i
èli-o fxi'r lift'., non par une siiile ii.iirc tic c\nil)<ilo*,ni,iis par (|ualic, six, tlix paiie.v (1 nicnic (inNanlarc. selon la ::i',in(lciif
.In |(i(al e( la mavsc îles .uilics insli iniicnls e( îles \oix. Le composileur d<ii( toujours axoir soin de déicrmiiier la diiive
.lu'il \ciil donner aux noies des cymbales suivies d'un silçHte; dans le cas où il veut que le son se prolon-e, il l.ii.l
ou" il écri\e des notes longues et soutenues, Ereniple : ^^z.
i\ec- celle indication: laiwcz
l'/Are/v (l.iiK le e,is roiilcaij.' il iiiell)',, une croclie ou une douille ridi lie Kifntplf : --y ' d ^ 'f
a\ec ces nvA^. élmifj'rz l<- .so?*,ce que rexéculant obtient en rapprochant de sa poitrine les cymbales aiissilol après les a\oir fi ip,
-pées.Oii se sert quelquefois dune baguede de timbales a lele deponj^e, ou dun I impon de f:;i-<isse ( aisse pour faire \ibrcr une ( \iii.
_liale Miv|ieiidue par sa coun -/i.'; cela produil un l'remissemeiil ni.'lallique dune assez longue durée, sinistre, sans avoir I accent for_
_midable <\\\n coup de lani-lam . ' 7
LE TUI-TVH
!.<■ '.Mii-I un ti[i _nii. 11, . >'rm|il(iic <|iic il, Mis li'N coininiNilioii!, liiiiMufs <■( lc> ,s< iiirs (lr,im,i(ii|iii s on I' lidiii'iir-
<■>( pnilrc ?i s, ,11 <,iml>lr. ,c, \ ihr.il iiiii s . nirlrcs (l.iiis le fnrlr \\ «les ,iccoi<ls s/iid.n/s d' I n,>/iiiiiiciiU de ( iiImc > li (,iii|ii( _
-((■> ,/ li(iiiil)i)ii(s ) Idiil licniiri les vuix\i^ pinnixsimn <\r l.iin-l.iin <i peu jurs ,i «l,'( (iii\(r(. ne Miiif ii.k iniiiiis (lira, mis ii.ir
l<iii lu;:ul)i<' r<'(i'iili.sM-iiifi)(, M. M<-U'rbf'er lii |)ro(i\c' (l.iiis l,i m;i-iiiri(|iic s< !iic de Hoixil, /rf l'i-siirri-c/ion i/>s iioiir\.
ir.itMri 1 1 1 s .,
(M. .i> SI J .
Aussi piano qui» j>ii><sil)l(
Aiulanle. i:s,.i...
K'V>1
nniinii i.h DiMi/.h:
(DUS ' *
LE TiMBOrU liASQtt.
(!<l ill^lrlllTl(■lll l,i\uri dis pavsaiis Italiens, et qui presidf a loules Ituis jiiies, est d un e\(t-lltiit eliit eiiifil.M j^iar iims-
^'■s,l)ml|- Il ,ip|><T. I ■'iiinu- les (Smbrtlfs ft avec elles,' un Kh\ ihme dans une scène de danse iri^njue On ne I ei iil i;uire se/*/
d ms I Mil liestre ijiie dans le «as ou„ molive- par le sujet du morceau, il se rattache a la peinliiie ci. s iiii«uis des prii|i|. s. (jm
s''en ser\enl lialiiliiellemenl Les B<diemiens vagabonds, les Basques, les Itjtliens de Rome-des- Abbnizes e( de la<alalir II
[ii-ndiiil trois sortes d' bruits tort diliéreiiles; quand on le Irappe tout simplement avec la main, son retenli>senieiil na |ms beau
coup de \alrMr,<l ( a moins de lemplover par maSses ) le tambour basque ainsi frappe ne se distinijiie que s'il est laisse presque
a d( rnu\eil par les aulris insi riuiientsi - si on attaque la p''ï«i en la trolaiit du bout des doigts, il en résulte iin roiilriurnl ou do
mine le bi'iiil des f,'telois all;u lijcs à sa circonférence et qu''oii écrit ainsi -^ T J y jl mais ce roulement doit e-
tre fort (ouil par<e que le doi','^1 qui frôle la peau de linslrunient, alleiiil bien vite, en avançant, li i ii eonlereni e qui met un
terme a son aelion. .. ,. — % ,■ _-^_ , ... - ^r,-~ — r- .
In rouli nient ( i.mnie «elui-ei par e\empl<',sei'ail impossible "7^-~r= '^ I ' *
En li(illant,au contraire, la peau,s,iiis l,i quilli'r, avec le plein du pom e, I instrument reiid un ronlbmenl sau\ai;e,asse/ laid
et i;rolesque,donl il n"es( pas absolument impossible, dans ((uelques sceiies'de mascarade, de liier parti v^-
LE TlltllOLR. ..... :^ ;■ n.^;.
Les /««//('/ff/.v proprement dits, atqieles aussi Caisses claires, sont rarement bien placer ailleirrs'que dans les f:;rainls
orchestres d'instruments à vent. Li iir eifct est d'autant meilleur et s^nnoblit d'autant plus .juiU sont en plus faraud iionilire,
1,11 seul lamb<uir, surt<nil qu;uid il fif<ure au milieu d'un nrclieslre. ordinaire, m'a toujours paru mesquin et vulgaire Disons
icpendani que M. Meverbeer a su tirer une sonorité particulière ej., terrible de Tassociation d'un tambour awi l,s tinibiles
pour le fameux roulement en crescendo de la bénédiction des poit^-nards,dans les /fiiifuoio/s.'Wiù^, luiii dit et dou/e tam-
bours el plus, exe« niant dans une marche militaire des accompafijneménts rhylhnies ou des crcucoii/'i en roulemeiiU, peu\(iil
être pour les insirumenis a vent de matc'iifiques el puissants auxiliaires De simples rhvthmes saii^ mélodie m b h moiiie m
lonaliie,ni rien de ce qui (onslilue réellement la musique, destines seulement a marquer le pas des soldi(s',di \ oiuient enh ii-
naiils,e\e'(ules par une masse de quarante ou cinquanle tambours seuls. Et (Vsl peut être i'occasioii d' sii^naler b > harme siii:,'U -
lier autant que réel qui resuite pour loreiile de la multiplicité des unissons.ou de la reprodiK lion simullanee par iiu 1res ;;ian(l nom-
bre d Instruments de même nature, du bruil quelconque qu''ils produisent.' Ainsi,on peut avoir remarque ceci en assistant au\ < \er-
I ires d<'s soldais d'infanterie: aux commandements de. jjoyfcj- et de r/c/juser les armes, la pelile crépitation des ■ .i|iuciiies du liisil
el le ((iiip sourd de la (rosse tombant sur la terte_ne signifient rien" d'aucune manière quand un, ou deux, ou trois,, n nu me du el
viiiLct hommes les font entendre.; mais .[ue la manoeuvre soit executeè^par mille homines.el aussilot .es mille iini-soiis d un biiiil
insignifiant par lui même donneront un ensemble brillanliqui attire et captive invol.inl..ireinenl I aHeiilion, qui pfiil.et d iiis le-
quel je trouve même quelques vagues el secrètes harmonies.
(hi iinploie les tamboui s rtiilc's- comme les tinibales;mais,au lieu de couvrir la peau d un morceau de drap,l.es execulaiis
se < onlenieiil souvent de larber les cordes .du timbre, ou dépasser une courroie entre elles et la peau intérieure, de manière a en
empêcher les vibr.itions Les tair.b.iurs prennent alors.un sonmafet sourd, assez analogue à celui quDn pr.iduirail en voil ml la
]ii ni supérieure et qui les rend prop.-es seulement aux compi'silions d un caractère funt bre ou terrible
LA CAISSE ROLLAXTL. *
La Caisse vnuliinti- n'est q.i un tambour un peu plus long que le. précédent, et donl i i . aisse est en bois au lieu d (Ire
en cuivre. Le son en est sourd et ,.ssez semblable à celui des tambours annn t ii/ihir nu \(n\c!>. 11 produit un assc/ bon el-
ffl dans le^ inii'.lques niUitaircs, . i ^e^ roulements obscurs servent de' deiui-leiiile a (eux'd.- t,miti..urs. C esl nixr lais-
se roulante ijiie tilml a emplo\ee pour frapper les quatre' croches eonliniies d.uil I. rh\lhmc e-l m barbare. d.iiis le (li(«ur
des scythes A' J f)li iti-uic en J'tiuiit/i- ( Vovez Tevemple >(.fi-f )"
Li: tiua.\(;ll
l)un( Mil r.iil .iiiiniiitl liiii. «oiiinii- »lr 1.1 ;:i(Ksc <iii>s<'. ('iiinilic do <\ mli.ilfs. (niiiilir cli» /iniliil^s. (uiiimh- tirs Ikmii
-liiiiicN. CDiiinir i|i f(iii( (■<■ ifiii (niiiic, (•< l,i(c <■( ri(cn(l(. (ili alius si ilc|il(ir,iMc. (ininc ciicoïc |llu^ ilill kiI.'iih ni ^|.ir
< is <l^(■|^ iiisf È iiiMihU I (M r.iviDU (le ^l■ |il,i(cr .1 propiis <llll^ l'orclKA/rc: siiil lii'iiil iii<l,illi(jiic ne cipiimViiI ii(I,iii\ iikh
.<cMii\ (l'iiii (.nulcir ivi l■^^n< iiiriil liiill.ml il, MIS !<■ f'o/'fi', ou d iiiK' r<Tl.iiti<- l)i/.iircilc s,iii\,i:;i' d.ms (c jini.ii \\i |i. 1
1,1 11' m 1 li.i inrii/ lul^ (Il cmMi m (• diii^ ms cIhicui's do Itoliciiiiciis de Pi<-ii(is(i . vi (JiicL hion niicuv ciii'iir diUl> le
lii,i|'iii di Min iHi.iv.iiil ImIIiI ^|r^ Sr\(li,,,, ,111 premier ,i( (e il ,lf>lu'<it'iu'r en Tdiiriile.
l II iii'ii anime
N"(,(i.
ii'iiK.i.Mi; .1, lAi liim:. (dliHi.)
COliS .1, fil^
LE PAYILLOrV €IIi:\0I8.
\\<i M-s Diiiiihifiix r|i)(li(li)iis, sc'i'l Ti lirilIniikT les morceaux (1 ecl;il, les iiiarclies pompeuses des imi.sii|ues niilil, lires ; il
iir |iiiil M((iii(r' «,i (lie\eliiie sonore. i|ii'a Jes inlervalles assez peu rapprorlies, e'esf à ilire a peu pies deux (ois p.ie mesuir.
il, Mis lin iiiiunemi'iil inoilere.
Nous ne iliiiiiis rien i( i (le ipicjinics iiislrumeiifs plus ou moins impai-iails <i peu eoiiiius. /els i|iii' I (vilidieoli. IAn< nioeoi<li'.
I Aeoideoii. !e l'nik I Ini- lie. le .Si,/| c ,i iilirjur; de . reino\,iiil les licliiirs eurieuv de les eoim.iilrc a j'evei-llin/ Ifuiu (ji'iii'fal <l ins.
.h-ri)iicii/iilinti ■; de \|'. K.i-'mi . nous n'.nons pour liul. dans ce fi-,nail. <(ue d'éludier les iiisininienis enipliar, il.ms Ir iniisi<jnr
liKidiiiir, en (lui. Il, ml ,i d(>(iiuMii- (r,ipn\s «fuellcs lois ou peiil ('l.dilir enire eux d' liaiiiloiir Us( > s\ nip.illiii s, de sai.siss.iuls ,en/i _
Jjasies. m Icii.ml coni|)(e r>ui loiil de leur 'eiidiiK es <MM<ssi\es el du e,ir,i( (.'■ic pinpie ,i eli.ieiin deux
r*
L ORCIIESTKi:.
l' iiivholi-p peut iUe lonsidiré 'uni me un i;iMiiil instrument capable de faire etilendie a la l'ois mi su( ce^iMini ni une
muhiludi' de souï de diverses natures, et diint la puissance est me'dioere ou ndossale. selon (ju-il réunit la lnlalile ou une par-
lie seulement d«s mo^ens d'exeVutiun dont dispose la musique moderne, selon que ees movens sont bien ou mal choisis el pla-
ces dans des oindiliops d acoustique plus ou moins la\orables. ■•,
Les e\<'(ulanls de toute espèi e dont la reunion le constitue, sembleraient alors en être les cordes, les tubes, les cais-
ses, les plateaux, de bois ou de métal;, machines devenues intelligentes, mais soumises à fai tion d ini immense < la\ ier loue he
par le chel' dorchestre, sous la direction du compositeur.
J'ai déjà dit, je trois, qu'il me semblait impossible d''indiquer comment on peut triiu\er de beaux elïels d'ori heslre, el que
celle faculté', de\elnppee sans doute par I exert ice el des observations raisonnees, était comme les tai ulles de la mélodie, de 1 expres-
sion,et même de I harmonie, au nombre des dons précieux que le musicien-poele,cal( ulateur iuspire,doil avoir reçus de la nature.
Mais on peut certes démontrer aisément et dune manière a peu près cxa( le Tari Av fani' i/fs or<-/ifslri-s propres a ren-
dre fidèlement les compositions de toutes formes et de toutes diinensions.
Il faut distinj^uer les orchestres de théâtre des ordieslres de concert. . I.cs premiers sous certains rapports, sont, en f<(neral, in-
férieurs aux seconds.
La place occupée par les musiciens, leur disposition sur un plan horisonlal ou sur un plan in(line,dans uneenieinle l< ini« e
de trois cotés ou a\i cenire meni<' d'une salle, avec des réflecteurs formés de corps durs propres a ren\ojer le siin, ou de corps
mous qui Tabsorbent e( brisent les vibralions,et plus ou moins rapprochés des exécutants, ont une jurande importance. Les i-e/'/ee .
/fiirs sont indispensables^ on les trouve diversement disposés dans tout local ferme. Plus ils sont rappro( hes du point de dcparl
des soiis'., plus leur at lion est puissante. . '^' >'.
\oilà pourquoi la musique en plein air »' fjrisle pas. Le plus terrible orchestre place au milieu dun vaste jardin ouvert
de toutes parts, comme celui des Tuileries, ne produira aucun effet. La reflexion même des murs du palais, si on ly adosse, est
insuftisanle, le son se perdant instanlanément de tous les autres cotés. In orchestre de mille insirumenis à vent, unchiciirdedeiix
mille voix placés dans une plaine,n''auroni pas la v inf,'lième partie de faction musicale dun orchestre ordinaire de quatre vinj^ts
musiciens et d'un choeur de cent voix bien disposes dans la salle du (Conservatoire. L effet brillant produit par les bandes mili-
taires dans certaines rues des jurandes villes vient à l'appui de celle proposition qu''il semjjle contredire. La nnisique alors nVst
pas en plft'ii aiv les murailles des hautes maisons qui bordent les rues adroite e| à içau<he,les all<-es <!a(lues, les lacadcs di s
grands palais,des monuments voisins, servent de réflecteurs^ le son rebondit et circule adivemeni dans l'espace circonscril '(ui lui
est assif:^ne entre eux avant de sVchapper par les points restés libres^mais que la bande militaire, en poursuivant sa reiarche et
en continuant de jrjuer, débouche d'une faraude rue ainsi retentissante dans une plaine dépourvue d'arbres el d babil. i oiivl.i dil-
fusion des sons est instantanée. Porc hestre disparail,il n'v a plus de musique.
La meilleure manière de disposer les exe'culanls,dans une salle dont les dimensions sont proportionnées a hur non) re,esl de
les élever les uns au dessus des autres par une série de gradins, combines de telle sorte que chaque raiif; puisse envovi i ses s'iiis
a 1 aiidileur sans au( un obslai le iniermediaire.
Tout or( lu sire di- ( uni ' rt hii-n ordonné doit être ainsi échelonne. S'il a ele ele^e sur un tli(alre,la m tii<> dev ta elre paj I 'ileniiiit
close au |ond,a drnilc i ( a -un lie ci ,n h.iut par une emeinle in boiseries.
S'il est dresse au i nnlraire datis une salle spériale ou d.ins une é-f<lise dont il 0(( iipe fuiie dis exlreuiiles, el si,i oninie il arrive
souvint en pareil ras. Ii fond de celle iiiieinle formé d'épaisses louslrui lions renvoie avii Irop di- loice cl de durcie le son <li -. iiislru-
nirnls qui f avoisim ril.oij piiii diminuer laiilemeni la force du n I lecleui-, el p.ir suili- l< reliiiiissemi iil.en lendaiil un • i t l.un nom-
lire de draperies el m r.issiiiihlanl sur < e point des ( oi ps propies a biisir le moirviriierrl dis mides sonores
f
Kii <i^:ird à la roiislriictiiiii de nos salles de speclacle et aux exi>^ences de la represenlalion dramafique,celte disposition en ^nn-
liliiliicilic nVsl pas pos-.ihlc pour les orchestres deslinesa IVve'i ulion des opéras. Les instrumentistes re!et;iies,rtii contraire, dans le
puiiil ((iiltai le plus bas di la salle, devant la rampe et sur un plan horisontal,S()nt pri\es de hi plupart des avant ai^'rs résultant de la
di^piisilidu (|ue je viens d indiquer pour lOrcliesIre de e(in( ert: aussi combien d'cITels perdus, de nuances délie aies inapcri ursd.ms -
les (jri lieslrcs d'opéras, maif^re la plus excellente exécution. La dilVerence est telle, que les c nmposileurs doivent presque l'oriemcnl
y avoir ei;ard et ne pas instrumenter leurs partitions dramatiques absolument de la même manière ..que les symphonies, li s messes
ou 1rs oratorios dcslines aux salles de < iincerts et aux Hlf;lises. i.
Les or( hcsires d'opéras étaient toujours autrefois compose's d'un nombre d'instruments a cordes proportionne à la masse des
autres ins(riunenls;il n'en est plus ainsi depuis plusieurs années. Ln orchestre d Opera-comique dans lequel ne se taisaient enlendi'e
que dcuv Flùlcs,dcux Hautbois, deux ('larine(tes,deux (!ors,deux Bassons, rarement deux Trompettes et presque jamais les Timba-
les,avaient assez alors de neuf premiers Aiolons,huit seconds, six Altos,sept Violoncelles et six contre-Basses^ mais quatre Cors,
trois Trombones, deux Trompettes, la grosse-Caisse et les Cvmbales v figurant maintenant, sans que le nombre des instruments a cor-
des ait de augmente,l équilibre est détruit, les Violons sVntendent a peine,et il en resuite un ensemble deteslahlc. L or< hestre de gi and
(q»cra,ou Ton entend, outre les instruments a vent déjà cites, deux (Cornets a pistons et un ()phicleïde,plus,les instruments a per( ussion,
et quelquefois six ou huit Harpes, n''a pas assez non plus de dou/.e premiers Violons, onze seconds,huit Altos, dix Violoncelles, et huit
contre-Basses:, il faudrait au moins quinze premiers Violons,qualorze sec(uids,dix Altos et douze Violoncelles, quil serait bon de ne
pascuiployerlousdiuislcsmorceaux dont les acconipai^nemcnls d.jivent être Ir's doux.
Les proportions de rorcheslre dopera-comique sulfiraienl pour un orchestre de conccri destine a exef utei'des symphonii's de '
Haydn et de Mozart. '/
l'n plus grand nombre d''instrumenls a cordes serait meme,en mainte occasinn,trop fort pivur les effets délicats que ces deux maî-
tres ont confies,pour l'ordinaire, aux Flûtes, Hautbois et Bassons seulement .
Pour lessvmphonics de Beelho\en, les ouvertures de\A'cber,et les compositions modernes coni lies dans le st> le grandiose et passionne,
il f.iut absoluntenl au contraire la masse de \iolons,d Altos it de Basses tjue j'indiquais tout a I heure pour le grand Opéra.
Mais le plus bel or( hestre de concert,pour une salle a peine plus grande que celle du (amservaloire, le plus < (imple(,Ie plus ri-
(he en nuances, en variétés de timbre,le plus majestueux, le plus fort, et le plus moelleux en même temps, serait un ordiestre ainsi
compose: ' _-'•-_
L'I l'iTuiir\'s Violons.,
'i(l Seconds,
IS Altos,
S l'reniici's Violoncelles.
7 .Seconils. Moloiicelles
lit Contre -l',,-,sses
'. ll:,r,.es,
'2 rdiles finies
!2 C.rmclrs finies,
'2 Ilanlhoi^.
1 Cor Antllais.
2. CInrinelles,
1 Cor (le lïnsset ou une (il.ii'inelli
- Basse,
A li.issons. 1 ., ;
4 Cors a c\|Mulri's,,
y "l'i-iunpellrs. a Cylindres
'2 Cornets "a l*islonS,(nM '., ..lln.lns )
> r , U ^ I
,) Li'onihones , o,, .Triii..is
> '^ •!." )■
I (ir.ind IVoinliiMie iJasse,
I tjphiclc'ide en .SV {{e'iilnlt ,nl,.,-jul..
'2 l>;ui-es deTind^des et i Tlinl^aliers.
I Croise Clisse,
! l'aire <le Cvml.ales.
sait (!' exécuter nue composition mèlce de chcenrs. il fandr.ail jioiir nn pareil ui-chesli
; " '. ( '■■■ ~
S.piirani ^ ,i
411 Ténor'
( '■■■ '•■'-
'lit liasses ^ ,1
(
é
'i8«
('i lli- ui.issc de 'i i^ f\i(iilaiils |i|,i( es sur un llii-Mirc .n i ii|. .ni une extrniiili- de la salle,el dans If luiid.i iiiuicndrail <iM<| ^alll;^ (•'•■
ifiadiii» d<- d<u\ pieds ti ilt mi d ijrvalinn ( luu un. 1 1 Mi-.iil ,iiii>i di-lidiu' <■
Sur II' premier if radin (en parlant du Imiddu lliealre ) tjuise trouxe le jiIumIim- iI le pluseldif^né des audileurs.el de ^.uu lie à dinili
la iji (,.ssp Cnissc. les CtfDihnli's, les '1 paires de Timhnlfs.i [If Op/iictri'i/r. le i;raiid 7)-onil>iiiif l>fissi- .
Sur If dciiviènie i^i'adin ( de i;au( lie a drnile ei,'alenient ) '2 rnn/rr-/{(issfs., '2 Vid/uiii rl/ra, '2 Coriift.s ii j'istons.'l Ti um
l>'ltrs. ." Tromlioni'x.
Sur le Irui^i" me : i fiiritrp-/i<tssrs. S \ tolunvelles .
Sur le qualrii me '2 cnnIre-Hitssi's.'l Viol(inceUefi,,\ Hassntis.i Cnrs :
Sur le ein(|uieiiie L' Vio/oiicrlles. I Cordf basset.)'! Cl(irini'lli-s,\ Covninjldis.'l /f<tntliols,'li>i'tiliftFli(lf!(2 (p-nmlis Fin lis.
Sur le reste de la srene,(iu plan horizontal beaucoup plus vaste que la portion (ueupéepar l 'ampli i théâtre: an lond .adosses au i in-
quieiiic- ;;radin,el re-^ardant le pubiie,surune seule !ii;ne,si la seène est assez laii;e: les IX Atlos.
Au milieu et devant les Altos: I c»)if)'e /irisse, plus 1 autre roulri'-liiissr. v[ 1 Violnnrrlle jouant ensemble siii- le même pu
pili e,en ehefs d attaque de la masse des basses .
Sur I un des cotes de la scène, devaiil les Altos, sur trois ranj^s, et presenlanl le pr<iril au publie; L<s '2 I pi-eiiiii-i's Vi(il<iiis.
le thel d<s premiers Violons sur le devant du premier ranir.
Sur Tautre cote de la scène, sur trois ran^^s également: les 'iO seconr/s Vinlonit,, ref^ardanl les premiers, le du l' des seconds
A ioloiis sur le de\anl du premier ranj?.
Dans Icspace reste vide entre ces deux masses de Violons, et dc\ant le pupitre - chef des Basses: les i H(iv\n's.
l)evanl les Harpes, près du premier pupitre des premiers Aiolons,e( rej^ardaiil presque en l'ace toute la masse iiislrii-
meiilale: le vhi'f d orvhcstvf .
Le vliCM'ur serait ensuite divise en trois i^roupes ( ihaciui deux formant un choeur complet ) run,le moins nombreux, seiail
au milieu de lavanl-scene, devant le chef d'orchestre, et rcijardanl le public^les deux autres à droite et à ;^auche, présentant le pio
fil au public, seraient élevés de chaque cote sur trois petits i^radins d'un pied de haut, afin que l'émission des \i;i\ lïil aussi II
bre que possible. Sur les raii^'s antérieurs seraient les .S'o^j/v»;;/,, derrière eux les Tfno>-s.,vi enfin, sur les ^(radins le^ plus
e|e\es derrière ceux-ci, les Jinssfs.
Kn doublant ou triplant dans les mêmes proportions et dans le même ordre (elle masse d'ex('culanls,on obtiendrai! 5aii>(l..u-
te un maicnili<)ue orchestre de Festival. Mais c>st une erreur de croire que tous les orchestres doi\ent cire composes d'après ce
svstenie,l)ase sur la prédominance des iiislrumenls a cordes;,on peut obtenir de très beaux résultats du svsleme contraire. Les insiru-
meiils a cordes, trop l'aibles pour dominer des masses de ("larincttes et dinstrumenls de cuivre,servenl alors de lien harnuuiii ux aux
sou, vliidiiits de lorchestre dinstrumenls a venl,eji adoucissent l'éclat dans certain cas,el en e(hauffent le mouvemeni dans c(i tains
aiilrés,au mo\en du I reniolo qui musicalise même les roulements de tambours en se confondant avec eux .
Le bon sens indi([ue que le conipositeur,a moins quSl ne soit force de subir telle ou telle forme d'ori heslre,doil combiiM i sa mas-
se di'xe( niants d après le style, le caractère de l'oeuvre qu'il traite, et d après la nature des effets principaux que le su)i I peut a-
mener. Ainsi dans un /{r<iii it'iii.et pour reproduire musicalemeni, les faraudes ima^fes de la prose t/rs t/ior/s., j'ai ' in|i|o>é
quati-e petits orr hestres d'instruments de ciiivre f ïrompelles, Trombones, ('omets, et 0|)liieléides ) placi's à dislame les uns
des autres, aux qu.ilre anj^les du j^rand or« luslrijornie d une masse imposant'' il instruments à cordes,de l<ius Ns autres iustrunu nls
a veni doubles et triples, et de dix Timbaliers jouant sur huit paires de Timbales accordées en différents tons 11 est bien eer t.u'n (|ue l.s
effcN spéciaux obtenus parcelle mpuvelle forme d'orchestre étaient absolument impossibles avec toute aulie.
Cl ) .r.„ ,lll |,l„- i,.„il ,|.M- ,,l ,,r,l„..l,,. .,.,,,,1 ,|,.|i,„: :, ,„„• ..,ll.- .i ,,,.»,- i.lus .«,,,„.;,■ ,,m- ,,.(, ,/., ,;,n„.n:,ln„,. ,!,■ I',,,,-, ,1 ,'..1 | Il,- ,.,i ,,„• i'l„.i;.|u.
,.i I. |.l....„„,.l ,1,. „..ln;„,. r,l- :, I .M..I, ,.., |..„nl !-■ |.l.,, .'I.M.n.' .I.i . I" I .r.ii. Ii. -i, .■; i..i .Loi. I, . .„ -„m ,1 >',,., ,,,,1 ..„l, ,,„.•, .fiN, .„,I...O. ,n,„,.„.,-
.or..,...- I I,.-I,.- .1,, l'..Ui.,U. il l.„..l,.,,l ..■ :..|.I.I .1.- I.. r.l,;i,., ~i,„., ., l'.U,('l..ll.- .!.■ I., I.,.,.., i„.l.iu„..il..l. . I ,„hni, .m I. .I...l,.,i. ... 0.|.
i..mmI. |.,.i, n. |..i. 1,. |,|.„., .1, ,.,„„„,, :, ,, .|.,'.l. I „l ,,,.v.„, ,,,|„.!. ,.,.„. .1 .,„,,i..i,l 1 „„.,„l, ,1., |)„,,l,„,. M I.M.I ,1,.... ... -, ,■.,., |,l.,.
■ ■/ I, oiii.„„i. :. |, ...„-),. Il .', |..,i |,,;s ,,io, ,1, r,.,.i,.o,, . ., |..„ .i, ,i,^t..,„. ,u, .ii,i.
^ i
<.Vst i( i If lieu de l'u'in- remarquer l'iiiipjirlaïue des divers points de ilfjxivl tics sons . Certaines parties dun orc hcsirt' smil dis
liiK'Cs par le eonipositeur à s1nlern>i;<r et à se repoiidre^or celle inleiilion ne devient manifesle et belle que si les j^rdupcs enire Its -
quels le dialopie esl H-il'i -mt ,ul ; i^ammenl «'l(]it,nie's les uns des autres. Le rmiiposileur doit d(ine,dans sa partition, iMdi<i(Hr pour
<u\ 1,1 disp(]siliiin qui! ju;;e convenable.
Pdui- 1rs Tainbuurs^tjrosses-liaisses, C.Mnbalesel Timbales. par exemple, sils sont employés a frapper certains rh)l lunes tous a l,i Un>.
d'après le prot t'de \ ult;aire,ils peuvent rester reunis^mais s''ils exécutent un rhvlhme dialo^ue,di)nl un Iraj^ment est Trappe par le» ki""'"'
ses (laisses et ('vmbales,el Tautrepar lesTinibales cl Tambours, sans aucun doute leflet deviendra incomparablement meilleui-,pliis inlc-
rcssanl.plus beau,en plaçant les deux masses d'instruments a percussion aux deux extremiles de lorchestre,elconsequemmenl aune assez
faraude dislance fune de raulre.])''ou il suit que la constai\le unilormite' des masses d exécution esl un des plus i;rands obsla( les a la produc-
tion des (HU\res monumentales et vraimeiil nouvellés;,elle esl imposée aux compositeurs piiisencore par lusai,'e,la i-ouline,la paresse et le
d( r.iul de rellexioii que par les raisons dVionomie^ raisons malheureusement trop bonnes •cependanl,enfiance surtout, ou la musi([ue esl
si loindelrc dans les moeurs d< l.inalion,où lef^iiuvernemenl lait tout pour les theatres,niais rien pour la musique proprement dile,ou l<s
farauds capitalisles,prèls à donner cinquante mille francs et plus pour un tableau de tcrand màilre,y((7reey»c rc/r( rrfnvsrutf uni- valrni.
ne dépenseraient pas cinquante frans pour rendre possible,une fois 1 an,quelque solennité digne d une nal ion comme la notre, et propre a
Mielirc en c\ idcnce les ressources musicales très nombreuses quVlle possède réellement sans qu'on puisse les utiliser.
Userait pourtant curieux dessaver une f(iis,dans une composilion écrite ad lioc^ 1 emploi simultané de toutes les forces musicali-s
qu^m peut reunir à Paris.t n supposant qu'un maitre les eut à ses ordres,dans un vaste local dispose pour cel objet par un areliiteete a -
( uusiieicn et musicien, il de\rait,avanl de< rire„delerminer avec précision le plan et Tarranitement de cel inuuense or( heslre,el les a-
\oir ensuite toujours presenis à l'esprit en écrivant. On pense bien quil doit être dune haute importance, dans I emploi d un<' aussi e-
iiorme niasse musicale, de tenir compte de leloif^nemenl ou du voisinage des différents groupes qui la composenl^eeUe condition esl on
IH' peut plus essentielle pour arriver à en (irer tout le parti possible,et pour calculer avec eerlilude la portée des effets. Jusqu'à presenl
d.ins les Fesli\als,onn''a entendu que forchestreet le choeur ordinaires dont les parties elaienl quadruplees ou quintuplées, selon le nom-
bre plus ou moins grand des executants^maisici il s'agirait de tout autre chose,el le compositeur quivoudrail meltr<' en relief les rcssoui-
«es prodigieuses el innombrables d'un pareil instrument^ aurait a coup sur a remplir une tache nouvelle.
\oici conimenl avec le temps, les soins et les dépenses nécessaires on pourrait le créer a Parls.lla disposition des groupes reste fa -
cullalive el subordonnée aux intentions du compositeur,les instruments à percussion,dontJ action sur le rhvlhme est irresislil)le,el qui re-
lu-denl tcjujours quand ils sont loin du chef d'orchestre,devraient en tout cas„je lai dcja dit,etre places assez près de lui pour pouvoir obéir
inslanlaiiement el rigoureusement aux moindres variations du mouvement et de la mesure.
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Triangles;
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Panes d,' Cvmlial,
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riiiiiir ,1 Paris Irnis i tiil snivaiilc \ni\ dr qinl<|uc xaleiir. laiil li'ludc du diaiil s est, à (elle lifiiro, peu n'|)aiulii(' mi jm ii a-
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II laiiHi iil tM idiniimiil iidnjilfr ini st\lf d mic lari;iMr <'\lranrdiiuiire tmilcs les lois (|iie la masse ('iitierc sei'ail niiai' i ii
;itli.iii,cn rfser\aiit les ollcls dcliralsJcs miiinenu-iils Ic-irs el rapidcs„|>iiiir d<- pflils ordiestres que railleur [muirail ai,-.(uiiiil
(•(inipi)ser,e| laire dialiii;iier ensemble au milieu d<- ee |jt upie musieal .
(luire les • liali>\anles eciult-urs ()u<' (elle iiiullilude de timbres dilitTeiils lerail jaillir a chaque iiislaiits^il ) aniail des rf~
j'i-ls Itarmoniiiiiis iiuiuïs a tirer.
I>e la di\isi. M en huit nu dix parties de« i eiil \ini;t \iolipns aides des quarante Alli)s,à Paif^u^piiur fai eeiil an^élique,aerieii.
et dans la iiuanee pt'ntu'ssiin'i .
De la di\isi(>n des \ ioluneelles et r(intre-Ba>ses au ^rave dans les mouxements lents, pour Taccent melaiu <ili(|iie.reli»^itu\„
et la inuinee tnpzzo fui'tp.
Pe la reunion e/i ^je/iV oi-iUeatri' des notes Ires ^l'inKs de la famille des (llarinetles, pour faerent sombie el les nuan-
ves j(if/i' et nii'zzo foffe .
\)v la réunion l'ii fwltt orvht'slri' des notes i;raM's des Hautbois, ('ors anglais el Bassons quintes, mêlées aux noies graves
di> ijrandes Finies, pour face ent religieusement triste et la nuanee piano.
Dr la rrunion en pefif onltrsfi-e des notes f(ra\es des (>pbi(leides,Bass'liil)ael(,'ors, mêlées aux pi^tialrs des 'IVoiubones t('-
nors,au\ derniers sons jçraxes des Trombones basses, et aux seize pieds (Flule ou\erle) de I ()ri<ue,pour les antiilï piiironiN-UK iil
graves, reliifieux et ealmes, et dans la nuance piano.
\)v \i\ reun'wn m prt if 07(hi'sfrf des notes surai^ucs des petites ('larinettes, Flules el petites P'lutes,pour rac(<Ml slii-
denl el la nuance fnvtf.
De la réunion m f>i'/i/ oiilifx/ri' des <!ors.Trompeltes, ('omets, Trombones et ()pbi« leides,pour faeeent poni(ieux,éclalanl
el dans la nuan<e forte.
De la reunion en (jvand orchvsl t-f des trenle Harpes aNec la niass<- entière des instruments à ar<liets jouanl p i z z ira /o.,ti
Tirnianl ainsi dans leur ensemble, une autre Harpe si^if^^anlesque à m-iift-i-n/ t)'fnte-(fuat7'e cordes, pour le, ai ( tiils t^racicux,
bii!lairfs,Miluptueux, el dans (ouïes les nuances.
De la réunion des trente Pianos a\ec les six jeux de timbres, les douze paires de ('ymbales antiques, les six Trialiiçlcs (qui pour-
raient «-Ire accordes comme les (Cymbales anti(i.ires,en dillerenls tons,) el les quatre Pa\illons cliinois,consliluanl un m'clirsh-i' à
percussion, /«e/rt //«y /<e^ponr les accents jo\eux et brillants, dans la nuance mezzo fort^.
De la réunion des huit paires de Timbales avec les six Tambours el les Irois {grosses Caisses, formant un pelil un lifstn- à pcnns-
sii)n,et presque exclusivement rliijtlimiijue.^iww Taccent menaçant el dans toutes les nuances.
Du melanfçe des di'ux Tam-Tams,dcs deux (]locbes,et des trois jurandes ('vmbales a\ec certains accords de Trombone>,pour Tac-
cenl luijubre, sinistre, el dans la nuance nirzzo forli- .
('.oiuuiiiil enumerer tous les aspcds harmoniques que prendi-ail ensuite (hacun de cesdilTcrents f;roupes associe aux f,'rou-
pes ijui lui sniil sviupalliiques ou aiilipathiques'!
( )n pnurrail établir: de grands duos entre Torcheslre dinslruments a \ent el l'orcliestre d^instrumenls à cordes. _
^.lllre lun de ces deux orchestres et le choeur. Fnire le choeur et les Harpes et Pianos seulement . _-
l n i,-rand trio entre le choeur à Tunisson el à roctave,les instruments à vent à l'unisson et à rocta\e,el b > Violons, Vlios et
Moloneclles a ruilissoii cl à roclavc cfijalenieiil . __
( e nienu' Irio aei (jni|pat(ne par une l'orme rlnllimique dessine'e par tous les instruments à pcn ussion, les coiiIre-FSasscs,
les H,ir|u-s et les Pianos. _
l 11 ili,«ur simple, double ou triple, sans ac( (impa^nemenl . _
l n ehani de Molons, Allos el A io Ion celles an in., ou d in si rumen (s à \ent de bois )inis\ini d^i n si rumen U de i ui\re /////.v^ac-
( <iuiji.ii(iie par un orrlifsfrr vocal.
\ n (liant de Sopraiii,oii de lcnors,ou de Basses, ou de 1 ou les les \oix à foehn e, aciorupaLçné par un oi-iIu-kI ro insirii -
///'■iital. __
, l il pelil 1 brieur ibanlanl,aecompa^'ne par le faraud eboeiii- cl par ijnelques iiistriimenls _
_l n petit onhesire chantant, aceompaf<ne par le j^rand orihe.-Ire et par qucK|u/'s \oix .
l n i^rand clianl f(raxe,execule par toutes les Basses à archel^el aeeonipaijne à Taif^ii par des Siolojis divises, cl les Har-
pes fi Piano» . ■ . _
l'n f^rand (hanl fi^rave, exécute par (diiles les Basses a\eiil et TOrtçue^et arronipa';iie a Taigu par les Flules, Haulljois.,(!l.i-
riiielles,e( les Violons divises. —
Kic, e(r, ete
Le s\slèmede repelilions a etalilir ponreel or» lieslre colossal ne saurait èli'e dou(eux:cVst celui qui! faul adupler toutes l<s li^xiii^il
saisit de monter un omraj^e de jurandes dinicii>ioiis. dont le plan est complexe et dont certainesparties ou I ensemble oITrenl dis dill i( ulles
dVxeiul ion: c'est lesvsteniedesrepeii'i.iiisp.irlirlies.A'oici donc comment leciu-l dordiestre procédera dans ce travail analjtii|ije.
Je suppose (^i(\ïriini)ithà friiufefju.voues'/fiiisst'smoiiii/rf'si/i'tails la partition qu'il va l'aire exécuter. Il nommera d abord deux soils-
cbi Isqui devront, en marquant les U ui^sdc la mesure dans les répétitions dVnsemble.avoir continuel lenient les yeux sur lui,pourconiniiini(iuer
lcmiiu\emenl aux masses trop eloif^nees du centre. Il choisira ensuite des répétiteurs pour chacun desf^roupes Mxauxet iiisl rumen taux.
Il les l'era repeler eux-mêmes prelimiiiairement pour les bien instruire de la manière dont ils doivent diiif^^er la put des e-
tiides qui leur est conliee.
Le premier fera répeter iaoténient les premiers Soprani, ensuite les seconds, puis les premiers et les set onds ensenible .
Le second répétiteur exercera de la même l'acon les Ténors premiers et seconds.
Il e»«era ainsi du troisième pour les Basses. Apres quoi on formera trois choeurs composes chacun dun tiers de la masse to-
tale; puis enfin le dioeur sera exerce dans son entier.
On se servira pour accompagner ces études chorales, soit d'un ()rf^ue,soit dun Piano aide de quel(|iies instruments a cor-
des, Violons et Basses.
IjCs sous-chels et les répétiteurs de Torcheslre exerceront isolement d après la même méthode;
I'm Les Violons premiers et seconds séparément, puis tous les Violons reunis .
'1\\ I>es Altos, Violoncelles, el contre-Basses séparément, puis tous ensenible .
.~K La masse entière dis instruments a archet.
411 Les Harpes seules.
j'h Les Pianos seuls .
tii'i' Les Harpes et Pianos reunis .
7" Les instruments a vent ( de- bois) seuls.
Xtl Les instruments a vent (de enivre) seuls.
'Mi Tous les instruments a vent reunis.
Ida Les instruments à percussion seuts,en enseif^nant surtout aux Timbaliers a bien accorder leurs Timbales .
Ilu Les instruments à percussion reunis aux instruments axent.
IL'" Enfin toute la masse instrumentale et vocale reunie sous la direction du chef d'orchestre.
(le procède aura pour résultat d'amener d'abord une exécution excellente qu'on ^obtiendrait pas avec l'ancien système d éludes c ollec-
(i\es,et denexif^erde chaque exécutant que quatre répétitions au plus. (Ju'on ne nej<lif(e pas en pareil cas de répandre a prolusion dis diapa-
sonsdansrorcheslre,c>sl lescul mo\en de maintenir hienexactemeni l'ai cordd<' celte foule d'instruments de nature et de tempi ramnii uts
si divers.
Le prejuf;;é vu I ficaire appelle hrin/niiis les f(rands orchestres: s'ils sont bien composes, bien exerces et biendirii(es;el s'iK exécutent
de la V raie music|ue,c'est pu issaufs qu'il faut dire: el,cerles,rien n'est plus dissemblable que le sens de ces deux expressions. In petit mes -
quin orchestre de vaudev ille peut c^tre A;7/ya«/,quand une };;rande niasse de musiciens convenablement emplovee sera d une doui eurex-
tr(^me,et produira, même dans sesviolents eclats,lessons les plus beaux. Trois Trombones mal place's paraîtront A;7/iyrt;i/.v,insupportal)l(s,
cl 1 instant dapres.daiis la même salle,douze Trombones elonmidnt le public par leur noble et j)uissnt2lp harmonie.
Il Y a plusrles unissons n'acquièrent de valeur réelle qu'en se multipliant au delà d'un certain nombre. Ainsi quatre V iolons di-
première force jouant ensemble la même partie produiront un effet assez distçracieux.peul être même deleslable,la ou quinze V'iolDiisdun
lalriil ordinaire seront excellents. Voila pourquoi les petits orchestres, quelque soit le mérite des execulanis qui le composent.onl si peu
dac'lion^el consequemmeni si peu de valeur.
Mais dans les mille combinaisons praticables avec I orchestre monumeiilal que nous venons de decrire,resideraient uni' rie hesse harmoni-
quc^une variétéde limbres.iniesuccessiondecontrastesqu'onne peut comparer a rien de ce qui a été fait dans larl jusqu'à ce jour, cl par des-
sus loiil une incalculable puissance mc>lodiqiie,expressive et rhvlhmique,unelorce peneirante anulle autre pareil|e,une sensibilité prodii^ieu-
se polir les nuances denseniiile et dc'detail.Son repos serait majestueux comme le sommeil de I oc ('anisesaijilalions rappelleraient loin aj^an des
tropiqucs,sese\plnsions,les cris des \cjlcans;oiiv retrouverai! les plaiiiles,les murmures, les liruils mNsliricuxcf s forets vierj^es. les cLuueurs, les
priirc>s,lcsi1i,iiil s de triomphe ou de deuil diin peuple a lameexpansive ai iii<'urardent,aux fougueuses passionsrsonsileme imposerait lacraiii-
|(|i;ii sasoirnuile'.-i I l's ori;aiiisalinns les plus rebelles In'miraieiil à \oirson ov'.sce/jc/of^aandirin ruijissant.i i.iiuue un immense et sublime
inci-mli. ! Pl>. -
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